A travers la presse….

«Ce n’était pas Sarkozy, c’était un Pinocchio»

REVUE DE PRESSE

Les éditorialistes de la presse française ont critiqué l’absence de contradicteurs et le quasi-monologue du président de la République.

Les éditorialistes de la presse française pointent la criante absence de contradicteurs lors du grand oral de Nicolas Sarkozy face à un échantillon de neuf Français, jeudi soir sur TF1.

« Monsieur avait demandé à être servi sur un plateau – quelque chose de simple et convivial – et surtout de ne pas être dérangé. Pas de syndicaliste surtout ! », ironise Patrick Apel-Muller, dans L’Humanité.

Un constat que partage Yann Marec dans Midi Libre jugeant que « Le remake télévisuel de l’an dernier, formaté pour dérouler la politique gouvernementale, manquait singulièrement de contradiction. »

« Parole usée, électorat déboussolé, image brouillée, opinion désabusée, serments éculés », énumère Rémi Godeau dans l’Est républicain, « dans une mise en scène sur mesure, le crypto-candidat a dévoilé sa stratégie ». « Censé être à l’écoute, il a souvent oublié les questions du panel faire-valoir », accuse l’éditorialiste.

« Ce n’était pas Sarkozy, c’était un Pinocchio dont le nez s’allongeait à la mesure de cette interminable émission », assène Jean-Marcel Bouguereau dans la République des Pyrénées. « Une émission sur mesure d’où l’on avait soigneusement choisi les Français en évitant, comme lors de la précédente émission, tous les gréviculteurs qui l’avaient pollués. »

« Hier soir, Paroles de Français aura donc permis à Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, de se livrer à une tentative de reconquête de l’opinion via un échantillon choisi aux petits oignons », renchérit Jacques Guyon dans la Charente libre. « Pourquoi s’embarrasser de journalistes susceptibles de vous gâcher un solo de compassion ou une improvisation sur la justice sociale quand on a la chance d’avoir un choeur de « vrais » gens, posant les vraies questions et face auxquels on peut faire un vibrant récital de nouvelles promesses? »

Etienne Mougeotte dans Le Figaro exprime un point de vue radicalement opposé, estimant qu’en « répondant aux questions concrètes de neuf Français anonymes plutôt qu’aux admonestations péremptoires de stars des médias, le président a voulu conjuguer les contraintes de la mondialisation avec le volontarisme hexagonal ».

Mais pour Jacques Camus de la République du Centre, dénonçant les « questions-prétexte posées par les Français sélectionnés » et qualifiant Jean-Pierre Pernaut de « Monsieur Loyal », l’émission « s’appelait improprement Paroles de Français mais évidemment, il fallait comprendre Paroles du Président. »

 

Publié dans : LA VIE EN SARKOZIE, Show Sarko |le 11 février, 2011 |Pas de Commentaires »

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