Habillés pour cinq hivers………………………..(18/06/2012)

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Élections 2012

Politiques

Droite populaire : après les œillades, la débandade

18 juin 2012 à 14:17
Eric Raoult (ici en 2007).

Eric Raoult (ici en 2007). (Photo Charles Platiau. Reuters

Analyse Les candidats UMP qui ont le plus dragué le FN se sont pris une veste.

Par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN

Une raclée. Sur la quarantaine de membres de la Droite Populaire candidats à leur réélection lors du scrutin législatif, seuls 19 ont passé le cap. 21 de chute pour l’aile droitière de l’UMP. Si Christian Vanneste, exclu de son parti pour des propos homophobes, a été éjecté dès le premier tour, Eric Raoult, Brigitte Barèges et Richard Mallié font, eux, partie des battus du deuxième tour. Seules figures médiatiques à s’en sortir, Lionnel Luca avait assuré sa réélection dès le premier tour dans la 6e des Alpes-Martimes, tandis que l’ancien ministre Thierry Mariani l’a emporté dans la nouvelle et confortable 11e circonscription des Français de l’étranger. Pendant que son ancienne circonscription tombait dans l’escarcelle de son rival Jacques Bompard, le maire d’extrême droite d’Orange (Vaucluse).

Parmi les députés Droite populaire, le cas de Jean-Paul Garraud (Gironde) a suscité une forte polémique pendant la campagne. Et provoqué la colère du maire de Bordeaux, Alain Juppé, l’élu s’étant interrogé durant l’entre-deux tours sur «la pertinence du maintien d’un cordon sanitaire autour du FN», allant même jusqu’à évoquer un «certain nombre de convictions communes» avec l’extrême droite. Malgré cette danse du ventre explicite, Garraud a été battu (45,4%) par son rival socialiste, tout comme Maryse Joissains-Masini dans les Bouches-du-Rhône, elle qui avait aussi multiplié les clins d’œil au Front national. Battue aussi, Brigitte Barèges, qui déclarait la semaine dernière que l’élection de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale la ravirait.

Faiblesse électorale

De fait, les sortants UMP les plus motivés à draguer le FN et ses électeurs ont souvent pris cette stratégie en pleine figure. Comme si leurs appels du pied avaient d’abord été jugés comme une preuve de leur faiblesse électorale. Visant ouvertement un éclatement de l’UMP, Marine Le Pen a pris un malin plaisir à s’engouffrer dans cette brèche en les laissant en plan et parfois en les faisant battre. Quitte à appeler ouvertement à voter contre un candidat UMP, même quand celui-ci affrontait un PS en duel au deuxième tour.

C’est cette situation qu’a vécue Nadine Morano, non membre de la Droite populaire, et qui lui a coûté sa réélection en Meurthe-et-Moselle. L’ancienne ministre de l’Apprentissage n’avait pourtant pas ménagé sa peine, assurant durant l’entre-deux tours son accord avec le FN «sur la lutte contre l’immigration illégale, sur l’interdiction des prières de rue, sur le respect de nos traditions et sur le patriotisme». Des valeurs communes qu’elle était allée jusqu’à agiter dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, selon elle «un support comme un autre». A l’inverse, Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand, pourtant en bonne place sur la «liste noire» des candidats à battre établie par Marine Le Pen, ont dénoncé le jeu du FN et, surtout, réussi à mobiliser leur camp. Une stratégie fidèle avec le «ni FN, ni front républicain» prôné pendant la campagne par la direction de l’UMP. NKM et Bertrand ont sauvé leur siège, de justesse. Et se retrouvent en position de force pour contraindre l’UMP à éviter tout flirt avec l’extrême droite.

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Publié dans : LEGISLATIVES |le 18 juin, 2012 |Pas de Commentaires »

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