Grandeur et décadence…………….(16/08/2018)

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Publié dans : "AFFAIRES" | le 16 août, 2018 |Pas de Commentaires »

Ducky pédale dans la semoule……….(14/08/2018)

TRIBUNE. La multiplication des offensives américaines soulève une série de questions sur leur lisibilité, leur cohérence et leur impact macroéconomique mondial.

Par Jean-François Boittin

Publié le 14 août 2018 à 07h07

Spécialiste d’économie internationale, ancien de la rue d’Ulm et de l’ENA, Jean-François Boittin a mené les équipes françaises pendant les négociations de l’Uruguay Round, jusqu’à la création de l’OMC, puis dirigé les équipes économiques des ambassades de France à Washington et Berlin. Installé à Washington, consultant, collaborateur du CEPII, il analyse régulièrement pour « l’Obs » les décisions internationales prises par Donald Trump.

 

Le président Trump avait affiché la couleur via son mode de communication favori, un jour après l’annonce du relèvement des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium à 25 et 10% : « Les guerres commerciales sont une bonne chose, et se gagnent facilement. » Pour l’instant, aucune victoire ne se profile à l’horizon qui justifierait cette affirmation, mais le président américain et son administration multiplient l’ouverture des fronts : si l’Union européenne et les Etats-Unis ont conclu une trêve, bienvenue, mais dont la solidité est par ailleurs douteuse, le conflit commercial avec le Chine s’envenime et surtout la semaine dernière a vu le lancement de trois offensives contre l’Iran, la Russie et la Turquie, un cocktail surprenant qui rassemble un ennemi héréditaire, l’Iran, un partenaire courtisé par le président, la Russie de Vladimir Poutine, et un pays allié au sein de l’Otan.

L’attaque contre l’Iran, après la sortie de l’accord nucléaire négocié par l’équipe précédente –et honnie –, était attendue et constitue une première phase de sanctions avant une deuxième vague prévue pour novembre. Depuis le 7 août, toute transaction avec l’Iran en dollars, or ou en métaux précieux, mais aussi l’importation d’acier, d’aluminium, de charbon sont interdites, de même que les exportations d’aéronefs ou d’automobiles. L’exportation par l’Iran de tapis ou de pistaches aux Etats-Unis n’est plus possible.

La Russie accusée

Les sanctions annoncées par le département d’Etat contre la Russie représentent en revanche une surprise. Les autorités américaines avaient expulsé un certain nombre de diplomates russes après l’attaque contre Sergei Skripal et sa fille avec un gaz neurotoxique au Royaume-Uni sans invoquer pour autant la loi pour l’élimination et le contrôle des armes biologiques et chimiques (« CBW Act »).

Le département d’Etat a, le 9 août, invoqué cette loi pour mettre en place une première série de sanctions contre la Russie, interdisant l’exportation de technologies à possible usage militaire. Ces sanctions prendront effet le 22 août. Plus grave : si la Russie ne fournit pas, sous 90 jours, des preuves tangibles de sa renonciation à l’utilisation de ces armes, et n’autorise pas l’inspection de ses facilités de production par des inspecteurs des Nations unies – ce qui est peu vraisemblable –, la loi CBW impose des mesures autrement draconiennes : réduction du niveau des relations diplomatiques entre les deux pays, fermeture du territoire américain à Aeroflot. De manière significative, le président n’a fait aucun commentaire sur le sujet et n’a pas démenti le porte-parole du département d’Etat, qui avait cru bon de souligner « l’unité » de l’administration sur le sujet. Il est difficile cependant de ne pas croire que la mesure prise l’a été par l’entourage du président et une équipe diplomatique de « babysitters » dont les efforts pour encadrer ses humeurs par exemple pendant le sommet de l’Otan sont décrits par les journalistes du « New York Times ».

La prise d’otage d’un pasteur

En ce qui concerne la Turquie, le président est à la manœuvre. Indépendamment des sujets de crispation récurrents (du côté américain, achat de missiles sol-air russes par Ankara, du côté turc, soutien américain aux milices kurdes en Syrie), c’est la prise en otage d’un pasteur évangélique qui a mis le feu aux poudres. Andrew Brunson est accusé de complicité dans le coup d’Etat contre le président Erdogan, mais il est facile d’imaginer qu’il est un pion que la Turquie souhaite échanger contre Gülen, dont elle demande l’extradition depuis l’échec du putsch.

Le sujet est sensible pour la base évangélique du président Trump. Sortant de l’ordinaire parce que visant deux ministres d’un allié des Etats-Unis au sein de l’Otan, les sanctions prises contre le ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur seraient restées anecdotiques si la rhétorique déployée de part et d’autre n’avait envenimé la situation à un moment de fragilité de la situation économique en Turquie et de faiblesse de la monnaie turque. L’annonce par tweet présidentiel du doublement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium exportés par la Turquie, à 50 et 20% respectivement, a précipité l’effondrement de la lire turque (15% vendredi 10 août, 40 % depuis le début de l’année).

La multiplication des offensives américaines soulève une série de questions sur leur lisibilité, leur cohérence et leur impact macroéconomique mondial :

  • Lisibilité : fait du prince, le doublement des droits sur l’acier et l’aluminium turcs est justifié par l’administration comme nécessaire pour des raisons de sécurité nationale, le paravent déjà utilisé pour prendre des mesures « erga omnes » et qui apparaît de plus en plus comme un outil de pur arbitraire.
  • Cohérence en termes de politique étrangère comme de politique économique. Alors que la pression sur l’Iran, pour être efficace, nécessite la mise en place d’une coalition internationale, les mesures américaines incitent leurs cibles à serrer les rangs, comme en témoigne l’accord sur la Caspienne, ou les échanges entre Erdogan et Poutine. Le président Trump ne manque pas de saluer comme des victoires la mauvaise performance de l’économie iranienne – ou chinoise –, et la dépréciation de la monnaie iranienne ou de la lire turque, oublieux de la contradiction évidente entre son souci d’améliorer la balance commerciale américaine et le renchérissement du dollar : celui-là même qui décriait il y a un mois la politique de dévaluation monétaire de l’Europe salue le dollar « fort », alors que la crainte de la contagion turque sur les banques européennes fait perdre 1% à l’euro en un jour.
  • Impact macroéconomique : la Turquie est dans une position fragile, mais n’est pas seule. De nombreux pays émergents sont vulnérables, à des degrés divers, à un renchérissement du dollar, inévitable compte tenu de la politique budgétaire américaine, et aggravé par des crises internationales. Les Etats-Unis ont toujours joué le rôle de leader lors des crises internationales. Le voudront-ils en cette période d’ »America First » ? Le voudraient-ils, en auraient-ils les moyens ? La fin de semaine dernière offre un précédent inquiétant. Pendant que les pompiers du Treasury s’efforçaient d’éteindre l’incendie turc en prodiguant quelques conseils, des plus classiques au demeurant, le pyromane en chef versait consciencieusement de l’huile sur le feu.

 

L'Obs

Jean-François Boittin

desirdavenir77500
Publié dans : Etranger | le 14 août, 2018 |Pas de Commentaires »

Petites taxes ? (13/08/2018)

Ménage

«Petites taxes» : le gouvernement part à la chasse

Par Lilian Alemagna — 13 août 2018 à 11:55
Gérald Darmanin s'adresse à l'Assemblée nationale le 1er août. Zoom

Gérald Darmanin s’adresse à l’Assemblée nationale le 1er août. Photo Gerard Julien pour AFP

Une vingtaine d’entre elles seront bien supprimées dès 2019 pour un coût de 200 millions d’euros par an. Pour l’instant, Bercy ne précise pas lesquelles.

«Taxe farine», «taxe cuir», «taxe spectacles»… Voici quelques exemples de contributions que le gouvernement pourrait faire disparaître dès cet automne. «Nous allons supprimer 25 petites taxes, celles qui ont moins de 150 millions d’euros de rendement, dans les deux prochains budgets», a ainsi confirmé Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics début juillet sans pour autant détailler – pour l’instant – lesquelles de ces taxes seraient concernées.

Selon Darmanin, «une vingtaine» de ces «taxes à faible rendement» seront supprimées dès le projet de loi de finances pour 2019 qui doit être présenté début octobre en Conseil des ministres. Dans son traditionnel rapport préparatoire au débat d’orientation des finances publiques transmis aux députés et sénateurs le mois dernier, le gouvernement précisait qu’il était «envisagé de consacrer une enveloppe de l’ordre de 200 millions d’euros par an, sur plusieurs années» pour financer le manque à gagner dans les caisses de l’Etat. Sans non plus dire quelles «taxes» ont été sélectionnées…

Cela fait en tout cas plusieurs années que le patronat veut leur peau. «On nous rajoute en permanence des petites taxes dans tous les sens», critiquait par exemple en 2014 l’ex-patron du Medef, Pierre Gattaz, dans le Parisien. Ce dernier avait alors eu l’oreille du gouvernement Ayrault : les ministres Pierre Moscovici (Economie et Finances) et Bernard Cazeneuve (Budget) avaient commandé en 2013 un rapport sur le sujet à l’Inspection générale des finances (IGF). Cette dernière s’était penchée sur les impôts spécifiques ayant un rendement inférieur à 150 millions d’euros. Mais contrairement à la vingtaine qu’évoque aujourd’hui Darmanin, l’IGF en avait ciblé… 192. «Si, bien souvent, ces taxes semblent s’inscrire dans un objectif de politique publique parfaitement légitime, leur multiplicité et leur accumulation contribuent à l’illisibilité et à la complexité souvent dénoncées de ce dispositif», écrivaient les rapporteurs de l’IGF dans leur document final rendu en février 2014.

La taxe farine bientôt à la trappe

Dans cette somme de 148 pages, ils proposaient d’aller beaucoup plus loin dans les «suppressions» que le gouvernement actuel ne l’envisage : «sur les 192 taxes et impositions de toute nature […] examinées, soulignaient-ils, au moins 68 pourraient être supprimées et 32 regroupées». Dans leur scénario dit «de rupture», les rapporteurs ne laissaient en vie qu’une petite trentaine de taxes… Coût pour le budget de l’Etat : 800 millions d’euros dans la version la plus soft et plus de 3 milliards pour le scénario le plus osé.

Parmi les contributions que l’IGF proposait de faire disparaître, on retrouve notamment une taxe sur certaines dépenses publicitaires, une autre sur les céréales, sur les médicaments pharmaceutiques vétérinaires, sur les spectacles, un prélèvement sur les films pornographiques ou d’incitation à la violence, la taxe balayage que récoltent les communes, une contribution sur les remontées mécaniques, les produits cosmétiques, les appareils automatiques, les droits de francisation et de navigation ou encore une taxe sur le sucre et la fameuse taxe «portant sur les quantités de farines, semoules et gruaux de blé en vue de la consommation humaine», dite «farine», qui pourraient bien être dans la liste du gouvernement. «Celle-ci, tout le monde est d’accord pour la supprimer», confirme le député LREM du Val-de-Marne, Laurent Saint-Martin, en pointe à l’Assemblée sur ce sujet des «petites taxes».

Dans ce même rapport, l’IGF listait a contrario d’autres taxes jugées «utiles» qu’il convenait de maintenir. Celles, par exemple, sur les alcools, les jeux d’argent, les activités polluantes et autres contributions dites «pigouviennes» – du nom de l’économiste britannique Arthur Pigou – censées entraîner une modification des comportements.

«Ça peut faire très mal»

Si les rapporteurs de l’IGF pointaient alors la spécificité française en la matière – des taxes à faible rendement «deux à quatre fois supérieur[es] au nombre observé chez nos principaux partenaires européens» et une inflation de ces taxes «depuis la fin des années 90» – ils mettaient cependant en garde les pouvoirs publics sur la difficulté à traiter le sujet sereinement : «les éventuelles mauvaises taxes sont toujours celles des autres», soulignaient-ils ainsi, appelant à une «forte impulsion politique» pour convaincre les administrations, mais aussi les secteurs économiques qui en bénéficient, d’accepter la disparition de ces prélèvements sur les entreprises.

Car une bonne partie d’entre elles servent à financer… leurs propres filières. Cuir, maroquinerie, ganterie, chaussure, horlogerie, bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, arts de la table, habits, béton, terre cuite et roches ornementales… Lorsque l’Etat prélève un impôt particulier, c’est aussi, par exemple, pour financer des écoles de formation et soutenir ces différents secteurs. Ces derniers craignent de ne plus être, à l’avenir, soutenus par l’Etat s’ils doivent compter, demain, sur des financements issus du budget général.

L’IGF estimait dans son rapport que, dans ces secteurs, «la légitimité à intervenir de l’Etat apparai[ssai]t faible» et proposait à ce dernier de «s’en désengager» pour créer des «contributions volontaires». «Il faut faire attention, prévient Laurent Saint-Martin. C’est de la dentelle, ça peut faire très mal à des filières aujourd’hui en difficulté.» Cela pourrait aussi porter préjudice à des institutions de protection de l’environnement. Un exemple : l’IGF préconisait dans ce même document la fin des droits annuels de francisation et de navigation ainsi que des droits de passeport dont s’acquittent les navires en France. Or, le produit de cette «petite taxe» représente 90% du budget du conservatoire du littoral… Voilà aussi pourquoi le gouvernement a choisi d’être prudent en ne restant, et de ne retenir, finalement, qu’une vingtaine de prélèvements.

Lilian Alemagna

Liberation.fr
desirdavenir77500
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    Gérald Darmanin s’adresse à l’Assemblée nationale le 1er août.
    Photo Gerard Julien pour AFP
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Plastique………………….(13/08/2018)

Moins cher le plastique recyclé ? Le gouvernement entend mettre en place à partir de 2019 un système de « bonus-malus » pour généraliser le recyclage du plastique, donc passer par le portefeuille des consommateurs, en pleine vague mondiale de réglementation du secteur.

« Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a déclaré Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, dans un entretien au « Journal du dimanche » (JDD).

Cette mesure, que Brune Poirson veut mettre en œuvre en 2019, avant de la « faire monter en puissance », consistera en un « bonus-malus » sur les produits à base de plastique et pourra aller jusqu’à 10% de leur prix.

La secrétaire d’Etat ne précise pas dans quelle proportion le dispositif abaisserait le coût des objets en plastique recyclé et relèverait celui de ceux qui ne le sont pas.

Brune Poirson s’est également abstenue d’établir un calendrier pour la mise en place généralisée d’une consigne sur le plastique. Piste évoquée par le ministère en début d’année, il consiste à associer un emballage à une caution que le consommateur paye à l’achat du produit et récupère sous forme monétaire ou de bon d’achat lorsqu’il le restitue.

Emmanuel Macron avait promis pendant sa campagne d’arriver à 100% de recyclage des plastiques d’ici 2025 en France, contre 25% environ aujourd’hui, selon une étude de « 60 Millions de consommateurs ».

Plastique......................(13/08/2018) dans Ecologie 16598250
La France, mauvaise élève de l’Europe ? (SIMON MALFATTO, VALENTINA BRESCHI / AFP)

« On espère que les industriels joueront le jeu »

Le bonus-malus est « une logique dans laquelle on se retrouve », a déclaré à l’AFP Emmanuel Guichard, délégué général de la fédération française de l’emballage plastique (Elipso).

Encore faut-il que les alternatives au plastique existent, nuance-t-il toutefois :

« Pour les bouteilles, c’est un choix du consommateur qui est possible. Mais il ne faut pas oublier les autres. Sur le pot de yaourt, il n’y a aujourd’hui pas de plastique recyclé. »« On espère que les industriels joueront le jeu pour que les consommateurs ne soient pas directement pénalisés », a relevé pour sa part Flore Berlingen, directrice de l’association Zero Waste France, interrogée par l’AFP.

348 millions de tonnes de plastique produites en 2017

Brune Poirson confirme ainsi la ligne du gouvernement : collaborer avec le secteur plutôt que bannir immédiatement certains produits, même si elle rappelle que l’exécutif veut interdire le commerce des pailles en plastique d’ici 2020.

« Le recyclage est essentiel, mais pas suffisant », regrette toutefois Flore Berlingen. « Il faut absolument couper le robinet et avoir des mesures plus fermes pour tout ce qui concerne le suremballage, les objets jetables. »

Le « bonus-malus est une partie de la solution, bien qu’incomplète, puisque cela ne concerne que le recyclage et non la réduction du plastique », a réagi Fanny Vismara pour le collectif « Plastic Attack France », rappelant que le verre, contrairement au plastique, était « recyclable à l’infini ».

L’industrie du plastique reste florissante : la production mondiale a progressé de plus de 40% en dix ans. Entre 2007 et 2017, elle est passée de 245 à 348 millions de tonnes, avec l’emballage comme premier débouché

desirsavenir77500

Publié dans : Ecologie | le 13 août, 2018 |Pas de Commentaires »

Enfin……………………..(11/08/2018)

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Glyphosate : le géant Monsanto condamné à verser 289 millions de dollars à un jardinier, atteint d’un cancer causé par l’utilisation de pesticides
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Publié dans : "AFFAIRES", AGRICULTURE | le 11 août, 2018 |Pas de Commentaires »

C’est beau le bénévolat…………rétribué…(10/08/2018)

Mediapart révèle que Sophia Chikirou a facturé des prestations de conseil au Média.

Par L’Obs

Publié le 10 août 2018 à 12h14

Situation toujours aussi « explosive » au « Média », détaille ce vendredi Mediapart, qui révèle que Sophia Chikirou, laquelle avait abandonné en juillet sa double casquette à la tête de l’entreprise de presse et de sa société de production, était rémunérée comme prestataire via sa société Mediascop. « En résumé : via sa société Mediascop, dont elle est l’unique actionnaire, la consultante Sophia Chikirou donnait des conseils à la présidente Sophia Chikirou », écrit Mediapart, qui évoque deux virements pour un total de 130.000 euros [et non pas deux virements de 130.000 euros chacun, NDLR] dont des  »prestations de direction conseil et stratégique » à 400 euros la journée entre janvier et juillet 2018. Une révélation qui intervient dans un contexte de guerre intestine entre l’ancienne et la nouvelle équipe de direction, au sujet, entre autres, de la sincérité des comptes de l’entreprise présentés en juin dernier.

Sophia Chikirou assure que « tout le monde au ‘Média’ était informé de ces prestations, surtout les fondateurs puisque les trois sociétés des fondateurs fournissaient des prestations de communication et audiovisuelles pour lesquelles le Média n’avait pas les compétences en interne ». Ce que la nouvelle direction conteste. Par ailleurs, Sophia Chikirou avait toujours expliqué qu’elle exerçait sa mission à la tête du Média de façon bénévole.

« Volonté de tuer le Média »

Le 27 juillet dernier, alors que l’ancienne spin doctor de Jean-Luc Mélenchon était censée laisser les rennes à la nouvelle direction du Media, « Sophia Chikirou a demandé au Crédit du Nord de faire trois virements : les deux premiers à deux des six autoentrepreneurs ayant travaillé pour le Média, le troisième à sa propre société, Mediascop, d’un montant de 67.146 euros »Le virement a été bloqué par la banque mais deux jours plus tôt, un chèque de 64.119 euros  avait été débité du compte du Média au profit de la société Mediascop. Les documents publiés par Mediapart montrent que dès le 13 juillet, Sophia Chikirou avait présenté par courrier la facture à la direction du Média et exigé un paiement à réception.

« J’ignorais que la société de Sophia Chikirou était prestataire du Média », explique la journaliste Aude Lancelin, nouvelle directrice du Média, qui dit considérer « cette facture comme une volonté de tuer le Média, par dépit, alors même que Sophia m’avait personnellement demandé de prendre sa succession et avait tenu à se féliciter publiquement de mon élection ».

« Si la banque n’avait pas bloqué le virement, nous aurions été en grande difficulté financière et les salaires n’auraient vraisemblablement pas pu être versés cet été. »

« Calomnie pure »

Sophia Chikirou, elle, souligne « l’étanchéité totale », note Mediapart, entre son rôle à la tête de la société de production et celui de patronne de Mediascop : « Cette prestation correspond au travail fourni par Mediascop et qui ne relève pas du mandat social de présidente de la SDPLM. Il s’agit de l’élaboration de la stratégie marketing et communication sur le web, de la communication extérieure et de la supervision quotidienne de sa mise en œuvre », insiste-elle, évoquant l’existence d’une convention détaillant les relations entre sa société et le Média – ce que ne confirme pas la nouvelle direction.

« Elle était bénévole en tant que présidente mais rémunérée comme conseil en stratégie. En interne, c’est ainsi qu’elle le justifie. Cela me semble problématique de se revendiquer bénévole et de se rémunérer par ailleurs », indique Henri Poulain, co-fondateur du Média.Sophia Chikirou, a annoncé son intention de saisir la justice face aux accusations de ses anciens collègues. Elle souhaite obtenir un audit externe des comptes du Media que Gérard Miller, co-fondateur, lui aurait refusé. « On a atteint le stade de la calomnie pure », ajoute-t-elle, auprès de « l’Obs ».

L. B.

L'Obsdesirdavenir77500
Publié dans : "AFFAIRES" | le 10 août, 2018 |Pas de Commentaires »

Benalla………………………(10/08/2018)

Commission nationale de l’informatique et libertés (CNIL), le gendarme français de la vie privée en ligne, a confirmé, jeudi 9 août, qu’elle allait instruire les plaintes qui lui avaient été transmises ces derniers jours à propos d’un fichier, constitué courant juillet, listant des comptes Twitter particulièrement actifs durant l’affaire Benalla. Ce fichier, compilé par une ONG belge, EU Disinfo Lab, avait servi de base à une étude, en juillet, analysant la diffusion des informations sur l’affaire Benalla.

L’étude en question concluait, entre autres, que des comptes militants, pour certains qualifiés de russophiles dans des extraits publiés avant la finalisation de l’étude, avaient largement contribué à la diffusion des informations. EU Disinfo Lab estimait également qu’une partie de ces comptes étaient probablement automatisés.

Lire aussi :   L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla

Violation de la vie privée, voire « fichage politique »

La méthodologie de l’étude avait été contestée sur certains points par des militants et des médias, et EU Disinfo Lab a publié, cette semaine, les fichiers qui ont servi à la mener pour clarifier la manière dont elle a travaillé. Mais de nombreux internautes se sont agacés de découvrir leur compte Twitter dans le fichier, et ont saisi la CNIL pour ce qu’ils estiment être une violation de leur vie privée, voire un « fichage politique ». Depuis jeudi, des militants de La France insoumise affichent également, de manière ironique, un « numéro de matricule » dans leur profil Twitter ou en signature de leurs messages, correspondant à la ligne dans laquelle leur compte apparaît dans le fichier.

Le message de la CNIL ne préjuge pas d’une éventuelle sanction – l’instruction par la Commission est la procédure standard lorsqu’elle est saisie par des citoyens. Dans un message publié vendredi, EU Disinfo Lab précise que « la publication des données brutes de l’étude a été réalisée afin de répondre aux nombreuses demandes publiques de transparence », et que « l’étude publiée repose sur une base légale. Elle est fondée sur l’exercice du droit à la liberté d’information et du droit du public à l’information, ce qui constitue un intérêt légitime au regard du [règlement européen adopté cette année] RGPD et ne nécessite donc pas de recueillir le consentement des personnes concernées ». Les travaux de recherche disposent, en Europe, d’un certain nombre de dérogations à la réglementation sur la collecte de données personnelles.

Questions sur la publication du fichier

Pour certains spécialistes, dont l’association française de défense des libertés numériques La Quadrature du Net, c’est surtout la publication du fichier de données brutes qui pose problème, en vertu de l’article 6 du règlement européen : « Cette publication n’était nécessaire à la poursuite d’aucun objectif. Or, publier des données perso[nnelles] sans consentement est toujours illicite si ce n’est nécessaire à aucun objectif », analyse l’organisation. EU Disinfo Lab a, depuis, supprimé le fichier qu’il avait mis en ligne sur un service de partage de documents.

EU Disinfo Lab étant une organisation de droit belge, la CNIL a annoncé qu’elle coopérerait avec son homologue belge pour l’instruction des plaintes. Ce mécanisme de collaboration européenne est notamment prévu par le RGPD.

Le Monde

desirdavenir77500

Publié dans : "AFFAIRES" | le 10 août, 2018 |Pas de Commentaires »

Youtub………………………………(10/08/2018)

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TEMOIGNAGES FRANCEINFO. « Il voulait une vidéo de moi qui me touchais » : des jeunes filles dénoncent les avances sexuelles de youtubeurs
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Encore une patate chaude pour Jonas………………(10/08/2018)

Pourquoi les accusations contre Alexis Kohler peuvent avoir un impact plus grave que l’affaire Benalla.

POLITIQUE – Une affaire chasse l’autre à l’Elysée? L’association Anticor a déposé mercredi 8 août une plainte pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé deux jours auparavant qu’il avait approuvé, comme haut-fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.

Si elles sont confirmées, ces accusations pourraient une nouvelle fois ébranler la présidence de la République, déjà au cœur du scandale dans l’affaire Alexandre Benalla. Mais selon plusieurs spécialistes, si de nouvelles révélations concernant le secrétaire général de l’Elysée continuent de sortir dans la presse, l’affaire Alexis Kohler pourrait avoir un impact plus grave que celle qui porte le nom de l’ancien collaborateur et garde du corps d’Emmanuel Macron.

La justice a en effet ouvert une enquête fin mai après la première plainte de l’association anticorruption auprès du parquet national financier. Déposée pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive », la plainte s’appuyait sur les premières révélations de Médiapart.

Kohler, « le pivot de la République » ébranlé

Cette enquête, si elle accouchait d’une mise en examen, pourrait faire vaciller l’Elysée. « A mon sens, si les faits sont avérés pour Alexis Kohler, je pense que sur le plan politique, l’affaire est plus grave que celle d’Alexandre Benalla », estime l’historien Jean Garrigues auprès de Franceinfo.

Même son de cloche pour Jérôme Fouquet de l’Ifop. « C’est politiquement et institutionnellement bien plus grave », tranche le sondeur sur France 5, rappelant qu’Alexis Kohler est le bras droit du président, son homme de confiance fidèle parmi les fidèles. « C’est le pivot de la République. D’autant plus qu’Emmanuel Macron a manifestement une très fort proximité avec lui. Une toute confiance en lui. C’était le cas sous les précédents quinquennats mais là c’est très fort », explique-t-il.

« Alexis #Kohler est le secrétaire général de l’#Élysée, c’est le pivot de la République. D’autant plus qu’Emmanuel #Macron a manifestement toute confiance en lui. Politiquement, l’impact peut être bien plus grave que l’#AffaireBenalla. » Jérôme Fourquet #cdanslair pic.twitter.com/WcvEu2BawY

— C dans l’air (@Cdanslair) 9 août 2018

Et Jérôme Fouquet d’estimer qu’on est « très loin d’un collaborateur qui a joué les policiers et est allé mettre un coup de poing a des manifestants. » Il s’agit ici d’une affaire qui touche l’ancien directeur de cabinet d’Emmanuel Macron quand il était ministre, principale cheville ouvrière de la création d’En marche! en 2015 et grand artisan de sa campagne présidentielle.

L’opposition commence d’ailleurs à se saisir du dossier, ne manquant pas de rappeler l’affaire Benalla. « Nous sommes face à un phénomène oligarchique », fustige le député Insoumis Ugo Bernalicis auprès du Figaro, quand Sébastien Chenu du Rassemblement national parle d’un pouvoir « bâti sur le mensonge et la dissimulation. » Du côté des Républicains, on dénonce « l’hypocrisie de la majorité » sur la moralisation de la vie publique, sujet fort de la présidence d’Emmanuel Macron.

De quoi Alexis Kohler est-il accusé?

Anticor et ces responsables politiques reprochent à Alexis Kohler d’avoir approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère, et le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, selon des documents révélés par Médiapart. Le site d’informations avait déjà accusé le numéro 2 de l’Elysée de conflit d’intérêts au motif qu’il avait siégé à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France -les chantiers navals de Saint-Nazaire-, dont MSC était le principal client, et qu’il avait rejoint l’armateur quelques années après.

Le bras droit du président de la République était devenu après août 2016 directeur financier de la filiale croisières de MSC, grâce au feu vert de la commission de déontologie de la fonction publique. Cette dernière s’était opposée en 2014 à une première tentative du haut fonctionnaire de travailler pour l’armateur. Marianne croit d’ailleurs savoir que pour cette deuxième demande, fructueuse cette fois-ci, Alexis Kohler a pu bénéficier du soutien d’Emmanuel Macron alors ministre de l’Economie, qui se serait alors « porté garant de l’intégrité de l’énarque. »

Le problème est que le numéro deux de l’Elysée a affirmé s’être toujours écarté des débats quand il a eu à connaître comme haut-fonctionnaire des dossiers concernant MSC. Seulement, Mediapart a ouvert un nouveau front en publiant deux procès-verbaux du conseil de surveillance du « Grand Port maritime du Havre » qui affirment le contraire.

Des allers-retours dans le privé qui alimentent les soupçons

Selon les documents, Alexis Kohler y siégeait, de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat aux côtés du maire du Havre, l’actuel Premier ministre Edouard Philippe. Lors de deux réunions, en septembre 2010 et 2011, il a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre le port du Havre et Terminal Normandie MSC, filiale française de l’armateur et acteur majeur de l’extension du port alors en cours.

Plusieurs ex-membres du conseil ont d’ailleurs affirmé au site d’informations « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC », l’un des plus gros transporteurs maritimes de conteneurs au monde.

Membre actif de la campagne présidentielle pour le candidat Macron, Alexis Kohler avait rejoint l’Elysée en mai 2017 après moins de neuf mois passés chez MSC. Dans l’intervalle, il était revenu à Bercy en mars 2017 pour participer, comme cadre de l’armateur, à une réunion sur la reprise de STX France alors en faillite, alimentant les soupçons de conflit d’intérêts.

« Passer de la haute fonction publique au privé est insupportable, il faut couper toute relation entre le pouvoir politique et économique », s’indigne le député communiste Stéphane Peu à ce sujet, avant de s’étonner auprès de Franceinfo, que son amendement interdisant ces pratiques ait été refusé par la majorité. De son côté, l’Elysée n’a pas souhaité commenter ces accusations, évoquant « une affaire judiciaire en cours. »

 

 Le HuffPost:

desirdavenir77500

Publié dans : "AFFAIRES" | le 10 août, 2018 |Pas de Commentaires »

Le « Palais » tremble………………..(09/08/2018)

Anticor a déposé une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée.

Par L’Obs

Publié le 09 août 2018 à 08h54

L’association Anticor a déposé une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé lundi qu’il avait approuvé, comme haut fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.

 

 

L’association anticorruption avait déposé fin mai une plainte initiale auprès du PNF (parquet national financier) contre le bras droit d’Emmanuel Macron pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive » après des premières révélations du site d’information. Ces révélations avaient déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Conflits d’intérêts

Anticor dénonçait alors la présence d’Alexis Kohler comme représentant de l’Etat à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client, sans faire état de ses liens familiaux avec l’armateur, dont il était devenu, en octobre 2017, directeur financier de la filiale croisières.

Le PNF avait alors révélé enquêter sur les conditions dans lesquelles la commission de déontologie de la fonction publique avait donné son feu vert à ce départ dans le privé, après un premier refus en 2014.

Dans sa nouvelle plainte, Anticor s’appuie sur des procès-verbaux du conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre (GPMH) où Alexis Kohler siégait de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire du Havre, l’actuel Premier ministre Edouard Philippe.

Ces comptes-rendus de 2010 et 2011, publiés par Mediapart, révèlent qu’Alexis Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur italo-suisse et acteur majeur de l’extension considérable du port alors engagée.

« Probité exemplaire »

Anticor souligne notamment que, le 30 septembre 2011, Alexis Kohler vote, « contre l’avis du commissaire du gouvernement », en faveur de l’extension de la présence de TNMSC dans le nouveau terminal Port 2000.

« A défaut de preuve contraire, et notamment de la communication de sa déclaration d’intérêt dont il conviendrait d’obtenir communication », ce lien familial « a toujours été dissimulé par monsieur Alexis Kohler jusqu’à sa révélation par le journal Mediapart », concluent les avocats d’Anticor, Jean-Baptiste Soufron et Patrick Rizzo.

Interrogé en mai par Mediapart, le numéro deux de l’Elysée a affirmé s’être « toujours déporté » [s'être écarté des débats, NDLR] quand il a eu à connaître comme haut fonctionnaire des dossiers concernant MSC.

Interrogé mardi, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours. En juin, aux lendemains de la révélation de l’enquête du PNF, Emmanuel Macron avait loué la « probité exemplaire » de son secrétaire général.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

desirdavenir77500

Publié dans : "AFFAIRES" | le 9 août, 2018 |Pas de Commentaires »
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