Archive pour le 2 mai, 2017

Honteux………………………(02/05/2017)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 2 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Je pensais que la Méluche était (d’extrème) gauche (02/05/2017)

Publié dans:Politique |on 2 mai, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………….(02/05/2017)

Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Le piège des fausses symétries

«Je ne voterai pas pour un banquier.» On mesure mal la régression intellectuelle que représente ce slogan, manifestement commun à l’extrême droite et à une partie de la gauche radicale. Le mantra «Macron-Rothschild» dispense de toute discussion sérieuse sur les programmes respectifs des deux candidats, comme si la position sociale d’un candidat suffisait à le disqualifier. Bizarrement, dans les mêmes cercles, personne ou presque ne remarque que Macron a en face de lui une héritière qui fut longtemps châtelaine. Mais comme elle se recommande «du peuple» (lequel ?), ce point de détail disparaît.

A lire aussi Monsieur Macron, vos futurs électeurs de gauche ont quelque chose à vous dire

Outre que Macron n’est plus banquier depuis cinq ans, cette simple qualité ne saurait épuiser le débat. Toute la gauche était réunie il y a peu pour saluer la personnalité et l’action d’un autre «banquier». Il avait passé plus de temps chez Rothschild que Macron, ce qui ne l’empêchait pas d’être le leader respecté de l’aile gauche du PS. Il s’appelait Henri Emmanuelli. Comme quoi le déterminisme social est parfois pris en défaut. Ou bien, si l’on fait un peu d’histoire, on oublie aussi que toute la gauche se réclame dans cette présidentielle d’un économiste qui avait fait fortune par la spéculation boursière, membre éminent de l’establishement (on ne disait pas encore «gauche caviar») et qui fut pourtant le principal démolisseur des dogmes libéraux en économie, John Maynard Keynes. L’usage du slogan dispense de la réflexion et revient à mettre sur même plan, sans même prendre le temps d’une démonstration, un programme nationaliste xénophobe et un programme social libéral.

Le mouvement ouvrier a connu ces périodes de simplification sociologique à outrance. C’était d’abord aux temps de l’affaire Dreyfus, quand une partie des socialistes de l’époque, bientôt réfutés par Jaurès, soutenaient que le cas Dreyfus était «une affaire interne à la bourgeoisie». C’était encore le cas dans les années 20, quand le jeune Parti communiste défendait la tactique «classe contre classe», qui refusait de choisir entre la droite réactionnaire et «les ours savants de la social-démocratie» sur lesquels il fallait «faire feu», selon la formule d’Aragon dans un célèbre poème. Avant que le PC ne se rende compte du danger représenté par les ligues d’extrême droite et décide de s’unir aux «sociaux-démocrates» honnis, ce qui conduisit à la victoire du Front populaire. Macron n’est certainement pas Blum et nul Front populaire ne pointe à l’horizon. Mais il est, ici et maintenant, le seul rempart aux héritiers des Ligues d’avant-guerre.

Et aussi

L’affaire du plagiat de Marine Le Pen est particulièrement farce. Le speechwriter de la cheffe frontiste a de toute évidence commis une bévue en reprenant telles quelles les phrases de Paul-Marie Coûteaux, intellectuel souverainiste, incluses il a deux semaines dans un discours de François Fillon, pour un emprunt de plusieurs feuillets de texte. Les frontistes plaident le «clin d’œil» aux électeurs de Fillon, tu parles ! Si tel était le cas, Marine Le Pen aurait cité Fillon, ce qui aurait rendu ce «clin d’œil» beaucoup plus efficace. Le speechwriter a platement copié, voilà tout. Pas sérieux.

Le flou entretenu par Marine Le Pen sur l’euro traduit en fait une reculade. Auparavant prévue au bout de six mois, la restitution de sa «souveraineté monétaire» à la France pourrait prendre des années. Elle est pourtant au cœur du financement du programme frontiste. Autrement dit, si l’on est cohérent, ce programme ne pourra s’appliquer avant longtemps. A une semaine du second tour, la candidate à l’Elysée modifie substantiellement la mesure phare de son projet, qui fait peur à une partie de l’électorat. Un peu politicien, non ?

Yanis Varoufakis, ancien ministre d’Alexis Tsipras, économiste reconnu et procureur virulent de «la finance», appelle à voter Macron. Il invoque l’action du conseiller de Hollande en faveur du sauvetage de la Grèce. Encore un agent de la banque…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 2 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Cinq infos………………………(02/05/2017)

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Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos de la présidentielle aujourd’hui
Marine Le Pen copie François Fillon, Macron a « presque » choisi son Premier ministre, jour J pour la France insoumise…
Marine Le Pen copie François Fillon, Macron a "presque" choisi son Premier ministre, jour J pour la France insoumise...
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu’au 7 mai 2017, date du second tour de l’élection présidentielle, franceinfo résume ce qu’il ne faut pas rater de l’actualité de la campagne. Voici l’essentiel à retenir de ce mardi 2 mai.

#1 Quand Marine Le Pen copie un discours de François Fillon

La vidéo a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux lundi soir. Le compte Twitter RidiculeTV, proche de l’ex-candidat François Fillon, a révélé, images à l’appui, comment Marine Le Pen avait plagié, lors de son meeting à Villepinte (Seine-Saint-Denis), lundi 1er mai, un discours du député de Paris prononcé quinze jours plus tôt au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Interrogé par France 2, le directeur de campagne de la candidate FN, David Rachline, a plaidé « un petit clin d’œil ». Mais, selon RTL, l’explication est à chercher du côté de Paul-Marie Coûteaux, ancien député européen et soutien de François Fillon, qui fournit des notes à Marine Le Pen. Sur Twitter, ce dernier a assuré que le passage copié provenait de son ouvrage L’Europe vers la guerre (Editions Michalon, 1997).

#2 Nicolas Dupont-Aignan énerve la famille De Gaulle

Nicolas Dupont-Aignan se réclame du gaullisme depuis toujours. Mais depuis son ralliement à Marine Le Pen, cette étiquette tend à agacer les descendants du général. Dans une tribune publiée lundi, Yves de Gaulle, petit-fils du premier président de la Ve République, a dénoncé ceux qui « cachent leurs petites médiocrités sous l’étendard du gaullisme ». Sur Europe 1 ce matin, Sophie Anthonioz, petite-fille de la nièce de De Gaulle, ne digère pas non plus et en veut toujours à Nicolas Dupont-Aignan. « Il y a le fait qu’il utilise ce nom, et surtout, ce ne sont pas les valeurs que m’a transmises ma grand-mère, Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Je suis choquée », s’insurge-t-elle.

#3 Emmanuel Macron a « presque » choisi son Premier ministre

« J’ai presque choisi ». Invité de BFMTV, Emmanuel Macron a assuré qu’il hésitait entre deux personnalités pour le poste de Premier ministre. Un homme ou une femme ? « Les deux », a-t-il répondu. Le leader d’En marche ! en a aussi profité pour répondre « au défi » lancé par Marine Le Pen d’annoncer comme elle le nom de son futur chef du gouvernement. « Il y a des défis qu’on peut relever, il y en a d’autres ridicules (…) ça n’est pas un ticket que les Français élisent », a-t-il répliqué.

#4 Stéphane Le Foll : « C’est la fin du PS tel qu’il a vécu »

Manuel Valls n’est visiblement pas le seul à anticiper la mort du Parti socialiste. Dans une interview au Parisien, Stéphane Le Foll appelle à « se mobiliser » pour Emmanuel Macron. Mais le ministre de l’Agriculture pose aussi un regard très pessimiste sur l’avenir de son parti. « Je pense que c’est la fin du parti tel qu’il a vécu jusqu’ici. Il va falloir se réinventer. Il faudra y réfléchir après les législatives », assure celui qui est aussi porte-parole du gouvernement.

 

#5 Jour J pour les militants de la France insoumise

Les résultats de la consultation par internet du choix des militants de la France insoumise pour le second tour seront connus cet après-midi. Au choix pour les 450 000 soutiens de Jean-Luc Mélenchon : voter Emmanuel Macron, voter blanc ou s’abstenir. L’ancien sénateur n’a, lui, pas donné de consigne de vote, malgré la présence du Front national au second tour. Dimanche soir sur TF1, il a néanmoins déclaré : « Ne faites pas la terrible erreur de mettre un bulletin de vote pour le Front national, car vous pousseriez le pays à un embrasement général dont personne ne voit le bout ».

Publié dans:Police |on 2 mai, 2017 |Pas de commentaires »

L(‘édito de Laurent Joffrin…………………(02/05/2017)

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Réveiller la vigilance

ÉditoOn s’habitue à tout et on a grand tort. Depuis plus de trente ans, le Front national fait partie du paysage de la France, dans sa partie brune. Si bien que l’indignation des débuts fait place à une sourde réprobation, qui endure le mal faute de pouvoir le réduire. Une levée en masse en 2002, une protestation utile mais limitée en 2017, avec un front républicain fissuré, des manifestations fragmentées, le ralliement d’un ex-gaulliste au petit capital de voix, une coupable hésitation dans la gauche radicale, comme si la menace n’était plus la même, comme si le poison était éventé, comme si le danger était moins fort à 40 % pour la fille, qu’à 20 % pour le père. Comme si le FN faisait moins peur en se rapprochant du pouvoir…

C’est pour dissiper cette illusion, faire tomber ces écailles, réveiller la vigilance, que Libération publie ce numéro spécial FN. Non pas pour crier vainement au fascisme ou pour revendiquer une position morale surplombante et confortable, mais pour rappeler précisément, sans trémolos ni outrance, ce qu’est le Front national et quel danger il représente pour nos valeurs républicaines. Pour que chacun vote en connaissance de cause. Jean-Marie Le Pen goûtait les provocations à connotation antisémite, Marine Le Pen les évite. Son parti a-t-il changé pour autant ? En façade, oui. En réalité, pas vraiment. Abandonnant la présidence de son mouvement, Marine Le Pen est remplacée par Jean-François Jalkh, dont on découvre aussitôt des déclarations peu ou prou négationnistes. Il est évincé. Mais ignorait-on ses opinions alors qu’il milite au FN depuis 1974 ? Et parmi les grognards frontistes toujours actifs, combien de pétainistes rentrés, de racistes cachés, de fachos en habits démocratiques ? Ils sont toujours là, discrets, policés, et ils n’ont rien appris, rien oublié. Bruno Gollnisch, éminence du Front national, soutient que Vichy n’est pas responsable de la rafle du Vél d’Hiv, négociée par René Bousquet, chef de la police… de Vichy. Vieilles histoires ? Gollnisch, blanchi sous le harnois lepéniste, sera peut-être ministre dans quinze jours.

Le FN n’est pas un parti fasciste. Il respecte la légalité et joue la victoire électorale. Mais son nationalisme repose sur un pilier principal : l’hostilité envers l’étranger. Pour lui, la France éternelle va périr à petit feu sous l’influence allogène, immigrée ou européenne. Il prévoit donc une politique d’immigration qui ferait de la France l’un des pays les plus durs de la planète sur ce chapitre. Refoulement systématique des réfugiés, suppression du droit du sol, discrimination d’Etat envers les immigrés, priorité nationale dans les entreprises : c’est toute une tradition républicaine d’accueil qui serait jetée à bas.

Le FN a évolué sur la question des mœurs ? Peut-être : l’intégrisme catholique n’est qu’une composante au sein du parti frontiste. Il prévoit tout de même, seul parti dans ce cas, l’abrogation du mariage pour tous. L’Europe ? Telle Raminagrobis, Marine Le Pen en parle avec une soudaine modération. Mais ce ton électoral ne doit tromper personne. Dix fois, cent fois, elle a répété que son but final était bien la destruction de l’Union européenne, et non la simple renégociation des traités, qui pourrait se discuter.

Son programme est social ? Sur le papier, oui. Mais comme tout est financé par la planche à billets et par des économies supposées sur l’immigration, ce que contestent tous les économistes sérieux, de droite et de gauche, on aura le choix entre le reniement et le chaos financier, le tout au détriment des classes populaires. On dira enfin que l’expérience resterait dans le cadre légal, que les institutions sont solides, que Marine Le Pen n’aura pas de majorité au Parlement, que son passage au pouvoir serait désordonné mais éphémère. Voire. Ses modèles en Europe s’appellent Viktor Orbán, le Hongrois, ou Jaroslaw Kaczynski, le Polonais. Eux aussi devaient se couler dans des règles démocratiques. Mais aux premières difficultés, ils ont tourné les procédures, faussé le jeu, limité les libertés, réduit par des moyens obliques le pluralisme d’expression.

Marine Le Pen proclame qu’elle fait campagne «au nom du peuple». On connaît le corollaire de ce slogan. Si elle est le peuple, ceux qui la critiquent sont des ennemis du peuple. Et contre ceux-là, à travers les détours tactiques imaginables, tout est permis. Sachant cela, faut-il hésiter ?

Laurent Joffrin

Publié dans:Politique |on 2 mai, 2017 |Pas de commentaires »

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