Sondage……………………………..(24/06/2018)

Selon notre le baromètre mensuel IFOP-JDD, Emmanuel Macron perd un point de popularité et retombe à son plus bas niveau depuis son élection (à égalité avec août 2017). © Reuters Selon notre le baromètre mensuel IFOP-JDD, Emmanuel Macron perd un point de popularité et retombe à son plus bas niveau depuis son élection (à égalité avec août 2017).

En apparence, elle est légère, mais c’est incontestablement une rechute. Emmanuel Macron ne perd qu’un point dans notre baromètre IFOP de juin, mais retombe à 40% de satisfaits. Certes, au bout d’un an d’exercice du pouvoir, François Hollande n’en comptait que 26%, et Nicolas Sarkozy 36%. Mais une année après le raz de marée macroniste aux élections législatives, le président retombe à son plus bas niveau de popularité depuis son élection, qu’il avait déjà atteint en août 2017. Surtout, il n’a jamais compté autant de mécontents de son action : 58% tout de même.

 

Un recul spectaculaire chez les personnes âgées

Son recul est spectaculaire chez les personnes âgées : il perd huit points, de 46 à 38%, chez les plus de 65 ans, un effet de la hausse de la CSG en janvier dernier, qui a fortement mécontenté les aînés. Il perd également 4 points à droite, chez les sympathisants des Républicains, de 51 à 47%. On constate que les polémiques sur son comportement, du collégien recadré au Mont-Valérien au  »pognon de dingue » investi dans les aides sociales, de la vaisselle de l’Elysée à la piscine installée au fort de Brégançon, « n’ont pas d’impact direct, selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Mais elles renforcent le sentiment d’une sorte de mépris social de la part du président. De même les sondés évoquent-ils une politique favorable aux plus aisés et à l’élite, et la casse des services publics. Il y a le sentiment d’une déconnexion du président. » De son côté, Edouard Philippe perd trois points de popularité. Son pire score depuis sa nomination à Matignon.

JDD

Publié dans : SONDAGES | le 24 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Les doutes d’un dictateur……………….(23/06/2018)

Kayhan Ozer. Anadolu Agency.

Le chef de l’Etat, homme fort du pays depuis quinze ans, se voit pour la première fois menacé lors des élections générales anticipées qu’il a convoquées ce dimanche. Celui qui voulait consolider encore son pouvoir doit désormais tenter de le conserver.

  • Turquie : crise de doutes pour Erdogan

Convoquées à la hâte le 18 avril, les élections législatives et présidentielle qui se tiennent ce dimanche marquent la volonté de Recep Tayyip Erdogan de parachever sa marche vers un pouvoir quasi absolu. Le pari présente de gros risques et de nombreuses inconnues, tant pour le «reis» que pour la stabilité de la Turquie.

Le détonateur économique

Premier sujet d’inquiétude des Turcs, la situation économique du pays aura été le moteur de cette campagne électorale. C’est la menace d’une crise imminente qui aurait même en partie décidé le président Erdogan à annoncer la tenue de ces élections anticipées. La liste des maux est longue. La livre turque a perdu près de 20 % de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année. L’inflation dépasse les 12 %. Le chômage s’enracine autour de 17 %. Et l’incertitude qui pèse sur le scrutin ne fait qu’exacerber les inquiétudes des marchés et des investisseurs financiers à l’égard de la Turquie et de son leader. Jusque-là plébiscité lors des scrutins grâce à des indicateurs au vert et un taux de croissance fringuant, Erdogan et son parti islamo-conservateur, l’AKP, pourraient bien pâtir dans les urnes des nuages sombres qui s’accumulent au-dessus de l’économie turque.

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L’incertitude des prévisions

«Les électeurs ne parlent pas. Ils n’osent pas déclarer leurs véritables intentions.» Ces propos reviennent dans la bouche des responsables de nombreux instituts de sondage. Qu’ils soient pro-AKP ou considérés comme «sérieux», ils n’ont cessé de faire valoir la volatilité des réponses des électeurs, comme leur réticence à s’exprimer. «Habituellement, pour remplir 18 questionnaires, un enquêteur doit frapper à 40 portes, indique le responsable de l’institut Gezici dans le quotidien Cumhuriyet. Cette fois, il lui fallait frapper à 120 portes.» Conséquence, les résultats contradictoires des différents sondages publiés font le grand écart. Le score attribué à Erdogan pour le premier tour de la présidentielle varie ainsi entre 40 et 60 %.

Des alliances improbables

Deux principales alliances concurrentes se présentent aux élections législatives. Le Cumhur Ittifaki (Alliance du peuple) est celle du pouvoir sortant, avec l’AKP allié au parti ultranationaliste de droite MHP. Le Milli Ittifaki (Alliance de la nation) est formé, lui, de quatre partis d’opposition aussi disparates par leur taille que par leur ancrage politique. Parmi eux, le Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche, laïque), qui mène le groupe de par son poids de première force d’opposition du pays ainsi que par l’ascension de son candidat à la présidentielle, Muharrem Ince , qui grappille du terrain sur Erdogan. En revanche, l’assemblage avec d’une part le nouveau parti IYI (libéral, nationaliste et pro-occidental) et d’autre part le vieux parti islamiste Saadet («félicité») peut difficilement constituer une alternative de gouvernement. «C’est une coalition fourre-tout, incohérente et opportuniste, estime Dorothée Schmid, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient et la Turquie à l’Institut français des relations internationales. Plutôt que « tout sauf Erdogan », elle semble fondée sur un « tout sauf les Kurdes ».» Le Parti démocratique des peuples (HDP), pro-kurde et deuxième force d’opposition, n’a pas été convié à rejoindre l’alliance.

Les Kurdes, faiseurs de roi ?

Ce sera l’un des enjeux majeur de ce scrutin : le HDP va-t-il franchir le seuil national de 10 % nécessaire pour siéger au Parlement ? Du résultat de cette formation de gauche qui récolte la majorité de ses voix dans le sud-est du pays (à majorité kurde) dépend l’issue des législatives. En effet, si le HDP venait à passer ce barrage, il priverait dans le même temps l’AKP – son seul rival électoral dans le Sud-Est – d’une soixantaine de sièges de députés et ainsi de sa majorité, trustée depuis 2002. Présent à l’Assemblée, le HDP pourrait devenir un potentiel partenaire des autres partis d’opposition. Avant d’en arriver là, le HDP a dû traverser une campagne extrêmement tendue, émaillée de violences et d’arrestations. Aujourd’hui, plusieurs milliers de ses membres, dont son ancien leader et candidat à la présidentielle de ce dimanche Selahattin Demirtas, sont toujours emprisonnés.

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La peur du bourrage d’urnes

Avec des sondages très incertains, la crainte de fraudes gagne une partie de l’électorat de Turquie. Pour tenter de pallier cela, les quatre principaux partis d’opposition du pays ainsi que des ONG ont décidé de mettre sur pied une plateforme pour réaliser leur propre décompte et validation des voix. L’objectif est ainsi d’éviter le scénario du référendum d’avril 2017, un scrutin entaché par d’importants soupçons. Mais plusieurs décisions récentes de la majorité et du Haut Comité électoral, comme la prise en compte, le jour du scrutin, des bulletins et enveloppes sans tampon officiel, ont ravivé la peur du bourrage d’urnes. Une crainte particulièrement présente dans le sud-est de la Turquie, où le HDP dénonce la présence massive de forces de sécurité qui pourraient décourager leurs électeurs.

Hala Kodmani envoyée spéciale en Turquie , Quentin Raverdy Correspondance à Istanbul

Liberation.fr
Publié dans : Etranger | le 23 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Camps de concentration ? (23/06/2018)

Emmanuel Macron s’est également dit favorable à des sanctions financières contre les pays de l’UE qui refusent d’accueillir les migrants.

Par L’Obs

Publié le 23 juin 2018 à 16h28

La France et l’Espagne proposent la mise en place de « centres fermés sur le sol européen dès le débarquement » des migrants, a déclaré ce samedi 23 juin Emmanuel Macron.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le nouveau Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, il a détaillé :

« Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent [...] une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l’asile. » 

 

Pour des sanctions financières

Emmanuel Macron s’est aussi dit favorable à des sanctions financières envers les pays de l’Union européenne qui refuseraient d’accueillir des migrants.  »On ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l’UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s’agit de sujets migratoires », a-t-il dit.

(Avec AFP)

L’OBS

Publié dans : Non classé | le 23 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………(22/06/2018)

Libération 22 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique

Tsipras le valeureux

Les bonnes nouvelles – ou les moins mauvaises – passent souvent inaperçues. C’est la loi du genre. Pourtant l’accord qui vient d’être conclu entre l’Europe et la Grèce, annoncé sobrement en comparaison des milliers d’articles pondus pendant la phase aiguë de la crise de l’euro, mérite qu’on s’y attarde un peu. Il vient en effet contredire tous les prophètes de malheur acharnés à dénigrer l’Union.

La Grèce retrouve son autonomie financière après avoir accepté des réformes cruelles, en échange de quoi sa dette, sans qu’on le dise trop haut, est en grande partie allégée. Avec un taux d’intérêt proche de zéro, elle dispose d’une trentaine d’années pour rembourser, si elle rembourse un jour. Cette conclusion relativement heureuse – les Grecs ont encore de longues années de souffrance devant eux avant de rétablir leur situation sociale – doit beaucoup au courage politique d’un homme, à qui l’histoire rendra un jour justice : Alexis Tsipras.

Elu de la gauche radicale, il est aujourd’hui tenu par beaucoup de ses anciens amis sur le continent pour un traître à la cause, un Judas vendu aux eurocrates. Mais plutôt que d’entonner comme toujours l’air de la trahison, figure de rhétorique permanente de la gauche de rupture, on ferait mieux de se demander pourquoi Tsipras, en contradiction totale avec ses positions antérieures, a choisi le compromis avec Bruxelles. Pour une raison simple, en fait : s’il avait rompu avec l’euro, il aurait probablement imposé à son peuple des épreuves encore plus terribles. Détaché de l’Union, la Grèce aurait dû négocier seule face aux marchés et au FMI, sans l’aide financière substantielle accordée par l’Union. Or, on sait que les remèdes imposés par le FMI sont encore plus draconiens que ceux qui sortent en général des négociations bruxelloises.

C’est l’aporie dont les souverainistes ne veulent jamais parler. Ils dénoncent «la dictature de Bruxelles» mais oublient de préciser que sans Bruxelles, un pays isolé comme la Grèce se retrouve dans la position d’un nain qui se confronte à des géants impersonnels et impavides, ces marchés financiers qui représentent sans ciller la masse anonyme de créanciers qui n’ont strictement rien à faire des souffrances des peuples débiteurs et veulent seulement récupérer leur argent, arrondi d’un taux d’intérêt aussi lucratif que possible. Tsipras a choisi le moindre mal. Il sera probablement battu lors de la prochaine élection, tous les sondages l’annoncent. Mais il aura servi son peuple dans une circonstance dramatique sans considération pour son intérêt personnel. Pour cette raison, les extrêmes le cloueront au pilori. C’est le sort des hommes d’Etat courageux.

Publié dans : Politique | le 22 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Lettre du PS………………………..(22/06/2018)

Si vous ne voyez pas le contenu de cet e-mail, cliquez-ici.
Lettre du PS.............................(22/06/2018) dans Politique upload-file-947102962017

APL, General Electric, réfugiés…
Retrouvez les réactions du
Parti socialiste !

Bonjour à toutes et à tous,

 

 

Le gouvernement a décidé de s’en prendre une nouvelle fois aux 6 millions de personnes bénéficiaires des aides au logement. Par son refus de procéder à la revalorisation annuelle de leurs allocations, il les prive en moyenne de 5 euros par mois et frappe en particulier nos concitoyens les plus précaires.

 

Dans le même temps, il donne l’impression de ne pas tout mettre en oeuvre pour exiger d’un grand groupe comme General Electric le respect des accords signés avec l’Etat qui prévoient la création de 1.000 emplois industriels d’ici la fin de l’année.

 

Quelques jours après la Journée internationale des réfugiés, comment ne pas s’indigner que le gouvernement n’ait pas tendu la main aux naufragés de l’Aquarius, ce bateau en détresse en Méditerranée avec à son bord plus de 600 personnes, dont de nombreux enfants…

 

 

Face à cette politique injuste et inefficace, retrouvez la riposte du Parti socialiste.

 

 

Les aides au logement (APL) encore ciblées par le gouvernement

Journée mondiale des réfugiés : le Parti socialiste inquiet des dérives au sein des démocraties

 

 

Abandon des 1000 créations d’emplois en France par General Electric

Revoir les dernières interviews d’Olivier Faure

upload-file-5830172262018 dans Politique
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Publié dans : Politique | le 22 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Enfin……………………….(22/06/2018)

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Grèce : les ministres des Finances de la zone euro signent un dernier accord qui met fin à la crise de la dette
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Publié dans : Europe | le 22 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

De braves gens…………………..(22/06/2018)

o Guillaume Binet. MYOP

Les soupçons de favoritisme qui pèsent sur le financement de la campagne d’Emmanuel Macron ont fait émerger un personnage clé de la scène politique. «L’ami Ginon», patron de GL Events, déjà à la manœuvre à Lyon aux côtés de Gérard Collomb, est désormais indissociable de la trajectoire du Président.

  • Macron, Collomb, Ginon : les bons coups font les bons amis

Il n’a pas fallu pousser les murs mais presque. Ce 3 février 2017, s’égayant dans un grand appartement aux couleurs pastel et à la moquette zébrée, près de la moitié des 200 adhérents du Prisme attendent Emmanuel Macron pour un déjeuner VIP. Situé dans le huppé VIe arrondissement de Lyon au deuxième étage d’un hôtel particulier, ce cercle de dirigeants mêle entrepreneurs influents et membres de la grande bourgeoisie rhodanienne. Le candidat d’En marche est en retard. C’est Gérard Collomb, alors sénateur, maire de Lyon et soutien de la première heure, qui est allé accueillir le candidat à l’Elysée sur le quai de la gare. Entre les deux hommes que trente ans séparent, le coup de foudre remonte à l’été 2015, quand le ministre de l’Economie est venu parler à Léognan (Gironde), lors des rencontres d’été de l’aile droite du Parti socialiste, dont Collomb est l’un des piliers.

Lorsque Macron pénètre dans l’un des salons feutrés du club, ses hôtes sont déjà installés. Le candidat fait le tour des convives assis autour d’une dizaine de tables. Les frères Ginon sont là. Il y a l’aîné, Xavier, troisième génération d’une famille de notaires, dont l’étude occupe 800 m2 place Bellecour. Et le cadet, Olivier, qui sert le futur chef de l’Etat dans ses bras. Comme de vieux copains.

Huit mois plus tard, le 27 septembre 2017, Olivier Ginon est accueilli en grande pompe par les Macron, désormais installés à l’Elysée, à l’occasion du «Déjeuner des chefs». Pour la première fois de son histoire, ce sommet de la haute gastronomie créé en 2011 par Olivier Ginon en l’honneur de Paul Bocuse se déroule dans le palais présidentiel. Pour la photo souvenir, Brigitte Macron se retrouve au centre de la myriade de toques blanches. A sa gauche, son époux, à sa droite, Olivier Ginon. Devenu ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb fait partie du premier rang. Clic clac. Collomb et Ginon, s’attardent, échangeant quelques mots penchés l’un vers l’autre. L’air réjoui. C’est que, dans son discours inaugural, le président de la République vient de remercier l’«ami» Ginon.

Deux dates, deux accolades, qui résument la propulsion météorique sur le devant de la scène politique d’un homme d’affaires jusqu’alors inconnu du grand public. Olivier Ginon avait ses entrées à la mairie de Lyon, il a aujourd’hui son rond de serviette à l’Elysée. En un an, il est déjà venu au Palais quatre fois, avec son carton officiel. Mais l’Elysée dément tout traitement de faveur : «Ginon n’est ni un ami, ni un visiteur du soir, ils ne sont pas intimes», assure un conseiller.

Liberation.fr

Publié dans : "AFFAIRES" | le 22 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(21/06/2018)

Libération 21 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Audace tunisienne

L’importance du débat lancé en Tunisie par la Colibe, la commission chargée par le président Béji Caïd Essebsi de proposer des mesures favorables aux libertés individuelles, ne saurait être sous-estimée. Rien n’est fait : «proposez, je choisirai», a dit en substance le Président, un homme qui tient à son autorité. Mais si la commission est suivie, c’est une révolution qui se prépare, qui placera la Tunisie en tête de la réforme des pays musulmans.

A l’aune de #MeToo, du combat féministe, de la juste émancipation des minorités sexuelles, ces mesures paraîtront élémentaires. Mais en comparaison des législations moyenâgeuses qui sévissent dans la plupart des pays islamiques, c’est une rupture décisive. La commission propose d’établir l’égalité hommes-femmes en matière d’héritage (la loi islamique prévoit que la femme reçoit la moitié de ce qui est réservé à l’homme dans cette circonstance), de dépénaliser l’homosexualité (punie de peines de prison), de supprimer le test anal toujours pratiqué sur les hommes soupçonnés d’homosexualité, d’abolir la peine de mort, entre autres réformes touchant à des tabous en terre musulmane.

Tout cela est prudemment formulé. En matière d’héritage, la femme pourra par exemple choisir de se soumettre à la tradition si sa volonté est librement exprimée ; pour la peine de mort, la commission propose de procéder par étapes, etc. Le Président, aussi bien, jugera le moment venu de ce qu’il retient ou non du rapport de la Colibe. On peut supposer que son estimation des rapports de force politiques et de l’effet électoral de ses décisions pèsera lourd dans la balance. Une coalition d’autorités islamiques a déjà critiqué le projet en expliquant qu’un gouvernement ne saurait aller à l’encontre de la lettre du Coran et que l’adoption de ces réformes porterait atteinte à «l’identité tunisienne». La position du parti Ennahdha, longtemps proche des Frères musulmans, qu’on soupçonne d’œuvrer discrètement contre tout changement, jouera un rôle essentiel. Curieusement, l’argument identitaire rejoint les thèses du nationalisme européen, pour qui la démocratie, en accroissant sans cesse les droits des uns et des autres, porte atteinte à l’identité des nations. Entre les islamistes et ceux qui les dénoncent avec le plus de virulence, il existe une paradoxale parenté…

Mais la présidente de la commission a bon espoir et promet qu’un projet de loi sera soumis au Parlement à l’été. La chose n’est pas impossible : le président Essebsi se réclame de la tradition bourguibiste, qui fait de l’amélioration de la condition féminine un de ses marqueurs historiques les plus puissants. Le débat, en tout cas, aura un retentissement qui dépassera de loin la seule sphère tunisienne. Dans le monde musulman, l’abandon de la lettre du Coran au profit d’une interprétation modernisée de l’islam encouragera tous ceux qui luttent dans ces pays pour l’émancipation des individus, celle des femmes et des homosexuels en particulier. Si le Président et le Parlement suivent la commission, la Tunisie se retrouvera en tête de la réforme islamique, de même qu’elle avait donné le signal des révolutions arabes. Elle contredira ainsi tous ceux qui essentialisent l’islam et jugent les pays musulmans incapables de s’adapter à la modernité. Universalisme des droits contre identitarisme religieux. On voit que l’affaire n’a rien de secondaire.

Laurent Joffrin
Publié dans : ACTUALITES | le 21 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

« Ducky la honte »…………………..(21/06/2018)

Mise en difficulté par les images d’enfants migrants en cages, la Maison Blanche a opéré mercredi un revirement, tout en essayant de sauver les apparences, avec à l’esprit les élections de mi-mandat en novembre.

  • Enfants migrants : Trump face à la honte

Donald Trump ou la politique du tour de passe-passe : mettre en place une politique, la critiquer vertement en affirmant qu’elle n’est pas de son ressort, puis revenir dessus, en essayant de passer pour le redresseur de torts. Après le scandale et l’émotion déclenchés par la diffusion des images d’enfants migrants détenus en cage, en pleurs et déboussolés, et l’officialisation des chiffres – plus de 2 300 mineurs, parfois en très bas âge, séparés de leurs parents, accusés d’avoir franchi illégalement la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, ces cinq dernières semaines – Donald Trump a fait volte-face mercredi.

Alors qu’il affirmait depuis plusieurs jours que cette situation de «crise humanitaire» était la faute du Congrès, et que seul le Congrès pouvait l’arrêter, le président américain a finalement corrigé le tir mercredi, en signant un décret destiné «à maintenir les familles ensemble tout en gardant notre frontière forte et efficace», a-t-il dit à la presse. «Nous allons signer sous peu un décret, Evidemment, nous comptons aussi sur le Congrès. Nous voulons garder les familles ensemble.» «Je n’aimais pas voir des familles être séparées», a-t-il justifié lors de la cérémonie de signature.

Le texte, rédigé par le département de la Sécurité intérieure (DHS), permet d’enfermer les familles ensemble. Alors que les centres de détention pour migrants sont engorgés, le décret signé par Trump demande au secrétaire à la Défense de coopérer avec le DHS en mettant à disposition des sites militaires disponibles pour «l’accueil et la prise en charge des familles étrangères», et en construisant de nouveaux si nécessaire.

En outre, le texte demande la modification d’un accord judiciaire de 1997, le «Flores settlement», conclu à l’époque entre l’administration Clinton et des défenseurs de migrants. Cet accord limite à vingt jours la durée de rétention des enfants. Le décret de Trump demande que cette restriction de temps disparaisse afin de «permettre la détention des familles étrangères ensemble tout au long de la procédure judiciaire pour entrée illégale». La légalité de cette modification reste, pour l’heure, incertaine.

«Un sacré dilemme !»

La séparation des familles à la frontière est la conséquence directe de la politique de «tolérance zéro» voulue par Trump en matière d’immigration illégale. Son administration a en effet décidé, en avril, de criminaliser systématiquement l’immigration illégale, les précédents gouvernements privilégiant au contraire des poursuites au civil à l’encontre des clandestins passibles d’expulsion. Fait rare, le Président a fait part, mercredi, d’un certain désarroi : «Sur l’immigration, si on est faible, le pays est envahi, et si on est ferme on n’a pas de cœur, a-t-il concédé lors d’une réunion avec des sénateurs devant des journalistes. J’ai tendance à être ferme, mais c’est un sacré dilemme !»

Malgré ce revirement, le président américain tente de garder la face et son intransigeance sur la politique migratoire : «Nous devons rester durs, sinon notre pays sera envahi par des gens, par des crimes, par toutes ces choses que nous ne voulons pas, a-t-il ajouté. Nous gardons une frontière très solide et nous poursuivons notre politique de tolérance zéro. Nous n’avons aucune tolérance pour les gens qui entrent dans notre pays illégalement.»

L’impopularité de sa mesure a sans doute été trop forte. Avec sa politique de séparation des familles, Trump a braqué l’opinion publique nationale et internationale. Le président américain a essuyé des critiques émanant de son propre camp, des parlementaires républicains aux leaders chrétiens évangéliques, frange puissante de sa base électorale. Des centaines de fidèles de l’église méthodiste de Jeff Sessions, le procureur général, ont même condamné les décisions de celui-ci, à la manœuvre dans l’application de cette politique. «Le populisme n’est pas une solution», a de son côté critiqué le pape François, dans un entretien à l’agence Reuters. L’épouse du Président, Melania Trump, l’aurait également encouragé à revenir sur cette mesure, affirme CNN. Tout comme sa fille Ivanka, selon Politico.

A lire aussi Après la «tolérance zéro», l’avenir des familles immigrées en péril

«Infestent notre pays»

Rejetant la faute sur le Congrès et sur les démocrates, le président américain en a lui-même convenu devant des élus républicains, mardi soir : en cette année d’élections de mi-mandat, la couverture médiatique de «ces bébés qui pleurent n’est pas terrible politiquement», a rapporté une personne présente. La Chambre des représentants doit également voter ce jeudi une loi mettant un terme aux séparations de familles de migrants franchissant illégalement la frontière et «résolvant» le statut des jeunes arrivés sans papiers aux Etats-Unis.

L’OBS

Publié dans : "AFFAIRES" | le 21 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Amusant, Gégé, non ?? (20/06/2018)

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Gérard Collomb assigné en justice pour « atteinte à la présomption d’innocence » après le placement en détention d’un Irakien pour crime de guerre
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Publié dans : "AFFAIRES" | le 20 juin, 2018 |Pas de Commentaires »
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