Merci qui ? Nadine, bien entendu………….(24/07/2017)

Merci qui ? Nadine, bien entendu.............(24/07/2017) dans HOMMAGE
Nadine
24 juillet, 05:04
BILLET DU JOUR

Lundi 24 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 2)

2) L’influence de la guerre sur le travail des femmes

Pendant la guerre, les femmes vont devoir remplacer les hommes dans leurs taches. Ainsi elles sont appelées dans les industries à l’arrière. Mais cette reconversion va poser quelques problèmes. En effet les femmes n’ont pas la même force physique que les hommes et les patrons d’industries devaient adaptes leur machine a ces femmes.
Elles seront 400 000 fin 1917, début 1918, à l’apogée de la mobilisation féminine, alors que l’ensemble du personnel féminin du commerce et de l’industrie dépasse de 20 % son niveau d’avant-guerre.
Pendant la 1ère guerre mondiale la contribution des femmes à l’effort de guerre a revêtu des formes multiples :
- courage des femmes d’agriculteurs qui, dans une France encore à dominante rurale et agricole, ont dû assumer à partir de l’été 1914 les durs travaux des champs ;
- dévouement des infirmières qui ont soigné les soldats blessés dans les hôpitaux de guerre et les maisons de convalescence ;
- compassion des « marraines de guerre » qui écrivaient et envoyaient des colis aux soldats du front, rendaient visite aux blessés dans les hôpitaux ;
- courage aussi des femmes des villes qui ont dû pallier le manque de main d’œuvre dans de nombreux secteurs d’activités, distribuant le courrier, conduisant les tramways, travaillant plus de 10 heures par jour dans les usines d’armement.
L’appel aux femmes dans les campagnes comme dans les villes pour remplacer aux champs et dans les usines les hommes mobilisés au front n’a pas permis à lui seul de faire face à la pénurie de main d’œuvre.
Le travail féminin est alors le bienvenu, quand les hommes sont au front ou prisonniers ou quand la Francea besoin de se développer

A. Le travail féminin dans l’industrie
En 1914, déjà 7,7 millions de femmes travaillent. La guerre sensibilise le travail des femmes car la pénurie de main-d’œuvre correspond à la nécessité, pour de nombreuses femmes de travailler. A la fin de l’année 1917, le personnel féminin dans l’industrie et dans le commerce dépasse de 20% son niveau d’avant guerre. La part de la main-d’œuvre féminine passe de 32 à 40% environ. Pour faire admettre les femmes dans l’industrie de guerre, il a fallu vaincre la méfiance des industriels, multiplier les circulaires, ouvrir des bureaux d’embauche et faire de nombreuses affiches. Le bulletin du ministre du Travail de janvier-février 1918, souligne qu’après avoir été affectées à des tâches en rapport avec leurs aptitudes physiques, les ouvrières sont adaptées à des travaux divers. « Actuellement, elles exécutent, soit aux machines, soit comme manœuvres (ouvrière qui ne fait pas de gros ouvrages), la plupart des opérations, depuis le moment où la matière première de l’usine jusqu’à celui où elle est expédiée sous forme de produits manufacturés ». Début 1918, les femmes forment un quart de la main-d’œuvre dans l’industrie de guerre. Quatre cent trente milles munitionnettes venues de tous les horizons couturières, ménagères, artiste au chômage, jeunes filles sans travail sont attirées par les hauts salaires : véritable transfert de main-d’œuvre, sans lien aucun avec les capacités de chacune. Les ouvrières donnent très vite satisfaction : « Si les femmes qui travaillent dans les usines s’arrêtaient vingt minutes, les Alliés perdraient la guerre » aurait dit le maréchal Joffre.
Les femmes sont minimes dans la fonderie ou l’aéronautique, cependant elles sont très nombreuses dans la fabrication des obus (on les appelle les obusettes), cartouches, grenades et fusées, employées comme manœuvres aux travaux mécaniques en série et à la fabrication des pièces fines ou à la vérification. Là où leurs rendements sont les plus élevés.
Les industriels doivent moderniser leur outillage et réorganiser le travail pour l’adapter à cette nouvelle main d’œuvre. Des appareils de levage et de manutention, des machines automatiques apparaissent dans tous les secteurs : machines à décharner dans les mégisseries, encolleuses dans l’industrie cotonnière, etc. Les accidents de travail sont très fréquents dans les usines de guerre, et les femmes y paient un lourd tribut.
Les midinettes de la couture sont mal payées. Elles obtiennent après 14 jours de grève au printemps 1917, la semaine anglaise (semaine de travail qui comporte le samedi et le dimanche comme jour de repos) et des contrats collectifs de travail. Deux ans avant la loi du 23 avril 1919 qui généralisera les conventions collectives, les ouvrières à domicile de l’industrie de vêtements, qualifiées par Edouard Herriot de « victimes les plus lamentables de la guerre », avaient obtenu l’institution de minima de salaires horaires et à la pièce.
Il y a en France, une expansion continue de l’emploi d’ouvrière dans la métallurgie, particulièrement dans la métallurgie légère, après 1920, elle se fait dans le cadre d’une segmentation sexuée du travail qui attribue aux femmes le travail répétitif et déqualifié. Là comme ailleurs la guerre a plutôt contribué à une accentuation des différences sexuelle.
Quatre cent trente milles femmes travaillent dans les industries d’armement.
A l’arrière on assiste à une sorte de mobilisation féminine, sans précédent. Dans les administrations, dans les usines, dans les ateliers, partout les femmes remplacent les hommes.
Dans cette longue phase industrielle, la guerre de 1914-1918 tient une place à part, même si ses retombées ne sont pas aussi radicales qu’on le dit sur l’activité des femmes. La mémoire collective a retenu de ces années un afflux des femmes dans les usines, tout particulièrement les usines de guerre et de munitions qui embauchent plusieurs centaines de milliers de « munitionnettes ». Elles sont 420.000 dans la France entière en 1918. Mais elles n’arrivent pas toutes sur le marché du travail : en 1915, un tiers des munitionnettes interrogées dit déjà connaître le travail en usine. D’ailleurs, les chiffres du recensement de 1911 affichent bien déjà 2.063.000 ouvrières et encore 880.000 patronnes de l’industrie et du commerce, 715.000 employées et 789.000 domestiques. Il en est parmi elles qui changent de secteur, tout comme entre sur le marché du travail une partie des 6,3 millions de femmes de 15 à 64 ans déclarées inactive. Au moment de la mobilisation, la population industrielle baisse de 20 %, quand il faut produire, surtout des armes. Certaines usines se créent de toutes pièces, comme celle d’André Citroën, quai de Javel : modernes, rationalisées, tendant vers la monoproduction d’obus de 75 mm, elles peuvent employer jusqu’à 80 % de femmes dans certains ateliers. Ailleurs, la main-d’œuvre masculine est encore largement nécessaire, comme chez Renault où les ouvrières ne sont que 30 % ou chez Blériot, 10 %. Et il n’y a pas que Paris. Les autres grands centres industriels sont aussi sollicités, à plus forte raison après l’occupation du Nord. A Lyon, à St Etienne, dans la basse Seine, dans la vallée de la Romanche, dans le sud de la France travaillent des femmes parfois logées dans des cantonnements où « de simples cloisons de bois sont insuffisantes contre le froid ; châssis des lits à même le sol ; deux ou trois occupants dans le même lit, deux châssis l’un au-dessus de l’autre ; pas de meubles pour les vêtements, pas d’eau courant et des tinettes mobiles ». La situation des femmes ouvrières inquiète, surtout sur le plan moral, mais l’inspection des cantonnements n’est créée qu’en 1916.
Les « munitionnettes » sont les mieux payées des femmes, leurs écarts moyens de salaires d’avec les ouvriers masculins se réduisent : de 50 % en 1913 à 20 % en 1917, un thème qui alimente les conversations du café du Commerce : on y dit que les ouvrières souhaitent une guerre longue.

B)le travail des femmes dans l’agriculture
Avant la guerre les femmes ne s’occupaient pas des récoltes, c’était le travail des hommes. Le 7 août 1914, Viviani, le président du Conseil, fait appelle aux femmes pour qu’elles achèvent la moisson puis qu’elles entreprennent les travaux de l’automne. Elles ont accompli l’essentiel du travail dans un grand élan patriotique et avec un sens nouveau de la solidarité. Le travail repose sur les 3,2 millions d’agricultrices, ouvrières agricoles ou femmes d’exploitant. Les femmes deviennent maréchal-ferrant, garde champêtre, boulangère.
Toutes les villageoises travaillent pour le salut de la France. Du fait de la guerre, 850 000 femmes d’exploitants, un bon tiers de celles déclarées au recensement de 1911, se trouvent à la tête de l’exploitation et 300 000 femmes d’ouvriers agricoles ont à charge une famille. Elles ont de lourdes responsabilités auxquelles elles étaient peu préparées (décider des productions, diriger la main d’œuvre, vendre), sauf sur les petites exploitations des régions pauvres qui connaissaient des migrations masculines plus importantes.
Partout les femmes ont labourés, semé, hersé, fauché à la main ou à la machine, rentré les foins. Des instruments agricoles qui ne leur étaient jamais confiés leur deviennent familiers, comme la faucheuse, la moissonneuse lieuse, la batteuse
Il y a cependant des femmes qui quittent les campagnes et deviennent citadines. De paysannes elles se font ouvrières.
La guerre ne semble pas avoir émancipées les femmes proprement dit mais a accentué son phénomène, et n’a pas tellement aboli la « distinction entre métier masculins et métiers féminins »- comme le souhaitait Madeleine Pelletier (une féministe)-.
Mais les hommes veillent quand même, ceux des fratries restés sur place et aussi les maris qui écrivent, parfois chaque jour : « Sème comme je te l’ai dit ; écris-moi au fur et à mesure des morceaux que tu as fait » ; ou « C’est bien compris : d’abord les bœufs, puis le carré de luzerne, puis le jardin ; tu en as pour huit jours. Je te renverrai sur ta lettre ce qu’il faut faire l’autre semaine ».
Dans les campagnes comme dans les villes, des métiers exclusivement masculins en temps de paix basculent sous la responsabilité des femmes : aidées souvent par un grand fils ou un jeune frère, elles deviennent bouchères, gardes champêtres, prennent en charge les classes de garçons dans le primaire et le secondaire. Dans les services publics, les usines, les mines, des ouvriers-mobilisés aux compétences techniques spécifiques sont rapatriés du front. Mais pour les métiers peu qualifiés, vite appris, voire interdits dans le cadre des conventions collectives, les femmes sont là. Les crieuses de journaux renouvellent les mœurs de leurs confrères ; « plus les courses échevelées le long des boulevards, plus de cris indistincts et assourdissants où se complaisaient naguère les vendeurs de journaux ; elles circulent comme tout le monde et d’une voix nette et posée offrent leur marchandise ; quelques-unes font même preuve de psychologie et annoncent les bonnes nouvelles ».

C. le travail féminin dans les transports
Au début de la guerre le Syndicat des transports parisien s’est opposé à l’embauche d’un personnel féminin. Mais les Parisiens en ont vite assez d’attendre des heures une hypothétique voiture ou d’aller à pied ; habitués aux moteurs, ils n’aiment guère non plus pédaler dans les rues ou appeler un cocher qui ressort son fiacre avec bonheur.Même si au début les syndicats s’y sont opposé, les femmes ont obtenu du préfet de la Seine en août 1914 l’autorisation d’être employées comme receveuses sur voitures, les compagnies de transport demandent et obtiennent en 1915 celle de les utiliser comme wattwomen (conductrice d’un véhicule électrique), à l’image de la province, mais à condition de reprendre leurs employés mobilisés à la fin des hostilités. Dans les tramways parisiens, il y a en 1915, 2 670 femmes au côté de 8 000 hommes ; et 5 800 en 1917.

Durant les quatre années de guerre, les femmes vont assurer la quasi-totalité des tâches réservées jusque là aux hommes. On trouve ainsi des factrices, des chauffeuses de locomotives, des allumeuses de réverbères, des conductrices de tramways. Il y en a même qui deviennent mécaniciennes de locomotives. Certaines ont pris en charge des hôpitaux, des bibliothèques, des services d’entre-aides.

Nous pouvons donc remarquer que les femmes sont toujours dans un effectif inferieur aux hommes même durant la première guerre mondiale. Mais il ne faut pas la forte présence féminine dans un monde d’hommes, sur le front et à l’arrière auprès des blessés, avec les « anges blancs », ces infirmières qui soigneront trois millions de soldats blessés. On compte sans doute 100.000 femmes soignantes, dont des dizaines de milliers bénévoles de la Croix-Rouge et autres associations, et encore 10.000 sœurs congréganistes

Les femmes sont assignées aux travaux de nettoyage et de manutention, aux travaux en série qui se mécanisent grâce à l’impulsion du ministère de la Guerre : soudure, polissage, conduite des presses et des ponts roulants… Les conditions de travail sont terribles, il n’y a plus de limitation de la journée à 8 heures, d’interdiction du travail de nuit, de repos hebdomadaire : 12 heures par jour, deux jours de repos par mois, puis, en 1917, une circulaire qui demande la journée de 10 heures, l’installation de sièges, la journée du dimanche, si possible. Le turn-over est fort, les rendements parfois mauvais. Pour limiter ces contraintes, les salaires comportent des minima et des primes de productivité.

Ainsi, la grande guerre a été à l’origine de l’émancipation de la femme française. Les hommes partis au front, elles ont pris leur destin en main et les ont remplacés dans divers domaines : économique, politique, social ainsi qu’au sein de chaque famille. Elles ont pris le rôle de chef de famille et ont prouvé ainsi aux hommes qu’elles pouvaient les remplacer. Elles n’accepteront plus d’être soumises à leur volonté. Les emplois féminins se sont très largement développés. Les capacités des françaises et leur sérieux ne sont plus à prouver. Cette transformation se caractérise de diverses façons : au niveau vestimentaire (jupes courtes et cheveux courts), de leur attitude sociale (la femme lit, joue, fume, fait du sport, sort et voyage seule), idéologique (elle est indépendante, revendicatrice). Mais plus la femme réclamera des droits plus ses devoirs augmenteront. La jeune génération des hommes de cette époque décimée, les femmes seront amenées à avoir une vie plus solitaire et à poursuivre leur émancipation. En 1918, le Parlement du Royaume-Uni vota une loi (the Representation of the People Act 1918) accordant le droit de vote au femmes de plus de 30 ans propriétaires terriennes ou locataires ayant un loyer annuel supérieur à 5£ ou dont le conjoint l’est ainsi que les diplômées d’universités britanniques. Elles obtinrent en 1928 leur statut d’électrice selon les mêmes termes que les hommes. Le Royaume-Uni fut le huitième pays à avoir donné le droit de vote aux femmes, les trois premiers étant la Nouvelle-Zélande(1893), l’Australie(1902) et la Finlande(1906). Les États-Unis, sur le plan fédéral, l’adoptent en 1919 . En France , les femmes n’eurent ce droit qu’en 1944, à la fin de la seconde Guerre Mondiale.

 dans HOMMAGE
BILLET DU JOUR

Lundi 24 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 2)

Publié dans : HOMMAGE | le 24 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Il n’y a pas que des godillots……………..(24/07/2017)

La République en marche : une trentaine d’adhérents contestent devant la justice la validité des statuts du parti

Une trentaine de militants LREM ont déposé un référé au tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne) pour contester la validités des statuts du parti.

Une militante lors d\'une conférence de presse de La République en marche, à Paris, le 11 mai 2017.
Une militante lors d’une conférence de presse de La République en marche, à Paris, le 11 mai 2017. (MAXPPP)
avatar

franceinfoRadio France

Mis à jour le 24/07/2017 | 06:41
publié le 23/07/2017 | 22:

Cela ne devait être qu’une formalité. Pourtant, l’adoption des statuts du parti La République en marche (LREM), soumis au vote électronique des adhérents rencontre des résistances. Une trentaine d’adhérents LREM contestent la validité des statuts LREM, selon une information du journal Le Parisien confirmée à franceinfo, dimanche 23 juillet.

Manque de démocratie interne

Les militants ont déposé un référé au tribunal de grande instance de Créteil, dans le Val-de-Marne. L’audience a été fixée mardi à 13h30. Les adhérents dénoncent un manque de démocratie interne au parti d’Emmanuel Macron. Ils estiment que les nouveaux statuts ont été soumis au vote sans tenir compte du délai légal prévu par les textes de LREM.

Le vote électronique pour valider les statuts de LREM doit commencer dimanche et se poursuivre jusqu’au 31 juillet. Le parti revendique 373 000 adhérents.

Publié dans : Politique | le 24 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin………………..(24/07/2017)

EDITORIAL

La voix des irréductibles

Par Laurent Joffrin — 23 juillet 2017 à 19:36
ÉditoDeux signes ne trompent pas sur la nature d’un régime politique : l’état de ses prisons et le sort réservé à ses journalistes. Les conditions d’incarcération traduisent la dureté de la répression ; l’étouffement de la presse empêche que cette répression soit dénoncée. La Turquie d’Erdogan facilite le travail de l’analyste : elle met les journalistes en prison ; d’une pierre deux coups.

Les onze membres de Cumhuriyet qui figurent sur la page de droite – et qui sourient crânement à leur infortune – sont tous derrière les barreaux. Leur crime ? Dire la vérité sur l’évolution du pouvoir turc. Confrontés à des accusations kafkaïennes, ils doivent se défendre contre un procès semblable à celui qui fut naguère intenté à Joseph K. , aussi absurde qu’implacable. Cette absurdité a un sens : elle exprime la métamorphose de la Turquie, naguère démocratie tumultueuse, aujourd’hui changée en «démocrature», cette forme contemporaine de la tyrannie qu’on rencontre en Russie, en Chine ou au Venezuela, et qui conserve certaines formes démocratiques pour mieux masquer l’avènement d’une dictature hypocrite. On a longtemps présenté Erdogan comme un islamiste modéré. L’islamisme demeure, la modération a disparu. A la suite du coup d’Etat manqué des gülenistes, quelque 50 000 personnes sont en prison, leurs rapports avec le Gülen en question seraient-ils lointains ou imaginaires. Cumhuriyet a eu le malheur de dire que le sultan était nu. Dernier îlot de la liberté d’expression en Turquie, le journal paie aujourd’hui le prix de son courage. C’est pour soutenir ces irréductibles de la liberté que Libération leur donne la parole.

Laurent Joffrin

Publié dans : Médias | le 24 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Hulot va supprimer les voitures……………….(24/07/2017)

Publié dans : INFORMATION | le 24 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Merci Nadine……………………….(23/07/2017)

Merci Nadine............................(23/07/2017) dans HOMMAGE
Nadine
23 juillet, 04:55
BILLET DU JOUR

Dimanche 23 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 1)

Durant cette période, on passe d’une société agraire à une société industrielle. Cette industrialisation a débuté en grande Bretagne durant le XVIIIème siècle puis elle a touché la France au début du XIX eme siecle.les femmes travaillaient surtout à la maison avec des activités tel que la couture.
En 1850, le travail de la couture débute à l’usine
La révolution industrielle et l’entrée des femmes dans l’industrie va créer des inégalités salariales. Les femmes étaient considérées comme des personnes très dociles et qui étaient très compétente en ce qui concerne le travail de précision.
Les femmes au foyer renforcent l’idée que les hommes étaient supérieurs aux femmes.

La première branche d’emplois féminins est celle des services domestiques ; elle réunit entre 39 et 45% des femmes actives entre 1850 et 1901. Ce service est dispersé entre environ 1 million de familles de classes moyennes.
Le textile emploie moins de 20% des femmes actives en 1851 et l’agriculture ne représente plus que la quatrième branche d’emploi des femmes
Elles avaient une durée de travail de douze, treize voir même dix-sept heures vers 1860. Le salaire journalier en usine était le double de celui obtenu par une travailleuse à domicile. En effet dans le travail de la couturière, elles étaient payées à la pièce, ce qui n’amenait pas un salaire très conséquent. Dans l’industrie de la couture, elles étaient employées deux saisons (automne et hiver) puis elles étaient renvoyées.
En 1850, la loi Falloux rend l’école de fille obligatoire dans les villes de plus de 800 habitants.
En 1908, elles ont le droit d’accéder à certaines universités.
Ces nouveaux droits scolaires vont permettre à la femme de progresser légèrement dans le monde du travail.
A plus d’un égard, le statut de la femme du XIXe siècle est proche de celui de l’enfant ou de l’adolescent prolétaire: elle est surexploitée, condamnée à un travail non qualifié, parcellisé et sous-payé, et elle dépend étroitement de l’ouvrier masculin.

Aussi il n’est pas nécessaire de lui donner une formation professionnelle: ou bien elle exerce un travail non qualifié excluant toute formation, ou bien elle travaille à domicile et sa formation se confond alors le plus souvent avec son éducation familiale. Cependant, l’ouvrière n’est pas seulement prolétaire, elle est aussi femme, épouse ou concubine, mère, en bref un personnage central de la famille. Aussi se trouve-t-elle prise dans une contradiction entre l’exploitation du travail féminin et la valorisation de la femme au foyer. Pour les ouvriers, cette contradiction n’existe pas: la femme doit d’autant plus rester au foyer que lorsqu’elle entre à l’atelier, c’est comme une concurrente de l’homme. Mais cette attitude engendre une autre contradiction: ces défenseurs de la qualification ouvrière et de la résistance au patronat abandonnent leurs femmes au travail non qualifié, refusent de les former et leur ferment même la porte des syndicats.
Victimes à la fois du capitalisme et du sexisme, qui se confortent l’un l’autre, les ouvrières du XIXe siècle auront beaucoup de mal à faire entendre leur voix sur la scène sociale. Elles n’y parviendront qu’au début du siècle, non pas par l’éducation mais grâce à leurs luttes.

A.Le travail des ouvrières au XIXe siècle
Le travail féminin du XIXe siècle ne se réduit pas à celui de l’ouvrière. La France est encore un pays à dominante rurale, et la femme au travail y est d’abord paysanne. Lorsqu’elle quitte la terre, c’est souvent pour devenir domestique et non ouvrière. Vers la fin du siècle, la proportion des domestiques tend à baisser, mais celle des institutrices et des employées augmente. C’est la figure de l’ouvrière qui marque principalement le XIXe siècle.
L’ouvrière apparaît comme une figure nouvelle et scandaleuse dans le monde du travail. Non pas parce que ses conditions de travail sont très dures et parce qu’elle est salariée. Ce qui fait scandale chez l’ouvrière, c’est son indépendance, c’est le fait qu’elle travaille hors d’une maison régie par son tuteur naturel, mari, ou, dans le cas de la domestique, patron.
Le premier grand secteur d’emploi féminin au XIXe siècle est l’industrie textile. Les premières manufactures textiles embauchèrent massivement des femmes. Elles trouvèrent là une main-d’œuvre moins coûteuse et plus docile que les compagnons traditionnels. Les premières tâches mécanisées furent celles qui étaient traditionnellement dévolues aux femmes, aidées par les enfants -. La filature et les travaux élémentaires comme le bobinage et le cardage. Les femmes et les enfants durent alors prendre le chemin de la manufacture, où leur furent confiées les mêmes activités, mais mécanisées et encadrées par des hommes. Les femmes furent, de plus, chargées de travaux traditionnellement masculins que la mécanisation leur rendait accessibles en exigeant moins de force physique, comme le moulinage de la soie et même le tissage.

Dès le milieu du siècle, elles pénètrent dans certaines industries nouvelles ou récemment mécanisées -. Le papier et le cartonnage, l’alimentation, les industries chimiques, la fabrication de la faïence fine, etc. elles s’introduisent même dans la métallurgie légère et on en trouve quelques-unes dans les mines, à trier le charbon. Mais il s’agit là, le plus souvent, d’industries nouvelles, ou récemment mécanisées, où elles n’entrent pas en concurrence directe avec les ouvriers qualifié traditionnels.
Ces femmes travaillaient souvent dans des conditions très dures, comme les ouvrières des ateliers de mousseline de Tarare, où régnait une température de 32°C à 38°C. Ces ouvrières recevaient un salaire inférieur de moitié à celui des hommes, étaient les premières au chômage en cas de crise, subissaient parfois le chantage sexuel des autres ouvriers et devaient éventuellement, pour survivre, recourir à la prostitution occasionnelle.
Dans la région lyonnaise, le patronat de la soie avait inventé un système carrément carcéral, l’internat, qui connut un grand succès. Dans la première moitié du siècle, on y trouvait, dans des ateliers souvent implantés dans d’anciens couvents et encadrés par des religieuses, des adolescentes placées par leurs parents vers 12 ou 13 ans : ce sont des ovalistes Dans la seconde moitié du siècle, ces « ovalistes » étaient des jeunes filles venues de leur village pour se constituer une dot, ou des veuves qui trouvaient ce moyen de subsister. Ce sont ces ovalistes si dociles qui, en 1868, mèneront la première grande grève féminine et seront, quelque peu à leur corps défendant, il est vrai, les premières femmes reçues à l’Association internationale des travailleurs.
L’ouvrière du XIXe siècle est avant tout l’ouvrière du textile. En 1866, 70 % des ouvrières d’industrie travaillent dans le textile, où elles constituent 45 % de l’effectif ouvrier. La seconde grande masse ouvrière féminine est constituée de couturières, lingères, dentellières, brodeuses, giletières, corsetières, etc… Elle est prise dans les rapports de production capitalistes. Faute d’économies suffisantes, les couturières à domicile ne purent pas acheter de machines et elles subirent la concurrence d’ouvroirs équipés en machines. Beaucoup de couturières se retrouvèrent ainsi au chômage. Puis se mit en place un système qui combinait le travail sur machines à coudre dans de petits ateliers, et un travail manuel à domicile. Les couturières retrouvèrent alors du travail, assuré par le développement de l’industrie de la confection, mais il s’agissait d’un travail parcellisé, coupé de longues périodes de chômage saisonnier et d’autant plus mal payé qu’une concurrence sauvage opposait les petits ateliers ainsi que les couturières à domicile.
Ces ouvrières du vêtement sont presque 600 000 en 1866 et, en 1906 encore, 36 % des femmes actives travaillent à domicile. Assez proches de ces ouvrières les fleuristes, les plumassières, et, d’une façon générale, les ouvrières des articles de Paris et de Londres, travaillent elles aussi dans de petits ateliers ou à domicile, exécutant des taches parcellisées et sous-payées, et subissant de longs chômages saisonniers.
Le textile, le vêtement, la mode, les articles de Paris, sont des industries qui passent pour typiquement féminines et qu’il est donc difficile d’interdire aux femmes.
Mais les hommes restent très majoritaires dans les industries traditionnelles. Pourtant il y a là effectivement un phénomène nouveau: les femmes s’introduisent dans les industries traditionnellement masculines, et, du même coup, le travail des femmes devient enfin un souci important du mouvement ouvrier.

B.le féminisme et son influence
Femmes et prolétaires, les ouvrières du XIXe siècle, n’ont que peu l’occasion de se faire entendre, ni dans les livres, ni dans les journaux, ni dans les congrès syndicaux.
Nous connaissons les positions de quelques grandes militantes socialistes, comme Flora Tristan ou Louise Michel Elles sont féministes, mais leur féminisme n’est pour elles qu’un aspect du socialisme, car elles considèrent comme indissociables l’émancipation du travailleur et celle de la femme. L’idée d’éducation des femmes revient souvent dans leurs discours et leurs écrits, mais sans originalité particulière -. Tout comme l’ouvrier, c’est grâce à l’éducation que l’ouvrière prendra conscience de sa dignité de femme et de prolétaire.
Le mouvement féministe, qui se développe vers 1870, attache lui aussi beaucoup d’importance à l’éducation. le premier congrès féministe international, réuni en 1878, réclame Ici liberté du travail pour la femme, l’égalité des salaires, la journée de huit heures, le repos hebdomadaire, un congé et des allocations de maternité, l’admission des femmes dans les syndicats, la reconnaissance de la maternité et des travaux ménagers comme travail social, et formule cinq revendications en matière d’éducation: création de crèches, garderies, jardins d’enfants; mixité à tous les niveaux de l’enseignement; cours de « Sciences de l’enfant » et d’économie domestique dans les écoles de filles. Il est vrai que les féministes elles-mêmes ont eu bien du mal à se défaire de l’image sexiste de la femme. Ce n’est ni par le mouvement féministe, qui à joué un rôle d’interprétation non négligeable mais n’a jamais réussi à mobiliser les ouvrières, ni par l’éducation, que les ouvrières ont fait reconnaître leur droit au travail, mais par la lutte.
La syndicalisation des ouvrières fut lente. Tout les détournait de la grève et du syndicalisme: elles étaient peu qualifiées et particulièrement menacées par le chômage, elles sont facilement remplaçables; peu qualifiées, elles travaillent dans des secteurs peu touchés par les grèves; employées plus souvent que les hommes dans de petites entreprises, quand ce n’est pas à domicile, elles sont moins accessibles à l’action syndicale; chargées des finances familiales, elles sont plus sensibles à la perte financière due à la grève; bombardées par l’idéologie sexiste dominante, qui présente la femme comme douceur, soumission et passivité, il leur faut s’engager dans un acte de rébellion qui, en outre, s’accompagne souvent de violences. Sans oublier les pressions du patron (qui parfois, pour un seul gréviste dans la famille, met tout le monde à la porte), du clergé (à Douarnenez, en 1905, il menace de refuser les sacrements à celles qui ne quittent pas le syndicat) et du mari. On comprend que, dans ces conditions, la proportion des grévistes, et donc des syndiquées, reste très inférieure a celle des ouvrières. Pourtant, ce n’est pas cela qui frappe les ouvriers. Ce qui les frappe, c’est que des femmes fassent grève et se syndiquent, et encore plus que des femmes déclenchent des grèves qu’elles mènent seules. Les femmes grévistes, rebelles, menant leurs luttes sans tutorat masculin, bousculent à la fois l’image de la femme douce et soumise et celle de l’ouvrière, arme entre les mains du patronat. Ces ouvrières en lutte, généralement les ouvriers les soutiennent, financièrement et moralement. Par delà le sexisme – qui n’en subsiste pas moins, y compris dans la gestion des grèves communes – s’affirme une solidarité de classe.
Mais ce droit au travail reconnu aux femmes ne les exempte pas pour autant de leurs devoirs au foyer. A l’usine, l’ouvrière doit faire oublier qu’elle est femme et s’affirmer comme prolétaire en menant des luttes semblables à celles des hommes. Mais lorsqu’elle rentre chez elle, il lui faut au contraire se rappeler qu’elle est femme et ménagère.
Les suffragettes apparaissent en Angleterre au début du XXème siècle. Le terme vient su mot suffrage qui désigne le droit de vote. Ses membres revendiquaient l’élargissement du droit de vote aux femmes. Le mouvement, né en 1865 ; prend une forme militante entre 1903 et 1917. En 1918, les anglaises obtinrent le droit de vote à partir de 30 ans(les hommes eux pouvaient voter à partir de 21 ans). En 1897. Millicent Fawcett fonda l’Union nationale pour le suffrage féminin (NationalUnion of Women’s Suffrage) pour obtenir le droit de vote. Espérant y parvenir par des moyens pacifiques, Fawcett donna des arguments pour convaincre, seuls à avoir le pouvoir de donner le droit de vote aux femmes. Elle mit en évidence par exemple que les femmes devaient obéir aux lois et donc devraient avoir le droit de participer à leur création. Hubertine Auclert fonde en 1876 le premier groupe suffragiste français : « le droit des femmes » En le 9 décembre 1903, un vote unanime du parlement rejette l’égalité politique. En 1914, on organise un « vote blanc», un sondage auprès des femmes sur leur désir de voter. Plus de 500 000 réponses favorables. En 1919, la chambre des Députés se prononce en faveur de droits politiques pour les femmes, mais le Senat bloque la mesure. En 1922, la proposition de loi de Jules Guesde pour l’égalite civile et politique est rejeté par le Senat.
En ce début du XIXe siècle, les femmes font reconnaître leur droit au travail, à la lutte, et donc aussi à la qualification et à la formation. Mais l’ouvrière étant définie comme à la fois productrice et ménagère, sa formation garde un caractère particulier, qui tendra en fait à dévaloriser. De l’école professionnelle, comme l’écrivent quelques femmes lyonnaises en 1868, doit sortir une jeune fille « intelligente, instruite et ouvrière, capable de diriger un ménage et un atelier». On peut ainsi voir que l’idéologie patriarcale est toujours d’actualité à la fin de l’industrialisation.

 dans HOMMAGE
BILLET DU JOUR

Dimanche 23 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 1)

Publié dans : HOMMAGE | le 23 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Sondage…….navrant…………………………(23/07/2017)

Publié dans : SONDAGES | le 23 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Sondage………………………..(23/07/2017)

Baisse de popularité: Emmanuel Macron perd 10 points en un mois

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 23/07/2017 à 07:30 , mis à jour à 08:10

Le président français Emmanuel Macron lors d'un point presse à Paris le 16 juillet 2017 (photo d'illustration).

Le président français Emmanuel Macron lors d’un point presse à Paris le 16 juillet 2017 (photo d’illustration).afp.com/STEPHANE MAHE

La cote de popularité du chef de l’Etat est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD).

C’est une chute brutale. La cote de popularité d’Emmanuel Macron a perdu dix points en juillet, avec 54% de satisfaits, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD).

Selon cette enquête réalisée pour le JDD par l’Institut français d’opinion publique (Ifop), le Premier ministre Edouard Philippe enregistre lui aussi un fort recul, passant sur la même période de 64% à 56% de satisfaits, soit une baisse de huit points.

Le total des mécontents passe de 35% à 43%

Pour le président Macron, 47% des sondés se disent « plutôt satisfaits » (contre 54% en juin) et 7% sont « très satisfaits » (contre 10% en juin), soit une baisse globale de dix points sur les deux catégories. Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre « très mécontents » (15% en juillet, contre 12% en juin) et « plutôt mécontents » (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas, contre 1% le mois dernier.

Pour le chef du gouvernement Edouard Philippe, 52% des sondés se montrent « plutôt satisfaits » (contre 59% un mois plus tôt) et 4% se disent « très satisfaits » (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent « plutôt mécontents » (+3%) et 10% « très mécontents » (+2%). Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.

L’enquête a été réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 17 au 22 juillet, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

Publié dans : SONDAGES | le 23 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Il va être tout triste le minet………………………(23/07/2017)

Baisse de popularité: Emmanuel Macron perd 10 points en un mois

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 23/07/2017 à 07:30 , mis à jour à 08:51

Le président français Emmanuel Macron lors d'un point presse à Paris le 16 juillet 2017 (photo d'illustration).

Le président français Emmanuel Macron lors d’un point presse à Paris le 16 juillet 2017 (photo d’illustration).afp.com/STEPHANE MAHE

La cote de popularité du chef de l’Etat est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD).

C’est une chute brutale. La cote de popularité d’Emmanuel Macron a perdu dix points en juillet, avec 54% de satisfaits, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD).

Selon cette enquête réalisée pour le JDD par l’Institut français d’opinion publique (Ifop), le Premier ministre Edouard Philippe enregistre lui aussi un fort recul, passant sur la même période de 64% à 56% de satisfaits, soit une baisse de huit points.

Le total des mécontents passe de 35% à 43%

Pour le président Macron, 47% des sondés se disent « plutôt satisfaits » (contre 54% en juin) et 7% sont « très satisfaits » (contre 10% en juin), soit une baisse globale de dix points sur les deux catégories. Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre « très mécontents » (15% en juillet, contre 12% en juin) et « plutôt mécontents » (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas, contre 1% le mois dernier.

Pour le chef du gouvernement Edouard Philippe, 52% des sondés se montrent « plutôt satisfaits » (contre 59% un mois plus tôt) et 4% se disent « très satisfaits » (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent « plutôt mécontents » (+3%) et 10% « très mécontents » (+2%). Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.

L’enquête a été réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 17 au 22 juillet, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

Publié dans : SONDAGES | le 23 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Merci qui ??? (22/07/2017)

Publié dans : Economie | le 22 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

Et encore merci Nadine……………………..(22/07/2017)

Et encore merci Nadine..........................(22/07/2017) dans BIOGRAPHIE
Nadine
22 juillet, 06:02
BILLET DU JOUR

Samedi 22 juillet 2017

La douloureuse naissance du socialisme français

Il faudra beaucoup de temps aux différents partis de gauche nés au lendemain de la Commune de Paris, entre dogmatisme intransigeant et progressisme ouvert, pour trouver une relative et bien fragile unité.

Les déchirements de la gauche demeurent comme autant d’actes fondateurs, et se reproduisent de génération en génération. On pourrait même remonter à la scène primitive, en un temps où l’aile marchante de la Révolution française ne siégeait pas à gauche de l’hémicycle, mais sur les gradins supérieurs de la Convention. La guillotine ponctuait alors les débats de la Montagne. La fraternité a beau être un principe de la République, repris par le socialisme, elle n’a guère marqué les relations entre les partisans de la transformation sociale. Les textes les plus impitoyables de Karl Marx visent Proudhon, Fourier, Louis Blanc puis Bakounine, et non les économistes et philosophes bourgeois dont la critique comporte toujours une part d’éloge. Marx fonde ainsi une tradition : un socialiste s’affirme toujours par la critique, plus ou moins violente, d’un autre socialiste.
La guerre des gauches, fondatrice du Parti socialiste, commença immédiatement après la chute du premier gouvernement républicain proclamé par Gambetta au lendemain de la défaite de Napoléon III à Sedan. Le sort funeste des armes, l’incapacité de la jeune République à repousser l’invasion prussienne avaient amené à l’Assemblée une majorité capitularde et fort peu républicaine. L’insurrection du 18 mars, suivie de la proclamation de la Commune de Paris, sépare durablement la gauche républicaine et bourgeoise d’un mouvement populaire, auquel le mouvement ouvrier et socialiste va s’identifier par la suite. Les députés de gauche, élus du peuple parisien, quittent précipitamment Paris, imités par Jules Ferry, maire de la capitale, nommé par le gouvernement Gambetta.
Démissionnaire un mois plus tôt de son mandat de député, Victor Hugo ne peut approuver l’insurrection, qui lui rappelle celle de juin 1848, fatale à la République, mais il est à peu près le seul à comprendre la colère populaire. Le comité central de la Commune s’installe à l’Hôtel de Ville, et reproduit en son sein toutes les divisions du mouvement révolutionnaire. Des anarchistes aux membres de l’Internationale de Marx, la Commune ne comprend pas moins de sept tendances, qui s’accordent douloureusement sur les mesures d’urgence et l’organisation de la défense, tout en se déchirant sur toutes les perspectives. Les divisions de la Commune pèseront longtemps sur le mouvement ouvrier, même si la cruauté des Versaillais offre un terrible mythe fondateur, par les massacres de la Semaine sanglante, suivis de rafles massives et de condamnations expéditives au bagne. Seul l’exil permet d’échapper à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

TOUTES LES VARIANTES DE L’ANARCHIE
La gauche républicaine laminée, le mouvement ouvrier décapité et morcelé se trouve en butte à une effroyable répression. L’armée réprime la moindre grève. Il faudra près de vingt ans pour qu’émerge de nouveau un socialisme légaliste ou simplement décidé à utiliser les institutions bourgeoises. Le dégoût né de mai 1871 engendre toutes les variantes de l’anarchisme : les plus modérés fondent un syndicalisme hostile à l’action politique institutionnelle, les plus durs passent à l’action violente. Ni Dieu, ni maître, de Ravachol à Jules Bonnot, en passant par Auguste Vaillant, l’anarchie exprime pendant un demi-siècle l’hostilité des prolétaires à la république bourgeoise. Sous une forme plus pacifique, c’est encore à partir du mouvement anarchiste que naissent les bourses du travail et la CGT.

Le socialisme politique tente de renaître, autour des anciens communards, libérés du bagne ou rentrés d’exil à la faveur des lois d’amnistie de 1879 et 1880. Il lui faudra vingt-cinq ans pour réaliser son unité.
En 1882, Jules Guesde fonde le Parti ouvrier en compagnie de Paul Lafargue, gendre de Karl Marx. Cette fondation résulte déjà d’une scission : deux ans plus tôt, l’ancien communard Edouard Vaillant, rentré d’un exil à Londres, a participé avec Guesde à la fondation d’un premier parti, la Fédération des travailleurs socialistes de France. Le socialiste libertaire Paul Brousse, redoutant le carcan d’un parti, s’était séparé de Guesde et de Vaillant.
Paul Lafargue ayant convaincu Guesde de la nécessité d’une théorie, inspirée de Karl Marx, Edouard Vaillant juge le texte trop dogmatique. Ancien disciple de Proudhon, puis proche d’Auguste Blanqui, Vaillant n’est cependant pas hostile à Marx. Il a été lié, pendant la Commune et dans l’exil, à Charles Longuet, tout autant gendre du penseur. La divergence politique se double d’une querelle de famille, Lafargue, fort de son antériorité dans la famille, se veut seul héritier de Marx, auquel il affirme avoir fait relire le texte fondateur du Parti ouvrier. Selon Engels, Marx aurait alors dit : «C’est peut-être un texte marxiste, mais, en ce qui me concerne, je ne suis pas marxiste.» En tout état de cause, Marx a pu relire le texte en 1882, mais il est mort un an après, en mars 1883.

De son côté, Jules Guesde cherche à construire sa légitimité, quand celle des héros de la Commune s’impose naturellement. Car il n’a pas participé à la Commune, puiqu’il se trouvait dans le sud-ouest de la France. Soutenant de sa plume l’insurrection parisienne, il encourait tout de même une condamnation à sept ans de réclusion, si bien qu’il prit le chemin de l’exil. Il rentra à Paris un peu avant les anciens communards. Jean Allemane adhéra au Parti ouvrier dès sa fondation. Il avait, lui, combattu dans les rangs des fédérés et payé son engagement de sept années de bagne en Nouvelle-Calédonie. Rentré à Paris, il était, contrairement à Guesde et Lafargue, un authentique ouvrier, typographe à l’imprimerie de l’Intransigeant. Très vite, Allemane s’oppose au tandem dirigeant, qui impose un dogme unique, fondé sur la prise du pouvoir par le prolétariat, en refusant tout compromis intermédiaire.
Une querelle qui en préfigure bien d’autres. Pour Jules Guesde, la forme du gouvernement bourgeois ne concerne pas le prolétariat. Jean Allemane et ses partisans estiment au contraire que le combat socialiste passe par la défense des libertés républicaines. Les amis de Jean Allemane veulent soutenir toutes les avancées, à commencer par les lois Jules Ferry, qui ouvrent les écoles aux enfants de prolétaires. La tension se fait plus vive au sein du Parti ouvrier, lorsque Jean Allemane s’engage dans la lutte contre le général Boulanger, qui tente d’imposer un pouvoir autoritaire. Aux yeux de Jules Guesde, cette ligne revient à placer les socialistes à la remorque des républicains bourgeois. En 1890, Jean Allemane et ses partisans, parmi lesquels se trouve Jean-Baptiste Clément, poète de la Commune, sont exclus du Parti ouvrier. Ils fondent aussitôt un autre parti, le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire. Considérant la grève générale comme le moyen d’action de la classe ouvrière, Allemane se rapproche en même temps des syndicalistes et participe à la fondation de la CGT. Alliance contre nature pour Lafargue, qui n’a pas de mots assez durs pour les anarcho-syndicalistes comme Fernand Pelloutier, fondateur de la CGT.

LE SOCIALISME INDÉPENDANT DE JAURÈS
Le dogmatisme du Parti ouvrier, devenu en 1892 Parti ouvrier français, laisse le terrain à des formations plus ouvertes. Chez les guesdistes, il n’y a guère de place pour un homme qui, venant d’un autre horizon, se convertit au socialisme. Né en 1859, Jean Jaurès n’est pas de la génération de la Commune. Député républicain, benjamin de la Chambre en 1885, mais battu à la fin de son mandat, il découvre le socialisme sur le terrain, lors de la grève des mineurs de Carmaux dont il se fait le porte-parole. Normalien, docteur ès lettres, professeur de faculté à Toulouse, il ne vient pas de la classe ouvrière et n’a strictement aucune expérience des luttes. Mais ce bourgeois se lie aux ouvriers de Carmaux et devient leur député en 1893. Socialiste indépendant, il ne songe pas à rejoindre les formations existantes. On ne saurait dire que Guesde, élu député du Nord au même moment, l’accueille à bras ouverts.

Jaurès est un négociateur, il a recherché une issue positive à la grève et il récidive avec les verriers de Carmaux, en empêchant la fermeture de l’usine par la fondation d’une coopérative ouvrière. Ce ne sont pas les idées en vogue au POF, mais Jean Jaurès va s’imposer en quelques années comme la figure majeure du socialisme français. Sa mobilité d’esprit s’oppose au dogmatisme de Guesde. Réformiste, il approuve toute avancée, qu’il s’agisse de libertés publiques ou de la condition ouvrière. Mais surtout, dès lors qu’il adopte une cause, Jean Jaurès en devient le meilleur défenseur, et donc le leader. Ainsi du socialisme, ainsi de la défense de Dreyfus. Lorsqu’éclate l’affaire, Jaurès croit à la culpabilité du capitaine, jusqu’à suggérer que l’influence juive a évité à Dreyfus le peloton d’exécution. Quand il prend conscience de l’iniquité, il défend un innocent et dénonce les préjugés antisémites qui en font un coupable. Guesde voit dans cet engagement la preuve que Jaurès n’est décidément pas un socialiste.
Prendre parti pour un militaire, un officier, un bourgeois ! Jean Longuet, petit-fils de Karl Marx, quitte le parti de Guesde pour marquer son soutien à Jaurès et rejoindre la formation de Jean Allemane.

DEUX BLOCS FACE À FACE
Au début du XXe siècle, il y a quatre ou cinq formations se réclamant du socialisme. Chacune derrière son chef historique : Edouard Vaillant, Jules Guesde, Paul Brousse, Jean Allemane. A quoi s’ajoutent des comités socialistes à géométrie variable, des socialistes indépendants dont Jean Jaurès est la figure principale. L’Internationale socialiste, fondée en 1889, les presse de s’unir et refuse de choisir. Les vieux chefs se déchirent et se combattent. Jean Jaurès plaide le premier pour l’unité des socialistes. Mais qui est-il ?

Jules Guesde décide en 1902 de rassembler les révolutionnaires, à l’exclusion de tous les autres. Le POF fusionne avec le petit parti d’Edouard Vaillant pour former le Parti socialiste de France. Une manœuvre d’appareil, pour éviter une formation plus large avec des socialistes tièdes. Tout, sauf Jaurès, en quelque sorte. Jean Allemane, en revanche, s’est rapproché de Jean Jaurès, par l’entremise de Lucien Herr, bibliothécaire de l’Ecole normale supérieure. La même année 1902, Jean Jaurès fonde le Parti socialiste français, en compagnie de Jean Allemane et de Paul Brousse.

La guerre des socialistes reprend, en mettant deux blocs face à face.Jaurès et ses amis participent aux combats républicains, jusque dans le travail parlementaire. Ainsi Jaurès participe, en tant que député, à la rédaction des lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les guesdistes, s’opposant à l’Eglise et à l’Etat, estiment que les relations des deux ne les concernent pas. La guerre des deux PS aurait pu continuer longtemps, si l’Internationale n’avait exigé la fusion. Jean Jaurès prend le parti de l’unité, à longueur de discours et d’articles, quand Guesde n’a de cesse de l’invectiver. Il cherche en même temps à sortir le socialisme de son pré carré, et fonde l’Humanité, en 1904, en y invitant une constellation d’écrivains, tels Anatole France, Jules Renard, Tristan Bernard et Octave Mirbeau. Le journal milite pour l’unité des socialistes. De gré ou de force, les guesdistes finissent par accepter et les deux partis fusionnent en 1905 au congrès du Globe, pour former la SFIO, Section française de l’Internationale ouvrière.

L’unité paye, en 1914, les socialistes obtiennent 107 sièges à la Chambre des députés. Ils sont unis, mais pour quinze ans seulement. Jaurès, comme l’on sait, tente jusqu’au bout de conjurer la guerre, ce qui lui vaut d’être assassiné le 31 juillet 1914. Seul Jean Longuet, qui a accompagné Jaurès dans toutes ses démarches, se prononce encore contre la guerre, devant le groupe socialiste, mais il applique la discipline de groupe à la Chambre. Guesde, qui a passé plus de trente ans à dénoncer toute compromission avec les gouvernements bourgeois, devient ministre et même ministre d’Etat. Le guesdiste Marcel Cachin devient le plus ardent des propagandistes de l’Union sacrée. Envoyé en Russie lors de la Révolution russe de février 1917, il salue l’engagement du gouvernement provisoire, qui entend poursuivre la guerre auprès des Alliés.
Mais, au sein de la SFIO, un courant pacifiste se dessine, mené par Jean Longuet. Lorsque ce courant tend à devenir majoritaire, Marcel Cachin et L.-O. Frossard s’y rallient. La guerre se termine. Les socialistes se déchirent de nouveau, et ceux qui rentrent du front demandent des comptes aux camarades députés qui les ont envoyés au casse-pipe. La révolution d’Octobre semble offrir une perspective à ceux qui dénoncent la trahison socialiste. La fondation à Petrograd de la IIIe Internationale précipite la scission. Aussi étrange que cela paraisse, Lénine, Trotski et Zinoviev refusent toute discussion avec Jean Longuet, seul opposant à la guerre, et choisissent de s’appuyer sur les ex-bellicistes Marcel Cachin et L.-O. Frossard. La rupture est consommée en décembre 1920, au congrès de Tours. Une nouvelle guerre des socialismes commence alors, avec de brèves trêves unitaires, comme celle de 1936.

 dans BIOGRAPHIE
BILLET DU JOUR

Samedi 22 juillet 2017

La douloureuse naissance du socialisme français

Publié dans : BIOGRAPHIE | le 22 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »
12345...1154

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente