Remember……………………………(07/11/2013)

Hollande lance le centenaire de la « Grande Guerre » de 14-18

Publié le 07-11-2013 à 05h54

Le chef de l’Etat prononcera à 16h15 un discours solennel à l’Elysée qui donnera le coup d’envoi des commémorations, conçues pour être un marqueur de son quinquennat.

François Hollande à l'Elysée, le 4 novembre 2013. (SEVGI/SIPA)

François Hollande à l’Elysée, le 4 novembre 2013. (SEVGI/SIPA)

François Hollande lance jeudi 7 novembre les commémorations du centenaire de la « Grande Guerre » de 14-18 par un discours solennel à l’Elysée, où il évoquera les valeurs de la Nation et de la République alors que la crise gronde dans le pays, l’entraînant au plus bas dans les sondages.

Lors de cette intervention prévue à 16h15, le chef de l’Etat doit dévoiler les grands rendez-vous qui rythmeront 2014 et les années suivantes.

Avec l’annonce de « ce cycle mémoriel », François Hollande évoquera les questions de « Nation » et de « République », assure un membre du gouvernement. Il abordera aussi les thèmes de la « cohésion nationale, des relations internationales, de l’amitié entre les pays » mais aussi « la grandeur de la France », ajoute-t-il.

Confronté à la révolte « des bonnets rouges » bretons contre l’écotaxe sur fond de multiplication des plans sociaux, François Hollande peut également « faire un lien avec la gravité de la situation actuelle. Mais il ne faut pas qu’il dérive de son discours. On ne peut pas instrumentaliser les Poilus des tranchées », estime un conseiller du président.

Au plus bas dans les sondages

« C’est un discours qui inaugure un cycle important de commémorations. Il ne faut pas lui donner une autre importance que celle-là » même si le président « peut à cette occasion évoquer les valeurs de la France et de la République », a quant à lui indiqué Aquilino Morelle, conseiller politique du chef de l’Etat.

Au plus bas dans les sondages (75% des Français désapprouvent son action selon un récente enquête de l’Ifop), François Hollande se trouve relégué parmi les présidents les plus impopulaires de la Ve république un peu plus d’un an et demi après son accession au pouvoir. A tel point que l’hypothèse d’un remaniement est régulièrement évoquée.

« Ca fait huit mois qu’on en parle, il n’y a rien à en dire, l’exécutif doit tenir », élude l’entourage du président, alors que les rumeurs en ce sens bruissent à gauche.

Un membre du gouvernement souligne, de son côté, que « François Hollande a fait le choix du temps long, au risque d’être honni, mal aimé pendant la première partie du quinquennat, pour en sortir lors de la deuxième partie », celle qui mène à la campagne de 2017.

Une commémoration pour « un moment d’unité »

Mais dans la majorité certains s’alarment. Evoquant « une sidération collective face aux difficultés », Jean-Christophe Cambadélis, un des ténors du PS, a été jusqu’à évoquer, dans un billet d’humeur, « un climat très juin 40″.

Loin de la bataille politique, la célébration du centenaire de la Grande guerre est conçue pour être un marqueur du quinquennat de François Hollande comme le fut celle du bicentenaire de la Révolution française, en 1989 pour le second septennat de François Mitterrand.

Cette commémoration « doit être un moment d’unité nationale, mais aussi la proclamation de notre engagement pour une construction européenne pacifique et surtout une proclamation que la France est au service de la paix », affirmait François Hollande le 11 novembre 2011, quand encore candidat, il était venu se recueillir sur les champs de bataille de la Marne.

Deux dossiers à trancher

Dans son intervention, le président devrait trancher sur deux dossiers. D’une part, l’épineuse question des quelque 740 soldats français fusillés, « pour l’exemple » ou d’autres motifs, durant la guerre, qui a fait l’objet d’un rapport remis au gouvernement début octobre. Réhabilitation générale, au cas par cas, déclaration solennelle… Lionel Jospin, Premier ministre, en 1998, puis Nicolas Sarkozy dix ans plus tard, ont ouvert la voie à une réintégration des fusillés dans la mémoire collective.

D’autre part, à l’image du bicentenaire de la Révolution qui avait été l’occasion de transférer au Panthéon des figures marquantes, comme Condorcet ou l’abbé Grégoire, la question se pose également pour le centenaire de la Première Guerre mondiale.

« 14-18 a été la guerre de tous et quelle meilleure façon de les célébrer que par le symbole fort du Soldat inconnu ? Laissons-le seul », suggère l’historien Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire mais la décision appartient au chef de l’Etat.

Publié dans : HOMMAGE |le 7 novembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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