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Culture 22/09/2009 à 19h26 (mise à jour à 19h41)

Irina Bokova , ancienne communiste et militante européenne

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Première femme à diriger l’institution, la bulgare était opposée au controversé ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni.

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La Bulgare Irina Bokova, élue à la direction de l'Unesco.

La Bulgare Irina Bokova, élue à la direction de l’Unesco. (AFP Joël Saget)

La Bulgare Irina Bokova, première femme élue mardi à la tête de l’Unesco, est une ancienne communiste, diplomate de carrière, devenue une militante convaincue de la cause européenne.

Ambassadrice de Bulgarie en France, à Monaco et auprès de l’Unesco depuis 2005, âgée de 57 ans, cette femme dynamique, ouverte et souriante, l’une des personnalités les plus populaires du Parti socialiste (ex-communiste), aujourd’hui dans l’opposition, a appartenu à la jeunesse dorée sous la dictature communiste.

Son père, Gueorgui Bokov, a été rédacteur en chef du journal du Parti communiste Rabotnitchesko Delo et, ainsi qu’il se devait à l’époque, elle a ainsi fait ses études supérieures à Moscou, à l’Institut d’Etat des relations internationales.

Comme nombre de figures de la jeune nomenklatura communiste, elle a parfait son parcours universitaire, avant et après la chute du régime en 1989, avec des spécialisations aux Etats-Unis, notamment à l’Université du Maryland et à la prestigieuse Université de Harvard, où elle a étudié l’économie et fréquenté la John F. Kennedy School of Government.

Irina Bokova a été premier vice-ministre des Affaires étrangères et coordinateur des relations de la Bulgarie avec l’Union européenne (UE) de 1995 à 1997 avant de devenir brièvement chef de la diplomatie bulgare de novembre 1996 à février 1997. A ces titres, elle a été un des pionniers de l’adhésion de la Bulgarie à l’UE en 2007.

Alors que la popularité du gouvernement de gauche était en chute libre, elle a été une candidate malheureuse en 1996 au poste de vice-président de la République aux côtés du candidat socialiste à la présidence, Ivan Marazov, qui avait alors échoué face à celui de la droite, Petar Stoïanov.

Elue députée à deux reprises, à l’assemblée constituante après la chute de la dictature communiste de 1990 à 1991, puis de 2001 à 2005, elle a alors été vice-présidente de la Commission parlementaire des Affaires étrangères et membre de la Commission parlementaire d’intégration européenne.

Déléguée permanente de la Bulgarie à l’Unesco, membre de son Conseil exécutif depuis 2007, elle est également vice-présidente du groupe francophone des ambassadeurs auprès de l’Unesco, une institution de l’Organisation des Nations Unies (ONU), chargée de l’éducation, de la science, de la culture et du patrimoine.

Irina Bokova est aussi fondatrice du Forum de politique européenne, une ONG bulgare visant à promouvoir les valeurs européennes au sein de la vie publique, qu’elle a présidé de 1997 à 2005.

Parlant couramment anglais, espagnol, français et russe, elle est mariée et mère de deux enfants.

(source AFP)

Publié dans : CULTURE |le 23 septembre, 2009 |Pas de Commentaires »

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