Copé tel qu’en lui-même…………………………….(22/10/2013)

Jean-François Copé

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Jean-François Copé
Jean-François Copé, le 21 janvier 2010.
Jean-François Copé, le 21 janvier 2010.
Fonctions
Président de l’UMP
En fonction depuis le 19 novembre 2012
(11 mois et 3 jours)
Élection 18 novembre 2012
Vice-président Luc Chatel
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne
En fonction depuis le 20 juin 2007
Législature XIIIe
XIVe
Prédécesseur Roger Boullonnois
19 juin 200218 juillet 2002
Législature XIIe
Prédécesseur Nicole Bricq
Successeur Roger Boullonnois
Maire de Meaux
En fonction depuis le 1er décembre 2005
Prédécesseur Ange Anziani
19 juin 199520 juin 2002
Prédécesseur Jean Lion
Successeur Ange Anziani
Secrétaire général de l’UMP
17 novembre 201019 novembre 2012
Prédécesseur Xavier Bertrand
Successeur Michèle Tabarot
Président du groupe UMP
à l’Assemblée nationale
27 juin 200723 novembre 2010
Élection 20 juin 2007
Législature XIIIe
Prédécesseur Bernard Accoyer
Successeur Christian Jacob
Ministre délégué au Budget
29 novembre 200415 mai 2007
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Éric Woerth
Ministre délégué à l’Intérieur
31 mars 200429 novembre 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
ministre de l’Intérieur
Successeur Marie-Josée Roig
Secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement
7 mai 200230 mars 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I et II
Prédécesseur Jean-Jack Queyranne
Successeur Henri Cuq
Porte-parole du gouvernement français
7 mai 200215 mai 2007
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I, II et III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Catherine Trautmann (indirectement)
Successeur Christine Albanel
Député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne
19 juin 199521 avril 1997
Législature Xe
Prédécesseur Guy Drut
Successeur Guy Drut
Biographie
Date de naissance 5 mai 1964 (49 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP
Père Roland Copé
Diplômé de IEP de Paris (1987)
ENA (1989)
Profession Avocat
Haut fonctionnaire

Jean-François Copé est un homme politique français, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Maire de Meaux et député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il a occupé plusieurs fonctions ministérielles dans les gouvernements Raffarin et Villepin. Nommé secrétaire général de l’UMP en 2010, il est élu président du parti en novembre 2012.

Sommaire

Origines familiales

Jean-François Copé est l’aîné d’une famille de trois enfants. Il est le fils de Monique Ghanassia, juive séfarade1 originaire d’Alger en Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d’origine juive ashkénaze2 roumaine3.

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l’est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l’antisémitisme4567 de son pays, il émigre en France à Paris en 1926. Le grand-père choisit par décret de francisation (prénom et nom) de changer pour Marcel Copé. Le patronyme juif « Copel-ovici » est un des nombreux diminutifs de Jacob8 dont le sens en hébreu est « Dieu récompense ». Il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable9. En octobre 1943, le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d’Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, faite par la suite Justes10. En 1965, âgé de 64 ans 11, le grand-père de Jean-François Copé décède en Israël12. Il fait de cet évènement familial un des motifs profonds de son engagement politique13.

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d’un rabbin originaire de Tunisie et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d’Algérie9.

Études

Il effectue sa scolarité à l’école active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement de Paris. Il obtient son baccalauréat en série B (économique et social) en 1981. En 1985, il intègre Sciences Po. En 1987, il entre à l’ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989).

Il suit des séminaires de formation en nouvelle gestion publique (new public management) aux États-Unis14 et défend en matière budgétaire le « benchmarking15 », c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes.

Vie privée

Le 1er juin 1991, il épouse Valérie Ducuing, consultante en relations publiques chez Veolia. De ce premier mariage, naît une fille et deux fils16. Ils divorcent en 200717. Il a une deuxième fille16, née en 2010 de son union avec Nadia Hamama18. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux19,20.

Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d’une autorité laïque »21 : « Ma communauté, c’est la communauté nationale. »

Carrière professionnelle

De 1989 à 1991, il est administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). De 1991 à 1993, il est directeur de cabinet du président du Crédit local de France. De 1990 à 1993, il est maître de conférences d’économie et de finances locales à Sciences Po. De 1998 à 2002, il est professeur associé à l’université Paris VIII22.

Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local de France et président du conseil d’administration de l’Institut des managers du développement local.

Il anime depuis la rentrée 2006, son propre club politique, Génération France.fr23 dont le slogan est « 0 % petites phrases et 100 % débat d’idées ». Ce club a axé une grande partie de ses travaux sur l’identité, le vivre ensemble et le pacte républicain.

En mai 2007, bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen24, il obtient un certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) et prête serment devant la cour d’appel de Paris. À partir de septembre 2007, il exerce à temps partiel, pour 20 000 € par mois25, dans le cabinet d’avocats d’affaires Gide Loyrette Nouel26, l’un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l’État dans le projet de fusion GDF-Suez. En novembre 2010, lors de sa nomination comme secrétaire général de l’UMP, il annonce qu’il cesse d’exercer dans le cabinet, mais continue son activité de « conseil à titre individuel »27.

De fin 2009 à fin 2010, il siège bénévolement au sein du comité consultatif de Lutetia capital, un fonds d’investissement agréé auprès de l’AMF28.

Il est membre du club Le Siècle29 et de la Commission Trilatérale30.

Carrière politique

Débuts

De 1993 à 1995, Jean-François Copé est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy. Il devint ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, dans le gouvernement Balladur.

Il soutient Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 199531. La même année, il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l’époque Premier ministre et président du RPR) en matière d’idées. De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l’économie, puis de la formation. De 2001 à 2002, il est secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d’alternance.

Mandats locaux

Jean-François Copé est élu maire de Meaux (chef-lieu d’arrondissement de Seine-et-Marne) en 1995, à l’âge de 31 ans, puis est réélu en 2001. Il se fixe deux priorités : la rénovation urbaine et la sécurité.

En matière de rénovation urbaine, il lance le « plan Marshall » destiné à revoir entièrement le centre ville de Meaux au niveau architectural et de son urbanisme32. Dernière action en date, la destruction en juin 2011 de trois tours géantes Genêt, Hortensia et Iris, datant des années 1960 remplacées par des logements à taille humaine pour privilégier la mixité sociale33. Une opération (démolition technique, relogement, déménagements, honoraires, etc.) financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et par Meaux Habitat34. La rénovation urbaine s’accompagne d’une volonté d’amélioration de l’environnement avec la création du parc naturel du Pâtis sur 150 hectares (Grand prix de l’environnement des Villes d’Île-de-France 2006, dans la catégorie Espaces verts et Paysage)35 et du bien-être des Meldois avec l’opération « Meaux plage » depuis 200636.

En matière de sécurité, la ville déploie depuis 2003 un vaste réseau de vidéo-protection. En 2011, le dispositif compte environ 140 caméras, réparties dans toute la ville37 accompagné d’un gonflement des effectifs de la police municipale: 150 agents se relaient pour assurer la sécurité des 50 000 Meldois38. Des mesures qui entrainent une baisse générale de la délinquance -15 % entre 2007 et 201039. Sur le plan économique et de l’emploi, Jean-François Copé souhaite ramener l’activité commerciale dans la communauté d’agglomération de Meaux en imposant comme pôle économique de l’est francilien le Parc d’Activités du pays de Meaux qui devrait ouvrir ses portes fin 2012 et créer à terme près de 4000 emplois40.

Sur le plan culturel, il lance en 2003 le festival Muzik’Elles, qui fête en 2011 sa 7e édition. Un festival qui reçoit chaque année des artistes comme Zazie, Liane Foly, Gaëtan Roussel ou Julien Doré41. Il inaugure le 11 novembre 2011, en présence de Nicolas Sarkozy, le futur musée de la Grande Guerre où les visiteurs pourront découvrir la plus grande collection de France sur la guerre de 14-18, composée de plus de 50 000 objets. Ce musée qui devrait recevoir jusqu’à 80 000 visiteurs par an a pour objectif de transmettre la mémoire et un message de paix pour construire l’avenir à travers plusieurs parcours initiatiques42.

En 2005, il redevient maire de Meaux après la démission d’Ange Anziani. À la suite des élections municipales de mars 2008, il est réélu à la mairie de Meaux pour un troisième mandat, la liste qu’il conduisait ayant recueilli 67,74 % des suffrages exprimés au premier tour43.

Fonctions parlementaires

Au mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut au premier gouvernement Juppé sous Jacques Chirac. De 1995 à 1997, il est le benjamin de l’Assemblée nationale. Il est également, en 1997, le plus jeune député battu, comme il le mentionne souvent, à l’issue d’une triangulaire RPR-PS-FN, qui favorise la gauche. Il est conseiller régional d’Île-de-France de 1998 à 2007.

Le 16 juin 2002, au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne.

Le 10 juin 2007, il est réélu député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés, soit 25 489 voix, à la suite la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Il quitte alors sa fonction de conseiller régional durant l’été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, son siège revenant à Jean-François Robinet44.

Fonctions ministérielles

Jean-François Copé est membre des gouvernements Raffarin I et Raffarin II, de 2002 à 2004, en tant que secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement sous Jacques Chirac. Il est alors le benjamin des ministres. Nommé au gouvernement, il devient premier adjoint au maire de Meaux, obéissant à la règle non-écrite de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d’agglomération de Meaux.

Fin 2003, il promeut un dispositif d’exonération de l’impôt sur les plus-values des grandes entreprises en cas de vente de leurs titres de participation, appelé en pratique « niche Copé ».

En 2004, il conduit la liste de l’UMP au premier tour, puis la liste d’union avec l’UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. À la suite de la victoire de la liste socialiste conduite par Jean-Paul Huchon, il renonce à prendre la tête du groupe UMP au Conseil régional d’Île-de-France, que conserve Roger Karoutchi.

Il devient, en mars 2004, ministre délégué à l’Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement. Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement.

Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l’État.

En 2005, il est au centre d’une polémique car il occupait un logement de fonction, plus grand que ce qu’autorisent les consignes ministérielles 45 (230 m2 au lieu de 120 m2 à 140 m2)46, dans le 16e arrondissement de Paris, bien qu’il disposât par ailleurs d’un appartement privé à Paris. Jean-François Copé se justifie alors par le fait qu’il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu’il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique intervient en même temps que l’affaire Gaymard, qui conduit le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.

Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale

Il est élu, le 20 juin 2007, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale par 256 voix, contre 44 à Alain Joyandet. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s’opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre47, il s’impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l’exécutif, n’hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement48. Après s’être vu confier par le Premier ministre, François Fillon, une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l’audiovisuel public.

À la tête de l’UMP

Copé tel qu'en lui-même..................................(22/10/2013) dans BIOGRAPHIE

magnify-clip dans BIOGRAPHIE

Jean-François Copé dans les Vosges, lors de la campagne de l’élection du président de l’UMP.

Le 17 novembre 2010, il devient secrétaire général de l’UMP en remplacement de Xavier Bertrand, nommé au gouvernement. Fin 2010-début 2011, il fait voter une loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance des sociétés françaises, appelée « loi Copé-Zimmermann ».

Après la défaite de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012, il autorise la création de courants au sein de l’UMP49. Le 26 août 2012, à Châteaurenard, il se déclare candidat à la présidence du parti, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy50, et compose un « ticket » avec Luc Chatel pour la vice-présidence du parti et Michèle Tabarot pour le secrétariat général. Durant la campagne, alors que François Fillon, donné largement gagnant dans les sondages auprès des sympathisants de droite, cherche à se distinguer de l’ancien président de la République, Jean-François Copé s’en revendique et défend « la droite décomplexée »50. Dans le Manifeste pour une droite décomplexée qu’il publie fin 2012, il certifie de son admiration envers l’ancien président, et s’engage à être à ses côtés, quelles que soient les décisions qu’il puisse prendre dans le futur51. Dans les dernières semaines de la campagne, les partisans de Jean-François Copé font état de la « dynamique » de sa campagne et la presse commence à mettre en doute les sondages, qui portent sur les sympathisants et non les adhérents de l’UMP.

Le soir du scrutin, le 18 novembre 2012, les deux candidats revendiquent chacun la victoire. Jean-François Copé est proclamé vainqueur le lendemain, par 50,03 % des voix, par la Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE). Ce résultat est contesté par les partisans de François Fillon52. Après une semaine d’atermoiements politiques et médiatiques, la Commission nationale des recours (CONARE) – contestée dans sa composition par le camp Fillon – le proclame à nouveau vainqueur, cette fois avec 50,28 % des voix. François Fillon et ses partisans refusent toujours de reconnaître l’élection de Jean-François Copé, créent à l’Assemblée nationale un groupe parlementaire distinct du groupe UMP, le Rassemblement-UMP, et évoquent la possibilité de saisir la justice53,54. À cette occasion, un ouvrage publié par deux journalistes affirment que l’équipe Copé a triché55,56, tandis que les partisans de ce dernier dénoncent des irrégularités ayant profité à François Fillon dans des bureaux des Alpes-Maritimes et en Nouvelle-Calédonie. Fin décembre 2012, un accord est finalement trouvé entre Jean-François Copé et François Fillon, le premier acceptant l’organisation d’un nouveau scrutin en septembre 2013 et la réforme des statuts qu’il avait demandée, le second de dissoudre le groupe parlementaire dissident qu’il avait créé. Cette décision est entérinée par le bureau politique du parti le 18 du même mois57. Fin mai 2013, un nouvel accord entre les deux hommes prévoit de demander aux militants, lors d’un vote organisé le mois suivant, s’il est nécessaire d’organiser une nouvelle élection pour la présidence de l’UMP ; dans le cas où le résultat serait négatif, Jean-François Copé irait jusqu’au terme de son mandat, soit en 2015. Le 30 juin 2013, à l’issue d’un congrès extraordinaire, les militants de l’UMP votent pour le maintien de Jean-François Copé à la tête du parti jusqu’en 201558.

Le début du mandat de Jean-François Copé est notamment marqué par l’engagement de l’UMP dans l’opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, celui-ci participant notamment aux grandes manifestations de janvier, mars et mai 2013, espérant en définitive « récupérer » le mouvement pour s’opposer plus généralement à la politique de François Hollande ; plusieurs dirigeants du parti se distancent néanmoins de cette stratégie. Le 20 mars 2013, il dépose au nom de l’UMP une motion de censure contre le gouvernement Ayrault.

À la suite du rejet des comptes de campagne de la présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy qui prive l’UMP, déjà lourdement endettée, de près de 11 millions d’euros, Jean-François Copé lance, le 4 juillet 2013, une « grande souscription nationale » auprès des Français59.

Publié dans : BIOGRAPHIE |le 22 octobre, 2013 |Pas de Commentaires »

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