Analyse……

«Le portrait d’une société qui va très mal»

interview

François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, revient sur la performance de Nicolas Sarkozy sur TF1 lundi soir.

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Recueilli par Sylvain Mouillard

Comment Nicolas Sarkozy s’est-il tiré de ce face-à-face avec 11 Français?
L’impression générale, c’est celle d’une attention accordée aux personnes présentes, avec de la proximité, de la compassion. On a l’image d’un Président qui veut montrer qu’il est près des Français. Le deuxième élément positif, c’est celui d’un exécutif qui agit sur tous les cas de figure présentés. Nicolas Sarkozy montre qu’il est en action, sur le pont. Par ailleurs, il n’a pas commis de dérapage. On se souvient que Jacques Chirac, en 2005, avait lâché ce «Je ne vous comprends pas». Nicolas Sarkozy, lui, a eu une empathie indéniable. Si le président n’a pas répondu directement aux difficultés personnelles des Français invités, c’est plutôt le format de l’émission qui en est la cause.

Au-delà de la forme, que peut-on retenir?
J’ai vu quatre problèmes majeurs. D’abord, ce portrait d’une société qui va très mal, qui connaît des situations très difficiles à travers les 11 cas présentés. On a vu de la peine, parfois de l’exaspération. Et cette exaspération est le produit de la politique sarkozyste depuis deux ans et demi même si la crise économique a son importance aussi.

Ensuite, il y a un souci de crédibilité. Est-ce-que ses intentions – louables – sont plus crédibles que d’autres intentions montrées auparavant? Par ailleurs, il y a peu de choses nouvelles, à une nuance près: l’affirmation de la dépendance comme un risque. C’est un peu décevant, cette absence de perspective très forte sur l’avenir. Enfin, dans l’optique des élections régionales, on n’a pas le sentiment d’une dynamique forte.

Quand vous a-t-il paru en difficulté?
Il m’a semblé franchement en difficulté face à l’ouvrier automobile, Pierre. On sentait un homme très revendicatif et qui exprimait une exaspération sociale, en particulier sur la question des fortes différences de revenus. Il m’a semblé voir un déni de souffrance sociale de la part de Nicolas Sarkozy quand il a comparé les salaires des joueurs de foot et ceux des grands patrons.

Publié dans : Show Sarko |le 26 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

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