Archive pour le 17 mars, 2017

Terra Nova………………………..(17/03/2017)

Synthèse

Le prochain quinquennat sera européen ou ne sera pas. L’Europe, comme la France, est en crise. La France, en tant que pays fondateur de la Communauté européenne, a une responsabilité majeure de proposer des orientations pour sortir l’Union européenne de l’ornière. Mais elle a aussi besoin que l’Europe se réforme pour préserver les valeurs auxquelles elle croit et agir sur des évolutions d’ampleur mondiale que seul le niveau européen peut l’aider à influencer.

La polycrise que connaît l’Union Européenne depuis près d’une décennie – crise de l’euro et de la dette, stagnation économique, crise des réfugiés, crise sécuritaire, crises géopolitiques à ses portes, méfiance délétère des citoyens – la met en danger. A ces crises du niveau européen s’ajoute une crise profonde de la représentation politique et de la politique dans l’ensemble des pays européens. La combinaison de ces crises suscite la crainte, voire le rejet de l’altérité, et alimente les populismes aux réponses simplistes. Dans ce contexte, l’Union européenne devient une victime expiatoire toute désignée.

Par ailleurs, la construction européenne est fragilisée par le fait que le projet de solidarité sur lequel elle s’est bâtie depuis soixante ans semble remis en cause aujourd’hui dans certains secteurs des opinions publiques, et par certains gouvernements. Sans sursaut, l’Union européenne, collectivement, et ses Etats membres – dont la France – se préparent à des déconvenues plus grandes encore. Pour la première fois, l’inquiétude quant à la stabilité et sécurité européenne ne vient pas uniquement de l’Est ou de Proche et Moyen Orient, mais aussi de l’Ouest, avec l’élection de Donald Trump et le triomphe du populisme réactionnaire à la tête des Etats-Unis.

L’élection présidentielle française au printemps 2017 est de ce point de vue un moment électoral majeur en Europe. Dans le scénario du pire, elle aussi pourrait sombrer dans le repli sur soi, entraînant avec elle le repli européen. L’Europe deviendrait au mieux spectatrice de la compétition entre les trois grandes puissances continentales que sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine, au pire l’enjeu de la nouvelle connivence entre M. Trump et M. Poutine.

Terra Nova ne se place pas dans cette perspective. Ce rapport se fonde sur un constat et un engagement : le XXIème siècle a besoin d’une construction européenne forte et renouvelée, pour ses Etats membres comme pour le monde. Pour cela, la France doit proposer aux Français un projet pour l’Europe, à l’Allemagne – qui votera aussi en 2017 – un projet de relance franco-allemande de l’Europe, et aux Européens un autre avenir que le retrait de la France du projet d’intégration européenne.

Terra Nova se veut porteur d’un projet progressiste pour l’Europe. Ce n’est pas par le repli national que l’on apportera une réponse à des défis d’ampleur séculaire. Mais il s’agit aussi de mettre un terme à l’inefficacité actuelle. Des vices anatomiques originaux mettent en péril les réalisations phares de l’Union européenne (euro, Schengen, marché intérieur). Des institutions communes affaiblies par l’intergouvernementalisme sont devenues inopérantes. De ce fait, les promesses non tenues (gestion des crises géopolitiques, réguler la mondialisation) débouchent sur un procès en illégitimité de la part de citoyens en attente d’efficacité.

Ce rapport vise à dessiner ce que pourrait être ce nouveau projet européen. Nous proposons que l’Union européenne soit le protagoniste d’un nouvel équilibre mondial, que ce soit en matière économique, sociale ou géopolitique, car seul le poids d’une Europe unie et renforcée dans ses moyens d’action peut faire changer le cours du monde. C’est cette mission — après la paix et la prospérité — que nous proposons d’assigner à l’Union européenne du XXIe siècle.

Pour y arriver, il s’agira de recentrer l’Union européenne sur des priorités claires, en nombre limité, sur lesquelles les efforts doivent se concentrer dans la prochaine décennie. Quatre priorités sont proposées :

  • Une Europe qui protège ;
  • Une gouvernance économique commune centrée sur la régulation du capitalisme financier ;
  • Une Europe de la transformation positive, fondée sur une croissance durable et équitable ;
  • La réponse à l’urgence démocratique.

La future négociation du Brexit, malgré tous les risques qu’elle implique, imposera d’ailleurs de réexaminer l’ensemble de l’édifice européen. Il faudra prendre la mesure des conséquences du Brexit sur les politiques européennes et les réformer en conséquence. Il faudra ramener l’UE à l’essentiel: agir plus là où c’est essentiel pour son avenir, rendre des compétences aux Etats membres dans les domaines où, à l’heure actuelle, l’UE a peu d’influence. Face aux possibles divisions entre Etats membres, il faudra si nécessaire assumer une intégration différenciée.
Pour lire le rapport dans sa version intégrale, merci de cliquer sur ce lien,

Publié dans:Europe, Politique |on 17 mars, 2017 |Pas de commentaires »

C ommuniqué de « franceinfo »…………………(17/03/2017)

Logo Francetv info

17 mars 2017
Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos de la présidentielle aujourd’hui
Poutou et Cheminade en passe d’avoir leurs parrainages, Bayrou en meeting avec Macron, « Envoyé spécial » agace le FN
Poutou et Cheminade en passe d'avoir leurs parrainages, Bayrou en meeting avec Macron, "Envoyé spécial" agace le FN
Grands discours, petites phrases, propositions chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu’au 7 mai 2017, date du second tour de l’élection présidentielle, franceinfo résume ce qu’il ne faut pas rater de l’actualité de la campagne. Voici l’essentiel à retenir de ce vendredi 17 mars.

#1 Poutou et Cheminade en passe d’avoir leurs parrainages

Le couperet va bientôt tomber pour les « petits candidats » qui n’ont pas encore franchi le seuil fatidique des 500 signatures, nécessaires pour se présenter à la présidentielle. Les prétendants à l’Elysée doivent transmettre leurs parrainages au Conseil constitutionnel avant ce soir, à 18 heures. « D’après notre recensement, on vient juste de dépasser les 500 signatures, donc le compte devrait y être », s’est félicité Olivier Besancenot sur LCI. Philippe Poutou, le candidat du NPA, pourrait donc se présenter.

« Je crois que je suis en voie de devenir certain » d’être candidat, a pour sa part annoncé Jacques Cheminade sur LCP. Et le candidat du mouvement Solidarité & progrès de continuer : « Beaucoup de parrainages sont en cours et sont en train d’arriver au Conseil constitutionnel. Lui-même m’a demandé de faire ma déclaration de patrimoine comme on doit le faire lorsqu’on est candidat, donc ils doivent eux-mêmes penser que c’est fait. »

#2 Briois fait un doigt d’honneur à « Envoyé spécial »

Pas facile d’enquêter sur le Front national au Parlement européen en pleine affaire d’emplois fictifs visant les assistants des eurodéputés du parti. Les journalistes d’« Envoyé spécial » en ont fait l’expérience. Alors qu’ils suivaient les élus frontistes dans les couloirs de l’institution européenne, comme l’autorise le règlement, des agents de sécurité et des collaborateurs parlementaires du parti ont tenté d’empêcher leur tournage. L’eurodéputé et vice-président du FN Steeve Briois, qui assistait à la scène, s’est pour sa part permis d’adresser un doigt d’honneur aux journalistes.

Au Parlement européen, Steeve Briois, vice président du #FN, parle à notre journaliste… en langage des signes #EnvoyeSpecial pic.twitter.com/QuZx3h542d

— Envoyé spécial (@EnvoyeSpecial) 16 mars 2017 

#3 Duflot se prépare à lancer son mouvement

Défaite à la surprise générale lors de la primaire des écologistes, Cécile Duflot ne compte pas laisser la recomposition de la gauche s’effectuer sans elle. D’après les informations de franceinfo, la députée écologiste de Paris doit réunir ses soutiens vendredi pour poser les bases d’un nouveau mouvement. Le but serait de fédérer socialistes, communistes et écologistes dans la suite de l’accord conclu entre Benoît Hamon et Yannick Jadot pour la présidentielle.

#4 Bayrou sur scène avec Macron

Après avoir officialisé leur alliance au Palais de Tokyo fin février, Emmanuel Macron et François Bayrou vont passer la seconde. Pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, les deux hommes vont tenir un meeting commun vendredi en fin d’après-midi à Reims (Marne), rapporte France 3 Grand Est.

#5 Fillon visé pour trafic d’influence

L’enquête sur de possibles emplois fictifs qui a valu à François Fillon d’être mis en examen en pleine campagne présidentielle a été étendue aux conditions dans lesquelles des costumes de luxe lui ont été offerts, a-t-on appris jeudi soir. Le parquet national financier a élargi l’enquête des juges d’instruction à des soupçons de trafic d’influence, a précisé une source judiciaire.

 

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 17 mars, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………………(17/03/2017)

Libération

17 mars 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Hamon et sa calculette

Benoît Hamon a présenté son programme, riche et neuf, tourné vers le monde qui vient. Il a divisé sa présentation en deux parties : jeudi les dépenses, vendredi les recettes. L’exposé de la partie dépenses a été fait solennellement, pendant plus de deux heures, par le candidat, celui des recettes plus discrètement et plus rapidement par ses adjoints : certains s’interrogent sur l’équilibre du futur budget. Hamon s’est entouré d’une pléiade d’économistes très titrés, ce qui aggrave les soupçons qu’on peut nourrir sur le réalisme financier du projet. Les esprits mal tournés se souviendront de la devise attribuée aux économistes : «Always wrong, never in doubt». Ils prévoient un retour à 3% de déficit à la fin du mandat et un taux de chômage de 6,3% (cette précision au dixième de point est mystérieuse : pourquoi pas 6,4 ou 6,2 ?). Comme le disait Churchill, la prévision est un art difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir.

Certaines recettes sont sûres : un prélèvement sur les banques et l’annulation d’une partie des allégements de charges du CICE. Mais d’autres sont parfaitement aléatoires : la lutte contre l’évasion fiscale, dont la réussite dépend surtout des évadés, qui peuvent choisir de rester dehors ; les bénéfices du retour de la croissance sur les recettes fiscales, qui dépendent… du retour de la croissance, par nature incertain, et dont Hamon disait-il y a quelques semaines qu’il était vain de l’escompter.

En fait, il est revenu à la tradition keynésienne de la gauche : la relance par le déficit (mais Keynes a toujours dit qu’il fallait aussi générer des excédents quand la croissance revenait, ce qu’on oublie en général de faire). Il espère donc beaucoup de la croissance tout en se moquant de ceux qui la voient continuer. Hamon a néanmoins un atout : l’horrible politique de l’offre de François Hollande, qu’il a si souvent dénoncée, peut sauver son programme. Elle commence à porter ses fruits et l’économie française va mieux. En étalant les dépenses et en rabotant certaines promesses, il peut, s’il est élu, éviter la thrombose financière. Et comme dans cette hypothèse il sera président, il ne sera plus tenté de crier au reniement, comme il l’a fait sous Hollande.

Et aussi

Les ennuis vestimentaires de François Fillon s’aggravent. Cette fois, c’est la justice qui a décidé de retoucher le costume qu’elle lui taille, en incluant dans sa procédure les achats effectués chez Arnys par un mystérieux donateur, qui serait l’avocat Robert Bourgi, figure des réseaux de la «Françafrique». Cet ami qui lui voulait du bien pourrait lui faire beaucoup de mal.

En attendant, le candidat LR emprunte ses habits neufs au Front national. En fustigeant le «racisme anti-français», il reprend une de ses thématiques favorites. Comme s’il avait renoncé à chercher des voix au centre pour les trouver à l’extrême droite.

On commente toujours des évolutions de sondages d’un ou deux points en faveur de l’un ou l’autre candidat, Macron par exemple, qui rejoindrait ou dépasserait même Marine Le Pen au premier tour. Or la marge d’erreur dans ce type d’enquête est souvent proche de deux points. On estime aussi à quelque 30% le taux d’abstention dans cette élection (pour l’instant). C’est-à-dire nettement plus qu’habituellement. Si ces électeurs abstentionnistes se décident finalement à voter, ils peuvent bouleverser les écarts que chacun observe aujourd’hui à la loupe.

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 17 mars, 2017 |Pas de commentaires »

Enquête ‘franceinfo »……………………………(17/03/2017)

Présidentielle : trois quarts des Français estiment que François Fillon aurait dû se retirer après sa mise en examen

Selon un sondage Odoxa pour franceinfo révélé vendredi, 75% des Français estiment que François Fillon a tort de maintenir sa candidature à l’élection présidentielle. Sa chute de popularité semble toutefois ralentir.

François Fillon à Paris, le 16 mars 2017
François Fillon à Paris, le 16 mars 2017 (ERIC FEFERBERG / AFP)
avatar

Yannick FaltRadio France

Mis à jour le 17/03/2017 | 07:29

LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin
image il y a 26 minutesFusillade au lycée Tocqueville de Grasse : la sécurisation des établissements scolaires mise à l’épreuve

La popularité de François Fillon s’effrite encore un peu plus après sa mise en examen mardi pour « détournement de fonds publics » et « recel d’abus de biens sociaux ». Selon un sondage Odoxa pour franceinfo révélé vendredi 17 mars, 75% des Français estiment désormais que le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle devrait renoncer à se présenter. À titre de comparaison, ce taux était de 70% lors du précédent sondage le 3 mars et de 61% lors de celui du 3 février.

Près de huit sondés sur dix (78%) déclarent avoir une mauvaise opinion de François Fillon. Le candidat a perdu 32 points de « bonne opinion » depuis début novembre. Seuls 58% des sympathisants de droite - hors Front national - disent aujourd’hui avoir une bonne opinion de lui.

La baisse de popularité de Fillon ralentit

Preuve de la forte dégradation de l’image du candidat, près de neuf Français sur dix (89%) considèrent qu’il n’est pas honnête, et plus de trois quarts qu’il n’est ni convaincant (76%), ni proche de leurs préoccupations (78%). Près de la moitié des sondés le trouvent toutefois courageux (46%), dont 83% des sympathisants de droite.

Seule consolation à tirer de ce sondage pour François Fillon : la baisse de sa popularité ralentit, malgré une nouvelle vague de révélations. « Le candidat a moins baissé ces dernières semaines après sa mise en examen qu’il n’avait baissé tout au long du mois de février. On a le sentiment de toucher le noyau dur de ce qui lui reste de supporters », analyse Gaël Sliman, le président de l’institut Odoxa.

Enquête réalisée sur internet les 15 et 16 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 250 sympathisants de gauche, 175 sympathisants de droite hors FN, et 171 sympathisants du FN.

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 17 mars, 2017 |Pas de commentaires »

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente