Archive pour février, 2017

La lettre de Laurent Joffrin…………………(28/02/2017)

La lettre de Laurent Joffrin.....................(28/02/2017) dans Politique cleardot
Libération 28 février 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Le jeu de l’électeur malin

Deux candidats au moins, Hamon et Mélenchon, plaident pour l’avènement d’une VIRépublique. On ne sait si elle adviendra. Mais une chose est déjà sûre : la Ve flageole. On sait que la Constitution voulue par le général de Gaulle repose sur la prééminence de l’exécutif. Election du président au suffrage universel, scrutin majoritaire qui assure une majorité stable au président, Parlement contraint par toutes sortes de règles, dont le 49.3 est désormais le symbole honni. Or cette prééminence de l’exécutif pourrait bien sortir très amoindrie de cette séquence électorale. Ce qui laisse à l’électeur stratège une latitude inédite dans notre histoire politique.

Il est désormais probable, sinon certain, que le prochain président aura du mal à s’assurer au Parlement une majorité à sa main. Il suffit de passer en revue les candidats. Si d’aventure elle l’emportait, Marine Le Pen devrait s’allier avec d’autres pour disposer d’une Assemblée favorable (mais ne parlons pas de malheur…). Macron, dont les candidats sont neufs, très neufs, serait probablement dans la même situation, tout comme Hamon ou Mélenchon. Si l’un de ces trois-là est élu, il devra se constituer une majorité pour gouverner. Et donc trouver des alliés. Quant à Fillon, s’il gagnait, il devrait compter avec les différentes fractions de la droite, juppéiste ou sarkozyste, qui ne laisseront pas un président probablement mal élu gouverner à sa guise.

Ces présidents possibles pourraient-ils contraindre le Parlement grâce à l’arsenal obligeamment prévu par les constituants de 1958 ? Difficile : on a vu la bronca générale qu’a suscité l’emploi – pourtant modéré – de l’article 49.3 par le gouvernement Valls. Un exécutif qui s’en saisirait serait aussitôt accusé d’autoritarisme. Du coup, l’équilibre des pouvoirs changera et, dans le même mouvement, le poids relatif des deux élections, présidentielle et parlementaire. Fini l’exécutif impérieux qui impose sa politique aux députés et aux sénateurs. Il faudra négocier. Rien d’étonnant au fond : la division de la vie politique en quatre ou cinq courants antagoniques fait que n’importe quel président se trouve élu avec un quart des voix au premier tour et un vote du second tour qui traduit le rejet de son concurrent, ou de sa concurrente, bien plus que l’adhésion à son projet. Tout président, désormais, est par définition minoritaire dès son élection : il devra composer pour gouverner. La Ve dans sa version classique s’efface au profit d’un alignement de la France sur la norme européenne, qui est celle des gouvernements de coalition.

Ce changement, peu visible pour l’instant, a une conséquence immédiate sur l’élection en cours : le vote législatif devient aussi important que le vote présidentiel. On peut envoyer à l’Elysée un candidat qu’on n’aime guère mais qu’on déteste moins que son adversaire et corriger son vote en juin en donnant sa voix au courant de son choix, qui pèsera sur les orientations de l’exécutif, ou même qui formera une majorité alternative à celle du président. Prenons deux exemples : Fillon est élu malgré ses casseroles avec l’apport d’une partie des voix de gauche qui veulent faire barrage à Marine Le Pen. Aux législatives, la gauche peut encore – miracle – choisir une stratégie d’union qui lui donne un poids important au Parlement et – pourquoi pas ? – une majorité, dans la mesure où le total des voix de gauche et de centre gauche est supérieur à celui de la droite. De la même manière, Macron peut l’emporter avec les mêmes voix de gauche qui ne veulent pas d’un second tour Fillon-Le Pen. Mais aux législatives, la gauche réunie peut imposer au président Macron une politique différente de celle qu’il a proposée dans sa campagne. Tout cela est hypothétique et incertain, bien sûr. Mais cela promet aux électeurs stratèges de belles séances de remue-méninges…

C’était hier

Les propos de Marine Le Pen sur les fonctionnaires, déjà relevés hier dans cette lettre, ont une grande importance. Dopée par l’exemple Trump, la cheffe de file du FN ne prend plus de gants. Non seulement elle menace explicitement des agents de la fonction publique de représailles s’ils agissent contre elle (dans cette catégorie, elle range de toute évidence les policiers qui enquêtent sur les finances du FN, qui pourtant ne font que leur travail). Mais elle annonce à son de trompe qu’elle exigera des fonctionnaires qu’ils soient «patriotes». Dans le langage du FN, cela ne veut pas dire qu’ils doivent aimer le pays qu’ils sont censés servir : c’est leur cas d’ores et déjà. Un «patriote», dans le vocabulaire frontiste, c’est un citoyen qui partage ses idées. Ce qui se profile derrière ces propos martiaux, c’est la constitution d’un Etat-FN.

Intéressante analyse de Jérôme Sainte-Marie, ce matin dans le Figaro sur la «fragilité» du candidat Macron. On sait que dans le cas d’un second tour où il serait présent, les enquêtes d’opinion lui prédisent un score confortable, autour de 60% des voix. C’est cette idée sondagière que Sainte-Marie questionne. Dans le cas d’un duel Macron-Le Pen, le clivage droite-gauche – ou extrême droite-centre – serait, selon lui, éclipsé par la coupure peuple-élites. Candidat des «gens d’en haut», représentant des classes supérieures ou moyennes diplômées, Macron risquerait d’être battu, à l’instar d’Hillary Clinton ou des adversaires du Brexit, par une révolte électorale des «gens d’en bas», aujourd’hui invisible dans les sondages. Inquiétante perspective. D’autant plus inquiétante qu’elle ne concerne pas seulement Macron. Au vrai, Fillon ou Hamon, selon toute probabilité, se retrouveraient dans une situation comparable.

Les frondeurs face à une fronde… Le Pôle des réformateurs, l’aile droite du PS, a lancé mardi l’offensive contre Benoît Hamon, ex-frondeur en chef, l’accusant de représenter une «gauche radicalisée» et de s’être enfermé dans une «impasse stratégique». Le secrétaire d’Etat au Développement, Jean-Marie Le Guen, a porté la charge la plus violente, mardi matin sur RTL. Benoît Hamon «s’est isolé en tenant un discours extrêmement radical. […] Aujourd’hui, Benoît Hamon […] c’est un programme de rupture avec sa famille politique. […] C’est une impasse stratégique», a déploré le député de Paris, proche de Manuel Valls et fondateur du Pôle des réformateurs avec Gérard Collomb, aujourd’hui proche d’Emmanuel Macron. Une partie des réformateurs se retrouveront mardi soir autour de Manuel Valls à l’Assemblée, qui fera ainsi sa rentrée politique, un mois après sa défaite à la primaire du PS. Du côté d’EE-LV, on affecte la sérénité. La sortie de Jean-Marie Le Guen «va rassurer plein de gens», a estimé au cours d’un point presse Julien Bayou, porte-parole d’EE-LV, saluant «la clarification qui s’opère». Sauf si les électeurs socialistes en viennent à penser la même chose que les réformateurs. Dans ce cas, le duo Jadot-Hamon aura du mal à franchir le premier tour. Mais est-ce son but ?

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 28 février, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de franceinfo……………………(28/02/2017)

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28 février 2017
Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos de la présidentielle aujourd’hui
Hulot ne soutiendra personne, TF1 veut deux débats d’entre-deux-tours, Hamon attaqué dans son camp…
Hulot ne soutiendra personne, TF1 veut deux débats d'entre-deux-tours, Hamon attaqué dans son camp...
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu’au 7 mai 2017, date du second tour de l’élection présidentielle, franceinfo résume ce qu’il ne faut pas rater de l’actualité de la campagne. Voici l’essentiel à retenir de ce mardi 28 février.

#1 Hulot ne soutiendra personne

« Ma neutralité restera jusqu’à l’élection présidentielle. » L’écologiste Nicolas Hulot a assuré, mardi sur LCI, qu’il ne comptait apporter son soutien à aucun candidat. Celui qui avait voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2012 ne se rangera pas derrière Benoît Hamon, malgré l’accord trouvé avec EELV, même s’il a salué « la conversion profonde et sincère » à l’écologie du candidat socialiste. L’écologiste a également affirmé qu’il ne s’était pas présenté, « par peur d’être au second tour ».

#2 TF1 réfléchit à un deuxième débat d’entre-deux-tours

L’exercice est rodé. Traditionnellement, les deux candidats arrivés en tête au premier tour de la présidentielle s’affrontent au cours d’un débat retransmis de concert par TF1 et France 2. Mais la formule pourrait ne pas être reconduite cette année. « Faut-il poursuivre sur un dispositif très classique autour de la tenue d’un seul débat ? (…) Ou faire profiter les Français de deux rendez-vous, l’un durant la première semaine, l’autre pendant la deuxième de l’entre-deux-tours ? », interroge la directrice de l’information de la chaîne privée, Catherine Nayl, dans Le Figaro. Selon le quotidien, BFMTV et CNews souhaiteraient, de leur côté, organiser un débat le 3 ou 4 avril, à trois semaines du premier tour.

#3 Pour Le Guen, Hamon a un programme de gauche « radicalisée »

Si Benoît Hamon déclare vouloir se positionner « au centre de la gauche », certains de ses camarades ne sont pas tout à fait d’accord avec lui. Le secrétaire d’Etat au développement, Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls et ancien collègue au gouvernement du candidat socialiste, a estimé, mardi matin sur RTL, que ce dernier avait un « programme de gauche radicalisée ». Jean-Marie Le Guen a ajouté que « dans l’état actuel des choses », il ne pouvait pas « donner » son parrainage à Benoît Hamon.

#4 Climat de « quasi-guerre civile » : après Fillon, Hortfefeux cible le gouvernement

L’ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a soutenu sur franceinfo les propos du candidat de sa famille politique, François Fillon, qui estime que le gouvernement laisse se développer un climat de « quasi-guerre civile » dans le pays. « Dans notre pays aujourd’hui, il est extrêmement difficile de faire vivre la démocratie sur le terrain à l’occasion de cette campagne. » Et d’ajouter : « Il n’est pas cohérent qu’à 53 jours du scrutin cela dégénère de cette manière. »

 

#5 Accusée de « mépris social » contre Philippe Poutou, Vanessa Burggraf « ne comprend pas »

La polémique a enflammé le réseau social Twitter lundi 27 février. Un extrait de l’émission de France 2 « On n’est pas couché » du samedi 25 février montre la chroniqueuse Vanessa Burggraf prise d’un fou rire alors qu’elle tente de poser une question au candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, Philippe Poutou. Tout sur l’écran, la société de production de « On n’est pas couché », a répondu que la chroniqueuse ne « comprend pas » les accusations dont elle fait l’objet et ajoute : « Il s’agit juste d’un fou rire isolé de deux minutes, sur une interview d’une demi-heure. Ce n’est en rien du mépris pour Philippe Poutou. »

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La lettre de Laurent Joffrin…………………(27/02/2017)

Libération 27 février 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Macron ne manque pas d’air

Une bulle ou un ballon ? La bulle éclate, le ballon monte : on ignore encore quelle sphère symbolisera la candidature Macron. En tout cas, c’est un fait de campagne : Macron devient peu à peu le favori de la course présidentielle. Tout cela risque de s’effondrer en trois jours : les sondages qui le favorisent peuvent s’inverser à n’importe quel moment. Mais au sortir de cette séquence qui l’a vu survivre à ses propres boulettes, puis bénéficier du ralliement de François Bayrou, trois enquêtes le placent devant François Fillon avec un écart significatif (autour de 24% contre 20% ou moins pour le candidat LR), tandis que Benoît Hamon, enlisé dans ses discussions avec Jadot et Mélenchon, est descendu à 14%. La bulle n’éclate pas ou le ballon monte, comme on voudra. Répétons-le : ces chiffres sont très fragiles. Il y a cinq jours, chacun glosait sur le «trou d’air» de sa campagne…

Mais les sondages ne sont pas seuls en cause. Macron tire profit du marasme créé par les ennuis judiciaires de François Fillon. La droite a pris une responsabilité historique en maintenant à son poste un candidat plombé par les affaires. Elle en paie le prix. Le Figaro l’a bien compris, qui sonne le tocsin ce matin en titrant «Etat d’alerte à droite». Macron bénéficie encore des difficultés de Benoît Hamon, qui a jusqu’à présent négocié au lieu de faire campagne. Le candidat du PS est mal soutenu par le PS, où les frondeurs ont toujours été minoritaires. Une partie des électeurs, surtout, ne comprennent pas qu’il faille à ce point renier le bilan de Hollande. La tribune de Christine Angot dans le JDD, où elle demande au président de redescendre dans l’arène, n’est pas seulement une inspiration d’écrivain. Au plus fort de son impopularité, François Hollande était encore soutenu par 10% des électeurs. Faut-il les laisser à Macron ? Le cri d’Angot exprime cette interrogation.

Hamon se place officiellement «au centre de la gauche» mais il ménage Mélenchon et cogne Macron, ce qui place le «centre» dont il parle plutôt sur la périphérie. Il laisse ainsi la porte ouverte à ce qu’on peut appeler «la diagonale Cohn-Bendit». Dany «le Vert» n’est pas le dernier venu en matière électorale. Il est le seul écologiste à avoir réalisé un bon score dans un scrutin national. Il prêche un réalisme politique en forme de syllogisme : si la gauche est coupée en deux, elle ne pourra pas passer le premier tour. Comme tout se joue dans ce premier scrutin, il faut choisir le candidat le mieux placé pour empêcher un duel Fillon-Le Pen. Aujourd’hui, quelque réticence qu’on éprouve devant son programme ou sa personnalité, c’est Macron. Comme «DCB» le dit lui-même, la situation changera si Hamon remonte ; tout est mouvant dans cette élection. Mais pour l’instant, Hamon a 10 points de retard…

C’était hier

Décidément, c’est bien la nature de notre démocratie qui est en cause. Les deux sorties de Marine Le Pen et de François Fillon ce week-end en attestent de manière angoissante. La candidate FN menace de représailles les fonctionnaires qu’elle accuse de comploter contre elle. Elle veut «des fonctionnaires patriotes», autrement dit un Etat FN. Elle a rarement été si claire dans sa volonté hégémonique. Quant à Fillon, il accuse le gouvernement de «laisser s’installer un climat de quasi-guerre civile». Diagnostic extravagant qui mesure les difficultés de sa campagne plus que l’humeur réelle du pays. En cherchant à délégitimer la justice et la fonction publique, ces deux candidats minent l’état de droit.

Manifestement, Julien Dray, vieux routier de la gauche socialiste, ne porte pas la candidature Hamon dans son cœur. «Ainsi donc, pendant un mois, on nous a fait croire qu’on discutait programme etc., écrit-il sur sa page Facebook à propos de l’accord Hamon-Jadot. En fait, poursuit-il, la réalité triviale est là : un groupe a pris en otage le candidat désigné par 2 millions d’électeurs… Pour permettre à tous ses sortants d’avoir une circonscription électorale. […] Cela porte un nom… une nouvelle manière de faire de la politique, paraît-il.» Une franche camaraderie entre socialistes…

Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, un président en exercice se rend auprès du Grand Orient de France, la principale obédience maçonnique française. Il parlera laïcité, bien entendu, entre autres sujets. Visite utile : elle dissipe un peu plus la réputation plus ou moins complotiste qui entoure la franc-maçonnerie, qu’on accuse de tirer toutes sortes de ficelles, alors que son influence s’est réduite comme peau de chagrin. Hollande connaît tout cela par cœur : on aurait pu créer une loge avec les frères membres de son gouvernement, comme on pourrait le faire au PS, sans que cette appartenance ait débouché sur une quelconque action commune, même en matière religieuse.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 27 février, 2017 |Pas de commentaires »

Communiqué franceinfo………………………(27/02/2017)

Logo Francetv info 27 février 2017
Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos de la présidentielle aujourd’hui
Pas d’alliance Hamon-Mélenchon, Macron creuse l’écart, la « quasi-guerre civile » de Fillon fait bondir le gouvernement…
pas d'alliance Hamon-Mélenchon, Macron creuse l'écart, la "quasi-guerre civile" de Fillon fait bondir le gouvernement...
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu’au 7 mai 2017, date du second tour de l’élection présidentielle, franceinfo résume ce qu’il ne faut pas rater de l’actualité de la campagne. Voici l’essentiel à retenir de ce lundi 27 février.

#1 Pas de candidature commune entre Hamon et Mélenchon

Le feuilleton autour d’un éventuel accord entre les deux principaux candidats de la gauche est en passe de se clôturer. Sans succès. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrés vendredi soir et n’ont pas convenu d’une candidature commune. « Jean-Luc Mélenchon a décidé d’être candidat jusqu’au bout. J’aurais préféré qu’on se rassemble autour de ma candidature », explique le socialiste ce matin sur France Inter.

#2 L’alliance Macron-Bayrou profite au candidat d’En marche !

L’hypothèse d’un second tour opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen sort renforcée d’un nouveau sondage réalisé à la suite de l’alliance conclue entre l’ancien ministre de l’Economie et François Bayrou. Le candidat d’En marche ! obtiendrait 25% des voix lors du premier tour, soit quatre points de plus par rapport à janvier, selon l’enquête Kantar Sofres pour RTL, Le Figaro et LCI. « L‘électorat MoDem qui aurait pu se disperser parmi plusieurs autres candidats semble assez bien canalisé par l’offre d’En marche ! », analyse Emmanuel Rivière, directeur général du pôle Opinion de Kantar Sofres. La présidente du Front national est toujours positionnée en tête, avec 27% des intentions de vote.

#3 Fillon décrit un climat de « quasi-guerre civile », le gouvernement riposte

Ciblé par une enquête sur l’emploi fictif présumé de sa femme, François Fillon a accusé, dimanche 26 février, le gouvernement de laisser se développer un « climat de quasi-guerre civile » dans le pays. Prenant en exemple des incidents à l’encontre de plusieurs candidats, il « accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie ». Ce lundi matin, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux ont tous deux jugé « irresponsables » les propos du candidat de la droite.

#4 Dray dénonce l’accord entre Hamon et EELV

Validée par les militants écologistes dimanche 26 février, l’alliance entre Benoît Hamon et le parti de Yannick Jadot n’a pas fait que des heureux dans les rangs socialistes. Le conseiller régional PS d’Ile-de-France Julien Dray a publié un message sur Facebook où il estime qu’« un groupe a pris en otage le candidat désigné par deux millions d’électeurs… Pour permettre à tous ses sortants d’avoir une circonscription électorale ». L’accord prévoit notamment aux députés EELV sortants de se présenter sans candidat socialiste face à eux aux élections législatives de juin.

#5 Le Pen met en garde les fonctionnaires qui participent aux « persécutions » contre les candidats

La candidate du Front national, en meeting à Nantes dimanche, s’est montrée menaçante envers certains fonctionnaires. Accusant le gouvernement « d’utiliser les pouvoirs d’Etat pour surveiller les opposants » et d’« organiser à leur encontre des persécutions », elle a affirmé que les fonctionnaires qui participeraient à « ces méthodes illégales » devront en « assumer le poids ».

Publié dans:Politique |on 27 février, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Libération…………………..(27/02/2017)

Pacotille

Par Johan Hufnagel — 26 février 2017 à 20:06
  • Pacotille

ÉditoVoilà l’histoire qu’on nous a racontée pendant des décennies : la droite, sa dévotion pour le chef, son patron qui embrasse la France, l’homme providentiel ; l’extrême droite, le culte de la cheffe, celle qu’on vénère car elle ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, qui se dresse avec courage devant les profiteurs. La réalité est bien plus triviale : nous n’avons là que des ersatz de chefs. Des prétendants rétrécis au lavage, qui nous promettent du sang et des larmes pour l’un, le fantasme d’une France oubliée pour l’autre, en échange d’une prétendue rectitude morale : voilà ce que nous avons appris avec les révélations et les enquêtes sur François Fillon et Marine Le Pen.

Résumons. Deux des principaux candidats à la présidentielle, hérauts de leurs familles politiques bien décidés à faire tomber le système, auraient, à des degrés divers et pendant trois décennies, bénéficié de tous les avantages du système honni pour en faire profiter leur famille. Les accusations de fraude iront nourrir le sentiment de dégoût de la politique et, c’est vrai, iront grossir les envies de victoire de ceux qui croient à la fable de l’instrumentalisation politique des juges et des journalistes. Mais cela ne durera qu’un temps. Prenons l’exemple de Le Pen : elle soutient la police et l’autorité d’une main et refuse la convocation des juges de l’autre. Le coup politique masque mal l’absence de courage. On ne peut rester longtemps le capitaine d’un navire quand on se planque en pleine tempête. Autre exemple, François Fillon. Grimé en gaulliste, il en appelle au suffrage universel plutôt qu’à la justice pour laver son honneur. Il aurait dû, en toute logique, fournir les documents qui le disculperaient ou prendre sa part de responsabilité.

Fillon comme Le Pen peuvent, par des manœuvres subtiles et une démagogie sans frein, espérer se glisser entre les gouttes. D’autres avant eux y sont parvenus, après tout. Mais les contradictions entre leur posture de chef et le refus de prendre leurs responsabilités se retourneront contre eux. Les chefs de pacotille ne récoltent que ce qu’ils ont semé…

Johan Hufnagel

Publié dans:Politique |on 27 février, 2017 |Pas de commentaires »

Les écolos à la soupe…………………….(26/02/2017)

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  12h27
Alerte info
Présidentielle : les électeurs écologistes approuvent à près de 80% le renoncement de Yannick Jadot et le soutien à Benoît HamonAppelés à se prononcer sur le projet d’accord conclu entre Benoît Hamon et Yannick Jadot, les 17 000 électeurs de la primaire écologistes ont dit « oui » à 79%, annonce l’ex-candidat d’Europe Ecologie-Les Verts, dimanche 26 février, sur Twitter.
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Publié dans:Politique |on 26 février, 2017 |Pas de commentaires »

Flash franceinfo……………..(25/02/2017)

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  15h09
Alerte info
Un proche de Marine Le Pen mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes du FN en 2014 et 2015Les ennuis judiciaires s’accumulent dans l’entourage de Marine Le Pen. Frédéric Chatillon, proche de la candidate FN à la présidentielle et pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, a été mis en examen pour « abus de biens sociaux » dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015, a rapporté l’AFP citant une source judiciaire, confirmant une information du Monde, samedi 25 février.
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 25 février, 2017 |Pas de commentaires »

Les brèves de franceinfo…………………..(25/02/2017)

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Alerte info
Comment fonctionne le parquet national financier, qui mène l’enquête sur l’affaire FillonPlongée dans les coulisses de l’institution qui enquête sur l’affaire Fillon, le parquet national financier, créé il y a trois ans en réponse à l’affaire Cahuzac. Quinze magistrats y sont chargés de traquer les délinquants en col blanc.
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 25 février, 2017 |Pas de commentaires »

Chômage………………………………(24/02/2017)

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  18h00
Alerte info
Le nombre de demandeurs d’emploi quasi-stable en janvier, avec 800 chômeurs de plus en catégorie AAprès une hausse de 0,8% en décembre, le chômage reste quasi-stable. Fin janvier 2017, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité), s’établit à 3,47 millions de personnes, soit seulement 800 de plus que le mois précédent. Sur un an, il est en baisse de 2,5%.
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Publié dans:Chômage |on 24 février, 2017 |Pas de commentaires »

franceinfo communique……………..(24/02/2017)

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24 février 2017
Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos de la présidentielle aujourd’hui
Macron dévoile un pan de son programme, Hamon prêt à rencontrer Mélenchon, Le Pen snobe une convocation de la police…
Macron dévoile un pan de son programme, Hamon prêt à rencontrer Mélenchon, Le Pen snobe une convocation de la police...
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu’au 7 mai 2017, date du second tour de l’élection présidentielle, franceinfo résume ce qu’il ne faut pas rater de l’actualité de la campagne. Voici l’essentiel à retenir de ce vendredi 24 février.

#1 Macron dévoile enfin son programme économique

Ça y est, Emmanuel Macron a officiellement un programme économique. Dans une interview aux Echos ce matin, l’ancien ministre de l’Economie prévoit de mettre en œuvre, s’il est élu, un plan d’investissements publics de 50 milliards d’euros et une baisse de 20 milliards d’euros des prélèvements obligatoires. Il s’engage aussi à réduire la dépense publique de 60 milliards d’euros, notamment en ne remplaçant pas 120 000 postes de fonctionnaires partis à la retraite.

#2 Le retrait de Jadot froisse la base écolo

L’annonce par Yannick Jadot du retrait de sa candidature au profit de Benoît Hamon, hier soir sur France 2, ne convient pas à tout le monde au sein d’EELV. Sur les réseaux sociaux, de nombreux militants et responsables du parti écologiste critiquent le fait que cette décision ait été annoncée avant d’avoir été soumise au vote des adhérents, qui a lieu ce week-end. « On a le sentiment d’avoir été vendus. Ce qui est sûr, c’est que nous ne ferons pas campagne derrière le PS », lâche l’une d’elles, contactée par franceinfo.

#3 Hamon et Mélenchon d’accord pour se rencontrer

L’entrevue pourrait avoir lieu dimanche ou lundi. Hier, sur le plateau de « L’Emission politique », sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a affirmé ne vouloir fermer « aucune porte », allant même jusqu’à proposer un rendez-vous à Benoît Hamon. Ce matin, interviewé dans « Les 4 Vérités », le candidat socialiste a accepté le principe d’une rencontre, proposant d’y inviter également Yannick Jadot. « Je suis prêt à discuter d’une candidature commune, et j’estime être en situation de l’incarner », a-t-il déclaré. « Je respecte la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et sa grande intelligence, mais ma conviction aujourd’hui c’est que dans ce travail qui nécessite de parler à toutes les composantes de la gauche, j’ai une centralité qui m’autorise à pouvoir incarner cela. »

#4 Marine Le Pen a refusé de se rendre à une convocation de la police

Convoquée mercredi par la police dans l’affaire des assistants parlementaires, Marine Le Pen ne s’est pas présentée, indique son avocat. Dans un courrier adressé aux enquêteurs, évoqué par Le Monde, elle explique qu’elle ne se rendra à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin.

#5 Une majorité de salariés s’opposent au revenu universel

Idée chère à Benoît Hamon, le revenu universel ne fait pas recette dans l’opinion. 59% des salariés sont défavorables à l’instauration d’un tel revenu, selon un sondage BVA pour le site mediarh.com. Ils sont encore plus nombreux (69%) à juger cette mesure « non finançable ».

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Publié dans:Politique |on 24 février, 2017 |Pas de commentaires »
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