La cour du Roi Pétaud….

Comment la maison Bettencourt a manoeuvré au sommet de l’Etat

 

Mediapart publie de nouveaux enregistrements mettant en lumière comment l’entourage de la milliardaire a tenté d’influencer le procureur Courroye, par le biais de l’Elysée.

Philippe Courroye  (AFP) Philippe Courroye (AFP)

De l’Elysée  à la maison Bettencourt, il n’y a qu’un pas, si l’on en croit la série d’extraits sonores, pour certains inédits, provenant d’enregistrements clandestins réalisés au domicile de la milliardaire Liliane Bettencourt, et publiés par Mediapart ce lundi 30 août.

Dans une conversation datant du 12 juin 2009, on entend que Fabrice Goguel, l’avocat fiscaliste de l’héritière de l’Oréal, a soutenu auprès du procureur Philippe Courroye la position de sa cliente, qui refuse une expertise médicale. A cette époque, une enquête préliminaire est cours, après une plainte de Françoise Meyers-Bettencourt pour abus de faiblesse visant François-Marie Banier, le photographe ayant reçu près d’un milliard de dons de Liliane Bettencourt.

Le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre dit alors espérer que l’Elysée convaincra le procureur de rallier la position de Liliane Bettencourt. Patrice de Maistre assure que Nicolas Sarkozy « suit l’affaire ». « Ils font ce qu’ils peuvent », soutient-il.

 

« On connaît très, très bien le procureur »

Un enregistrement datant de 2009 met en évidence les relations entre Patrice de Maistre et Patrick Ouart, alors conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions judiciaires. Le 21 juillet 2009, Patrice de Maistre croit ainsi savoir, grâce à lui, avec un mois et demi d’avance, que le procureur Courroye devrait refuser, le 3 septembre 2009, de donner suite à la plainte de Françoise Bettencourt.

Mais la manœuvre judiciaire échoue finalement. En dépit de la position en contre du procureur Courroye, la plainte de Françoise Bettencourt-Meyers va se traduire par un procès public, fixé au 1er juillet 2010, devant la chambre du tribunal de Nanterre présidée par Isabelle Prévost-Desprez.

Patrick Ouart, qui n’est plus conseiller de Nicolas Sarkozy à ce moment-là, ayant intégré LVMH en novembre 2009, demeure toutefois un informateur solide. Patrice de Maistre indique dans un enregistrement datant du 23 avril 2010 que selon Patrick Ouart, Nicolas Sarkozy continue de suivre cette affaire « de très près ». « On connaît très, très bien le procureur », soutient en outre Patrice de Maistre.

 

Florence Woerth, « une petite carriériste »

Le couple Woerth est largement évoqué. Si l’ancien ministre Eric Woerth apparaît comme « sympathique » aux yeux de Patrice de Maistre, son épouse Florence Woerth, qui travaille pour la maison Bettencourt, est en revanche décrite comme « une petite carriériste », « arriviste » dont il faut se débarrasser. »Elle se pousse un peu, elle me fatigue », insiste-t-il. « Je dois aller voir le ministre et lui dire qu’on ne pourra pas avoir sa femme », dit Patrice de Maistre le 23 avril 2010 à Liliane Bettencourt. Alors que le soupçon de conflit d’intérêts se fait pesant, Patrice de Maistre insiste sur la nécessité d’évincer Florence Woerth : « On lui donnera de l’argent, parce que c’est trop dangereux ». « Aujourd’hui, ça fait trop de bruit », s’inquiète-t-il.

Eric Woerth reste en revanche un ami. « C’est lui qui s’occupe de vos impôts », affirmait le 29 octobre 2009, Patrice de Maistre à la milliardaire.

Et, dans une conversation datant du 27 octobre 2009, le gestionnaire de fortune informe Liliane Bettencourt qu’Eric Woerth a manoeuvré pour que l’Institut de France soit doté d’un auditorium André Bettencourt, du nom de l’époux décédé en 2007.

(Nouvelobs.com)

 

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Publié dans : "AFFAIRES" |le 30 août, 2010 |Pas de Commentaires »

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