Un appel de l’UNICEF……

 

Droits des enfants

L’UNICEF lance un appel à l’aide

Mise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 13 h 35

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Un groupe d'enfants indiens dans un quartier pauvre de Kolkata, en Inde, le 20 novembre 2009.

Photo: AFP/Deshakalyan Chowdhury

Un groupe d’enfants indiens dans un quartier pauvre de Kolkata, en Inde, le 20 novembre 2009.

La Convention des droits de l’enfant, approuvée par les Nations unies en 1989, célèbre ses 20 ans vendredi.

L’UNICEF exhorte tous les pays à aider ces enfants privés de nourriture, de toit, d’éducation, d’accès à la santé, et aussi les centaines de millions d’autres frappés par la violence.

Elle estime qu’un milliard d’enfants – 90 % en Asie et en Afrique – sont privés d’un ou plusieurs des « services essentiels à la survie et au développement », comme la nourriture, le logement, l’éducation, la santé, les vêtements, l’eau potable. Quant à la violence, on estime entre 500 millions et 1,5 milliard le nombre d’enfants qui chaque année en font l’expérience.

L’organisme des Nations unies dénonce la mort quotidienne de plus de 24 000 enfants de moins de cinq ans de causes évitables comme la pneumonie, le paludisme ou la malnutrition.

Adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant est le premier et le plus puissant instrument juridique international ayant force de loi qui énonce et protège les droits de l’enfant dans le monde entier.

L’UNICEF est à pied d’oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence.

Crise économique inquiétante

Dans le document dévoilé à la veille de l’anniversaire de la Convention, l’UNICEF souligne qu’il est trop tôt pour évaluer les conséquences de la crise économique sur les droits de l’enfant, mais demande quand même aux gouvernements de ne pas sabrer leurs systèmes de protection sociale.

L’organisme souligne qu’historiquement « les chocs financiers et économiques dans les pays en voie de développement avant (la crise actuelle) ont eu pour résultat une hausse de la mortalité infantile, une baisse de la fréquentation scolaire, une hausse de l’insécurité et une hausse du travail des enfants dans des circonstances dangereuses ».

« Une analyse des données de 120 pays en voie de développement entre 1975 et 2000 a montré qu’une augmentation d’un point des dépenses dans le secteur de l’éducation pendant 15 ans pouvait déboucher sur une scolarisation de 100 % dans le primaire, tout en réduisant de 17 % le nombre de pauvres », souligne l’agence de l’ONU.

Réalisations positives

Malgré les appels à l’aide, la directrice exécutive de l’UNICEF, Ann Veneman, note quand même des « réalisations remarquables » depuis la signature de la Convention.

La mortalité des moins de cinq ans a baissé de 28 %, passant d’environ 12,5 millions en 1990 à 8,8 millions en 2008.

Le nombre d’enfants non scolarisés au primaire a diminué, passant de 115 millions en 2002 à 101 millions en 2007.

De 1990 à 2006, 1,6 milliard de personnes ont eu accès à des sources d’approvisionnement en eau potable améliorées.

L’âge des enfants qui se marient est en hausse dans certains pays, et le nombre de filles sujettes aux mutilations génitales baisse progressivement.

Au Canada

Au pays, malgré une économie relativement prospère, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada, Nigel Fisher, émet des mises en garde: « Nous ne devons pas baisser la garde. La véritable valeur de notre engagement envers la défense des droits de l’enfant ne se mesure pas à la qualité de vie de la majorité des enfants, mais à celle des plus vulnérables, soit ceux qui sont marginalisés en raison de la pauvreté, de leur sexe, de leur origine, de leur situation géographique ou de leurs capacités, et pour ces enfants, il reste encore beaucoup à faire ».

Au Canada, près d’un enfant sur neuf vit toujours dans la pauvreté. Un grand nombre d’enfants doivent être pris en charge par des organismes de la protection de la jeunesse et le système juridique et peu d’entre eux bénéficient de soins de santé mentale appropriés. Les enfants autochtones continuent de s’en tirer moins bien par rapport à l’ensemble des enfants canadiens.

UNICEF Canada appuie la création d’un poste de commissaire national à l’enfance, dont le mandat serait d’attirer l’attention sur l’intérêt de l’enfant en faisant en sorte que la législation, les politiques et les budgets soient conçus en prenant en considération leurs répercussions sur les enfants.

Des célébrations

Par ailleurs, UNICEF Canada souligne le 20e anniversaire de la Convention par de nombreuses célébrations partout dans le pays, notamment des forums éducatifs dans les écoles, des expositions dans les musées et des assemblées législatives spéciales.

À Québec, des enfants qui fréquentent les centres de la petite enfance ont bravé la pluie et marché à travers les rues pour souligner l’événement.

À l’occasion de l’anniversaire de la Convention, Steve Barakatt, ambassadeur d’UNICEF Canada et compositeur de renommée internationale, a dédié aux enfants du monde une composition originale.

La vidéo de Lullaby, l’hymne de l’UNICEF, sera présentée au siège des Nations unies à New York au cours d’une célébration spéciale de la Convention pour la communauté internationale. De nombreux orchestres interpréteront l’hymne dans le monde entier, dont plusieurs en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

Publié dans : Enfance |le 21 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

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