La lettre de Laurent Joffrin………………..(22/06/2017)

Libération 22 juin 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Macron et les sept nains

Face au gouvernement Philippe II, ce pack de macroniens, de macronistes et de macronophiles, y aura-t-il une opposition ? Oui. Beaucoup d’oppositions : sept. Telles les paramécies, les partis politiques français se reproduisent désormais par scissiparité. Ils se coupent en deux ou en trois et continuent leur vie comme des organismes autonomes, à chaque fois plus petits.

Entre les pour et les contre Macron, cinquante nuances de bleu, de rose ou de rouge s’épanouissent : opposition frontale, opposition nuancée, opposition constructive, coopération distante, coopération franche, alliance énamourée. Entre ces diverses postures, les courants se scindent en autant de sous-groupes. On en compte sept, désormais, à l’Assemblée. La vie politique française prend ainsi l’allure d’un conte de Grimm : Macron et les sept nains.

De gauche à droite, chacun prend son rôle : la France insoumise, atrabilaire à souhait, sera Grincheux. Le PCF miraculé et discret est Timide. Le PS qui doit reprendre sa pédagogie à zéro est Prof. Le Modem qui n’en revient pas d’avoir plus de trente députés est Joyeux. Les «constructifs», qui laisseront le gouvernement en paix, se reconnaissent dans Dormeur. Et le groupe LR maintenu qui vient de reconduire à sa tête Christian Jacob, dont les capacités intellectuelles sont parfois mises en doute, est Simplet. Reste le septième nain, Atchoum, pour le Front national, ce qui ne veut pas dire grand-chose. On verra plutôt dans Marine Le Pen la méchante reine qui veut tuer le Prince Charmant de l’Elysée et sa Blanche-Neige.

La métaphore s’arrête là. Il ne manquera pas d’orateurs fiévreux, de procureurs pointilleux, de contempteurs compétents pour animer le débat parlementaire. La démocratie n’est pas en péril. Mais l’univers politique est radicalement neuf, avec une grosse étoile centrale qui attire les planètes voisines au risque de les faire fondre, et laisse les autres en orbite lointaine, minuscules dans le froid sidéral. Pour reconstituer une opposition digne de ce nom, il faudra de nombreuses étapes. En Marche d’un côté, la longue marche pour les autres.

Et aussi

François de Rugy, écolo d’expérience, se verrait bien au perchoir. Il a toutes les qualités requises sauf une : il n’est pas une femme. Quoique omnipotent, Emmanuel Macron n’y peut pas grand-chose. Beau joueur, Rugy en a convenu volontiers. Dans une assemblée féminisée, l’élection d’une présidente et non d’un président serait logique. Ecce homo, ou ecce mulier ?

En pleine cohérence le Front national dénonce les affaires qui troublent la majorité mais Louis Aliot refuse de se rendre à la convocation des policiers qui enquêtent sur les assistants parlementaires du FN. Vérité en deçà de Montretout, erreur au-delà.

Bonne interview de Macron dans le Figaro, avec le rappel utile de ce qui unit les Européens : «L’Europe est le seul endroit où les libertés individuelles, l’esprit de démocratie et la justice sociale se sont mariés à ce point.» Il y a certes des progrès à faire dans ces trois domaines. Mais il est juste de dire qu’en comparaison des autres régions du monde, l’Union a réussi quelque chose. L’obsessionnelle propagande des souverainistes et des populistes avait fini par le faire oublier.

Laurent Joffrin
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Et les autres ?? (22/06/2017)

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Et c’est le Figaro qui le dit………………………(22/06/2017)

Business France : la nouvelle affaire qui menace le gouvernement 1/12

logo de Le Figaro Le Figaro

Guillaume DescoursIl y a 4 heures
Le nom de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est cité dans l’enquête sur l’attribution de l’organisation d’un voyage à Las Vegas auquel a participé Emmanuel Macron en 2016. Après des perquisitions mardi, plusieurs membres de l’opposition ont réclamé sa démission.

figarofr: L'actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud était la directrice de Business France, en janvier 2016.© ALAIN JOCARD/AFP L’actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud était la directrice de Business France, en janvier 2016.L’enquête sur l’organisation d’un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, à Las Vegas en janvier 2016 avance. Mardi, une série de perquisitions a eu lieu au siège du groupe Havas et de l’agence Business France, accusée de favoritisme dans cette affaire. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme, ouverte à la mi-mars par le parquet de Paris après des soupçons de dysfonctionnements dans l’organisation de ce déplacement. Au coeur de cette affaire: Emmanuel Macron, mais surtout son actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui dirigeait à l’époque Business France. Alors que plusieurs ministres, cités dans diverses affaires, ont quitté le gouvernement Philippe I, sera-t-elle la prochaine épine dans le pied du président? Le Figaro fait le point.

• Comment est née l’affaire?

C’est le Canard Enchaîné qui l’a révélée le 8 mars, en publiant un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF). Les enquêteurs indiquent s’intéresser à un possible délit de «favoritisme» visant Business France. En effet, l’organisme a confié au groupe de conseil en communication Havas l’organisation d’une soirée à Las Vegas en début d’année 2016 en présence du ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron. Le 6 janvier 2016, l’actuel président de la République avait été ovationné par plus de 500 personnes dont des dirigeants de start-up françaises. «Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé», écrivait l’hebdomadaire satirique.

Selon l’IGF, cette commande est «susceptible de relever du délit de favoritisme» puisque l’organisation de ce voyage n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres. Selon le Canard Enchaîné, le coût de la soirée s’élève à 381.759 euros dont 100.00 euros rien que pour l’hôtel. Or, selon le Code pénal un appel d’offres est obligatoire pour l’attribution de marchés publics dont le montant est supérieur à 25.000 euros.

• Peut-elle fragiliser Emmanuel Macron?

Dès la parution de l’article du Canard Enchaîné en mars, le ministre de l’Économie de l’époque, Michel Sapin, avait déclaré qu’Emmanuel Macron ainsi que son cabinet étaient «totalement hors de cause». Il a indiqué qu’il s’agissait d’un dysfonctionnement de Business France. Un avis partagé par l’entourage du futur président. Ce n’est «en aucun cas une affaire Macron. C’est une affaire Business France», a-t-on répété.

Dans un communiqué, l’organisme avait d’ailleurs fait part de sa responsabilité, mais avait précisé avoir pris des mesures pour y remédier. «Il est apparu ultérieurement que, au vu des délais, le choix d’un prestataire capable de prendre en charge l’organisation de l’événement aux États-Unis et les actions de communication associées (…) avait été fait selon une procédure pouvant potentiellement être affectée d’irrégularité», a expliqué Business France.

• Quels risques pour Muriel Pénicaud?

L’actuelle ministre du Travail, était au moment de l’organisation du voyage, la directrice générale de l’établissement public, Business France. Dès l’annonce des perquisitions, nombre de membres de l’opposition ont réclamé sa démission. Le vice-président du FN, Florian Philippot a estimé qu’elle ne «pourra pas rester (au gouvernement) puisqu’elle est elle-même citée dans l’affaire des appels d’offres de Havas».

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, l’a défendu. «Business France a passé un marché, une commande, il y a eu une irrégularité. Muriel Pénicaud, qui était directrice générale, a provoqué immédiatement un audit, puis une inspection générale, puis l’inspection générale a validé un accord, et c’est elle qui a donné cette information, donc je ne suis pas inquiet sur les conséquences de cette information», a-t-il expliqué sur Europe 1. «Je pense que c’est une grande ministre du Travail, et je pense que ça a été une directrice de Business France exceptionnelle qui elle-même a déclenché tous les voyants quand il y a eu une anomalie», a-t-il poursuivi. Son départ du gouvernement n’est «absolument pas» une question.

Ces derniers jours, plusieurs ministres du gouvernement Philippe I, cités dans des affaires, ont annoncé leur départ du gouvernement. Trois d’entre eux, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, sont des membres du MoDem. Le parti centriste fait l’objet d’une enquête depuis début juin sur l’emploi présumé fictif de ses assistants parlementaires européens.

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L’édito de Laurent Joffrin………………(22/06/2017)

EDITORIAL

Pastel

Par Laurent Joffrin — 21 juin 2017 à 20:56
Après avoir annoncé qu'il quittait le gouvernement, François Bayrou s'est exprimé lors d'une conférence de presse, le 21 juin.Zoom
Après avoir annoncé qu’il quittait le gouvernement, François Bayrou s’est exprimé lors d’une conférence de presse, le 21 juin. Photo Thomas Samson. AFP

ÉditoLa compétence est-elle gage de réussite en politique ? On dira qu’elle vaut mieux que l’incompétence. C’est en tout cas le choix du président de la République pour ce deuxième gouvernement du quinquennat, encore plus macronisé que l’équipe précédente, déjà furieusement macronisante. Bien sûr, l’exécutif vient de faire la cuisante expérience de la rémanence de la vieille politique dans la nouvelle. Les trois ministres Modem, produits d’une alliance des plus traditonnelles, ont buté sur une affaire politico-financière très vintage. La digne sortie de François Bayrou, qui se plaint classiquement d’une cabale médiatico-politicienne pour expliquer son infortune, ne peut cacher le désordre causé par l’irruption du soupçon d’arrangement douteux qui entoure sa petite formation. Exit donc trois ministres politiques, remplacés par des techniciens dont on espère qu’ils ne traînent à leurs basques une quelconque casserole ignorée.

La politique n’est pas tout à fait oubliée : dans ce gouvernement pastel sinon grisâtre, on ajoute une touche rose pâle avec deux femmes au passé socialiste, deux Modem de moindre calibre pour symboliser la fidélité à l’ancienne alliance et, surtout, quelques rejetons de la campagne puisés dans la garde rapprochée du candidat Macron. Est-ce vraiment le nouveau monde ? Cette allergie aux élus trop visibles, ce rejet discret de la légitimité électorale a déjà été essayée, sous de Gaulle, ou bien en Italie, sous Mario Monti, avec des résultats inégaux. Gouvernement des sachants, gouvernement des managers, gouvernement des forts en thème. Une garantie ? Pas sûr. A la première tempête, les conflits de la démocratie renaîtront inévitablement. Alors la compétence ne suffira pas : il faudra bien faire aussi de la politique. Il est vrai que la politique, dans cet attelage surdiplômé, c’est Macron.

Laurent Joffrin

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Ils sont tous là…………………………..(22/06/2017)

Liste

Qui compose le gouvernement Philippe II ?

Par LIBERATION — 21 juin 2017 à 20:53
Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Hôtel Matigon à Paris, le 6 juin.Zoom
Le Premier ministre Edouard Philippe à l’Hôtel Matigon à Paris, le 6 juin. Photo Alain Jocard. AFP

Plusieurs nouveaux visages, un peu de mouvement interne, et la sortie des poids lourds Modem (Bayrou, De Sarnez, Goulard…) : voici la composition du nouveau gouvernement du Premier ministre, Edouard Philippe, annoncé ce mercredi soir.

Gérard Collomb, 69 ans, ministre de l’Intérieur, est sénateur et maire (PS) de Lyon. Représentant de l’aile droite du PS et leader du Pôle des réformateurs, il s’était engagé très tôt au côté d’Emmanuel Macron. Son portrait.

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Nicolas Hulot, 62 ans, ministre de la Transition écologique et solidaire, avait jusqu’ici toujours refusé les ministères. L’ex-présentateur de TF1 et actuel président de la fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme s’était fait devancer par Eva Joly lors de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts en vue de la présidentielle de 2012. Il a chroniqué la campagne présidentielle dans Libération.

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Hulot ou l’irrésistible tentation d’un nouveau monde

Nicole Belloubet, 62 ans, ministre de la Justice. Juriste de formation, agrégée de droit public passée par la politique côté PS, cette Toulousaine d’adoption était l’une des neuf «sages» du Conseil constitutionnel depuis 2013. Adjointe à la mairie de Toulouse, elle a aussi été ­vice-présidente du conseil régional de Midi-Pyrénées, où elle s’occupait d’éducation. Pour un socialiste qui la connaît de longue date, c’est «une magistrate passionnée et intègre». De quoi sauver la grande entreprise de moralisation publique laissée en chantier par François Bayrou.

Jean-Yves Le Drian, 69 ans, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, était le ministre de la Défense tout au long du quinquennat Hollande. Il est également président du conseil régional de Bretagne (en dépit des règles de non-cumul qui devaient s’appliquer aux ministres). Il est le seul ténor du précédent gouvernement à avoir été ouvertement dragué et attendu par le candidat d’En marche. Son portrait, paru dans Libération en 2015.

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Florence Parly, 54 ans, ministre des Armées. Les «armées» resteront dirigées par une femme. L’ancienne socialiste Florence Parly remplace la centriste l’ex-Modem Sylvie Goulard à l’hôtel de Brienne, partie sur fond d’affaires au Modem. Cette énarque de 54 ans fait ainsi un retour en politique, quinze ans après avoir quitté Bercy. Ancienne secrétaire d’Etat au Budget sous Jospin de 2000 à 2002 après des passages dans des cabinets de gauche (Durafour à la fonction publique, Quilès à l’équipement puis conseillère à Matignon) Parly avait pris depuis dix ans le chemin du «monde de l’entreprise» en allant chez Air France puis la SNCF où elle a été directrice générale chargée de «la stratégie et des finances» avant de prendre l’entité «voyageurs». Macron choisit avec elle un double profil  : politique et société civile.

Jacques Mézard, 69 ans, ministre de la Cohésion des territoires en remplacement de Richard Ferrand, était celui de l’Agriculture dans le gouvernement Philippe I. Sénateur PRG du Cantal, il est avocat de profession.

Agnès Buzyn, 54 ans, ministre des Solidarités et de la Santé, est la présidente de la Haute Autorité de santé depuis mars 2016. L’ancienne présidente de l’Institut national du cancer y avait été nommée par François Hollande. Son portrait paru dans Libération en 2011.

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Bruno Le Maire, 48 ans, ministre de l’Economie, s’est présenté sans succès à la primaire de la droite et du centre en 2016. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, il a été ministre de l’Agriculture sous Sarkozy.

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Françoise Nyssen, 65 ans, ministre de la Culture, est la directrice de la maison d’édition Actes Sud. Son portrait, paru dans Libération en février 2016.

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Muriel Pénicaud, 62 ans, ministre du Travail, était la directrice générale de Business France. Membre des conseils d’administration de plusieurs multinationales, elle a été entre autres directrice générale des ressources humaines du groupe Danone et directrice générale adjointe de Dassault Systèmes.

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Jean-Michel Blanquer, 52 ans, ministre de l’Education nationale, est le directeur général de l’Essec, une des plus grandes écoles de commerce du monde. En 2006, il a été directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien, lorsque ce dernier était à la tête du ministère de l’Education nationale.

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Stéphane Travert, 47 ans, récupère le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Le député de la Manche est un proche du chef de l’Etat, il a été son porte-parole lors de la campagne présidentielle. Les deux hommes se sont rapprochés lors de la loi ­Macron. Stéphane Travert, le frondeur socialiste, rapporteur du texte, est tombé sous le charme du ministre de l’Economie.

Gérald Darmanin, 35 ans, ministre de l’Action et des Comptes publics, fait partie des élus Les Républicains du nouveau gouvernement. Maire de Tourcoing depuis les dernières municipales, le député du Nord est un proche de Nicolas Sarkozy. En 2012, il a signé une tribune d’élus de droite contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexeSon portrait, paru dans Libération en 2014.

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Frédérique Vidal, 52 ans, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, est professeure des universités en sciences de la vie.

Annick Girardin, 52 ans, ministre des Outre-mer, était ministre de la Fonction publique jusqu’à la semaine dernière. Elle est membre du Parti radical de gauche et a été réélue députée de Saint-Pierre-et-Miquelon, de justesse.

Annick Girardin, à son ministère, en mars 2016.Photo AFP

Laura Flessel, 45 ans, nommée ministre des Sports, est une ancienne championne olympique d’escrime. Lire le portrait par Libération de la sportive à la retraite depuis 2012.

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Jacqueline Gourault, 66 ans, nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur, permet au Modem de rester dans le cercle des ministères régaliens. La sénatrice du Loir-et-Cher, élue depuis 2001 et déjà engagée en politique lors de la campagne de Giscard en 1974, est une très fidèle de Bayrou.

Elisabeth Borne, 53 ans, ministre chargée des Transports, a été conseillère au ministère de l’Education nationale sous Jack Lang. Ancienne membre du cabinet de Lionel Jospin, elle est aussi passée par le ministère de l’Ecologie auprès de Ségolène Royal. Elle a également travaillé à la SNCF, à Eiffage et plus récemment, en mai 2015, elle a pris la tête la RATP. Son portrait, paru dans Libération à cette occasion.

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Nathalie Loiseau, 53 ans, ministre des Affaires européennes, ancienne diplomate âgée de 53 ans est la directrice de l’ENA d’administration depuis 2012. Lire son portrait publié au moment de sa prise de fonction à l’ENA.

Christophe Castaner, 51 ans, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, est député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence depuis 2012. Il a été candidat aux élections régionales en PACA en 2015, avant de se retirer au second tour pour faire barrage au FN. Pendant la campagne, il a été porte-parole d’Emmanuel Macron.

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Mounir Mahjoubi, 33 ans, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, est un des plus jeunes ministres du gouvernement Philippe. Directeur de la campagne numérique d’Emmanuel Macron, il vient d’être élu député de Paris. Diplômé de Sciences Po, il a présidé le Conseil national du numérique de février 2016 à janvier 2017. Libération l’a suivi le soir du second tour de l’élection présidentielle.

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Mounir Mahjoubi, en mars.Photo AFP

Marlène Schiappa, 34 ans, secrétaire d’Etat à l’Egalité des femmes et des hommes, est adjointe au maire socialiste du Mans, sans avoir elle-même une étiquette politique. Elle a travaillé dans l’agence de pub Euro RSCG et raconté son expérience dans un blog, «Maman travaille». Elle était responsable du pôle «égalité femmes-hommes» de Macron pendant la campagne.

Sophie Cluzel, 56 ans, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, a particulièrement œuvré pour la scolarisation des enfants en situation de handicap, notamment en présidant plusieurs associations dont la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH).

Sébastien Lecornu, 31 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique. Ce proche de Bruno Le Maire collectionne les records de précocité. Excellent connaisseur des rouages partisans, rapide, parfois brutal, il a été l’éphémère directeur adjoint de la campagne de Fillon, avant de claquer la porte quand ce dernier a annoncé sa mise en examen. Il rejointau gouvernement son mentor Le Maire et son meilleur ami Gérald Darmanin, autre jeune loup de LR.

Brune Poirson, 34 ans, qui a été élue dimanche députée LREM dans l’ex-circonscription de Marion Maréchal-Le Pen, obtient elle aussi un secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Transition énergétique.

Jean-Baptiste Lemoyne, 39 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe. Le sénateur LR de l’Yonne aura été le premier de son parti à rejoindre Macron en mars. Il affirmait alors avoir reçu «des centaines» de messages d’élus LR confiant leur intérêt pour sa démarche. Fin connaisseur des rouages parlementaires, il a été l’un des principaux collaborateurs de Jean-François Copé quand ce dernier présidait le groupe UMP à l’Assemblée. Lors de la primaire de la droite, il avait fait campagne pour Alain Juppé dont il était devenu, au côté d’Edouard Philippe, l’un des porte-parole nationaux.

Geneviève Darrieussecq, 61 ans, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées est maire de Mont-de-Marsan et l’autre Modem du gouvernement.

Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires, est un fidèle de Macron.

Benjamin Griveaux, 39ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie. Ce très proche du Président, tout juste élu député de Paris, rejoint Bruno Le Maire à Bercy, avec des attributions encore à préciser. Ancien strauss-kahnien, membre du cabinet de Marisol Touraine au début du quinquennat Hollande, il fut porte-parole de Macron durant la campagne lors de la campagne présidentielle.

LIBERATION Législatives 2017 : retrouvez tous les résultats dans votre circonscription.

Publié dans : Politique | le 22 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

A peine arrivés, déjà partis………………..(21/06/2017)

Publié dans : ELECTIONS | le 21 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Remaniement, déjà………………………(21/06/2017)

Coup de semonce pour Emmanuel Macron

Sa décision d’accepter ou de provoquer le départ de l’équipe gouvernementale de Ferrand, Goulard, de Sarnez et Bayrou est logique et méritoire. Le « recyclage » éventuel de deux d’entre eux en présidents de groupe parlementaire est en revanche choquant.

LE MONDE | 21.06.2017 à 12h13 • Mis à jour le 21.06.2017 à 14h12

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François Bayrou, Jean-Yves Le Drian et Marielle de Sarnez participent au Conseil des ministres au Palais de l'Elysée à Paris, jeudi 18 mai.

François Bayrou, Jean-Yves Le Drian et Marielle de Sarnez participent au Conseil des ministres au Palais de l’Elysée à Paris, jeudi 18 mai. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE/FRENCH-POLITICS POUR « LE MONDE »

Editorial du « Monde ». A peine rangés les lampions de la fête électorale, à peine distribuées les écharpes tricolores aux quelque 440 députés novices qui font leur entrée à l’Assemblée nationale, à peine célébré ce renouvellement sans précédent de la représentation nationale, voilà le président de la République et le premier ministre méchamment rattrapés par la « vieille politique » et ses petits arrangements.

En l’espace de deux jours, ce sont quatre ministres nommés il y a à peine plus d’un mois qui sont contraints de rendre leur tablier pour ne pas entacher l’exemplarité dont Emmanuel Macron a fait l’une des vertus cardinales de son action.

Quatre ministres et non des moindres. Richard Ferrand, pilier du mouvement présidentiel La République en marche, qui était à la tête d’un vaste ministère de la cohésion des territoires. Sylvie Goulard, ex-députée européenne très active et ministre des armées. Et, depuis mercredi 21 juin, les deux principaux responsables du MoDem qui avaient passé une alliance décisive avec le candidat Macron en février : François Bayrou, président du parti centriste et ministre de la justice, et son bras droit, Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes.

Enquêtes préliminaires embarrassantes

Aucun d’entre eux n’est, à ce jour, mis en examen par la justice. Mais tous sont visés par des enquêtes préliminaires embarrassantes. Richard Ferrand pour une affaire immobilière très avantageuse réalisée en 2011 au bénéfice de sa compagne. François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard pour une utilisation supposée abusive d’assistants parlementaires européens au profit du MoDem.

Au-delà du parti centriste, ce dernier dossier concerne également le Front national, dont les députés européens, au premier rang desquels Marine Le Pen, ont fait de l’emploi de leurs assistants un système généralisé de financement des collaborateurs du FN.

Le chef de l’Etat a donc décidé de trancher dans le vif. Sans attendre d’éventuelles mises en examen, il a accepté, ou provoqué, le départ des intéressés de l’équipe gouvernementale. En dépit de son coût politique – l’allié MoDem est écarté du gouvernement –, cette décision est logique et méritoire.

Premier texte emblématique du quinquennat

Quel qu’en soit le fondement, le soupçon qui pesait sur les quatre ministres risquait de ruiner l’entreprise de moralisation de la vie politique dans laquelle s’est engagé Emmanuel Macron. C’est particulièrement vrai pour François Bayrou : en tant que garde des sceaux, il était appelé à défendre le premier texte emblématique du quinquennat visant à « restaurer la confiance dans l’action publique » et, notamment, à combattre tout conflit d’intérêts et à clarifier les règles de financement des partis. Sa position aurait rapidement pu devenir plus qu’acrobatique.

Reste une ambiguïté pour le moins gênante. S’il quitte le gouvernement, Richard Ferrand est appelé, avec l’aval du président, à prendre la présidence du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale. Fonction politique stratégique s’il en est, puisque ce groupe détient à lui seul la majorité. Quant à Marielle de Sarnez, elle semble également décidée à postuler à la présidence du groupe des députés MoDem.

Ce qui n’est plus tolérable d’un ministre serait-il acceptable d’un président de groupe parlementaire ? Cette manière de faire de l’Assemblée nationale une entreprise de recyclage de ministres en délicatesse avec la vertu publique est tout bonnement choquante. La restauration de la confiance ne saurait se limiter au conseil des ministres.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/21/coup-de-semonce-pour-emmanuel-macron_5148710_3232.html#8Os79zvRVEKYeZrR.99

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La lettre de Laurent Joffrin…………….(21/06/2017)

Libération 21 juin 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Tout voir, tout juger…

Ce n’est plus un vent de moralisation qui souffle sur la vie politique. C’est une tornade de la vertu. Coup sur coup, quatre ministres importants quittent leur fonction et une cinquième, madame Pénicaud, ministre du Travail, ne se sent pas très bien. Ces démissionnaires ne sont pas mis en examen, encore moins condamnés, ils bénéficient de la présomption d’innocence et c’est une simple enquête préliminaire qui a provoqué leur départ. Bayrou peut dire : «Goulard m’a tuer…» En annonçant qu’elle renonçait à son poste, la ministre des Armées a déclenché une réaction en chaîne qui frappe aussitôt Bayrou et Marielle de Sarnez. Le Modem qui voulait éradiquer les pratiques douteuses s’est éradiqué lui-même. Savonarole se met sur le bûcher…

Dès lors qu’En Marche a construit son succès en dénonçant la vieille politique, tout cela était inévitable. On peut difficilement afficher une sainteté ostentatoire et fréquenter les bars montants…

Certains commentateurs s’inquiètent de cet excès de morale. Ils évoquent une dictature de la transparence où la société finirait par ressembler au panoptique de Jeremy Bentham. Ce philosophe utilitariste et anglais avait proposé pour les prisons une architecture circulaire où un seul gardien pouvait surveiller tous les prisonniers de sa tour centrale sans même qu’ils le sachent. Michel Foucault en avait fait le symbole d’une société fondée sur le contrôle social. Dans cette métaphore inquiète, la justice et la presse tiennent le rôle du gardien au regard inquisiteur. Aussi bien, ces réalistes anti-transparence citent volontiers Mazarin, ce ripou munificent qui rendit de grands services à la monarchie ou encore Talleyrand, corrompu jusqu’à l’os, qui fut néanmoins un grand diplomate. On les préfère souvent à Robespierre, dont la vertu intransigeante justifiait la Terreur.

A vrai dire, ces réflexions tiennent largement du sophisme. La classe politique est tombée si bas dans l’estime publique qu’il lui faut bien réformer ses mauvaises habitudes. En Marche a parfois du mal à appliquer ses propres principes. Cela ne signifie pas qu’ils soient mauvais. Au demeurant, en écartant les ministres soupçonnés, Emmanuel Macron fait preuve de cohérence. Au bout du compte, l’opinion le portera sans doute à son actif.

Plaider pour l’indulgence, c’est a contrario demander une sorte de privilège en faveur des responsables politiques, qui échapperaient au sort des Français lambda en raison de leur fonction étatique. Qui peut expliquer cela devant une assemblée quelconque de citoyens qui doivent, eux, répondre du moindre écart fiscal ou de la plus petite infraction au code de la route ? Ce serait théoriser, dans un régime d’égalité juridique, le principe du «deux poids, deux mesures». Bonne chance !

Et aussi

Marine Le Pen reproche à Emmanuel Macron de «jeter Bayrou comme un vieux torchon». Elle vient d’interdire à son vieux père l’accès au siège du FN où se réunissait la direction du parti. Chacun ses torchons…

Les «constructifs», ces députés LR plus ou moins macronisés, formeront un groupe autonome, distinct du reste de la droite. L’UDI volera elle aussi de ses propres ailes, sur une ligne tout aussi «constructive». Il y a décidément du messie dans le nouveau président de la République. Jésus multipliait les pains. Macron multiplie les droites.

Le nouveau gouvernement doit être annoncé cet après-midi, mais en raison de la fête de la musique, la cour de l’Elysée sera occupée par un orchestre. Suggestion : l’énumération des ministres pourrait avoir lieu sur fond musical, cela donnerait à l’exercice un tour original. Hymne à la joie pour les nouveaux entrants, marche funèbre pour le Modem.

Laurent Joffrin
Publié dans : Politique | le 21 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Pas content le Béarniais……………………..(21/06/2017)

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« Je n’accepte pas de vivre sans liberté de parole », dit Bayrou qui assure que le MoDem n’a « jamais eu d’emplois fictifs ». Suivez notre direct François Bayrou s’explique. Le ministre de la Justice démissionnaire, mis en cause dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens du MoDem, organise mercredi 21 juin une conférence de presse pour expliquer son départ du gouvernement. Suivez-la en direct a

Publié dans : "AFFAIRES" | le 21 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

La droite divisée………………………(21/06/2017)

Publié dans : Politique | le 21 juin, 2017 |Pas de Commentaires »
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