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La lettre de Laurent Joffrin………….(21/11/2019)

Laurent Joffrin – Libération <newsletter@liberation.cccampaigns.net>

17:57 (il y a 57 minutes)

La lettre de Laurent Joffrin.............(21/11/2019) dans Politique cleardot
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Libération 21 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettrepolitique
de Laurent Joffrin

La Terre est-ellevraiment ronde ?

Dimanche dernier a eu lieu à Rio de Janeiro le congrès brésilien des «terreplatistes», ces distingués scientifiques rétifs à la pensée unique, qui affirment avec maints arguments que la terre, loin d’être ronde comme le voudrait une orthodoxie étouffante, est en fait plate comme la main. Appuyés sur leur expérience, ils avancent des raisonnements à la logique implacable : on voit bien que l’horizon est rectiligne, que la mer à vue d’œil ne présente aucune rotondité, que, d’ailleurs, on peut apercevoir à des kilomètres telle ou telle ville ou telle ou telle montagne, qu’un avion volant en ligne droite garde son altitude au lieu de se perdre dans l’espace, etc. Ils décrivent une planète horizontale entourée d’un mur de glace circulaire qu’on prend à tort pour le continent Antarctique, au-dessus de laquelle les autres planètes évoluent selon un ballet bien réglé.

Quelque 7% des Brésiliens, dit-on, adhèrent à cette théorie, et l’on retrouve des pourcentages similaires dans d’autres pays. Quant aux photos prises dans l’espace par des satellites, elles sont le fruit d’un savant montage réalisé par la Nasa, que les «terreplatistes» tiennent pour une succursale de Hollywood. Pour faire bonne mesure, les mêmes estiment aussi que l’évolution n’existe pas, que la création du monde et des espèces s’est faite en sept jours, que l’univers a été créé très récemment, ou encore que le réchauffement climatique est une coquecigrue propagée par des communistes.

On tient souvent ces géophysiciens dissidents pour d’aimables farceurs et on affirme le plus souvent que la Terre est bien ronde, qu’elle tourne sur elle-même en même temps qu’autour du Soleil. A cette nuance près : le «terreplatisme» dépasse très largement le cadre de la géophysique. On en trouve tout autant, parfois plus, en politique.

A lire aussi Est-il vrai qu’un Français sur dix croit que la Terre est plate ?

Ainsi, un certain nombre de militants d’En marche affirment qu’Emmanuel Macron reste de gauche. D’autres jugent que la réforme des retraites projetée par le gouvernement est parfaitement conforme à l’intérêt des salariés. Une partie des membres de La France insoumise tient Jean-Luc Mélenchon pour un homme sage, tout de sang-froid et de modération. Certains militants communistes voient dans le PCF un parti d’avenir. Beaucoup de lepénistes pensent que les solutions proposées par le RN sont réalistes et humaines. Beaucoup de souverainistes dénoncent «la dictature» de la Commission européenne sur les populations du continent. Les partisans du Brexit ont soutenu avec force que la séparation d’avec l’Union européenne allait permettre de renflouer les caisses de la Sécurité sociale britannique.

Aux Etats-Unis, les républicains, dans leur grande majorité, maintiennent que Donald Trump n’a exercé aucun chantage sur le gouvernement ukrainien dans le but de compromettre un adversaire politique. Donald Trump lui-même, dans son activité sur Twitter, se révèle un adepte virulent du «terreplatisme» en politique, niant le réchauffement climatique, décrivant le New York Times comme une feuille corrompue et mensongère, défendant sans cesse les «vérités alternatives» qui illustrent ses thèses.

Tony Blair, dans un trait d’humour habituel dans son pays, avait confessé qu’il se rassurait à la fin de son mandat, en constatant que quelque 15% des Britanniques continuaient de le soutenir malgré l’impopularité due à la guerre d’Irak, avant de s’apercevoir qu’ils étaient aussi 15% à croire qu’Elvis Presley était toujours vivant.

Au temps des réseaux, le «terreplatisme» est un exercice de plus en plus répandu, qui touche d’abord les extrêmes, mais s’infiltre aussi dans les partis de gouvernement. Dans des temps très anciens, on appelait cela des billevesées et, en politique, du mensonge et de la démagogie. Mais ce sont là catégories de l’ancien monde…

LAURENT JOFFRIN
Publié dans : Politique | le 21 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

La grève du 5/12/2019…..(21/11/2019)

Grève du 5 décembre : SNCF, RATP, Air France… Qui a déjà décidé de participer au mouvement social ?

Le front syndical contre la réforme des retraites s’étoffe de jour en jour. De nombreux syndicats appellent à la grève le 5 décembre, un écueil de plus pour l’exécutif.

&nbsp;Des personnes attendent le RER pendant la grève de la RATP à Paris, le 13 septembre 2019.
 Des personnes attendent le RER pendant la grève de la RATP à Paris, le 13 septembre 2019. (JULIE SEBADELHA / HANS LUCAS / AFP)

De la SNCF aux poids lourds, de la RATP à Air France, en passant par EDF et les hôpitaux publics : les appels à faire grève le 5 décembre contre la réforme des retraites s’accumulent. Voici un état des lieux, deux semaines avant le jour J.

A la SNCF, quatre syndicats appellent à la grève

Les quatre syndicats représentatifs appellent à la grève. La CGT-Cheminots, l’Unsa ferroviaire et Sud-Rail ont signé un appel unitaire à un mouvement illimité pour défendre les retraites « de l’ensemble des salariés » car selon eux, « les régimes spéciaux [dont celui des cheminots] comme le régime général sont ciblés » par la réforme. Les voyageurs sauront « le 3 décembre dans l’après-midi » quels trains circuleront le 5, précise la direction de la SNCF.

La CFDT-Cheminots, restée jusqu’alors en retrait, a annoncé, jeudi en fin de matinée, vouloir déposer « dès ce soir ou demain » un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre. « Le gouvernement n’a pas mesuré les attentes des cheminots » qui ont « besoin d’être rassurés », a estimé son secrétaire général, Didier Aubert, à l’issue d’une réunion au ministère des Solidarités.

« Le 5 on commence, le 6 on continue », haranguait mardi lors d’une manifestation le responsable de la CGT-Cheminots. « Il y aura une grosse journée de mobilisation le 5, toutes catégories confondues », y compris dans l’encadrement où règne « un très fort mécontentement sur les retraites », a expliqué Laurent Brun à l’AFP.

A la RATP, ce sera « aussi fort que le 13 septembre »

Après l’électrochoc de la grève très suivie du 13 septembre, qui avait mis Paris quasiment à l’arrêt, les trois syndicats représentatifs de la régie appellent cette fois-ci à une grève illimitée contre la réforme.

« Le 5 décembre sera a priori aussi fort que le 13 septembre », estime Fabrice Ruiz de la CFE-CGC. « Ce sera une très grosse journée » au vu des « remontées du terrain et des déclarations des agents qui doivent prévenir à l’avance s’ils seront grévistes », explique Bertrand Hammache de la CGT. « On n’est pas très inquiets pour le 6 décembre », qui devrait voir la grève se poursuivre, note Thierry Babec de l’Unsa.

Dans le transport routier et urbain, deux syndicats pour une grève illimitée

La CGT et FO appellent à une grève illimitée dès le 5 décembre dans le transport urbain et routier de voyageurs, de marchandises, de fonds. Un appel qui concerne également les ambulanciers, les déménageurs et les taxis.

« On fait ce qu’il faut pour que ce soit suivi », a indiqué Patrice Clos de FO Transports et Logistique. « Pour le transport urbain et le transport routier de voyageurs, des notifications avant préavis de grève, assez nombreuses, ont été déposées », par exemple « à Lyon, Montpellier, Bordeaux », a-t-il précisé. Dans le privé, aucun préavis n’est nécessaire.

A Air France, une grève du personnel au sol

Chez Air France, les syndicats de pilotes et ceux des hôtesses et stewards n’appellent pas à la grève. En revanche, trois syndicats particulièrement implantés auprès du personnel au sol ont déposé des préavis : FO, premier syndicat toutes catégories, qui souhaite un mouvement reconductible, comme la CGT. SUD-Aérien veut mobiliser le 5, en scandant « ni retraite à points, ni droits en moins ». Les grévistes impliqués dans l’exploitation aérienne (navigants ou personnel au sol) doivent se déclarer individuellement au plus tard 48 heures avant le début du conflit pour permettre à la compagnie de s’organiser et d’informer ses passagers.

Chez les contrôleurs aériens, le SNCTA, premier syndicat, n’appelle pas à la grève, contrairement à l’USAC-CGT, numéro deux. Ces fonctionnaires sont soumis à un système d’astreinte destiné à assurer un service minimum mais une mobilisation importante pourrait engendrer retards ou annulations de vols.

Des avocats pour une « journe de justice morte »

Le Conseil national des barreaux (CNB) a voté, jeudi, en assemblée générale pour une « journée de justice morte », le 5 décembre, « tant pour continuer à défendre fermement les spécificités des régimes autonomes qu’en solidarité avec ceux qui ont à souffrir de l’absence d’écoute du gouvernement et de sa réforme dogmatique ». Dans une lettre ouverte, les avocats annoncent avoir transmis une lettre ouverte à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, pour dénoncer « la situation historiquement critique des relations » entre le ministère de la Justice et la profession d’avocat.

Dans cette lettre, le CNB réaffirme également son opposition au régime universel de retraite proposé par le gouvernement qui a « choisi unilatéralement l’exemple d’un avocat qui n’existe pas », soit celui qui « commence sa carrière à 23 ans (alors que la moyenne d’âge d’entrée dans la profession est de 28,1 ans et qu’en 2018, aucun avocat n’est entré dans la profession à cet âge ».

Chez EDF, la CGT prône « des coupures dans les bâtiments publics d’Etat »

Plusieurs syndicats d’EDF, parmi lesquels la CGT, Force ouvrière et Sud, ont appelé jeudi, à leur tour, à la grève reconductible le 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites, a appris franceinfo de sources syndicales. En revanche, la CFDT n’appellera pas à faire grève le 5 décembre, a indiqué jeudi à l’AFP le secrétaire général de la fédération CFDT Chimie-Energie, Dominique Bousquenaud.

La CGT appelle à la grève ainsi qu’à des « baisses de production d’électricité, des coupures en énergie des bâtiments publics d’Etat (hors lieux de santé) » ainsi que dans des entreprises de la branche, et à l’inverse à remettre le courant chez les particuliers où il aurait été « injustement coupé », selon un communiqué.

Des syndicats de policiers pour « une fermeture symboliques des commissariats »

Plusieurs syndicats de police, dont Alliance et Unsa, ont menacé, mardi, de se joindre au mouvement social du 5 décembre, si le ministère de l’Intérieur « ne répond pas à [leurs] attentes ». Ils envisagent de lancer, le jour de mobilisation contre la réforme des retraites, des « actions de 10 heures à 15 heures dans tous les services de police », notamment la « fermeture symbolique des commissariats, le refus de rédiger des PV ou encore des contrôles renforcés aux aéroports et aux péages d’autoroutes ».

Dans l’Education nationale, trois syndicats mobilisés

Dans l’Education nationale, les syndicats SNES-FSU, SUD-Education l’Unsa-Education appellent à une grève des enseignants le 5 décembre. D’autres syndicats de l’intersyndicale Education sont également mobilisés.

A l’hôpital, au moins un syndicat d’infirmiers veut faire grève

Après 8 mois de crise dans les hôpitaux publics, le gouvernement a annoncé, mercredi, une rallonge budgétaire et une reprise de dette étalées sur trois ans, ainsi que des primes pour les personnels. Pourtant, les personnels hospitaliers ne sont pas convaincus par ce nouveau « plan d’urgence«  et prévoient de nouvelles journées d’action. Ces collectifs et l’ensemble des syndicats de la fonction publique hospitalière, dont la CGT, FO et la CFDT, ont estimé dans un communiqué commun que le gouvernement « ne répond pas à la gravité de la situation » et fixé deux nouvelles dates de mobilisation. Mais certains appellent aussi à se joindre à la journée de grève du 5 décembre.

« Nous avons donné un rendez-vous pour manifester le 30 novembre en fonction des annonces, ainsi qu’une journée de grève massive le 17 décembre. Les internes et les praticiens hospitaliers seront en grève le 10 décembre. Notre syndicat appellera à rejoindre le mouvement du 5 décembre », résume Renaud Péquignot, président du syndicat Avenir Hospitalier à Allodocteurs.fr. Le syndicat national des professionnels infirmiers a aussi annoncé, mercredi, qu’il allait continuer à faire grève :  »Le 5 décembre, on sera là. »

Dans d’autres services publics, le mouvement sera également suivi

Plus généralement, dans la fonction publique, la fédération FSU et la fédération CGT des services publics appellent tous les syndicats représentants des agents de la fonction publique à faire grève. Des syndicats de pompiers sont également sur le pont, tout comme ceux de La Poste.

Les « gilets jaunes » « à l’heure de la convergence »

Dans leur « Assemblée des assemblées » à Montpellier, des « gilets jaunes » ont voté, le 3 novembre, une proposition pour rejoindre la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites. L’appel a été adopté à une écrasante majorité lors d’un vote à main levée, en séance plénière.  »L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, n’acceptent pas », ont-ils ensuite précisé dans un communiqué de presse. « L’Assemblée des assemblées de Montpellier appelle les ‘gilets jaunes’ à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles ! », ajoutait le communiqué.

Les syndicats étudiants et lycéens veulent « maintenir la pression »

Plus de dix jours après l’immolation d’un étudiant devant un Crous de Lyon, le mouvement étudiant ne décolère pas et réclame des mesures pour lutter contre la précarité étudiante. Surfant sur la grande grève, le syndicat Unef a appelé à manifester le 5 décembre pour « maintenir la pression » sur le gouvernement et exiger une réévaluation des bourses universitaires. Il a été rejoint par d’autres organisations syndicales et de jeunesse, FIDL, MNL, UNL.

Publié dans : GREVES | le 21 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(20/11/2019)

Libération 20 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettrepolitique
de Laurent Joffrin

Interdire Polanski ?

Deux projections de J’accuse, le film de Roman Polanski sur l’affaire Dreyfus, ont été annulées, l’une à Bordeaux, l’autre à Rennes, à la suite de manifestations organisées par des groupes féministes. Hier mardi, la collectivité Est Ensemble, qui regroupe neuf communes de Seine-Saint-Denis, a voulu déprogrammer ce même film, qui devait être projeté dans ses six cinémas publics – avant de changer d’avis. Funestes initiatives.

On comprend la motivation des protestataires. Considérant que le cinéaste est un violeur, les militantes sont choquées de voir son film à l’affiche comme n’importe quel autre, tout comme elles sont indignées des hommages qu’on peut lui rendre ici et là. Argument choc : on ne peut pas séparer l’artiste et l’œuvre. Les turpitudes du créateur ne sauraient être excusées par ses créations, quelle que soit leur qualité, et même si J’accuse est généralement considéré comme un excellent film. Au premier abord, l’argument semble logique. Le cinéaste tourne le film : les deux sont intimement liés. Polanski, lui-même, a souligné cette continuité quand il a suggéré lourdement, dans un entretien, qu’il s’était identifié au personnage de Dreyfus, comme si le sort d’un innocent victime d’une machination à forte connotation raciste pouvait être comparé à sa propre situation. Rappelons que les faits de viol sur une mineure par lui perpétrés, quoique anciens, sont établis. Et qu’il est accusé par plusieurs femmes dont il est difficile, a priori, de penser qu’elles sont toutes des mythomanes. S’il n’y avait pas prescription, Roman Polanski aurait été mis en examen et sommé de s’expliquer devant des juges. Il bénéficie de la présomption d’innocence. Mais il est fortement soupçonné. L’ire féministe est pour le moins compréhensible.

Sauf que… l’artiste et l’œuvre sont liés. Sont-ilsconfondus ? C’est une tout autre affaire. On peut être un sale type et un grand artiste. Cela s’est vu. Imaginons qu’on généralise cette confusion (dans tous les sens du terme). Exeunt les autres œuvres de Polanski, tournées, qui plus est, à l’époque de ses méfaits réels ou supposés : Répulsion, Rosemary’s Baby, Chinatown, Tess, le Pianiste, The Ghost Writer, etc. Elargissons : censurés, tout autant, les films d’Alfred Hitchcock, dont le comportement à l’égard des femmes pose aussi des questions, ou encore ceux de Chaplin, qui n’était pas blanc-bleu. Ou encore, dans le domaine de la pop, les chansons de Michael Jackson, et en littérature la pléiade d’écrivains coupables de collaboration plus ou moins active pendant la guerre : Céline, Léautaud, Drieu La Rochelle, Brasillach et tant d’autres. Anastasie moralisatrice aurait du pain sur la planche…

C’est d’ailleurs le raisonnement tenu en Seine-Saint-Denis. Apprenant que J’accuse était déprogrammé, les directeurs des salles concernées ont répondu avec un certain esprit : «Nous demandons dès à présent à nos élus la liste des cinéastes dont nous n’aurons plus le droit de programmer les films et la définition de leurs critères», avant d’ajouter : «Un comité de vérification de la moralité des artistes programmés est-il prévu, puisque la liberté individuelle des spectateurs n’est pas suffisante ?» Questions pertinentes qui rejoignent l’attitude du public : J’accuse est en tête des entrées de la semaine. Faut-il désigner ces milliers de spectateurs comme des complices de viol ?

A vrai dire, ce n’est pas la censure qui peut édifier. C’est le surcroît d’information. Adèle Haenel avait demandé que la projection du film soit accompagnée d’un débat sur le viol, le machisme, et le sort réservé aux femmes par la domination masculine. Position autrementintelligente. Les élus d’Est Ensemble en ont d’ailleurs convenu. Après s’être entretenu avec les directeurs des cinémas concernés, le président socialiste de la collectivité, Gérard Cosme, est revenu sur sa décision. «Après avoir entendu chacun, en mon âme et conscience, je maintiens la programmation de J’accuse», a-t-il déclaré, tout en demandant que des débats accompagnent le film. «J’estime qu’en programmant le film, a expliqué Annie Thomas, directrice du Trianon à Romainville, je ne cautionne pas tous les violeurs de France.» On ne saurait mieux dire.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans : ACTUALITES | le 20 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

Un « plan » de plus…..(20/11/2019)

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le Premier ministre, Edouard Philippe, présentent le \"plan d\'urgence\" pour l\'hôpital public, le 20 novembre 2019 à Paris.&nbsp;
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le Premier ministre, Edouard Philippe, présentent le « plan d’urgence » pour l’hôpital public, le 20 novembre 2019 à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)
Ce qu’il faut savoirUn « plan d’urgence », huit mois après le début d’un mouvement social inédit. Le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ont dévoilé, mercredi 20 novembre dans la matinée, des mesures d’urgence face à la crise des hôpitaux publics. La ministre de la Santé a notamment annoncé une prime de 800 euros net pour 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et en petite couronne, et gagnant moins de 1 900 euros par mois. Quant au Premier ministre, il a proposé une hausse de 1,5 milliard d’euros du budget des hôpitaux, sur les trois prochaines années. Suivez notre direct.

Une hausse des salaires et des effectifs réclamée. Le mouvement de grève au sein de l’hôpital public est suivi par un quart des médecins hospitaliers, et par plus d’un paramédical sur dix. Les revendications de ce mouvement restent principalement une hausse des salaires (de l’ordre de 300 euros par mois) et des effectifs, ainsi qu’un arrêt des fermetures de lits.

De premières annonces jugées insuffisantes. Les annonces de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en juin et en septembre, n’ont pas suffi à mettre fin au mouvement de grève. La ministre a promis fin octobre un « plan de soutien » axé sur « l’attractivité de l’hôpital », avec « la revalorisation des salaires notamment en début de carrière ». 

« Investir plus fortement ». Emmanuel Macron assure avoir « entendu la colère et l’indignation » de l’hôpital. Il n’entend pourtant pas modifier son plan « Ma santé 2022″, présenté en septembre 2018, mais plutôt l’accélérer. Le chef de l’Etat a donc demandé au gouvernement d’« investir plus fortement »

 Plusieurs mesures annoncées. Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé une prime au mérite annuelle de 300 euros qui « pourra bénéficier à 600 000 professionnels de santé ». La prime d’engagement dans la carrière hospitalière sera également revalorisée. Concernant l’enveloppe supplémentaire de 1,5 milliard d’euros pour le budget des hôpitaux, 300 millions d’euros seront investis dès 2020. Le Premier ministre a également annoncé une reprise partielle de la dette des hôpitaux, à hauteur de dix milliards d’euros sur trois ans.

 

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Publié dans : SANTE | le 20 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

Sauvez nos hôpitaux…………(20/11/2019)

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Salaires des infirmiers, nombre de lits, niveau de la dette… Neuf graphiques pour comprendre la situation des hôpitaux, avant les annonces d’Edouard Philippe
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Publié dans : ACTUALITES | le 20 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

Bravo Macron…………………….(20/11/2019)

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Une famille sur deux ne peut pas financer le logement étudiant de son enfant en dehors de sa région, selon une étude
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Publié dans : Non classé | le 20 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………..(19/11/2019)

Libération 19 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettrepolitique
de Laurent Joffrin

Macron cherchelesalut à Amiens

Qu’on se le dise : Emmanuel Macron est un président en-ra-ci-né. La preuve : il va consacrer deux jours pleins, dans un agenda par nature surchargé, aux problèmes de la Somme, son département d’origine, où il va multiplier les rencontres avec les acteurs locaux de toutes sortes. Qui peut s’en plaindre ? Il est bon que les dirigeants suprêmes, de temps à autre, se replongent dans le quotidien des citoyens qu’ils sont censés représenter et gouverner. Mais le geste – soigneusement médiatisé – traduit aussi la difficulté politique dans laquelle se trouve le Président.

Il vient après beaucoup d’autres – le «grand débat», les concessions consenties aux gilets jaunes, les interminables palabres qui préludent à la réforme des retraites, les déambulations régulières du Président lors de ses visites sur le terrain, la volonté appuyée de caresser les maires dans le sens du poil démocratique, etc. Ces efforts à la fois méritoires et herculéens ont pour but, on l’aura compris, d’effacer la désastreuse image laissée par la première année du quinquennat, celle des réformes à la hussarde, des provocations verbales plus ou moins contrôlées, du «président des riches» et de l’image technocratique imprimée par un pouvoir pressé de libéraliser l’économie sans s’embarrasser des «corps intermédiaires» qui sont la trame de la société française. Jupiter, en l’espèce, a endossé la tunique de Nessus.

Emmanuel Macron avait fustigé «les fainéants» qui l’ont précédé à l’Elysée, ces réformateurs en peau de lapin qui s’engluaient régulièrement, selon lui, dans la concertation stérile et l’hésitation permanente. Or ces «fainéants» – Chirac, Sarkozy, Hollande, pas forcément nuls en politique – savaient aussi qu’à brusquer outre mesure l’opinion, on risque de l’ameuter contre soi et de bloquer ainsi la mise en œuvre des changements nécessaires. On croit gagner du temps, on en perd encore plus. Ce qui risque d’advenirdansle délicat dossier des retraites. On voulait une refonte ambitieuse du système, on risque de repousser l’échéance de trente ou quarante ans pour apaiser l’inquiétude qu’on a soi-même suscitée. Le lièvre a buté surl’obstacle : on enfourche la tortue.

Du coup les commentateurs libéraux, ainsi que la droite LR, trouvent matière à réquisitoire. Voir l’implacable papier pondu dans le Figaro par un chroniqueur emblématique de ce courant, Nicolas Baverez. Constatant que les réformes (qui sont en fait des sacrifices) s’enlisent dans le marécage des consultations, que les finances publiques qu’on voulait redresser s’enfoncent dans le rouge, que cette impuissance réelle est seulement camouflée sous un discours volontariste et un activisme de politique étrangère qu’il estime brouillon et contre-productif, il prononce une condamnation sans appel, comparant le Président à un cannelé bordelais, dur à l’extérieur, mou à l’intérieur.

Il ne s’agit pas de suivre Baverez, auteur libéral coupant qui déplore qu’on n’en fasse pas assez dans un sens contestable. Mais de relever une contradiction difficile à surmonter. Emmanuel Macron veut un bilan de réformes nombreuses et audacieuses. Il s’y est pris de telle manière que son vaste plan a déclenché révoltes, colères et oppositions irréductibles, au risque de disloquer son action en le contraignant à une défensive anxieuse. On passe del’audace à l’angoisse. On veut dépasser les clivages traditionnels, on les exacerbe en prenant le rôle du représentant de l’élite coupé des vraies souffrances de la population. Une fois n’est pas coutume, on laissera la conclusion à Baverez, auteur d’une chute d’article gaullienne : «Dans une formule ironique du Fil de l’épée, De Gaulle rappelait que « parfois les militaires, s’exagérant l’impuissance relative de l’intelligence, négligent de s’en servir ».» Emmanuel Macron nous montre comment les technocrates, s’exagérant l’impuissance relative de la politique, négligent de s’en servir.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans : Politique | le 19 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

La pêche aux voix…………..(18/11/2019)

A quatre mois des municipales, le Président s’efforcera mardi de renouer les liens avec les élus locaux à l’occasion du congrès des maires de France. Autre enjeu : aider LREM à mieux s’ancrer en France lors du scrutin de mars.

  • Macron cherchel’idylleavecles édiles

A écouter l’Elysée, la brouille serait à ranger dans les archives de ce quinquennat. En un an, grâce au «grand débat national» et à de petits gestes en leur direction, Emmanuel Macron aurait réussi à changer son image auprès des maires. Pour preuve, insiste-t-on au gouvernement, le retour du chef de l’Etat, mardi, pour un discours en «séance solennelle d’ouverture» du 102e congrès de l’Association des maires de France (AMF), organisé Porte de Versailles à Paris. Le chef de l’Etat n’avait plus mis les pieds dans l’instance présidée par François Baroin, potentiel adversaire en 2022 (lire page 6), depuis 2017 : Macron y avait alors essuyé quelques huées après avoir évoqué son projet de suppression de la taxe d’habitation. «Les sifflets ne m’ont jamais beaucoup étourdi», avait-il répondu. L’an dernier, le chef de l’Etat avait donc boudé le congrès des maires… mais invité 2 000 d’entre eux à l’Elysée pour prouver, au début de la crise des gilets jaunes, qu’il n’était pas un président haut perché. «Comme vous, je ressens une volonté de faire, parfois beaucoup plus rapide et exigeante qu’on y arrive nous-mêmes, avait-il lancé. Il y a aussi parfois beaucoup d’incompréhensions, parce que les changements ou les réformes qu’on engage ne sont pas toujours compris.» Stabilité des dotations, compensation intégrale de la taxe d’habitation, gel de l’«intercommunalisation»… Macron avait des arguments à faire valoir pour prouver que sa politique n’était pas antilocale.

A LIRE AUSSIMunicipales 2020 : «Certains jours, j’ai eu envie de poser ma démission»

Vocations

Cette année, il a encore mieux : un projet de loi spécifiquement dédié aux maires et dont l’examen à l’Assemblée – magie du calendrier – débutera ce lundi. Ce texte, baptisé «engagement et proximité», déjà passé par la case Sénat et porté par Sébastien Lecornu (Collectivités territoriales), est censé répondre aux doléances des maires formulées lors des «96 heures de débat» mené par le Président, précise-t-on au gouvernement. «Plus de droits» pour «aider les élus à concilier vie de famille, vie professionnelle et mandat électoral», plus de formation, meilleures indemnités, renforcement des pouvoirs du maire dans les intercommunalités, «souplesse» dans la répartition des compétences… «Je fais tout pour bâtir ce texte de manière la plus consensuelle qui soit», insiste Lecornu, pour qui ce projet de loi est aussi destiné à enrayer la crise des vocations (lire ci-contre). Selon une enquête du Cevipof, moins de la moitié des maires actuels (48,7 %) souhaitent se représenter aux municipales de mars 2020, un bon quart (28,3 %) ne veulent pas rempiler et un petit quart (23 %) sont encore indécis. Des résultats similaires à ceux observés en 2014. «Chaque jour qui passe, le nombre de maires qui ne voulaient pas se représenter diminue, se félicite Lecornu. On aura plus de communes avec des maires qui auront du mal à compléter leur liste plutôt que des communes sans maire.» «Plus optimiste que l’année dernière», l’ex-président du conseil départemental de l’Eure, nommé à ce poste il y a un peu plus d’un an, estime que le grand débat et ce projet de loi ont permis de «complètement changer l’ambiance» avec les représentants de l’AMF. «Le Président a fait un travail de reconquête incroyable, vante-t-on à Matignon. Le temps passé avec eux a durablement apaisé les choses.» A voir : le numéro 2 de l’AMF, le socialiste André Laignel, reste très dur. «Ce qu’on attend pour l’avenir, c’est simple, c’est la liberté et les moyens de la liberté […] qu’ils ne semblent pas décidés à nous accorder, explique le maire d’Issoudun dans une interview à la République du Centre. Sur le fond, il n’y a aucune amélioration. […] On parle de dialogue mais il n’y en a pas sur les sujets essentiels. Parfois, on nous reçoit, on nous écoute, mais on ne nous entend pas.» «Attention à bien distinguer maires et associations d’élus plus politisés», souligne-t-on au sein de l’exécutif.

Enracinement

Etre bien accueilli par les élus les plus appréciés de France est important pour le chef de l’Etat : le macronisme n’a aucun enracinement (à peine 2 000 élus municipaux) et ses dirigeants comptent bien, à quatre mois des municipales, convertir quelques édiles pour les compter dans le giron de LREM aux sénatoriales. «Depuis 2017, on nous fait un faux procès, celui d’être « éloignés des territoires », se désole une députée LREM haut placée. C’est injuste car beaucoup d’entre nous ont été maires ou élus locaux. Mais, c’est clair, on manque de relais de terrain pour faire passer nos messages.» D’où unbesoin d’alliés locaux. Surtout lorsque les fronts sociaux (hôpital, étudiants, agriculteurs, cheminots, gilets jaunes…) se multiplient à l’approche de l’hiver.

 

Lilian Alemagna

Liberation.fr
Publié dans : Politique | le 18 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

Gilets jaunes…………………………..(18/11/2019)

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Quelques dizaines de « gilets jaunes » occupent brièvement le premier étage des Galeries Lafayette à Paris pour dénoncer la société de consommation
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Publié dans : ACTUALITES | le 17 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »
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