Municipales…………………………….(30/03/2014)

Municipales : la déroute se confirme pour le PS

LAURE EQUY ET DOMINIQUE ALBERTINI 30 MARS 2014 À 20:21 (MIS À JOUR : 30 MARS 2014 À 22:34)
Le maire socialiste sortant de Quimper et proche de Hollande Bernard Poignant, le 30 mars 2014.
Le maire socialiste sortant de Quimper et proche de Hollande Bernard Poignant, le 30 mars 2014. (Photo FRED TANNEAU. AFP)
SYNTHÈSE

Une abstention toujours forte, de nouvelles mairies Front national, de grandes villes perdues par les socialistes : le second tour des municipales accentue les tendances du premier.

Une abstention toujours forte, de nouvelles mairies Front national, de grandes villes perdues par le PS : le second tour des élections municipales semble confirmer les tendances du premier. Libération synthétise ici les principaux enseignements du scrutin, et les mettra à jour tout au long de la soirée.

UNE CLAQUE POUR LA GAUCHE

Après un premier tour déjà difficile, le PS aura du mal à minimiser sa défaite. La gauche cède plusieurs villes importantes à la droite ou au centre, comme Reims, Saint-Etienne, Pau, Angers, Belfort, Narbonne, Roubaix, Tourcoing, La-Roche-sur-Yon, Brive-la-Gaillarde, dans la Corrèze chère au chef de l’Etat. Toulouse bascule, ainsi que Caen, Amiens et Laval, comme le craignait Solférino… qui n’avait sans doute pas prévu la défaite de Bernard Poignant, un proche de François Hollande, à Quimper (Finistère), et la perte de Tours et de Limoges arrimée à gauche depuis 1912.

La majorité ne trouve que quelques motifs de consolation à Avignon (Vaucluse), remporté à la faveur d’une triangulaire, Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et surtout à Paris qui reste rose − NKM est sèchement battue dans le XIVe, qu’elle devait impérativement gagner pour faire basculer la capitale. Une «victoire éclatante»dans un «contexte dramatique pour la gauche», reconnaît le directeur de campagne d’Anne Hidalgo, Jean-Louis Missika.

Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, la droite obtiendrait en moyenne 45% des voix dans les communes de 1.000 habitants au moins où se déroulait un second tour, et la gauche 43% des suffrages. Le FN obtiendrait ensuite 7% des suffrages et les «divers» 5%.

L’UMP n’a pas tardé à pavoiser, son patron, Jean-François Copé, revendiquant l’étiquette de«premier parti de France». Mais est-ce un triomphe du parti de droite ou une bérézina de la gauche ? Si Brice Hortefeux (UMP), un fidèle de Nicolas Sarkozy, a salué dimanche le «rôle essentiel» de Copé dans les victoires des candidats de l’opposition, un autre proche de l’ancien président, Henri Guaino, diagnostique«un profond rejet et une profonde colère dans le pays».

«La sanction est particulièrement sévère. Les Français n’ont pas vu les résultats des efforts qu’on leur avait demandés», a jugé Ségolène Royal, pressentie pour un poste ministériel, qui réclame une baisse d’impôts. Le Front de gauche, qui, allié aux écologistes, a largement battu les socialistes à Grenoble, réclame un«changement de cap» et dénonce «le désastre» du «virage à droite».

LE FN EMPORTE DÉJÀ DIX MAIRIES

Dès l’annonce des premiers résultats, la patronne du FN, Marine Le Pen a célébré une «nouvelle étape pour le FN» et prédit «peut-être 1 200 conseillers municipaux». De fait, le record du Front national, qui détenait quatre mairies en 1997 (Orange, Marignane, Toulon dès 1995 et Vitrolles en 1997), est largement battu.

Le parti d’extrême droite fait d’ores et déjà tomber dix mairies : Fréjus (Var) etBéziers (Hérault), ses principaux espoirs de victoire, mais aussi le septième secteur de Marseille qui s’est offert à Stéphane Ravier, Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Beaucaire (Gard) gagné par Julien Sanchez, Villers-Cotterêts (Aisne), Hayange (Moselle) et Cogolin (Var), en plus d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ravi par Steeve Briois dès le premier tour. Le jeune cadre du FN David Rachline, 26 ans, et l’ex-patron de Reporters sans frontières Robert Ménard emportent tous deux très largement leur triangulaire respective à Fréjus et Béziers.

En revanche, le Front national ne conquiert ni Perpignan (Pyrénées-orientales), où se présentait Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, ni Forbach (Moselle), visé par le numéro 2 du FN, Florian Philippot. Et Gilbert Collard a reconnu sa défaite à Saint Gilles (Gard). Légèrement en tête du premier tour à Avignon (Vaucluse), Philippe Lottiaux (FN) s’incline aussi face au PS, et Valérie Laupies chute à Tarascon (Bouches-du-Rhône).

UNE PARTICIPATION TOUJOURS FAIBLE

A première vue, la désertion des urnes semble s’être accentuée ce dimanche. Comme au premier tour, la participation a baissé par rapport aux municipales de 2008. A 17 heures, elle s’élevait à 53,36%, contre 54,45% il y a six ans. Selon les instituts de sondage Ifop et CSA, le taux final d’abstention pourrait être de 38,5%, contre 34,8% en 2008. S’il se confirmait, ce chiffre constituerait un record pour un scrutin municipal.

Municipales..................................(30/03/2014) dans MUNICIPALES

Ces comparaisons doivent cependant être relativisées, puisque les villes en jeu ce dimanche ne sont pas les mêmes que lors du premier tour, ni qu’il y a huit ans. Seule une comparaison ville par ville permet donc de prendre la mesure du phénomène. Selon le directeur général de l’institut Opinion Way, Bruno Jeanbart, on constate bien une baisse de l’abstention par rapport au premier tour :
Le taux de participation varie fortement selon les régions. Particulièrement bas en Seine-Saint-Denis (18% à 17 heures), il s’établissait à 38,6% à Paris, 53,6% dans les Bouches-du-Rhône, 55,1% dans l’Oise ou encore 69,03% en Moselle.

Laure EQUY et Dominique ALBERTINI

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Liberation.fr
Publié dans : MUNICIPALES |le 30 mars, 2014 |Pas de Commentaires »

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