Droits des enfants…….. 21 novembre, 2009
Posté par desirdavenir77500 dans : Enfance , ajouter un commentaireENFANCE
“Le gouvernement sous-estime le travail du Défenseur des enfants“
Au 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l'enfant, où en sont les droits de l'enfant aujourd'hui ?
- Globalement, la France fait partie des pays avancés en matière des droits de l'enfant. Toutefois, la Convention fixe des objectifs importants en la matière et le comité des droits de l'enfant des Nations-Unies chargé de vérifier l'application au niveau national des engagements internationaux a noté dans son rapport du 22 juin 2009 qu'il restait des choses à accomplir. Il a notamment recommandé à la France d'adopter une stratégie nationale pour les enfants et de renforcer le rôle du Défenseur des enfants.
De son coté, la France, qui a ratifié la convention internationale des droits de l'enfant en 1990, et qui a créé le Défenseur des droits de l'enfant en 2000, semble aujourd'hui vouloir le supprimer au bénéfice d'une institution plus large, le “Défenseur des droits”…
La création du défenseur des droits de l'enfant, en [mars, ndlr] 2000, est née d'une mission parlementaire engagée par Laurent Fabius, qui a conclu que les droits de l'enfant n'avaient pas beaucoup avancé en France depuis la ratification de la convention internationale des droits de l'enfant en 1990. Le défenseur des enfants a donc été créé, et cette proposition a été votée à l'époque à l'unanimité.
Sa suppression est, pour vous, un recul ?
- Oui. La suppression du Défenseur, qui sera intégré dans une institution spécifique où l'on mélange tous les droits, représente indéniablement un recul. On l'intégrera, en somme, dans la même machine administrative que tous les autres droits.
Hier, un représentant des Nations Unies a déclaré que si ça se faisait, ça serait une première dans le Monde.
Je suis présidente du réseau européen des 35 défenseurs des droits de l'enfant et je peux vous dire que la tendance en Europe est plutôt à la création de Défenseurs des droits de l'enfant, pas à sa suppression. J'étais à Moscou il y a peu, et là bas, ils vont créer un Défenseur sur le modèle français, alors que nous, on le supprime !
Le gouvernement français considère sans doute qu'il a fait toutes les avancées en matière de Droit des enfants, mais le rapport du comité des droits de l'enfant des Nations Unies prouve qu'il y a encore des choses à accomplir.
Croyez-vous qu'il s'agit d'un geste politique ?
- Je ne pourrais en aucun cas affirmer ça. Je n'ai d'ailleurs jamais échangé avec les personnes qui ont fait la proposition de loi. Il n'y a pas eu de consultation lors de la mise en place de ce projet. Le gouvernement souhaite mettre en place une structure qui englobe tous les pouvoirs en matière de droits. Faire ça la veille du 20ème anniversaire est une drôle d'idée.
Vous pensez-que la loi sera votée ?
- Je ne sais pas, je n'ai jamais rencontré les collaborateurs qui ont rédigé ce projet de loi [déposé le 9 en septembre 2009 au Sénat, ndlr]
Nous avons lancé un appel à soutien pour un Défenseur des enfants indépendant qui a déjà récolté près de 43.000 signatures. Notre page Facebook en a collecté 4.000 supplémentaires. Nous sommes très soutenus, par énormément de citoyens. Beaucoup de villes, tous les départements d'Ile-de-France à l'exception des Hauts-de-Seine (92) et des Yvelines (78) ont voté des motions pour demander au président de la République de revoir son texte.
Je pense que le gouvernement a beaucoup sous-estimé le travail qui est fait. Les collaborateurs qui ont préparé le texte n'ont même pas pris le temps de nous consulter.
Vous avez lancé une consultation nationale “Parole aux jeunes” auprès de 2.500 jeunes afin de dresser un état des lieux des droits des enfants. Vous présentez aujourd'hui des propositions au président de la République, pensez-vous qu'il vous entendra ?
- Les 200 propositions [”200 propositions pour construire ensemble leur avenir”, ndlr] sont consultables dans mon rapport d'activité 2009. Elles seront présentées aujourd'hui à la Sorbonne. La consultation nationale s'est faite dans quinze départements de France métropolitaine et d'Outre-mer. Les jeunes ont réfléchi sur dix thèmes de société qui les concernent directement : la famille, l'éducation, la justice, les violences, les discriminations, la santé, le handicap, la précarité, l'expression et la participation, la vie privée et Internet. Ils ont fait des propositions à l'attention du président et du parlement.
Même si lorsque le défenseur des droits des enfants a été créé il était prévu que cette institution indépendante n'ait comme interlocuteur direct que le président de la République, celui-ci n'a pas pu se libérer pour la présentation des propositions, et c'est le Haut-Commissaire à la jeunesse Martin Hirsch qui fera le déplacement. Les jeunes sont un peu déçus, mais sont tout de même content de rencontrer M. Hirsch. L'important est qu'on les écoute.
La député UMP de Paris Edwige Antier a déposé une proposition de loi pour faire interdire la fessée. Qu'en pensez-vous ?
- J'y suis tout à fait favorable à cette interdiction. Je l'avais d'ailleurs moi-même déjà proposée. Mais, comme le propose Mme Antier, il faut inscrire cette interdiction dans le Code civil et non pénal, à condition qu'on mette en place une politique d'accompagnement et une campagne d'information. Pour expliquer aux parents que la parole bien ferme d'un parent d'un parent bienveillant est plus efficace que la violence. Dans les pays nordiques où les châtiments corporels sont interdits, comme la Suède ou la Norvège, la délinquance a chuté. L'éducation sans fessée fait une belle jeunesse sans violence.
Dans la consultation nationale que nous avons lancée, les jeunes ont bien défini le rôle des parents. Selon eux il est de fixer des limites. L'éducation ce n'est pas le dressage.
Il ne faut pas non plus dramatiser la fessée. C'est quand on trouve que son usage est normal qu'il y a un problème.
La France a-t-elle à rougir de la situation des droits de l'enfant par rapports à ces pays ?
- Tout est relatif. Par rapport aux pays scandinaves, on est vraiment à la traîne, mais par rapport à d'autres pays, on est très en avance. Cependant, on a reculé sur la question de la justice des mineurs, levé le pied sur l'éducatif pour augmenter le répressif. De moins en moins, un jeune en France a le droit à une deuxième chance et c'est un changement notable de la politique du gouvernement.
Interview de Dominique Versini par Tristan Berteloot
(le jeudi 19 novembre 2009)
SOS Racisme……
Posté par desirdavenir77500 dans : Droit de l'homme , ajouter un commentaireSOS Racisme toujours en croisade contre le fichage ethnique
L'association épingle une quinzaine de grandes entreprises et bailleurs sociaux qui classeraient (ou auraient classé) leurs salariés et locataires en fonction de leur origine.
Certaines entreprises n'hésiteraient pas à classer leurs salariés en fonction de leur couleur de peau. L'accusation n'est pas nouvelle. Depuis des années, SOS Racisme se bat contre les systèmes de fichage ethnique existant dans le monde de l'entreprise comme dans le secteur du logement.
Dans un rapport remis mercredi à Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, l'association regrette d'abord le manque de poursuites contre ces pratiques discriminatoires.
«La Commission nationale informatique et libertés (Cnil), l'Inspection du travail et les autorités judiciaires se montrent peu enclines à collaborer avec SOS Racisme», accuse Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme et auteur du rapport «Le fichage ethno-racial: un outil de discrimination» (à télécharger en pdf ici).
La Cnil s'est défendue aussi sec dans un communiqué en exprimant «son plus vif étonnement face à des accusations infondées». Elle rappelle que depuis qu'elle a des pouvoirs de contrôle renforcés et un pouvoir de sanction (2004), elle «n'a jamais hésité à en faire usage, notamment dans le cadre de plaintes transmises par SOS Racisme».
Dans le secteur du logement
Dans son rapport, SOS Racisme épingle cinq offices HLM et une dizaine d'entreprises. Pour chaque affaire, l'assocation fait le point sur les accusations et l'état des poursuites. Patrick Karam a mandaté il y a un an l'association pour rechercher et accompagner les victimes de fichage à caractère ethnique, racial ou géographique.
Rappelons que le fichage est illégal depuis 1978 et passible de 5 ans de prison et 300.000 euros d'amende (personnes physiques) à 1,5 million d'euros (personnes morales). Mais la jurisprudence est quasiment inexistante. Seuls deux dossiers ont donné lieu à des condamnations définitives : l'Opac de Saint-Etienne (février 2009) et le cabinet de recrutement d'hôtesses et d'agents de vente Daytona (juin 2009 en appel) ont été condamnés pour avoir constitué des fichiers avec des catégories telles que «européen blanc», «maghrébin» ou «africain et Dom-Tom».
Dans le domaine du logement, SOS Racisme cite notamment le cas de l'office public HLM de Vitry-sur-Seine. «La mission de vérification de la Cnil, effectuée le 15 janvier 2003, a permis de confirmer la tenue, par la direction de la gestion locative de l'OPHLM de Vitry-Sur-Seine, d'un tableau statistique dénombrant les locataires classés selon trois catégories : “Français”, “Etranger” et “Dom-Tom”.» Depuis, l'affaire est au point mort. Après un non-lieu du juge d'instruction, SOS Racisme a récemment demandé à la Cnil de vérifier si ces pratiques avaient cessé. «Nous sommes en attentes de la réponse», lit-on dans le rapport.
Autre affaire: dans la chaîne d'hôtels Campanil, un logiciel affecterait une origine ethnique en fonction de la consonance du nom ou/et du prénom du client. «En août 2008, nous avons été saisis par un fonctionnaire (portant un nom et un prénom à consonance maghrébine, NDLR) qui avait découvert sur la facture délivrée par l'Hôtel Campanil où il séjournait (…) qu'il était mentionné sous son nom et prénom, la mention “morocco”», raconte SOS Racisme. Aux dires du responsable de l'hôtel, le logiciel de gestion de la chaîne attribuerait «systématiquement une origine, en fonction du prénom inscrit sur la facture», précisant que ce logiciel avait été conçu ainsi pour élaborer «leurs statistiques touristiques».
Le parquet de Nanterre a classé l'affaire Campanil sans suite en août dernier. Le groupe dément fermement l'existence d'un tel logiciel: «En fait, il y a eu une erreur de la part de notre salarié qui a pris la réservation du client par téléphone. Il a tapé les premières lettres du nom, et a sélectionné par erreur un autre client… habitant lui au Maroc. D'où la mention “marocco”», explique Camille Sassi directrice de communication, précisant vendredi soir qu'elle était en contact avec SOS Racisme: «Ils doivent venir dans nos locaux dans les prochains pour vérifier nos logiciels et constater qu'il n'y a pas de problème.»
Epinglée aussi Air France pour des fichiers d'hôtesses mentionnant par exemple les types africain, indien ou méditerranéen. «La Cnil prétend aujourd'hui dans une lettre d'août 2009, que les hôtesses de l'air avaient donné leur consentement express et qu'en conséquence l'infraction pénale ne serait pas constituée. SOS Racisme a saisi l'inspection du travail et porté plainte auprès du Procureur de la république au TGI de Bobigny qui a fait procéder à une enquête.»
Dans le rapport, SOS Racisme raconte comment en novembre 2006, dans le cadre de la finalisation d'un plan social chez Noos (ancêtre de Numéricable), la direction a transmis à ses salariés les éléments individuels les concernant (état civil, adresse, situation familiale, etc.) tirés du logiciel de paye, pour qu'ils en vérifient l'exactitude. A cette occasion, sept salariés ont déploré qu'à la place de «nationalité française» était indiqué «nationalité guadeloupéenne» ou «martiniquaise». En juillet dernier, le procureur a classé sans suite la plainte au motif d'une «infraction insuffisamment caractérisée»…
SOS Racisme a engagé plusieurs procédures à l'encontre d'Euro Disney après la découverte sur son site de recrutement d'une case «pays» qui outre la France, peut être la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, la Polynésie française, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie. Comme s'il s'agissait de «pays» distincts…
Mercredi, un huissier, mandaté par le tribunal de Meaux à la demande de SOS Racisme, est allé demander des fichiers à Euro Disney. La direction a déclaré à l'AFP «n'avoir rien à cacher» et évoqué une «campagne médiatique déplorable» quand «on connaît (leur) engagement en faveur de la diversité».
Interrogé sur ce dossier, Patrick Karam, a répondu: «En tant que Guadeloupéen, je n'accepte pas qu'Euro Disney recrute des Français d'un coté, des Martiniquais ou des Guadeloupéens d'un autre.» Et pour celui qui doit remettre des préconisations à Nicolas Sarkozy, «l'arsenal judiciaire est suffisant, ce qui manque c'est la volonté».
Lire le rapport complet de SOS Racisme en cliquant ici.
Un appel de l’UNICEF……
Posté par desirdavenir77500 dans : Enfance , ajouter un commentaireQuébec
Droits des enfants
L'UNICEF lance un appel à l'aide
Mise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 13 h 35
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Photo: AFP/Deshakalyan Chowdhury Un groupe d'enfants indiens dans un quartier pauvre de Kolkata, en Inde, le 20 novembre 2009. |
La Convention des droits de l'enfant, approuvée par les Nations unies en 1989, célèbre ses 20 ans vendredi.
L'UNICEF exhorte tous les pays à aider ces enfants privés de nourriture, de toit, d'éducation, d'accès à la santé, et aussi les centaines de millions d'autres frappés par la violence.
Elle estime qu'un milliard d'enfants - 90 % en Asie et en Afrique - sont privés d'un ou plusieurs des « services essentiels à la survie et au développement », comme la nourriture, le logement, l'éducation, la santé, les vêtements, l'eau potable. Quant à la violence, on estime entre 500 millions et 1,5 milliard le nombre d'enfants qui chaque année en font l'expérience.
L'organisme des Nations unies dénonce la mort quotidienne de plus de 24 000 enfants de moins de cinq ans de causes évitables comme la pneumonie, le paludisme ou la malnutrition.
Adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l'enfant est le premier et le plus puissant instrument juridique international ayant force de loi qui énonce et protège les droits de l'enfant dans le monde entier.
L'UNICEF est à pied d'oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence.
Crise économique inquiétante
Dans le document dévoilé à la veille de l'anniversaire de la Convention, l'UNICEF souligne qu'il est trop tôt pour évaluer les conséquences de la crise économique sur les droits de l'enfant, mais demande quand même aux gouvernements de ne pas sabrer leurs systèmes de protection sociale.
L'organisme souligne qu'historiquement « les chocs financiers et économiques dans les pays en voie de développement avant (la crise actuelle) ont eu pour résultat une hausse de la mortalité infantile, une baisse de la fréquentation scolaire, une hausse de l'insécurité et une hausse du travail des enfants dans des circonstances dangereuses ».
« Une analyse des données de 120 pays en voie de développement entre 1975 et 2000 a montré qu'une augmentation d'un point des dépenses dans le secteur de l'éducation pendant 15 ans pouvait déboucher sur une scolarisation de 100 % dans le primaire, tout en réduisant de 17 % le nombre de pauvres », souligne l'agence de l'ONU.
Réalisations positives
Malgré les appels à l'aide, la directrice exécutive de l'UNICEF, Ann Veneman, note quand même des « réalisations remarquables » depuis la signature de la Convention.
La mortalité des moins de cinq ans a baissé de 28 %, passant d'environ 12,5 millions en 1990 à 8,8 millions en 2008.
Le nombre d'enfants non scolarisés au primaire a diminué, passant de 115 millions en 2002 à 101 millions en 2007.
De 1990 à 2006, 1,6 milliard de personnes ont eu accès à des sources d'approvisionnement en eau potable améliorées.
L'âge des enfants qui se marient est en hausse dans certains pays, et le nombre de filles sujettes aux mutilations génitales baisse progressivement.
Au Canada
Au pays, malgré une économie relativement prospère, le président et chef de la direction d'UNICEF Canada, Nigel Fisher, émet des mises en garde: « Nous ne devons pas baisser la garde. La véritable valeur de notre engagement envers la défense des droits de l'enfant ne se mesure pas à la qualité de vie de la majorité des enfants, mais à celle des plus vulnérables, soit ceux qui sont marginalisés en raison de la pauvreté, de leur sexe, de leur origine, de leur situation géographique ou de leurs capacités, et pour ces enfants, il reste encore beaucoup à faire ».
Au Canada, près d'un enfant sur neuf vit toujours dans la pauvreté. Un grand nombre d'enfants doivent être pris en charge par des organismes de la protection de la jeunesse et le système juridique et peu d'entre eux bénéficient de soins de santé mentale appropriés. Les enfants autochtones continuent de s'en tirer moins bien par rapport à l'ensemble des enfants canadiens.
UNICEF Canada appuie la création d'un poste de commissaire national à l'enfance, dont le mandat serait d'attirer l'attention sur l'intérêt de l'enfant en faisant en sorte que la législation, les politiques et les budgets soient conçus en prenant en considération leurs répercussions sur les enfants.
Des célébrations
Par ailleurs, UNICEF Canada souligne le 20e anniversaire de la Convention par de nombreuses célébrations partout dans le pays, notamment des forums éducatifs dans les écoles, des expositions dans les musées et des assemblées législatives spéciales.
À Québec, des enfants qui fréquentent les centres de la petite enfance ont bravé la pluie et marché à travers les rues pour souligner l'événement.
À l'occasion de l'anniversaire de la Convention, Steve Barakatt, ambassadeur d'UNICEF Canada et compositeur de renommée internationale, a dédié aux enfants du monde une composition originale.
La vidéo de Lullaby, l'hymne de l'UNICEF, sera présentée au siège des Nations unies à New York au cours d'une célébration spéciale de la Convention pour la communauté internationale. De nombreux orchestres interpréteront l'hymne dans le monde entier, dont plusieurs en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press
Taxe professionnelle : sondage……
Posté par desirdavenir77500 dans : Impôts , ajouter un commentaire
Publié le 21/11/2009 à 09:36 - Modifié le 21/11/2009 à 09:39 AFP
Pour une majorité de Français, l'Etat ne compensera pas la suppression de la taxe professionnelle
L'Etat ne compensera pas intégralement le manque à gagner induit par la réforme de la taxe professionnelle et les communes diminueront les investissements et augmenteront les impôts, estiment 77% des personnes interrogées par l'Ifop pour Sud Ouest Dimanche.
Selon le sondage, les trois-quarts de l'échantillon estiment que “dans les prochaines années, pour faire face à la suppression de la taxe professionnelle qui représente aujourd'hui une ressource importante pour les communes”, celles-ci réduiront les investissements et alourdiront la fiscalité locale.
Seules 21% des personnes interrogées jugent que “l'Etat compensera bien le manque à gagner en versant chaque année, comme il s'est engagé à le faire, les sommes correspondantes aux communes”.
Logiquement, les sympathisants de gauche (83%) et ceux du Modem (89%) “s'avèrent davantage sceptiques” que ceux de l'UMP “quant à une compensation intégrale de la part de l'Etat”, note l'Ifop. Toutefois, les sympathisants de l'UMP sont 62% à penser la même chose.
Le sondage a été réalisé par téléphone les 19 et 20 novembre sur 961 personnes sélectionnées selon la méthode des quotas.
PS pas mort…….
Posté par desirdavenir77500 dans : Politique , ajouter un commentaireRégionales: la convention nationale du PS se tiendra à Tours
RÉGIONALES. Au parti socialiste, la clôture des listes pour les régionales, s’effectuera à l’occasion de la traditionnelle convention nationale. Celle-ci marquera le lancement officiel de la campagne des régionales et se tiendra le 12 décembre au parc des expositions de Tours. Cette convention répondrait, selon les instances socialistes, à une volonté du «national de décentraliser ces événements politiques qui étaient jusqu’alors parisiens».
M.Gd
“Sauvons l’Europe” communique….. 20 novembre, 2009
Posté par desirdavenir77500 dans : Europe , ajouter un commentaire
Habemus papam!
Et bien voici, l'Union européenne dispose d'un nouveau visage. Ou plutôt de deux:


Dans la catégorie homme, centre droit et venant d'un Etat traditionnel, le lauréat est Hermann van Rompuy, premier ministre belge dont la capacité à créer un consensus est amplement démontrée par le fait que la Belgique existe encore au moment où on écrit ces lignes.
Dans la catégorie social-démocrate, si possible non-homme et si possible venant d'un pays extérieur au noyau historique, la lauréate est Catherine Ashton, actuellement, euh. Ah, Commissaire au commerce !
Après avoir écarté de facto la candidature Blair à la présidence du Conseil, le consensus des chefs d’Etat s’est orienté vers des personnalités moins clivantes, c'est-à-dire présentant moins d’angles. C’est sans doute ce qui a coûté sa désignation au bouillant Juncker (bouillant en comparaison des autres candidats). Le hollandais Balkenende a disparu de la shortlist sans qu’on sache trop pourquoi. Quant à la lettone Vike-Freiberga, qui voulait être un visage humain pour l’Europe et mettre son pays au centre de l’Europe et qui aurait au moins été distrayante, il se dit qu’elle a été écartée parce que les chefs d’Etat ne la connaissaient pas, ni ses idées. Il est peu probable que ce soit la raison principale puisque cela n’a pas empêché la désignation de Van Rompuy, ni surtout celle d’Ashton.
Pour le poste de Haut représentant aux affaires étrangères, le favori depuis la déconfiture de Blair était David Miliband, Ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni. Mais celui-ci ayant fermement indiqué qu’il ne souhaitait pas faire don de sa personne à l’Europe, on recherchait d’autres sociaux-démocrates d’expérience, le nom de Massimo d’Alema revenant avec insistance (barré selon la rumeur pour être trop défavorable à Israël). Pour éviter de perdre sur les deux tableaux, Londres a eu l’habileté de retirer officiellement la candidature de Blair à la présidence dès l’ouverture du sommet, et de soutenir en contrepartie celle d’Ashton. Ceci a permis un accord très rapide et à l’unanimité des chefs d’Etat présents, alors qu’on s’attendait à un sommet très difficile et pas nécessairement conclusif.
Spécialiste du handicap et des familles monoparentales, Catherine Ashton a été successivement sous-Secrétaire d’Etat à l’Education chargée du soutien à la petite enfance, puis sous-Secrétaire d’Etat chargée des archives nationales et de l’Autorité de contrôle des tutelles, avant de devenir Ministre des relations avec le Parlement. En 2008, elle est alors nommée Commissaire européen au commerce, poste pour lequel son parcours antérieur la recommandait hautement. Il s’agit en effet d’un des sièges les plus importants de Bruxelles, l’Union européenne disposant d’un pouvoir complet dans ce domaine et le commerce international ayant l’importance que l’on sait. Succédant à Sir Leon Brittan, Pascal Lamy et Peter Mandelson, Catherine Ashton ne s’est pas vraiment fait un nom. En fait, le personnage qui négocie les traités commerciaux de l’Europe à l’OMC, ou plus directement avec les Etats-Unis ou la Chine, n’a de page Wikipédia française à son nom que depuis juin dernier et il se révèle difficile de trouver des photos d’elle sur internet.

Il est donc naturel que sa désignation comme ministre des affaires étrangères de l’Europe se soit imposée très rapidement à l’unanimité, son expérience et ses compétences ne prêtant manifestement pas à débat.
Que dire ? Que dire, sinon que les institutions européennes sont à bout de souffle et aboutissent à un résultat grotesque ? Que la recherche absolue du consensus à presque trente ne peut conduire qu’à désigner des personnes garantes de ce que les institutions ne prendront aucune orientation, au point de surprendre Manuel Barroso qui a pourtant donné quelques gages personnels en ce sens ? Que ces maquignonnages absurdes ridiculisent l’idée d’une démocratie au niveau européen, et par contagion l’idée de démocratie tout court ? Sans relancer un cycle de réforme constitutionnel voué à l’échec, il faut laisser respirer les institutions : le Parlement européen est le seul organe de l’Union a être issu d’élections spécifiques, occasion de parler d’Europe. Il est le seul lieu qui puisse à terme devenir le centre de gravité politique de l’Europe, où sont tranchés les choix d’orientation majeurs.
Mais pourquoi eux……?
Posté par desirdavenir77500 dans : Europe , ajouter un commentaireUE: la presse européenne très critique
«Deux inconnus», «deux figures ternes»: les quotidiens européens ne montrent guère d'enthousiasme pour le tandem Van Rompuy-Ashton placé par les 27 à la tête de l'UE.
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La presse européenne se montre vendredi très critique sur les nominations à Bruxelles du Premier ministre belge Herman Van Rompuy comme premier président de l’Union européenne et de la Britannique Catherine Ashton au poste de Haut représentant de l’UE aux affaires étrangères.
Dans un commentaire en ligne, le journal espagnol El Mundo (centre-droit) se montre dubitatif à propos de ces “ces deux inconnus sur la scène européenne et encore plus internationale” qui “assumeront la représentation des 27 dans le monde”.
Pour El Pais, “La nouvelle Europe concrétisée par le Traité de Lisbonne sera commandée par deux figures ternes et de bas profil”.
La presse allemande juge également Herman Van Rompuy et Catherine Ashton incapables d’incarner une voix européenne forte.
“Ces deux personnalités (…) peuvent-elles incarner cet élan promis par ceux qui nous gouvernent? Le traité de Lisbonne est la version quelque peu allégée de ce qui avait à l’origine été baptisé Constitution de l’UE. Le mot était trop grand pour les ambitions des Européens. Ceux de ministre des Affaires étrangères et de président de l’UE ont maintenant l’air bien grands”, affirme ainsi le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ, conservateur).
Pour la Frankfurter Rundschau, “l’Union européenne s’est trouvé “des dirigeants sans éclat, sans vision voire en partie sans expérience dans le domaine requis”.
Mêmes sons de cloche dans la presse britannique, le Financial Times affirmant que “ces nominations jettent un doute sur leur capacité (des intéressés) à rivaliser avec Washington et Paris”. “Le choix de deux personnalités relativement inconnues (…) est un objet de consternation pour ceux qui voulaient donner plus de poids à l’Europe sur la scène mondiale”, écrit encore le journal.
Pour le Guardian, ce choix a réduit à néant “tous les espoirs de l’Europe de forcer le monde à lui prêter une attention nouvelle”. “Le continent, la nuit dernière, s’est éloigné de la table des grands, manquant une chance réelle de se maintenir au niveau du monde du G2 dominé par les pôles jumeaux Washington et Pékin”, conclut le quotidien.
(Source AFP)
Droit au logement….. 19 novembre, 2009
Posté par desirdavenir77500 dans : SOCIAL , ajouter un commentaireDroit au logement opposable: le comité de suivi veut des réquisitions
Les objectifs de la loi n'étant toujours pas tenus, le comité de suivi en appelle à Nicolas Sarkozy pour relancer le logement social mais aussi réquisitionner les logements vides existants.
Réquisitionner pour parer à l'urgence. C'est la demande qu'a adressé à Nicolas Sarkozy, mercredi, le Comité de suivi de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo), réuni en séance exceptionnelle.
Adopté il y a bientôt trois ans, le Dalo impose à l'Etat une obligation de résultat pour fournir un toit décent aux personnes sans abri, mal-logées ou menacées d'expulsion. Or les promesses sont loin d'être tenues: le comité de suivi a constaté, dans son dernier rapport rendu fin octobre, que fin juin au moins 7250 ménages désignés comme prioritaires, dont 6500 franciliens, n’avaient pas obtenu d’offre de logement dans le délai prévu par la loi. Trois mois plus tard ce décalage s’est accru, relève le comité, atteignant 9780 ménages fin septembre, dont 8878 en Ile-de-France.
Dans ce contexte, plus d'une centaine de personnes éligibles au Dalo mais toujours en attente d'un toit ont occupé symboliquement mercredi matin à l'initiative de l'association Droit au logement (DAL) le restaurant de la Direction régionale de l'équipement à Paris, dans le calme et au son des slogans «un toit, c'est la loi».
«Bataille de l'offre»
Dans sa déclaration prononcée ce mercredi, le comité de suivi accroît donc la pression. Dénonçant «l’aggravation d’une situation de non-respect de la loi», il «appelle solennellement le gouvernement à conduire “la bataille de l’offre”», via plusieurs leviers: renforçant la part du logement social et l'intermédiation locative, lancer de nouvelles constructions, mais aussi «mettre en œuvre le droit de préemption» et en lancer un «programme de réquisition».
Les associations réclament de longue date l'application de la loi sur la réquisition, qui permet à l'Etat, dans un contexte de crise du logement, de procéder «à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d'habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés», en vue de les attribuer à des personnes sans-abri ou mal-logées, et ce pour un an renouvelable. Sont aussi concernés les locaux détenus pas une personne morale et vides depuis plus de 18 mois.
Le comité demande «que des instructions soient données du plus haut niveau de l’Etat pour que les préfets usent de tous les moyens en leur possession afin de résorber au plus vite leur retard».
Le VRP de luxe…… 18 novembre, 2009
Posté par desirdavenir77500 dans : Politique , ajouter un commentaire«Cheval fougueux» se fait la malle en Arabie Saoudite
Nicolas Sarkozy et le roi Abdallah le 17 novembre 2009 (Reuters)
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Pendant que François Fillon essuie la fronde des maires de France opposés à la fin de la taxe professionnelle, Nicolas Sarkozy entame ce mardi après-midi une visite officielle en Arabie Saoudite. Un déplacement opportun, que le chef de l'Etat effectuera en comité très réduit. Il doit être reçu, pour ce séjour privé, dans le ranch personnel du roi Abdallah d'Arabie saoudite, à environ 70 km de Riyad, la capitale.
L'objectif, pour le monarque, «dompter» ce «cheval fougueux» qu'est le président français, et dont le premier déplacement dans le royaume wahhabite en janvier 2008 l'avait laissé sur sa faim, car effectué à un rythme d'enfer. Cette fois, pas de ministres, ni de Carla Bruni-Sarkozy, et peu de journalistes, croit savoir «Le Figaro».
En langage diplomatique, on explique dans l'entourage royal qu'il s'agit de «renforcer les liens» et «élargir le spectre des relations». Du côté de l'Élysée, on n'est guère plus prolixe. Un terne communiqué évoque des «grands dossiers régionaux et des enjeux globaux» (le nucléaire iranien? l'Afghanistan? Le processus de paix israélo-palestinien?).
Selon le quotidien israélien Haaretz, le président français - en contact ces derniers jours avec plusieurs acteurs régionaux comme Benjamin Netanyahu, Bachar al-Assad et Mahmoud Abbas - aurait ressorti des cartons sa proposition d'une conférence internationale de paix à Paris, jusque-là restée lettre morte.
Contrats à signer
Nicolas Sarkozy compte aussi profiter de son séjour pour parler argent. Début 2008, il avait évoqué de «gros contrats à venir» pour un montant potentiel d'une «quarantaine de milliards d'euros». Mais jusque-là, aucun ne s'est concrétisé.
En haut de la liste du chef de l'État, un accord de coopération sur le nucléaire civil qui offrirait au royaume saoudien, qui a déjà signé un texte équivalent avec les Américains, la technologie française de l'EPR. La France espère également placer des frégates et des hélicoptères militaires, et décrocher la construction d'un TGV entre La Mecque et Medine.
En revanche, il est encore une fois peu probable qu'on parle des droits de l'Homme dans le royaume saoudien. En 2008, Nicolas Sarkozy avait cru bon de saluer «la politique de civilisation» entreprise par le roi Abdallah.
Un récent rapport de Human Rights Watch pointe pourtant les discriminations à l'encontre des citoyens chiites du royaume, alors qu'un autre décrit une justice parfois expéditive pour les personnes accusées de terrorisme.
La faim dans le monde…….
Posté par desirdavenir77500 dans : ALERTE , ajouter un commentaire«Contre la faim dans le monde, on connaît les solutions»
INTERVIEW
Ambroise Mazal est chargé de mission sur la souveraineté alimentaire au CCFD-Terre solidaire. Il participe au sommet de la FAO (Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture), qui se déroule à Rome depuis hier lundi.
Dans un dispensaire somalien. (© AFP photo AFP)
Ce sommet est-il crucial pour les populations affamées ou est-ce un énième rendez-vous dont il ne faut pas attendre grand-chose?
C'est le plus important depuis celui de juin 2008, à Rome, qui a été le sommet de réponse à la crise alimentaire et aux émeutes de la faim. Il y a eu ensuite le sommet de Madrid, en janvier 2009, qui était une réunion de haut niveau sur la sécurité alimentaire. Ce sommet de Rome est le troisième temps fort de la mobilisation internationale sur cette question. Et, surtout, il est censé être l'aboutissement du processus.
Que penser alors de l'absence des dirigeants des pays membres du G8 - outre Berlusconi qui «joue» à domicile?
Ce sommet a le mérite d'exister. Il permet de maintenir le sujet de la faim et de l'insécurité alimentaire dans l'agenda international. C'est déjà quelque chose. Car ce qui importe, c'est que la question de la faim ne retombe pas dans l'oubli.
Mais l'absence de ces gouvernants n'est-elle pas éloquente concernant leur manque d'intérêt pour le sujet?
La question que l'on se pose au cours de ce sommet et à travers la déclaration qui a été adoptée lundi en ouverture, c'est: est-ce qu'il y a une réelle volonté de la communauté internationale à faire bouger les choses et à prendre les décisions nécessaires pour lutter contre la faim? A ce titre, effectivement, le fait qu'il n'y ait pas de grands dirigeants de ce monde, et notamment du G8, n'est pas un signe positif.
Justement, au premier jour, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à «éradiquer la faim dans le monde», mais sans fixer de délai. Cette déclaration finale – mais en réalité préalable, puisque adoptée dès la journée d'ouverture avant même les discussions – n'est-elle pas symbolique de l'impuissance de ce sommet à changer les choses?
Oui et non. Cette déclaration n'est pas décalée parce que la solution est à portée de la main. On sait comment lutter contre la faim. Et cela apparaît dans la déclaration. Ce qui est nouveau, c'est qu'on dit ce qu'il faut faire.
C'est-à-dire?
La première chose, c'est d'investir massivement dans l'agriculture, puisqu'au cours des vingt-cinq dernières années, il y a eu un désinvestissemernt complet dans ce secteur. Dans l'aide des pays riches au développement, la part consacrée à l'agriculture est passée de 17% en 1980 à 4% en 2010. Et en Afrique subsaharienne, la part du budget à l'agriculture est de 4%. C'est extrêmement faible. Il faut donc réinvestir. La deuxième solution est de cibler les agricultures familiales et non pas les monocultures d'exportation. Aujourd'hui, la question de la faim, c'est une question de pauvreté, et les populations pauvres sont principalement rurales. Le paradoxe est que 70% des affamés sur la planète sont des petits producteurs agricoles. Enfin, il faut réviser l'ensemble des politiques internationales pour les mettre en cohérence avec l'impératif de sécurité alimentaire: ce sont des politiques agricoles, commerciales et énergétiques de coopération…
On sait comment faire, mais pas ou peu de choses changent. La situation est donc sans issue?
Là où les choses sont compliquées, c'est qu'effectivement on ne voit de politique de mise en oeuvre de ce qui a été décidé. C'est-à-dire qu'on connaît les solutions, mais on ne voit pas de réelle volonté de les mettre en oeuvre. Les déclarations restent donc très floues: il n'y a ni agenda, ni chiffrage, pas davantage d'annonces de mise en oeuvre. On reste sur des déclarations d'intention.
Quels ont été les principales avancées concrètes des précédents sommets de la FAO?
La principale chose a été de reconnaître ces solutions, et de dégager un consensus.
Qu'attendre alors de ce sommet de Rome?
On espérait qu'il fasse avancer sur la réalisation concrète. A ce titre, c'est donc une grosse déception. On ne peut pas indéfiniment répéter les mêmes choses sans déboucher sur des choses palpables.
Y a-t-il tout de même un aspect positif à retenir?
Oui, la mise en place d'un partenariat mondial pour la sécurité alimentaire. C'est une nouvelle gouvernance, où l'on met autour de la table l'ensemble des acteurs (Etats, ONG, société civile) et on lance également un réseau international d'experts pour aider à la prise de décision. Un peu comme le Giec pour le climat. C'est positif. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui ça reste une coquille vide, parce qu'il n'y a ni calendrier de mise en oeuvre, ni rendez-vous d'évaluation.
Ce constat n'est-il pas décourageant pour des acteurs comme vous?
Une fois qu'on a pleuré par terre, il faut se relever. Oui, c'est décourageant. Mais il faut continuer sans cesse à pousser les gouvernements à prendre leurs responsabilités. D'accord, ce sommet n'a pas été l'étape de mise en oeuvre des engagements que l'on souhaitait, mais on continuera à interpeler les Etats lors des prochains rendez-vous. Notamment à la fin du mois lors de la réunion de l'OMC, pour que les politiques commerciales en agriculture soient mises en conformité avec les solutions qui ont été établies: la protection des marchés, l'impératif de souveraineté alimentaire… Un autre rendez-vous est le sommet de Copenhague, où un des enjeux sera d'aider l'agriculture des pays en développement à s'adapter aux changements climatiques.
La faim est-elle une fatalité?
Non. Une nouvelle fois, on connaît les solutions. C'est «juste» un scandale politique, parce qu'on ne veut pas les mettre en oeuvre.
Pourquoi, selon vous?
Ce sont les mêmes raisons que celles pour lesquelles on ne veut pas éradiquer la pauvreté. Parce que cela suppose plus de justice sociale, de revoir notre système économique, et nous, pays riches, ne sommes pas près à cela. Cela suppose aussi que dans toutes les politiques - sociales, économiques, commerciales… - , on mette l'intérêt de la personne avant l'intérêt privé. Aujourd'hui, on en est loin.







