Total : premièr round……

GREVE

Total : la pénurie à la table des négociations

NOUVELOBS.COM | 21.02.2010 | 08:28

Une réunion entre l’ensemble des syndicats et la direction de Total est prévue à 14h au siège du groupe pétrolier à la Défense près de Paris.

La raffinerie Total à Dunkerque est menacée de fermeture. (AFP)

La raffinerie Total à Dunkerque est menacée de fermeture. (AFP)

La CGT a annoncé avoir accepté de participer à une réunion de négociations dimanche 21 février avec la direction du groupe Total, dont les salariés des raffineries se sont mis cette semaine en « grève illimitée » en soutien au site de Dunkerque, menacé de fermeture.

Le même jour, le ministre de l’Industrie Christian Estrosi doit s’entretenir avec le directeur général de Total Christophe De Margerie. L’entretien est prévu à 17h au ministère de l’Economie et des Finances.

La réunion entre l’ensemble des syndicats et la direction est prévue à 14h au siège du groupe pétrolier à la Défense près de Paris.

« Tout le monde est devant ses responsabilités, nous prenons les nôtres », a expliqué Charles Foulard, coordinateur national CGT du groupe Total.

La CGT a pris cette décision « au regard de la gravité de la situation », a ajouté Charles Foulard, estimant que la semaine prochaine on arriverait « au bord de la pénurie« . Il a dit que le syndicat avait pris cette décision entre autres pour les consommateurs, pour « éviter une rupture d’approvisionnement ».

Avenir du raffinage français

 

Les salariés attendent désormais de sa part des engagements « forts » et convaincants, notamment concernant l’avenir du site de Dunkerque, a souligné Charles Foulard. Parmi les points demandés par la CGT, il a cité l’organisation d’une table ronde sur Dunkerque, mais aussi d’une table ronde nationale. Il faut aussi selon lui que « le gouvernement sorte du bois et prenne position », a-t-il souligné. L’avenir du raffinage français et l’industrie énergétique du pays sont de sa responsabilité, a-t-il estimé, il ne faut plus laisser les patrons pétroliers « externaliser ».

Enfin, les salariés attendent que Christophe De Margerie prenne « très clairement position pour une politique d’investissement qui va assurer la pérennité de notre outil industriel » européen et français de raffinage et dise qu’ »il ne procédera pas à des fermetures ou cessions de raffineries », a-t-il ajouté.

« Aucun licenciement »

 

Dans l’édition de samedi du Journal du Dimanche, le patron de Total, Christophe de Margerie, assure que le site de la raffinerie de Dunkerque -menacée de fermeture- sera maintenu en activité et que, quelle que soit la solution finale, les salariés seront si besoin reclassés « sans aucun licenciement ». Il réaffirme que le groupe pétrolier n’a « aucun projet de fermeture ou de cession de (ses) cinq autres raffineries en France ».

Mouvement de grève illimitée

 

Les salariés des six raffineries que compte Total en France ont décidé jeudi en assemblée générale d’entamer un mouvement de grève illimitée. Le mouvement commencé mardi devait initialement se limiter à 48 heures, en solidarité avec les salariés de la raffinerie des Flandres à Mardyck, près de Dunkerque (Nord), à l’arrêt et menacée de fermeture.

Face à la grève illimitée dans toutes les raffineries du groupe, l’Union française des industries pétrolières (UFIP) a souligné que Total ne possède que la moitié des raffineries en France, 41 dépôts de carburant sur quelque 160 et un quart des stations-service. Selon elle, le pays dispose d’ »au moins » dix jours de stock de carburant.

(Nouvelobs.com)

Publié dans : CULTURE, Economie, SOCIAL |le 21 février, 2010 |Pas de Commentaires »

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