Archive pour mai, 2017

Et l’alcool tue 50.000 personnes/an………………(28/05/2017)

Arrivée d’une ex-lobbyiste du vin à l’Elysée : cette nomination « pose question », réagit un addictologue

La nomination d’Audrey Bourolleau, ex-déléguée d’une instance de lobbying de vin, au poste de conseillère agriculture d’Emmanuel Macron inquiète Pierre Couteron, président de la fédération Addictions qui demande des « précisions ».

Audrey Bourolleau de Vin et Société, Yann Schÿler, négociant et propriétaire de château Kirwan, et Yann Le Goaster, de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, lors du salon Vinexpo 2015.
Audrey Bourolleau de Vin et Société, Yann Schÿler, négociant et propriétaire de château Kirwan, et Yann Le Goaster, de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, lors du salon Vinexpo 2015. (Jean-Pierre Stahl / FRANCE 3)
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franceinfoRadio France

Mis à jour le 28/05/2017 | 07:13
publié le 28/05/2017 | 06:18

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

Audrey Bourolleau, une ex-déléguée générale de Vin et société, une instance de lobbying du vin a été nommée au poste de conseillère agriculture du président de la République Emmanuel Macron. Cette nomination est difficile à avaler pour onze associations d’addictologues et six experts en santé publique. Pour Pierre Couteron, président de la fédération Addictions, cette nomination « nécessite d’avoir un certain nombre de précisions ».

franceinfo : Que reprochez-vous dans la nomination d’Audrey Bourolleau à l’Élysée ?

Pierre Couteron : Audrey Bourolleau a tenu un rôle de lobbyiste pour une association, Vin et Société, dans laquelle elle défendait ce qui vient d’être démontré comme étant faux : à savoir que l’usage modéré d’alcool peut avoir des bénéfices pour la santé. On avait du mal parfois à savoir si elle parlait uniquement du vin ou aussi d’alcools plus forts. C’est vrai qu’on peut être lobbyiste un temps et passer à autre chose ensuite, mais le rôle qu’elle a tenu nécessite d’avoir un certain nombre de précisions sur le rôle qu’elle veut tenir comme conseillère du président de la République au niveau de l’agriculture.

Qu’est-ce qui pourrait poser problème ?

Ce qui pourrait poser problème, c’est qu’elle continue le démontage de la loi Evin. On connaît l’intérêt de commencer à essayer de limiter une communication trop bienveillante sur l’alcool. Audrey Bourolleau a, par exemple, obtenu un assouplissement de la loi Evin, officiellement en faveur de l’œnotourisme, mais dont la rédaction a profité à d’autres alcools puisque la notion de terroir peut être appliquée au rhum, au whisky, etc. Il y a toujours des risques derrière des arguments, qui paraissent de bon sens, de banaliser cette consommation d’alcool qui est encore trop forte en France.

Vous allez être vigilants ?

Ce qui s’est passé ces derniers temps est allé dans le mauvais sens puisqu’on a eu des assouplissements successifs. Au départ, c’était d’ailleurs à cause de la loi Macron pour favoriser la libération de certains phénomènes économiques. Donc l’arrivée d’Audrey Bourolleau aux côtés d’Emmanuel Macron, qui était le ministre de l’Économie, ne peut légitimement que nous faire poser un certain nombre de questions

Publié dans:"AFFAIRES" |on 28 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Donald Duck…………………………(27/05/2017)

Publié dans:Energie |on 27 mai, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de David Carzon……………….(27/05/2017)

Libération

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édito

Paranoïa

Par David Carzon — 26 mai 2017 à 18:16
Meeting de Marine Le Pen, à Villepinte, le 1er mai 2017.Zoom
Meeting de Marine Le Pen, à Villepinte, le 1er mai 2017. Photo Laurent Troude pour Libération

ÉditoEn dehors du grand chambardement politique qu’elle a provoqué et dont on ne voit pas encore l’issue, cette élection présidentielle aura eu une vertu : celle de montrer le vrai visage du Front national. Ce visage que Marine Le Pen tentait de dissimuler par une stratégie de dédiabolisation qui a fini par montrer ses limites. Le FN a voulu faire croire qu’il était un parti fréquentable, ouvert aux électeurs de droite comme de gauche, avec une colonne vertébrale solide, prêt à gouverner, débarrassé de ses vieilles badernes…

Il n’en est rien, il reste au fond un parti d’extrême droite, autoritaire, clanique, sans démocratie interne, guidé par la paranoïa et l’appétit de pouvoir de ceux qui le dirigent. La prestation de Marine Le Pen lors du débat télévisé du second tour n’était que l’expression la plus criarde de la crise qui couve, entre la nouvelle garde qui a fait main basse sur l’appareil, les anciens nostalgiques du FN à la papa, et la majorité qui plaide pour un parti ancré à droite et débarrassé de ses oripeaux les plus extrêmes. Depuis la défaite du second tour, la remise en cause de cette transformation proposée par Marine Le Pen se fait au grand jour. Et c’est autant une question de leadership que de ligne politique et de fonctionnement interne. Beaucoup sont tentés d’abandonner la voie du marinisme qui se proposait de rassembler les déçus de la mondialisation, de l’Europe, du libéralisme économique. Ce qui semblait être la seule méthode pour crever le plafond de verre et accéder au pouvoir a surtout réveillé les vieux démons d’un parti dont le fond de commerce reste la haine de l’autre.

David Carzon

Publié dans:Politique |on 27 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Ce que Badinguet nous prépare………………..(27/05/2017)

Salarié, retraité, patron… Ce que la réforme fiscale Macron risque de changer pour vous

Emmanuel Macron avait dévoilé pendant sa campagne ses mesures phares sur la fiscalité et les prélèvements obligatoires.

Le candidat d\'En marche ! à la présidentielle, Emmanuel Macron, visite une ferme laitière, le 16 janvier 2017 à Ploeven (Finistère).

Le candidat d’En marche ! à la présidentielle, Emmanuel Macron, visite une ferme laitière, le 16 janvier 2017 à Ploeven (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)
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Anne BrigaudeauFrance Télévisions

Mis à jour le 27/05/2017 | 11:12
publié le 27/05/2017 | 09:58

Tant bien que mal, vous venez à peine de boucler votre déclaration de revenus. Et vous vous demandez déjà à quelle sauce vous allez être mangé l’an prochain. Pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron n’a pas fait mystère de ses intentions quant à la fiscalité ou aux prélèvements obligatoires. Maintenant qu’il a accédé à l’Elysée, à quoi faut-il s’attendre ? Si le président tient ses promesses, franceinfo vous livre un petit aperçu de ce qui vous attend.

Si vous payez une taxe d’habitation

Vous n’en paierez plus. C’est l’une des promesses phares de la campagne d’Emmanuel Macron : « Nous exonérerons de taxe d’habitation quatre Français sur cinq », pouvait-on lire sur le programme d’En marche ! La mise en œuvre de cette mesure, d’un coût de 10 milliards d’euros, sera progressive avec des allègements en trois paliers, jusqu’à « un dégrèvement total en 2020 pour les foyers concernés« , assure En marche !. Quels seront les bénéficiaires de cette mesure ? « Le seuil sera celui d’un revenu fiscal de référence de 20 000 euros par an et par part (soit 40 000 euros pour un couple) ».

Concrètement, un couple avec deux enfants gagnant moins de 5 000 euros par mois n’aura plus à s’acquitter de cette taxe. Il pourra ainsi économiser « 1 206 euros à Amiens, 1 385 euros à Marseille » ou encore « 1 207 euros à Saint-Denis de La Réunion », selon En marche !.  »Cette suppression va distribuer pas mal de pouvoir d’achat aux classes moyennes », analyse Xavier Timbeau, directeur de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Mais le bénéfice n’est pas généralisé. « Les classes populaires n’y gagneront rien, relève La Tribune. Les 20% de ménages les plus modestes sont, pour l’essentiel, déjà exonérés de taxe d’habitation ». Quant au remplacement des ressources manquantes aux collectivités, l’Etat y pourvoira… « sur la base des taux 2016″.

Si vous êtes marié ou pacsé

Vous pourrez « individualiser » votre impôt sur le revenu. De quoi potentiellement alléger la facture fiscale de certains ménages mariés ou pacsés, obligés de réaliser une déclaration de revenus commune.

Plus des deux tiers des contribuables n’y gagneraient rien, selon le magazine Capital, qui cite une étude de référence du Haut conseil de la Famille datant de 2011. Mais 30% des couples à deux salaires y trouveraient un intérêt, puisqu’ils paient davantage d’impôts ensemble que s’ils vivaient seuls. C’est particulièrement vrai en cas de fort écart de salaire entre les deux conjoints. Capital prend ainsi l’exemple d’un « couple avec 4 enfants »« l’un des conjoints touchant 60 000 euros, l’autre 20 000″. Leur impôt atteint 3 283 euros avec une déclaration commune, et tomberait à 2 816 euros avec une imposition individualisée, soit 467 euros de moins.

Si vous êtes salarié

Vos revenus risquent d’augmenter. Comment ? Les cotisations salariales à l’assurance maladie (0,75% du salaire brut) et celles pour l’assurance chômage (2,4%) seront supprimées. De quoi entraîner une augmentation de la fiche de paie équivalente à 3,15%. Une mesure financée par une hausse de 1,7 point de la Contribution sociale généralisée (CSG), un impôt plus large puisqu’assis sur l’ensemble des revenus.

Concrètement, pour une personne au smic, touchant 1 466,62 euros bruts par mois en 2016, la suppression de la cotisation maladie représente une économie de 11 euros par mois, celle sur le chômage de 35,20 euros, calcule Capital. La hausse de la CSG équivaut à 24,50 euros en moins. Le gain total serait donc de 21,70 euros par mois (35,2 + 11 – 24,5). Soit environ 260 euros par an. L’économie annuelle se chiffrerait à 533 euros pour une personne rémunérée 3 000 euros bruts par mois, à 888 euros pour une autre touchant 5 000 euros bruts.

Le programme d’En marche ! précise qu’une mesure équivalente sera prise pour dégager également « du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires et les indépendants »

Si vous êtes retraité

Vous risquez de sentir passer l’augmentation de la CSG de 1,7 point, sauf si vous faites partie des retraités modestes, « ceux exonérés de CSG ou soumis à la CSG à taux réduit, c’est-à-dire 40% environ des retraités », assure le programme d’En marche !.

Emmanuel Macron ne prévoit d’augmenter que le taux normal de la CSG, qui s’applique aux foyers dont les revenus annuels sont supérieurs à 14 375 euros pour un célibataire ou 22 051 euros pour un couple, rappellent Les Echos. Sur une pension de 1 500 euros par mois, 1,7 point de CSG représente près de 25 euros de prélèvement supplémentaire.

En clair, à l’exception des plus modestes, les retraités paieront plein pot la hausse de la CSG. Contrairement aux salariés, ils ne bénéficieront pas du surplus de revenu engendré par la suppression des cotisations chômage et maladie. « Cette mesure favorise les actifs au détriment des retraités, explique Xavier Timbeau. Les 60% de retraités aux pensions les plus élevées sont mis à contribution. »

Si vous êtes épargnant

« Le régime fiscal et social du livret A, de même que celui du PEA, seront maintenus inchangés », selon le site d’En marche !. Les intérêts du plus populaire des livrets d’épargne, le livret A, restent donc « exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux », tout comme (sous conditions) le Plan épargne action.

En revanche, l’assurance-vie sera davantage taxée, au-dessus d’un certain seuil. « Le régime fiscal et successoral de l’assurance-vie sera maintenu, a détaillé Emmanuel Macron dans une interview aux Echos. Toutefois, une fois le prélèvement forfaitaire de 30% entré en vigueur, il s’appliquera aux nouveaux versements sur l’assurance-vie mais seulement pour les encours d’assurance-vie supérieurs à 150 000 euros. »

Si vous avez un gros patrimoine

Avis aux plus riches d’entre vous : si vous payez l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune, son calcul sera changé. Il sera remplacé par un « impôt sur la fortune immobilière » (IFI), qui prendra seulement en compte les biens immobiliers, dans les mêmes conditions que l’ISF aujourd’hui. En revanche, si vous possédez un portefeuille d’actions, elles ne seront plus assujetties à cet impôt.

Le cadeau fiscal est estimé à environ deux milliards d’euros. Mais qui avantagera-t-il ? En mars, le socialiste Christian Eckert, alors secrétaire d’Etat au Budget, assurait dans Marianne que « ceux qui en bénéficieront seront très peu nombreux… Et on sait que ceux qui paient beaucoup d’ISF sont ceux qui sont très investis en valeurs mobilières ». Selon lui, seul le haut du panier (1% des foyers concernés par l’ISF, soit 3 400 contribuables) bénéficiera de cet avantage. Des chiffres « absurdes, qui ne viennent de nulle part », a rétorqué Jean Pisani-Ferry, chargé du programme à En marche !.

Une étude confidentielle relayée par Le Figaro révèle toutefois qu’avec cette réforme, les plus gros contribuables soumis à l’ISF (ceux dont le patrimoine dépasse 2,5 millions d’euros) ne seraient plus redevables que de 520 millions d’euros à l’Etat, contre 2,8 milliards aujourd’hui. De quoi confirmer en partie les calculs de Christian Eckert…

L’autre mesure controversée est la mise en place d’un « prélèvement forfaitaire unique » (PFU) sur les revenus du patrimoine mobilier (intérêts, dividendes, plus-values…). Actuellement, les ménages les plus aisés peuvent ainsi voir certains de leurs revenus du patrimoine taxés jusqu’à 60%… Ce ne sera plus le cas avec la réforme Macron, puisque le taux de son PFU sera de 30%. « Les gagnants sont les très hauts patrimoines, et les patrimoines professionnels », précise Xavier Timbeau, directeur de l’OFCE.

Si vous êtes chef d’entreprise

Vous avez droit à plusieurs gestes en votre faveur. « Nous réduirons sur le quinquennat le taux de l’IS (impôt sur les sociétés) de 33,3% à 25%. La baisse commencera dès 2018 et sera opérée graduellement », garantit le programme d’En marche !. Quant aux « petites entreprises », elles « continueront de bénéficier d’un taux réduit ».

Autre proposition en votre faveur : une baisse des cotisations sociales employeurs de six points – qui remplacera le CICE – et de dix points pour les salariés rémunérés au smic. L’objectif de cette mesure est clair : vous aider, en tant qu’entrepreneur, à embaucher davantage. Selon les calculs d’En marche !, vous pourriez ainsi économiser “près de 1 800 euros par an et par salarié au smic”, et jusqu’à 2 200 euros par an « pour un salarié payé 3 000 euros bruts par mois”. En contrepartie, Emmanuel Macron compte vous pénaliser si vous avez trop recours aux contrats courts. Vous devrez payer davantage de charges si tel est le cas, et en payerez moins si vous créez “des emplois stables”.

Si vous dirigez une micro-entreprise (avec le statut d’auto-entrepreneur), vos charges seront supprimées la première année. Les plafonds pour bénéficier de ce régime seront doublés, pour que vous puissiez bénéficier plus longtemps de ce régime fiscal. Si vous êtes artisan ou commerçant, vous pourrez décider chaque année d’opter ou non pour le régime fiscal de la micro-entreprise.

Publié dans:Politique |on 27 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Flash……………………………………(26/05/2017)

Publié dans:Médias |on 26 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Ben voyons……………………(26/05/2017)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 26 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Parfaitement honnête ce Monsieur…………….(26/05/2017)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 26 mai, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito d’AE…………………………(26/05/2017)

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Pôle Emploi, moteur à injonctions

ÉditoUn demandeur d’emploi «efficace» commence sa journée à 7 h 45 par «une petite séance d’exercice à jeun» et l’achève à 17 h 30 en retrouvant ses proches pour «sociabiliser un peu». Non sans avoir avalé un petit-déjeuner, ciblé les entreprises susceptibles de l’embaucher, répondu à des offres – y compris des boulots précaires – et réseauté sur LinkedIn. Autrement dit, sa journée de chômage doit être aussi énergique que les huit heures de boulot d’un cadre dynamique. En résumant ce propos dans une infographie logotée Pôle Emploi (et visiblement issue d’une agence de Margny-lès-Compiègne, dans l’Oise), l’opérateur public a suscité un tollé. Le schéma enchaîne en effet les maladresses. Quasi copié-collé d’un article du site Business Insider, il respire la culture de l’efficacité chère aux Anglo-Saxons et pourrait être issu d’un livre de conseil en développement personnel qui promet de faire du lecteur un «winner» en puissance.

Sauf qu’un chômeur n’est pas un jeune loup sorti d’école de commerce. Il ne se réveille pas le cœur léger, ne chante pas sous la douche en rêvant à ses «objectifs» et ses «envies». A mesure que les mois passent, il a plutôt les idées noires, l’estime de soi en miettes et peu de confiance en l’avenir, quand sa famille et sa vie sociale n’ont pas déjà volé en éclats. Pôle Emploi a vite compris le potentiel de «bad buzz» et battu en retraite, en chargeant une «initiative personnelle et isolée» qui n’aurait pas reçu l’aval de la direction. Les auteurs du graphique auront droit à un «debrief» – pour ne pas dire une soufflante. Les agents bénéficient d’une certaine autonomie pour préparer des supports ou des ateliers à destination de leur «portefeuille», les chômeurs dont ils suivent les dossiers. Cette petite liberté redonne parfois un peu de sens au travail des salariés d’une grosse machine qui a créé beaucoup de mal-être depuis la fusion mal gérée de l’ANPE et des Assédic en 2008.

Pourtant, l’infographie ne dit pas grand-chose que Pôle Emploi – sa tête cette fois – n’aurait pu dire ou écrire. Elle n’étonnera pas ceux qui se sont frottés à l’opérateur ou à l’écosystème de l’aide à la recherche d’emploi, publique comme privée, aussi prospère que le chômage. Les conseils pour «booster» sa recherche, selon le terme consacré, constituent même un des fonds de commerce de la maison. Comme celui d’une armée de médias, coachs, blogs (souvent adossés aux portails emploi) ou maisons d’édition. Le site de Pôle Emploi ne propose pas d’infographie heure par heure pour faire fructifier son chômage, mais sa page «trucs et astuces» (un exemple parmi d’autres) ne dit rien d’autre : «structurez votre journée», «organisez-vous un « coin recherche d’emploi » où vous serez au calme et où vous disposerez d’une table, d’un téléphone, de votre agenda, de votre répertoire et de vos fiches de suivi», «gardez le contact avec vos relations et vos amis», «ménagez-vous tout de même des périodes de repos et de loisirs», «gardez votre équilibre» et «apprenez à positiver». Positiver…

Plus que le schéma, ce sont ces injonctions qui posent problème, car elles contiennent toujours le reproche implicite que le chômeur est responsable de sa situation. Lui et son heure de réveil, son manque de motivation, plus que l’économie en berne, les fermetures d’usine, les patrons qui ne veulent pas embaucher les trop vieux, les trop jeunes, les mères de famille, les Noirs, les Arabes… Faute de pouvoir offrir à ses «usagers» un travail en phase avec leur savoir-faire, Pôle Emploi et ses prestataires semblent parfois n’avoir d’autre choix que de les occuper, en leur faisant refaire leur CV jusqu’à l’absurde, en les faisant travailler leur «savoir-être» ou, ici, en leur apprenant à organiser leur journée. Parfois, ça marche. Un jeune diplômé ou un cadre dirigeant sur la touche n’a peut-être pas besoin de plus, et tant mieux. Mais le gros des chômeurs de longue durée, qui cumulent les handicaps, sans diplômes, âgés, fragilisés, isolés dans des zones sinistrées, quels espoirs vont-ils pouvoir nourrir dans leur «coin recherche d’emploi» ?

Alexia Eychenne Journaliste au service France

Publié dans:Emploi |on 26 mai, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(25/05/2017)

Libération 25 mai 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Avis de raz-de-marée

La vague peut devenir un tsunami. Dans plusieurs sondages, les candidats de La République en marche (REM) obtiennent plus de 30% des intentions de vote à l’échelle nationale. Comme toujours, ces chiffres doivent être maniés avec prudence. Mais la tendance n’est pas douteuse. REM était au-dessous des 30% il y a une semaine : le macronisme progresse de jour en jour, comme si le corps électoral avait déjà décidé de procurer au nouveau président une majorité qui lui permette de gouverner. Le FN et LR résistent autour de 20%, la gauche se fragmente avec une domination de la France insoumise (autour de 15%, avec un PS au-dessous de 10%). Si ces chiffres se confirment dans l’urne, les candidats REM se retrouveront très souvent dans un duel final ou dans une triangulaire au second tour.

C’est là qu’un redoutable mécanisme se met… En Marche. Dans la plupart des cas, aux yeux d’une fraction importante de l’électorat, les champions macronistes seront par définition le deuxième meilleur choix. Détaillons :

- en cas de duel REM-FN, les électeurs républicains de gauche et de droite, pour une bonne partie, voteront contre le ou la frontiste

- en cas de duel REM-LR, les électeurs de gauche, pour une bonne partie, voteront contre la droite et il faudrait un report massif des voix FN sur elle pour faire élire le ou la candidate LR, ce qui est douteux

- en cas de duel REM-France insoumise ou PS, ce sont les électeurs de droite qui préféreront, selon toutes probabilités, le ou la macroniste à la gauche.

- et s’il s’agit d’une triangulaire, l’impétrant REM en tête au premier tour sera très souvent élu au second.

Autrement dit, dans de nombreuses circonscriptions, les candidats REM offriront un recours (un deuxième meilleur choix) aux électeurs dont le candidat aura été éliminé au premier tour. Si bien qu’au total, avec un tiers des voix au premier tour, REM pourrait remporter bien plus de la moitié des sièges dans la future assemblée. Seuls survivront leurs adversaires disposant d’une solide avance au premier tour.

Le scrutin majoritaire est un amplificateur. Jusqu’à maintenant, il profitait alternativement à la droite et à la gauche. Cette fois, c’est le centre qui en bénéficie. Ce ne sera pas la chambre bleu horizon, mais l’assemblée bleu-Macron.

Et aussi

Le chômage a nettement décru le mois dernier. Sur plusieurs mois, il est désormais clair que la courbe fatidique s’est inversée. François Hollande avait prévu de manger son pain noir en début de mandat pour trouver du pain blanc avant l’élection. Mais comme la conjoncture a un an de retard sur le calendrier qu’il avait prévu, il n’a mangé que du pain noir. Le pain blanc est pour Macron.

Nouvelle variante de l’arroseur arrosé. En Marche a fait campagne sur la moralisation de la vie publique. Et voilà que le Canard épingle Richard Ferrand, ministre et numéro 2 du mouvement, pour une ancienne affaire immobilière en Bretagne, apparemment entachée de favoritisme. En principe c’est une affaire mineure, qui ne concerne pas l’argent public. Mais quand on donne des leçons, il ne faut pas se retrouver en position d’en recevoir…

Le syndrome du «en même temps» a encore frappé. La CGT a cru comprendre en voyant Macron que le calendrier de la réforme du code du travail serait rallongé et assoupli. Mais, en même temps, le patron de la CPME, François Asselin, a compris le contraire : la procédure serait maintenue, avec une concertation en juin, un vote d’habilitation des ordonnances en juillet, une rédaction pendant l’été et un vote d’approbation en septembre. Illusion auditive ? Flou volontaire ? En attendant, toutes les organisations, patronales ou salariées, ont tenu le langage de la satisfaction. En période de campagne législative, c’est ce qui compte.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 25 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Sympa+…………………………(25/06/2017)

Publié dans:ELECTIONS |on 25 mai, 2017 |Pas de commentaires »
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