La fusion est prête…..

Le richissime propriétaire belge de Suez, Albert Frère, peut dire « merci qui »……à votre avis…..?? Et les tarifs gaziers, que vont-ils devenir, à votre avis…??.

Fusion Suez-GDF :
les détails de l’accord

NOUVELOBS.COM | 02.09.2007 | 07:29

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Les dirigeants des deux entreprises et les représentants de l’Etat se sont mis d’accord samedi soir sur les modalités de la fusion. La participation de l’Etat sera de 35%.

Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet (Reuters)

Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet (Reuters)
 

Après avoir négocié toute la journée de samedi 1er septembre, les dirigeants de Suez, de Gaz de France et les représentants de l’Etat se sont mis d’accord en fin de soirée sur un schéma qui doit être soumis dimanche 2 septembre à l’approbation des Conseils d’administration de Suez et de GDF. Les deux entreprises fusionneront par absorption de Suez dans GDF avec une parité de un pour un. L’Etat sera actionnaire du nouvel ensemble à hauteur de 35%, ce qui lui permet de garder la minorité de blocage. Lorsqu’il était ministre des finances, Nicolas Sarkozy avait promis aux syndicats que la part de l’Etat serait de 40%, mais l’écart de parité entre les deux sociétés s’est accru ces derniers mois. En février 2005, quand Dominique de Villepin, alors Premier ministre, a annoncé la fusion, les deux sociétés avaient des valorisations identiques.

Céder l’environnement sans en perdre le contrôle

Aujourd’hui Suez vaut 54 milliards, et GDF 36 Milliards. La seule solution pour que ce mariage reste un mariage d’égaux, sans léser les actionnaires de Suez, étaient de faire maigrir Suez, et donc de l’amputer de l’une de ses activités. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a demandé à Gérard Mestrallet de se séparer du pôle Environnement de Suez (ex-Lyonnaise des eaux), valorisé aux alentours de 20 milliards d’euros.

Mais le patron de Suez a visiblement réussi à trouver une solution pour céder l’environnement sans en perdre le contrôle. « Tout est une question de sémantique », commente l’un de ses proches. Jeudi matin lors de la présentation des résultats, Gérard Mestrallet a insisté sur le fait que l’environnement devait rester dans le périmètre du groupe. Suez va donc proposer à ses actionnaires l’attribution de 66% du capital du pôle environnement par le biais d’une scission d’actions, ce que l’on appelle dans le jargon un « spin off ».

Pacte d’actionnaires

Rebaptisé GDF-Suez, le nouvel ensemble conservera 34% de Suez Environnement, et en contrôlera de facto 48% en formant un pacte d’actionnaires, avec la Caisse des dépôts, Areva, Albert Frère et le Crédit agricole, qui sont actuellement les actionnaires de référence de Suez. Par ce moyen, l’environnement prétend se protéger, dans un premier temps au moins, des appétits que de nombreux groupes ont manifesté à son égard, comme Veolia, ou François Pinault.

Last but not least, les questions de gouvernance ont également été réglées. Gérard Mestrallet sera président du nouvel ensemble, et fera tandem avec Jean-François Cirelli, actuel pdg de GDF, qui deviendra vice-président du groupe fusionné. Yves Colliou, Jean-Marie Dauger, Jean-Pierre Hansen et Gérard Lamarche seront directeurs généraux adjoints.

Odile Benyahia-Kouider

(journaliste à Challenges, groupe Nouvel Observateur)

Publié dans : Economie, Energie |le 2 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

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