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Audition d’Eric Woerth : l’opposition réclame un juge d’instruction

 

C’est pour elle la seule façon de faire toute la lumière sur l’affaire Woerth-Bettencourt.

Le ministre du Travail Eric Woerth (c) AFP Le ministre du Travail Eric Woerth (c) AFP

L’audition d’Eric Woerth par la police n’a rien réglé, estiment le PS et les Verts. « On assiste à une vaste opération de mise en scène pour ce qui concerne M. Woerth et surtout, avec M. Courroye [ndlr: procureur de Nanterre], à une opération qui consiste à gagner du temps pour que la vérité ne soit pas faite », a commenté le député Noël Mamère (Verts), interrogé jeudi 29 juillet sur LCI.

Noël Mamère a évoqué une « affaire d’Etat » concernant « le financement de la campagne présidentielle de M. Sarkozy. On est aussi dans une affaire Sarkozy ».

 

Pas de juge d’instruction

« On est dans un spectacle inimaginable et exceptionnel », a déclaré, également sur LCI, Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale PS à la Justice.

« Personne ne sait ce qu’a dit Eric Woerth. Il est resté huit heures avec les policiers de la brigade financière. Je n’ai rien entendu qui permette de répondre à la question du conflit d’intérêt », a-t-elle ajouté.

Noël Mamère et Marie-Pierre de la Gontrie ont répété qu’ils souhaitaient la nomination d’un juge d’instruction dans l’affaire Woerth/Bettencourt.

« Eva Joly avait raison de dire que tant que nous ne désignerons pas un juge d’instruction, tant qu’on n’ouvrira pas une information judicaire, il sera impossible de lancer par exemple des commissions rogatoires internationales pour savoir si le financement de la campagne de M. Sarkozy de la part de Mme Bettencourt a dépassé ce qui est légal », a déclaré Noël Mamère.

Marie-Pierre de la Gontrie a jugé que « continuer d’assumer des fonctions de ministre dans cette situation est assez particulier. Cela ne pose pas de problème ni à Nicolas Sarkozy, ni à François Fillon, ni à Eric Woerth ».

 

« Deux poids, deux mesures »

Pour sa part, le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, ex-UMP), a dénoncé sur son blog le fait qu’Eric Woerth ait été entendu à son ministère et non dans les locaux de la Brigade financière. « Si vous êtes milliardaire ou ministre, la police se déplace chez vous ou sur votre lieu de travail. Si vous êtes un simple citoyen, vous devez vous déplacer. Pourquoi? Mystère! » « Cette détestable impression de ‘deux poids, deux mesures’ n’est pas saine pour la démocratie car -que je sache- lorsque l’on est entendu dans les locaux de la police judiciaire, on ne risque pas sa vie », ironise-t-il.

« Décidément dans cette affaire, tout est fait pour discréditer notre justice et nos institutions. Ce sont en effet tous ces ‘petits rien’ purement symboliques qui témoignent du degré de maturité d’une démocratie », ajoute Nicolas Dupont-Aignan.

« Il y a donc deux justices. Mais ce n’est finalement pas étonnant puisque l’on savait déjà qu’il y avait deux systèmes fiscaux », conclut-il.

 

Une « curée médiatique »

A l’UMP, en revanche, on considère qu’Eric Woerth est victime d’une « curée médiatique » et d’une « chasse à l’homme ». Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, a déclaré sur LCI que l’affaire Bettencourt laisserait « une trace » pour le ministre. « Qu’elle laisse une trace, c’est une évidence, parce que vous connaissez l’adage ‘calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose’ ».

Eric Woerth « fait l’objet d’une chasse à l’homme absolument éhontée et à mes yeux tout à fait scandaleuse », a-t-il poursuivi. « J’espère que cette audition permettra à la justice de suivre son cours et à la curée médiatique dont il vient d’être l’objet de s’estomper définitivement », a ajouté Dominique Paillé.

« Je pense que le professionnalisme d’Eric Woerth, son sens de l’intérêt général, finiront avec le temps par effacer tout ce qui pourrait rester de cette dramatique affaire », a-t-il dit. « Il faut très vite passer à autre chose » pour « effacer cet épisode difficile ».

Interrogé sur un éventuel départ d’Eric Woerth du gouvernement, à la faveur du prochain remaniement, le porte-parole a rappelé que « le propre d’un remaniement, c’est que personne n’est jamais certain de rester au gouvernement. C’est la loi du genre ».

« Quels que soient ceux qui partiront et ceux qui rentreront (au gouvernement), il y aura de toute manière un excellent bilan à dresser » au terme du quinquennat, a-t-il encore déclaré.

 

(Nouvelobs.com avec AFP)

 

 

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Publié dans : "AFFAIRES" |le 30 juillet, 2010 |Pas de Commentaires »

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