Archive pour le 19 avril, 2017

Sécurité……………………..(19/04/2017)

Publié dans:ELECTIONS |on 19 avril, 2017 |Pas de commentaires »

« franceinfo » communique……………(19/04/2017)

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Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos de la présidentielle aujourd’hui
Valls appelle à voter Macron, Fillon annule sa visite à l’école 42, le leader de Podemos soutient Mélenchon
Valls appelle à voter Macron, Fillon annule sa visite à l'école 42, le leader de Podemos soutient Mélenchon
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu’au 7 mai 2017, date du second tour de l’élection présidentielle, franceinfo résume ce qu’il ne faut pas rater de l’actualité de la campagne. Voici l’essentiel à retenir de ce mercredi 19 avril.

#1 Valls publie une lettre pour appeler à voter Macron

Cette fois, les choses sont claires. Manuel Valls et son successeur à la mairie d’Evry (Essonne), Francis Chouat, ont publié mardi une lettre appelant à voter Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle. « Nous pensons qu’Emmanuel Macron est celui qui offre le plus de garanties pour écarter le danger, aujourd’hui réel, d’un deuxième tour entre Marine Le Pen et François Fillon », expliquent-ils.

#2 Fillon et Juppé annulent leur visite à l’école 42

« Rends l’argent, François ». Voilà le message d’accueil que des élèves de l’école d’informatique 42 avaient prévu de réserver à François Fillon et Alain Juppé lors de la visite programmée dans leurs locaux mercredi. Un message qui devait s’accompagner d’images de Penelope Fillon sur les ordinateurs, selon les informations de RTL. La direction de l’école assure, elle, que la visite a été annulée pour des « questions de sécurité » et que « les réactions des étudiants n’ont rien avoir là-dedans ». Finalement, le candidat de la droite s’est rendu au siège de l’entreprise de streaming musical Deezer.

#3 Le leader de Podemos sera à Paris pour soutenir Mélenchon

Pablo Iglesias, le charismatique leader de Podemos en Espagne, va afficher son soutien à Jean-Luc Mélenchon à Paris, vendredi, lors d’un de ses « apéros insoumis ». C’est le candidat de la France insoumise qui a annoncé sa venue lors de son meeting en hologramme à Dijon, mardi soir. Jean-Luc Mélenchon, qui parle couramment l’espagnol, avait déjà rencontré Pablo Iglesias en 2015.

#4 Marine Le Pen fait retirer le drapeau européen du plateau de TF1

Marine Le Pen ne veut pas de symbole européen autour d’elle. Invitée de l’émission « Demain, président » sur TF1, mardi 18 avril, la candidate a demandé que le drapeau européen en fond soit retiré. Ce que la chaîne a accepté. « Je considère que l’UE a fait beaucoup de mal à notre pays et à notre peuple, en matière économique, sociale, de disparition des frontières », a justifié la candidate du Front national.

#5 Juppé et Raffarin prennent leurs distances avec Sens commun

Sens commun, le mouvement issu de La Manif pour tous, n’en finit pas de diviser la droite. Alors que François Fillon a déclaré être prêt à gouverner avec l’association, plusieurs ténors de la droite ont exprimé leurs désaccords. Parmi eux, Alain Juppé, qui « ne soutiendrait pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun », selon Le Canard enchaîné. « C’est simple, je serai dans l’opposition », a-t-il ajouté. « Je ne souhaiterais pas que Sens Commun dicte sa ligne au gouvernement », a indiqué de son côté Jean-Pierre Raffarin sur France Inter, mercredi 19 avril.

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La lettre de Laurent Joffrin…………….(19/04/2017)

Libération 19 avril 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Mélenchon si, Mélenchon no

Le meeting holographique de Jean-Luc Mélenchon est un succès. Quelque 30 000 personnes ont assisté à la prestation du leader de la gauche radicale, les uns devant l’homme en chair et en os, les autres devant une image numérique. Cette performance est plus impressionnante encore qu’on ne croit. Mélenchon a en effet réussi un tour de force technologique passé inaperçu : alors que son image est la même partout, l’hologramme de son projet change selon les moments et les lieux.

C’est particulièrement spectaculaire sur un sujet essentiel, celui de l’Europe. «Ne croyez pas ce qu’ils vous disent :  »Il veut sortir de l’Europe, de l’euro » […], allons, un peu de sérieux», a-t-il lancé. Donc Mélenchon ne veut pas sortir de l’Europe, alors même que cette sortie éventuelle est une pierre angulaire de son programme de rupture. «Nous désobéirons aux traités afin d’améliorer immédiatement les conditions de vie de la population, indiquait jusque-là le projet de la France insoumise. […] Nous désobéirons en particulier aux traités budgétaires et nous nous mettrons en situation de ne pas subir de chantage du monde de la finance.» Cette désobéissance immédiate aux traités revenait donc à sortir d’emblée du cadre européen puis à entamer un bras de fer avec les autres pays du continent pour s’affranchir des contraintes qui pourraient peser sur l’application du programme mélenchonien. En cas d’échec (probable dans cette hypothèse), la France rétablirait une monnaie nationale (sortie de l’euro) et un contrôle des changes assorti de droits de douane aux frontières nationales (sortie de l’Union). «Nous anticiperons une solution de rupture unilatérale, autour notamment du retour à la monnaie nationale et d’un protectionnisme aux frontières», expliquaient les responsables du Front de gauche. Le «plan B» (rupture) agité avec énergie pour obtenir le plan A (réforme radicale). Et si le plan A était refusé, application du plan B. Tel était le projet initial.

On a entendu mardi soir une tout autre chanson : Jean-Luc Mélenchon a évoqué à ce sujet des «enjeux immenses» : «Savoir si nous allons nous opposer les uns aux autres en Europe ou si nous allons faire baisser les tensions qui existent entre les peuples.» S’il s’agit de «faire baisser les tensions», difficile de lancer un ultimatum à nos partenaires, en particulier à l’Allemagne, dont le peuple est très majoritairement pro-européen… Rappelons que l’argument de la paix et de la coopération nécessaire, parfaitement juste, est à la base de tous les plaidoyers pro-européens. Il implique évidemment que la France reste dans l’Union, sauf à jeter bas le mécanisme politique qui a assuré paix et coopération sur le continent depuis soixante ans.

Quelle est la bonne version ? Difficile à dire, mais il change manifestement selon que le candidat de la rupture est à 10% ou à 18%. Désormais en position de passer le premier tour, l’homme de la France insoumise met une bonne pinte d’eau claire dans un vin jusque-là très rouge. La défunte SFIO avait théorisé ce grand écart entre discours et pratique. Il y avait, dans cette époque reculée, un «programme maximal» (passage au socialisme) et un «programme de gouvernement» adapté aux réalités immédiates (réformes prudentes et progressives). Les plus anciens se rappelleront le nom que l’on donnait naguère à cette doctrine : le molletisme, du nom de Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, marxiste orthodoxe dans les congrès, opportuniste au gouvernement.

Et aussi

• Marine Le Pen compare la situation actuelle du pays à celle qui prévalait du temps de Richelieu, quand le cardinal de fer guerroyait contre les protestants accusés de vouloir instaurer un Etat dans l’Etat. A cette époque, la religion réformée disposait en France de places fortes dites «de sûreté», militairement défendues et au sein desquelles ils agissaient à leur guise. Richelieu avait mis le siège devant La Rochelle, place protestante qu’il voulait réduire (voir les Trois Mousquetaires). Dans l’esprit malade du Front national, va-t-on envoyer l’armée française mettre le siège devant la Seine-Saint-Denis, «territoire perdu de la République» qu’il désigne comme une place forte musulmane ? Avec cette ironie supplémentaire de l’Histoire : en dehors des catholiques intégristes, tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que l’expulsion des protestants, décidée plus tard par Louis XIV et que Marine Le Pen veut rééditer en expulsant les musulmans, fut une tragique erreur pour la France.

• La croissance mondiale va mieux. Pour peu que cette embellie touche aussi la France (ce qui est probable, sauf erreur majeure commise par la nouvelle majorité), le prochain président, sans faire grand-chose, verra-t-il le chômage décroître mois après moi ? Ce que Hollande a attendu en vain pendant cinq ans…

• Le dernier sondage Cevipof pour Le Monde, réalisé auprès de quelque 11000 personnes, confirme tous les autres : érosion des favoris Le Pen et Macron, montée de Fillon et Mélenchon, proportion importante d’hésitants. Nous devrons voter tout seuls, sans que les sondeurs donnent de pronostic clair. Angoisse…

• Un bon point pour notre démocratie : alors qu’ils ont été avertis la semaine dernière des menaces pesant sur leurs personnes, les candidats ont maintenu intégralement leur programme d’apparitions publiques. Détail significatif : sommé par les services de sécurité de passer un gilet pare-balles avant de monter à la tribune, François Fillon a refusé tout net. Les occasions de dire du bien de Fillon sont trop rares pour ne pas le souligner.

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 19 avril, 2017 |Pas de commentaires »

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