Christine TAUBIRA telle qu’en elle-même……………………..(17/05/2012)

Christiane Taubira

Christiane Taubira
Christiane Taubira - Royal & Zapatero's meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0529 2007-04-19.jpg


Fonctions
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
28e garde des Sceaux de la Ve République
En fonction depuis le 16 mai 2012
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault
Prédécesseur Michel Mercier
Députée européenne
19 juillet 199419 juillet 1999
Élection 12 juin 1994
Législature 4e Parlement européen
Députée de la 1re circonscription de la Guyane
En fonction depuis le 2 avril 1993
Groupe parlementaire Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (apparentée)
Prédécesseur Elie Castor
Biographie
Date de naissance 2 février 1952 (60 ans)
Lieu de naissance Drapeau : France Cayenne (Guyane)
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique Walwari – App. PRG
Profession Économiste
Dirigeante de société
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Christiane Taubira, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane), est une femme politique française. Candidate PRG à l’élection présidentielle de 2002, elle est députée et présidente de Walwari.

Elle est nommée ministre de la Justice, le 16 mai 2012, dans le gouvernement Ayrault.

Sommaire

Biographie

Christiane Taubira est issue d’une famille modeste — sa mère, aide-soignante élevait seule six enfants. Elle est aujourd’hui divorcée et mère de quatre enfants. Diplômée de Doctorat d’économie et d’agro-alimentaire à Paris, de sociologie et ethnologie Afro-américaine, elle est professeur de sciences économiques en 1978. Cofondatrice[réf. nécessaire] de l’association agricole Caricoop pour la Guyane (Confédération caraïbe de la coopération agricole), elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l’OCCE (Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane).

Elle commence sa carrière politique comme militante indépendantiste, mouvement dont elle se revendique toujours1. Par la suite, elle crée le parti Walwari en 1993 et en devient la présidente. La même année, elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et est réélue en 1997. En 1993, elle vote, dans l’hémicycle, l’investiture du gouvernement Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L’année suivante, elle est quatrième de la liste Énergie radicale menée par Bernard Tapie lors des européennes. En avril 1994, elle est observateur parlementaire aux premières élections multiraciales en Afrique du Sud2.

À sa réélection en juin 1997, elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l’or en Guyane. Jusqu’en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR).

En 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle avec une campagne axée sur l’« égalité des chances ». Elle obtient 2,02 % des voix au premier tour. Selon certains socialistes, cette candidature aurait contribué à l’éparpillement des voix « de gauche » et aurait été une des causes de l’échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l’élection présidentielle3. Mais d’après d’autres observateurs, comme Jacques Séguéla, Christiane Taubira avait proposé une alliance à Lionel Jospin, qui n’aurait pas donné suite à cette demande4.

Elle est de nouveau élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste. Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle et supprimé au congrès de 2004. Elle est en tête de la liste « Europe fraternelle » du PRG aux élections européennes de 2004, dans la circonscription Île-de-France : cette dernière n’obtient que 1,54 %, et aucun élu5.

Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l’investiture du PRG pour l’élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives6. Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l’équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l’expression républicaine7 ». Par la suite, lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l’entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l’offre »8.

Elle est réélue députée le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Lors du référendum de 2010 sur le passage de la Guyane à un statut d’autonomie, elle appelle à voter « Oui » au sein du mouvement Guyane 74.

Christiane Taubira est candidate, à la tête d’une liste divers gauche à l’élection régionale de 2010 en Guyane. Arrivée en tête des quatre listes de gauche en présence mais largement derrière le candidat de la majorité présidentielle, Rodolphe Alexandre, elle conduit une liste d’union de la gauche au second tour. Le 21 mars 2010, elle est battue par la liste du maire de Cayenne, Rodolphe Alexandre, soutenue par l’UMP, qui réalise 56,11 % de suffrages contre 43,89 pour la liste de Christiane Taubira9.

Le 14 décembre 2010, elle annonce son soutien à Arnaud Montebourg dans le cadre des primaires du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 201210.

Le 16 mai 2012, elle est nommée ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Travaux et prises de position

Christiane Taubira a donné son nom à la loi française n° 2001-434, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l’humanité la traite négrière transatlantique et l’esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu’elle limite l’esclavage à la traite européenne des Noirs.

Elle est fréquemment considérée par les politiques comme un « électron libre », en raison de ses prises de position personnelles entrant peu dans une logique de parti11. Contrairement au PS et au PRG elle s’oppose ainsi en 2004 au vote de la Loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques considérant que « Faire œuvre législative plutôt que mission pédagogique, c’est perdre foi en République, alors que sont soigneusement évités les terrains où se nouent les tensions les plus lourdes de sens dans l’affrontement éthique12. » En 2005, elle prend position pour le « Non » lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe13, contrairement au PRG, dont elle est à l’époque encore vice-présidente.

En avril 2008, elle est chargée par le président de la République Nicolas Sarkozy d’une mission sur les accords de partenariats économiques entre l’Union européenne et les pays ACP14. Son rapport remis deux mois plus tard15 émet de lourdes critiques envers ces dispositifs et formule des préconisations jugées audacieuses16 mal reçues par l’Élysée, le chef de l’État n’ayant fait aucun commentaire.

En 2012, elle soutient publiquement le chef Raoni dans sa lutte contre le barrage de Belo Monte.

Détail des fonctions et des mandats

Mandat local

Mandats parlementaires

Mandat ministériel

Œuvres

  • L’Esclavage raconté à ma fille, 2001
  • Codes noirs de l’esclavage aux abolitions (Introduction), Dalloz, 2006
  • Rendez-vous avec la République, 2007
  • Égalité pour les exclus : le politique face à l’histoire et à la mémoire coloniales, Temps Présent Editions, 2009
  • Mes météores : Combats politiques au long cours, Flammarion, 18/03/2012 (ISBN 978-2081278950)

Notes et références

  1. de Christiane Taubira dans Afrik.com – 06/1/2011 [archive]
  2. Notice biographique [archive], sur www.christiane-taubira.net.
  3. Pascal Virot, « 2007 : Taubira rejoint les postulants de gauche » [archive], Libération, 13 juillet 2006.
  4. Jacques Séguéla : Autobiographie non autorisée, Plon, 2009.
  5. Résultats [archive], sur le site du ministère français de l’intérieur.
  6. « Le Parti radical de gauche ne présentera pas de candidat à la présidentielle », dépêche AFP citée par le Monde, 22 octobre 20006.
  7. Jean-Baptiste de Montvalon, « La campagne de la candidate PS « bat de l’aile » ? Mme Taubira veut « l’amplifier » », Le Monde, 21 janvier 2007.
  8. « Christiane Taubira affirme « avoir été approchée » par l’entourage de Nicolas Sarkozy » [archive], dépêche AFP citée par le Monde, 14 juin 2007.
  9. Élections régionales de 2010 – résultats en Guyane [archive] sur le site du ministère de l’Intérieur
  10. « Primaires du PS : Taubira « conjugue » sa candidature avec celle de Montebourg » [archive], Mediapart.
  11. Portrait sur RFI en 2002 [archive]
  12. Position de Ch. Taubira sur la loi sur le foulard islamique [archive]
  13. Entretien avec Rosa Moussaoui [archive], L’Humanité, 2 mai 2005.
  14. « Christiane Taubira chargée d’une mission sur les accords de partenariats économiques », Le Monde, 22 avril 2008.
  15. Les accords de partenariat économique entre l’Union européenne et les pays ACP. Et si la politique se mêlait enfin des affaires du monde ? [archive], rapport à monsieur le président de la République remis par Mme Christiane Taubira, députée de Guyane, 16 juin 2008
  16. Lauranne Provenzano, « Accords économiques UE-ACP : Christiane Taubira jette un pavé dans la mare [archive] », afrik.com, 2 juillet 2008

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

 

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Élection présidentielle française de 2002

Publié dans : BIBLIOGRAPHIE |le 17 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

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