La lettre de Laurent Joffrin………………(19/12/2018)

Libération 18 décembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Institutions : le concours Lépine est ouvert

Changer de République ? Passer à la VI? L’épilogue provisoire du mouvement des gilets jaunes ramène cette ancienne question sur le devant de la scène. Question réelle, sérieuse, qui demande débat approfondi. Mais question, il faut le dire, quelque peu polluée par le concours Lépine institutionnel qui se déroule sous nos yeux, sans que les inventeurs, de toute évidence, aient bien réfléchi aux conséquences de leurs audacieuses propositions.

Il faut réduire la durée du mandat présidentiel, disent les uns, deux ou trois ans, pas plus. Dans ce cas, un mauvais président n’aura pas le temps de nuire : le peuple pourra le congédier sans tarder. Mais quid de la continuité des affaires publiques ? Elu pour un mandat si court, le président ne pensera qu’à une chose dès le lendemain de son élection : entrer en campagne pour la suivante. Un plan à cinq ans, un projet de fond, un risque pris en espérant voir les choses s’améliorer en fin de mandat ? N’y pensez plus. Cinq ans ? Une éternité. L’électoralisme, déjà florissant, deviendra la règle unique. On pourrait aussi bien s’inspirer des Romains, qui renouvelaient sans cesse leurs dirigeants (avant l’Empire) par peur de la tyrannie. Ils avaient décidé, dans leur antique sagesse, de nommer deux consuls aux armées, qui commandaient les légions chacun une journée. Ainsi on pourrait élire deux présidents qui alterneraient chaque jour. On peut même perfectionner le système, au nom du «en même temps» : un de droite, un de gauche. Tout le monde serait content, la gauche les jours pairs, la droite les jours impairs.

D’autres stigmatisent la «monarchie républicaine» et répudient l’élection du président au suffrage universel. Pourquoi pas ? Mais il faut d’abord expliquer aux Français qu’au nom d’une démocratie plus directe, on leur retire le droit d’élire leur principal dirigeant, qui sera désigné par un collège restreint de notables plus ou moins représentatifs. Tête du peuple souverain.

Pas grave, poursuit-on : il s’agit d’instaurer un régime parlementaire. Fort bien. Dans ce cas, c’est le Premier ministre qui gouverne, appuyé sur la majorité parlementaire, tandis que le président inaugure les chrysanthèmes. Mais si cette majorité est fragile ? Pas grave non plus : on fera des coalitions. Détail occulté : ainsi, au milieu de la législature, un gouvernement soutenu par le centre et la droite (par exemple) serait remplacé par un autre gouvernement basé, celui-là, sur l’alliance entre le centre et la gauche. Une démocratie soi-disant plus directe verrait ainsi son orientation changer subitement du tout au tout, sans que les électeurs n’aient leur mot à dire, en raison d’une combinaison parlementaire nouvelle. Tête du peuple souverain…

On plaide avec autant de ferveur pour le régime proportionnel, qui représente mieux l’opinion, ce qui est incontestable. Mais compte tenu de l’éclatement des forces politiques, aucune d’entre elles ne sera majoritaire à elle seule. Il faudra là aussi nouer des coalitions. Lesquelles ? Les parlementaires en décideront. Du coup l’élection se transforme en loterie : chacun vote pour le parti de son choix, mais les partis, ensuite, font leur tambouille en vase clos. Un exemple : sous la IVe, les électeurs de 1956 ont voté à gauche pensant que Mendès-France serait président du Conseil pour faire la paix en Algérie. Une fois l’élection passée, les partis ont choisi Mollet, qui a fait la guerre. Tête du peuple souverain…

En d’autres termes, tout cela demande mûre réflexion. Il faut à coup sûr amender la Ve pour laisser sa place à une forme de démocratie directe : référendum d’initiative citoyenne sur les lois (non sur les personnes), dans le cadre de la Constitution ; introduction d’une dose de proportionnelle suffisante pour représenter les diverses sensibilités, mais qui n’empêche pas la constitution de majorités stables, seule garantie d’un gouvernement efficace. Au-delà, on entre dans le jeu de hasard. Et même, sur certains points, dans la bouffonnerie.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans : Non classé | le 19 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Mesurettes……………………….(18/12/2018)

© Fournis par France Télévisions

Les mesures annoncées en novembre par le gouvernement dans une première réponse aux « gilets jaunes », et auxquelles Matignon avait dit, mardi 18 décembre, renoncer en partie, sont finalement toutes maintenues, a indiqué dans la soirée l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe. « Après discussion avec les parlementaires de la majorité, le gouvernement maintient l’ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre en novembre. L’accompagnement de la transition écologique sera l’un des enjeux clefs du futur grand débat national », a précisé cette source à l’AFP.

Plus tôt dans la journée, Matignon avait annoncé à l’agence de presse que l’exécutif renonçait à « l’extension du chèque énergie à 2 millions de nouveaux bénéficiaires, à hauteur de 60 euros annuels en moyenne », ainsi qu’au relèvement du barème kilométrique et le doublement de la prime à la conversion « pour les actifs qui se déplacent beaucoup ». Les autres mesures annoncées en novembre étaient maintenus. Le gouvernement avait expliqué cette décision par « l’annulation de toute hausse des taxes sur l’énergie en 2019″ et « des mesures très fortes en faveur du pouvoir d’achat ».

 

Publié dans : Non classé | le 19 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

La police avec nous…………………(18/12/2018)

Le mouvement des « gilets jaunes » n’est pas achevé que l’on voit poindre un nouveau conflit social, cette fois, dans les rangs mêmes de la police. Plusieurs organisations syndicales appellent les agents à se mobiliser sous des formes diverses, mardi et mercredi. Le but ? Réclamer les fruits de leur mobilisation exceptionnelle ces dernières semaines, face aux casseurs qui ont perturbé les manifestations, et aussi pour répondre à la menace terroriste.

Ils réclament aujourd’hui « un retour sur investissement », comme le résume le syndicat Alliance. Les policiers entendent mettre la pression sur les députés, avant l’examen, prévu jeudi à l’Assemblée, du budget de la police, pour obtenir de meilleures conditions de travail et de rémunération.

Leur capacité d’action est limitée, car lorsqu’un policier est en service, le droit de grève et de manifester lui est interdit. Les organisations syndicales n’en appellent pas moins à la mobilisation, sous des formes diverses.

 

 

« Fermons les commissariats »

Alliance demande « à tous les policiers de France de ne sortir que sur appel » ce mercredi, sous le mot d’ordre « fermons les commissariats ». « Les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu’aux appels d’urgence », annonce le syndicat dans un communiqué.

 

Alliance demande notamment aux députés de ne pas voter le projet de loi de finances 2019 estimant que le budget consacré aux forces de l’ordre est « insuffisant », relève Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance. Pour le syndicaliste, le projet de budget « doit prendre en considération un plan de modernisation tant sur le plan immobilier que sur le plan équipement » mais aussi « l’engagement sans faille des forces de sécurité, non seulement ces dernières semaines mais depuis plusieurs années ».

« Service minimum » dès mardi

L’Unsa-Police a enjoint aux policiers de se lancer dans un mouvement « service minimum – 100% prévention » dès ce mardi. La troisième organisation représentative de la police nationale demande à être reçue par le président de la République et met en garde contre « d’autres actions ».

« Les ronds-points ne sont pas réservés qu’aux seuls ‘gilets jaunes’ », a souligné le syndicat dans un communiqué.

Publié dans : Non classé | le 18 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Sondage………………………………….(18/12/2018)

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

Les Français sont aussi partagés face aux mesures annoncées par le chef de l’Etat pour tenter d’apaiser les « gilets jaunes », selon un sondage publié mardi.

Les cotes de popularité d’Emmanuel Macron (27%) et d’Edouard Philippe (31%) chutent de 5 points en un mois, pour atteindre leur plus bas niveau depuis le début du quinquennat, selon un sondage Odoxa publié mardi.

Descente quasi-ininterrompue. Après un mois de crise des « gilets jaunes », le chef de l’Etat poursuit sa descente quasi-ininterrompue entamée en mai et 73% (+5) des Français interrogés portent désormais un jugement négatif sur son action, selon cet institut. Emmanuel Macron perd du terrain auprès des proches du PS (-4), de La France insoumise (-11), mais aussi de La République en Marche (-3), selon cette enquête pour France Inter, L’Express et La Presse régionale. Il est toujours considéré comme le « président des riches » par 74% des personnes interrogées (+3) et 33% (-16) seulement pensent désormais qu’il est « compétent », contre 67% d’une opinion inverse.

Edouard Philippe l’accompagne dans sa chute : 31% des Français le considèrent comme « un bon Premier ministre » contre 68% (+5) d’un avis contraire.

Les mesures pour les « gilets jaunes » divisent. Interrogés sur « l’Etat d’urgence économique et social » et les mesures annoncées par le chef de l’Etat pour tenter d’apaiser les « gilets jaunes », les Français sont partagés : pour 47% il s’agit d’ »un tournant du quinquennat », mais 53% ont une opinion opposée.

Le Pen gagne six points. Principale bénéficiaire de la période, Marine Le Pen gagne six points en un mois avec 29% d’avis favorables et se hisse dans le trio de tête des personnalités, derrière Nicolas Hulot (42%, -3) et Alain Juppé (35%, +1).

Publié dans : Non classé | le 18 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

C’est nouveau……………………..(17/12/2018)

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Le syndicat de policiers Alliance appelle à une mobilisation dans les commissariats de toute la France mercredi
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Publié dans : Non classé | le 17 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………..(17/12/2018)

Libération 17 décembre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Gilets jaunes et masques jaunes

L’«osni» gilets jaunes – objet social non identifié – continue à produire des paradoxes à la chaîne. Le premier n’est pas le moindre. Les gilets jaunes ont obtenu des concessions sociales qui représentent environ 10 milliards d’euros – 100 euros pour les petits salaires, une CSG allégée pour les petites et moyennes retraites, etc. – bonne et légitime nouvelle pour les Français les plus modestes qui ont été le fer de lance du mouvement. Mais qui financera ? Ni le patronat, ni les classes supérieures, alors même que les gilets jaunes ont sans cesse dénoncé l’inégalité sociale et l’injustice fiscale. L’ISF ne sera pas rétabli, aucune contribution supplémentaire ne touchera les hauts revenus, aucune charge additionnelle n’affectera les entreprises, seraient-elles les plus prospères. Tout juste une prime de fin d’année octroyée sur une base strictement volontaire (tant mieux pour les bénéficiaires). Ceux qui paieront, en fait, seront les autres contribuables, ou bien leurs enfants si l’on se contente d’accroître l’endettement public. Au bout du compte, donc, ce mouvement «antiriches» épargne soigneusement… les riches. On parle de «tournant» dans le quinquennat. Sur ce point au moins, c’est une blague : ce président soucieux d’amadouer «les investisseurs» (les capitalistes, en clair) et de protéger les entreprises, n’a pas dévié d’un pouce.

Suceurs de sang

Paradoxe complémentaire : la vindicte qui s’est exprimée au cours des cinq actes de la protestation n’a pas visé les classes supérieures, absentes du pandémonium gilet jaune, mais avant tout les élus, dans des termes souvent agressifs, humiliants, diffamatoires. Comme si les représentants de la nation, régulièrement insultés, s’étaient soudain changés en suceurs de sang, en aristocratie méprisante, en caste parasite. Etrange erreur de cible, qui rappelle, pour le coup, le slogan des liguards de 1934, «à bas les voleurs !» ou bien l’antiparlementarisme du mouvement Poujade dans les années 50.

Qu’il faille traiter le problème de la représentation, amender la Cinquième pour corriger ses aspects monarchiques, atténuer les effets déformants du scrutin majoritaire, c’est l’évidence et l’urgence. Mais quiconque connaît un tant soit peu la vie quotidienne d’un élu qui remplit sa tâche correctement – travail parlementaire en semaine, permanence le samedi, inaugurations et cérémonies diverses le dimanche – reconnaîtra volontiers qu’il ne vole pas son indemnité parlementaire. On épargne les patrons, on conspue les députés. Drôle d’orientation politique.

La manifestation de samedi dernier, elle aussi, recèle son lot de surprises. Une participation divisée par quatre depuis le début du mouvement, quelques milliers de manifestants à Paris (le moindre syndicat fait mieux en basses eaux). Pas très massif pour un mouvement de masse.

Rogatons

Une protestation sans leaders, disait-on. Certes. Mais sur les marches de l’Opéra, samedi, deux porte-parole s’adressent soudain à la foule, micro en main, dans une scénographie des plus traditionnelles. L’une est une Jeanne d’Arc antifiscale, l’autre un complotiste avéré. Et soudain, le mouvement se retrouve unifié autour d’un seul mot d’ordre : le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Sur le fond, pourquoi pas ? On a plusieurs fois regretté dans cette lettre le refus de toute médiation, de toute délégation, de toute politique, au fond, qui était l’apanage des gilets jaunes. Mais d’où vient cette soudaine volte-face ? Progrès démocratique ? Ou captation subreptice ? Gilet jaune ou masque jaune ?

Même interrogation en écoutant Christophe Chalençon, gilet jaune du sud, désormais habitué des plateaux de télé. Le mouvement continue, proclame-t-il (au moment où il s’arrête), Macron n’a lâché que des rogatons (10 milliards, tout de même), il doit donc partir (espérance un peu nébuleuse), Et surtout, les gilets jaunes de la région présenteront, «évidemment», une liste aux élections européennes. Qui en a décidé ? Selon quelle procédure ? Mystère.

Ce qui confirme notre diagnostic initial : le mouvement des gilets jaunes est légitime sur le plan social ; on a trop longtemps négligé la vie réelle et injuste des salariés les plus modestes, des retraités démunis. Mais sur le plan politique, c’est une auberge espagnole où se concoctent des plats au fumet bizarre.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans : Non classé | le 17 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Strasbourg……………………….(17/12/2018)

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Attentat à Strasbourg : deux personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans la fourniture de l’arme à feu à Cherif Chekatt ont été interpellées
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Cote d’impopularité………………(16/12/2018)

Le président de la République, Emmanuel Macron, le 14 décembre 2018 à Bruxelles (Belgique). (LUDOVIC MARIN / AFP)

Rude hiver pour le couple exécutif. En plein mouvement des « gilets jaunes », la cote de popularité du Président de la République est tombée à 23% de satisfaits, selon un sondage Ifop publié dimanche 16 décembre par Le Journal du Dimanche. Une baisse de deux points par rapport à novembre. Le pourcentage de sondés qui se déclarent « satisfaits » d’Emmanuel Macron passe de 25 à 23% tandis que celui des « mécontents » augmente inversement de 73 à 76%.

Dans le détail, le pourcentage des sondés se disant « très satisfaits » reste stable à 4%, et celui des « plutôt satisfaits » décline de 21 à 19%. Parmi les « mécontents », les « plutôt mécontents » sont moins nombreux qu’en novembre (31% contre 34%) mais en revanche les « très mécontents » représentent 45% des personnes interrogées contre 39% le mois dernier.

Edouard Philippe chute aussi

 

François Hollande, au bout de 20 mois d’exercice, avait pour sa part une cote de popularité encore un peu plus basse avec 22%, selon ce baromètre. Nicolas Sarkozy comptait au même moment de son mandat 44% de sondés « satisfaits ». La cote d’Emmanuel Macron se situait à 62% après son élection en mai 2017.

Le Premier ministre Edouard Philippe subit le même sort que le chef de l’Etat. Sa cote est en baisse de 3 points de novembre à décembre et se situe à 31%. Les « satisfaits » sont 31% contre 34% en novembre dernier et les « mécontents » passent de 62 à 66%. A sa nomination comme chef du gouvernement, Edouard Philippe comptait 55% de « satisfaits » et sa cote a atteint son apogée en juin 2017 avec 64% de « satisfaits ».

Sondage réalisé par téléphone du 7 au 15 décembre auprès d’un échantillon de 1.943 personnes représentatif de la population française, selon la méthode des quotas.

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Manifs…………………………(15/12/2017)

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« Acte 5″ des « gilets jaunes » : au moins 1000 manifestants rassemblés à Paris selon la préfecture de police, 58 personnes interpellées
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Publié dans : Non classé | le 15 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

« Gilets Jaunes »…………………..(14/12/2018)

  20h32
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« Gilets jaunes » : une vingtaine de photoreporters et journalistes indépendants vont porter plainte pour des « violences » de la police
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Publié dans : Non classé | le 15 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »
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