Quel gouvernement ?…………………………..(10/05/2012)

Hollande : avec qui gouvernera-t-il?

Créé le 09-05-2012 à 16h59 – Mis à jour à 21h23 8 réactions

Nicolas Chapuis

Le futur président socialiste devra incorporer ses alliés dans son gouvernement. La répartition des postes sera un marqueur fort de l’orientation de sa politique.

Dans six jours, une fois investi, François Hollande pourra annoncer la composition de son gouvernement. Le Parti socialiste se réserve bien évidemment la plupart des postes. Mais François Hollande devra composer avec ses alliés et peut-être même élargir. Qui sera dans le prochain gouvernement ?

Ils y seront :

Accords électoraux obligent, François Hollande va devoir remercier ses alliés de la présidentielle. Parmi ceux-là, deux catégories se distinguent. Dans la première : ceux qui ont renoncé à la présidentielle pour se ranger derrière la candidature de François Hollande dès le premier tour.

Quel gouvernement ?................................(10/05/2012) dans Politique 3649694On pense d’abord au Parti radical de gauche (PRG) de Jean-Michel Baylet (photo ci-contre), seule formation politique à avoir participé aux primaires ouvertes organisées par le PS. Le patron du parti – accessoirement sénateur et propriétaire du journal « la Dépêche du midi » – espère être bien servi. Il a déjà été secrétaire d’Etat et ministre du Tourisme sous François Mitterrand. Une autre figure du parti est ministrable: Christiane Taubira, candidate à la présidentielle en 2002.

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement s’est aussi rallié à François Hollande avant le premier tour. Il avait laissé longtemps planer le doute quant à sa possible candidature. S’il est peu probable que l’ancien ministre de Mitterrand fasse un retour aux plus hautes fonctions, l’actuel président du mouvement, Jean-Luc Laurent, peut espérer une compensation pour avoir soutenu la campagne de Hollande.

Et puis il y a le cas particulier d’Europe Ecologie-les Verts. Le parti avait conclu un accord de gouvernement avec le PS avant le premier tour. Ils ont tout de même présenté la candidature d’Eva Joly avec un succès mitigé (2,31% des voix). Puis, sans surprise, la formation écolo s’est ralliée à François Hollande. Le conseil fédéral du parti a voté à plus de 83% en faveur d’une entrée au gouvernement.

Aujourd’hui, la mieux placée pour prendre un maroquin est Cécile Duflot. Pressentie à l’Environnement, la patronne du parti a une longueur d’avance sur les autres. Pour Daniel3650372 dans PRESIDENTIELLES 2012 Cohn-Bendit, interrogé sur Canal Plus, c’est déjà acté : « Elle y sera, elle aura un poste de ministre de l’Ecologie. » La principale intéressée, qui démissionnera de son poste à la tête du parti le 22 juin prochain, a posé ses conditions sur Europe 1 : « Ca dépend de ce qu’on propose, et de ce qu’on propose à d’autres. Et pour faire quoi? Et dans quel périmètre politique? » Les Verts essaient de négocier également pour les autres caciques du parti (l’ex-candidate Eva Joly et le sénateur Jean-Vincent Placé notamment). Le faible score de Joly ne plaide pas forcément en leur faveur. Daniel Cohn-Bendit y est lui carrément opposé. Il propose à la place d’autres noms : Nicolas Hulot, l’eurodéputé Yannick Jadot ou encore Stéphane Gatignon, le maire de Sevran.

Ils n’y seront pas :

En tout cas pas pour le moment… Le Front de gauche s’est prononcé contre l’entrée au 3651051gouvernement de ses cadres. Un proche de Jean-Luc Mélenchon prévient : « Les communistes n’iront pas, ou alors seulement les renégats. » Dans son style personnel, Mélenchon avait lui-même lancé à la tribune :  »Avec mes camarades du Front de gauche nous serons, maintenant et pour toujours, la force autonome, indépendante, exigeante, qui ne se marchande pas, qui ne tripote rien sur les coins de bistrots, qui ne s’arrangera avec personne d’autre qu’avec le peuple lui-même, et avec son propre programme. »

Pierre Laurent a confirmé que le Parti communiste était sur la même ligne. Pourtant le Front de gauche a fait campagne pour Hollande dans l’entre-deux-tours sans ménager ses forces. Mais jusqu’au bout, il a refusé de faire des meetings communs avec le PS, préférant organiser ses propres rassemblements pour appeler à battre Nicolas Sarkozy. Donc pas de Front de gauche dans le premier gouvernement. Cependant la porte n’est pas totalement fermée. A l’avenir, en cas de remaniement au milieu du quinquennat, et si les socialistes réorientent leur politique plus à gauche, le Front de gauche pourrait se révéler être un allié précieux. Quant à Jean-Luc Mélenchon lui-même, il avait assuré qu’il ne participerait pas à un gouvernement qu’il ne dirigerait pas. Et il n’apparaît pas dans les plans de Hollande de le nommer à Matignon dans l’immédiat…

Les partis d’extrême gauche comme le NPA et LO ont pour leur part toujours refusé de rentrer dans un gouvernement. Fermement opposés à la politique de Hollande, Olivier Besancenot, Philippe Poutou ou encore Nathalie Arthaud  ne devraient pas être de la partie.

Ils ne seraient pas contre :

Plus épineux est le cas du MoDem. François Bayrou a appelé dans l’entre-deux-tours à voter François Hollande « à titre personnel ». Cette décision n’engageait pas son parti. Mais beaucoup, au MoDem ne seraient pas opposés à entrer au gouvernement. C’est le cas de3651131 Jean-Luc Bennahmias qui, interrogé sur la question par le JDD, avait déclaré : « Le MoDem ne participera pas à une majorité. Mais si vous me parlez d’individus, il ne faut rien exclure. » François Bayrou, de son côté, n’a pas évoqué la question lors de son allocution jeudi dernier. Mais il a rappelé que « l’unité nationale devait prévaloir en cette période de crise. (…) Il appartiendra maintenant à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays. » L’élu centriste ne peut pas vraiment s’appuyer sur son score à la présidentielle (9,13%) pour être en position de force.

Du côté de François Hollande, la porte ne semble pas grande ouverte. Si les principaux leaders ont salué le ralliement de l’entre-deux-tours, Pierre Moscovici, le directeur de campagne du candidat PS, a rappelé :  »François Hollande a dit de la manière la plus claire qu’il gouvernerait sur son projet, à gauche, qu’il aurait un Premier ministre socialiste. » L’aile gauche du parti est très opposée au fait de gouverner avec le MoDem. Jean-Luc Mélenchon aussi verrait cela comme d’un très mauvais oeil. Or, le prochain président n’a aucun intérêt à se mettre à dos le futur groupe Front de gauche à l’Assemblée.

Avant de penser à l’entrée au gouvernement d’un centriste, le PS doit d’abord régler la question des investitures aux législatives. Ce matin, le parti a annoncé que la candidate PS dans la circonscription de François Bayrou avait été maintenue. Yann Wehrling, le porte-parole du MoDem souhaitait atteindre les 15 députés (contre 4 actuellement). Les négociations ne font que commencer.

Nicolas Chapuis

Publié dans : Politique, PRESIDENTIELLES 2012 |le 10 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

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