Merci Nadine……………………….(23/07/2017)

Merci Nadine............................(23/07/2017) dans HOMMAGE
Nadine
23 juillet, 04:55
BILLET DU JOUR

Dimanche 23 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 1)

Durant cette période, on passe d’une société agraire à une société industrielle. Cette industrialisation a débuté en grande Bretagne durant le XVIIIème siècle puis elle a touché la France au début du XIX eme siecle.les femmes travaillaient surtout à la maison avec des activités tel que la couture.
En 1850, le travail de la couture débute à l’usine
La révolution industrielle et l’entrée des femmes dans l’industrie va créer des inégalités salariales. Les femmes étaient considérées comme des personnes très dociles et qui étaient très compétente en ce qui concerne le travail de précision.
Les femmes au foyer renforcent l’idée que les hommes étaient supérieurs aux femmes.

La première branche d’emplois féminins est celle des services domestiques ; elle réunit entre 39 et 45% des femmes actives entre 1850 et 1901. Ce service est dispersé entre environ 1 million de familles de classes moyennes.
Le textile emploie moins de 20% des femmes actives en 1851 et l’agriculture ne représente plus que la quatrième branche d’emploi des femmes
Elles avaient une durée de travail de douze, treize voir même dix-sept heures vers 1860. Le salaire journalier en usine était le double de celui obtenu par une travailleuse à domicile. En effet dans le travail de la couturière, elles étaient payées à la pièce, ce qui n’amenait pas un salaire très conséquent. Dans l’industrie de la couture, elles étaient employées deux saisons (automne et hiver) puis elles étaient renvoyées.
En 1850, la loi Falloux rend l’école de fille obligatoire dans les villes de plus de 800 habitants.
En 1908, elles ont le droit d’accéder à certaines universités.
Ces nouveaux droits scolaires vont permettre à la femme de progresser légèrement dans le monde du travail.
A plus d’un égard, le statut de la femme du XIXe siècle est proche de celui de l’enfant ou de l’adolescent prolétaire: elle est surexploitée, condamnée à un travail non qualifié, parcellisé et sous-payé, et elle dépend étroitement de l’ouvrier masculin.

Aussi il n’est pas nécessaire de lui donner une formation professionnelle: ou bien elle exerce un travail non qualifié excluant toute formation, ou bien elle travaille à domicile et sa formation se confond alors le plus souvent avec son éducation familiale. Cependant, l’ouvrière n’est pas seulement prolétaire, elle est aussi femme, épouse ou concubine, mère, en bref un personnage central de la famille. Aussi se trouve-t-elle prise dans une contradiction entre l’exploitation du travail féminin et la valorisation de la femme au foyer. Pour les ouvriers, cette contradiction n’existe pas: la femme doit d’autant plus rester au foyer que lorsqu’elle entre à l’atelier, c’est comme une concurrente de l’homme. Mais cette attitude engendre une autre contradiction: ces défenseurs de la qualification ouvrière et de la résistance au patronat abandonnent leurs femmes au travail non qualifié, refusent de les former et leur ferment même la porte des syndicats.
Victimes à la fois du capitalisme et du sexisme, qui se confortent l’un l’autre, les ouvrières du XIXe siècle auront beaucoup de mal à faire entendre leur voix sur la scène sociale. Elles n’y parviendront qu’au début du siècle, non pas par l’éducation mais grâce à leurs luttes.

A.Le travail des ouvrières au XIXe siècle
Le travail féminin du XIXe siècle ne se réduit pas à celui de l’ouvrière. La France est encore un pays à dominante rurale, et la femme au travail y est d’abord paysanne. Lorsqu’elle quitte la terre, c’est souvent pour devenir domestique et non ouvrière. Vers la fin du siècle, la proportion des domestiques tend à baisser, mais celle des institutrices et des employées augmente. C’est la figure de l’ouvrière qui marque principalement le XIXe siècle.
L’ouvrière apparaît comme une figure nouvelle et scandaleuse dans le monde du travail. Non pas parce que ses conditions de travail sont très dures et parce qu’elle est salariée. Ce qui fait scandale chez l’ouvrière, c’est son indépendance, c’est le fait qu’elle travaille hors d’une maison régie par son tuteur naturel, mari, ou, dans le cas de la domestique, patron.
Le premier grand secteur d’emploi féminin au XIXe siècle est l’industrie textile. Les premières manufactures textiles embauchèrent massivement des femmes. Elles trouvèrent là une main-d’œuvre moins coûteuse et plus docile que les compagnons traditionnels. Les premières tâches mécanisées furent celles qui étaient traditionnellement dévolues aux femmes, aidées par les enfants -. La filature et les travaux élémentaires comme le bobinage et le cardage. Les femmes et les enfants durent alors prendre le chemin de la manufacture, où leur furent confiées les mêmes activités, mais mécanisées et encadrées par des hommes. Les femmes furent, de plus, chargées de travaux traditionnellement masculins que la mécanisation leur rendait accessibles en exigeant moins de force physique, comme le moulinage de la soie et même le tissage.

Dès le milieu du siècle, elles pénètrent dans certaines industries nouvelles ou récemment mécanisées -. Le papier et le cartonnage, l’alimentation, les industries chimiques, la fabrication de la faïence fine, etc. elles s’introduisent même dans la métallurgie légère et on en trouve quelques-unes dans les mines, à trier le charbon. Mais il s’agit là, le plus souvent, d’industries nouvelles, ou récemment mécanisées, où elles n’entrent pas en concurrence directe avec les ouvriers qualifié traditionnels.
Ces femmes travaillaient souvent dans des conditions très dures, comme les ouvrières des ateliers de mousseline de Tarare, où régnait une température de 32°C à 38°C. Ces ouvrières recevaient un salaire inférieur de moitié à celui des hommes, étaient les premières au chômage en cas de crise, subissaient parfois le chantage sexuel des autres ouvriers et devaient éventuellement, pour survivre, recourir à la prostitution occasionnelle.
Dans la région lyonnaise, le patronat de la soie avait inventé un système carrément carcéral, l’internat, qui connut un grand succès. Dans la première moitié du siècle, on y trouvait, dans des ateliers souvent implantés dans d’anciens couvents et encadrés par des religieuses, des adolescentes placées par leurs parents vers 12 ou 13 ans : ce sont des ovalistes Dans la seconde moitié du siècle, ces « ovalistes » étaient des jeunes filles venues de leur village pour se constituer une dot, ou des veuves qui trouvaient ce moyen de subsister. Ce sont ces ovalistes si dociles qui, en 1868, mèneront la première grande grève féminine et seront, quelque peu à leur corps défendant, il est vrai, les premières femmes reçues à l’Association internationale des travailleurs.
L’ouvrière du XIXe siècle est avant tout l’ouvrière du textile. En 1866, 70 % des ouvrières d’industrie travaillent dans le textile, où elles constituent 45 % de l’effectif ouvrier. La seconde grande masse ouvrière féminine est constituée de couturières, lingères, dentellières, brodeuses, giletières, corsetières, etc… Elle est prise dans les rapports de production capitalistes. Faute d’économies suffisantes, les couturières à domicile ne purent pas acheter de machines et elles subirent la concurrence d’ouvroirs équipés en machines. Beaucoup de couturières se retrouvèrent ainsi au chômage. Puis se mit en place un système qui combinait le travail sur machines à coudre dans de petits ateliers, et un travail manuel à domicile. Les couturières retrouvèrent alors du travail, assuré par le développement de l’industrie de la confection, mais il s’agissait d’un travail parcellisé, coupé de longues périodes de chômage saisonnier et d’autant plus mal payé qu’une concurrence sauvage opposait les petits ateliers ainsi que les couturières à domicile.
Ces ouvrières du vêtement sont presque 600 000 en 1866 et, en 1906 encore, 36 % des femmes actives travaillent à domicile. Assez proches de ces ouvrières les fleuristes, les plumassières, et, d’une façon générale, les ouvrières des articles de Paris et de Londres, travaillent elles aussi dans de petits ateliers ou à domicile, exécutant des taches parcellisées et sous-payées, et subissant de longs chômages saisonniers.
Le textile, le vêtement, la mode, les articles de Paris, sont des industries qui passent pour typiquement féminines et qu’il est donc difficile d’interdire aux femmes.
Mais les hommes restent très majoritaires dans les industries traditionnelles. Pourtant il y a là effectivement un phénomène nouveau: les femmes s’introduisent dans les industries traditionnellement masculines, et, du même coup, le travail des femmes devient enfin un souci important du mouvement ouvrier.

B.le féminisme et son influence
Femmes et prolétaires, les ouvrières du XIXe siècle, n’ont que peu l’occasion de se faire entendre, ni dans les livres, ni dans les journaux, ni dans les congrès syndicaux.
Nous connaissons les positions de quelques grandes militantes socialistes, comme Flora Tristan ou Louise Michel Elles sont féministes, mais leur féminisme n’est pour elles qu’un aspect du socialisme, car elles considèrent comme indissociables l’émancipation du travailleur et celle de la femme. L’idée d’éducation des femmes revient souvent dans leurs discours et leurs écrits, mais sans originalité particulière -. Tout comme l’ouvrier, c’est grâce à l’éducation que l’ouvrière prendra conscience de sa dignité de femme et de prolétaire.
Le mouvement féministe, qui se développe vers 1870, attache lui aussi beaucoup d’importance à l’éducation. le premier congrès féministe international, réuni en 1878, réclame Ici liberté du travail pour la femme, l’égalité des salaires, la journée de huit heures, le repos hebdomadaire, un congé et des allocations de maternité, l’admission des femmes dans les syndicats, la reconnaissance de la maternité et des travaux ménagers comme travail social, et formule cinq revendications en matière d’éducation: création de crèches, garderies, jardins d’enfants; mixité à tous les niveaux de l’enseignement; cours de « Sciences de l’enfant » et d’économie domestique dans les écoles de filles. Il est vrai que les féministes elles-mêmes ont eu bien du mal à se défaire de l’image sexiste de la femme. Ce n’est ni par le mouvement féministe, qui à joué un rôle d’interprétation non négligeable mais n’a jamais réussi à mobiliser les ouvrières, ni par l’éducation, que les ouvrières ont fait reconnaître leur droit au travail, mais par la lutte.
La syndicalisation des ouvrières fut lente. Tout les détournait de la grève et du syndicalisme: elles étaient peu qualifiées et particulièrement menacées par le chômage, elles sont facilement remplaçables; peu qualifiées, elles travaillent dans des secteurs peu touchés par les grèves; employées plus souvent que les hommes dans de petites entreprises, quand ce n’est pas à domicile, elles sont moins accessibles à l’action syndicale; chargées des finances familiales, elles sont plus sensibles à la perte financière due à la grève; bombardées par l’idéologie sexiste dominante, qui présente la femme comme douceur, soumission et passivité, il leur faut s’engager dans un acte de rébellion qui, en outre, s’accompagne souvent de violences. Sans oublier les pressions du patron (qui parfois, pour un seul gréviste dans la famille, met tout le monde à la porte), du clergé (à Douarnenez, en 1905, il menace de refuser les sacrements à celles qui ne quittent pas le syndicat) et du mari. On comprend que, dans ces conditions, la proportion des grévistes, et donc des syndiquées, reste très inférieure a celle des ouvrières. Pourtant, ce n’est pas cela qui frappe les ouvriers. Ce qui les frappe, c’est que des femmes fassent grève et se syndiquent, et encore plus que des femmes déclenchent des grèves qu’elles mènent seules. Les femmes grévistes, rebelles, menant leurs luttes sans tutorat masculin, bousculent à la fois l’image de la femme douce et soumise et celle de l’ouvrière, arme entre les mains du patronat. Ces ouvrières en lutte, généralement les ouvriers les soutiennent, financièrement et moralement. Par delà le sexisme – qui n’en subsiste pas moins, y compris dans la gestion des grèves communes – s’affirme une solidarité de classe.
Mais ce droit au travail reconnu aux femmes ne les exempte pas pour autant de leurs devoirs au foyer. A l’usine, l’ouvrière doit faire oublier qu’elle est femme et s’affirmer comme prolétaire en menant des luttes semblables à celles des hommes. Mais lorsqu’elle rentre chez elle, il lui faut au contraire se rappeler qu’elle est femme et ménagère.
Les suffragettes apparaissent en Angleterre au début du XXème siècle. Le terme vient su mot suffrage qui désigne le droit de vote. Ses membres revendiquaient l’élargissement du droit de vote aux femmes. Le mouvement, né en 1865 ; prend une forme militante entre 1903 et 1917. En 1918, les anglaises obtinrent le droit de vote à partir de 30 ans(les hommes eux pouvaient voter à partir de 21 ans). En 1897. Millicent Fawcett fonda l’Union nationale pour le suffrage féminin (NationalUnion of Women’s Suffrage) pour obtenir le droit de vote. Espérant y parvenir par des moyens pacifiques, Fawcett donna des arguments pour convaincre, seuls à avoir le pouvoir de donner le droit de vote aux femmes. Elle mit en évidence par exemple que les femmes devaient obéir aux lois et donc devraient avoir le droit de participer à leur création. Hubertine Auclert fonde en 1876 le premier groupe suffragiste français : « le droit des femmes » En le 9 décembre 1903, un vote unanime du parlement rejette l’égalité politique. En 1914, on organise un « vote blanc», un sondage auprès des femmes sur leur désir de voter. Plus de 500 000 réponses favorables. En 1919, la chambre des Députés se prononce en faveur de droits politiques pour les femmes, mais le Senat bloque la mesure. En 1922, la proposition de loi de Jules Guesde pour l’égalite civile et politique est rejeté par le Senat.
En ce début du XIXe siècle, les femmes font reconnaître leur droit au travail, à la lutte, et donc aussi à la qualification et à la formation. Mais l’ouvrière étant définie comme à la fois productrice et ménagère, sa formation garde un caractère particulier, qui tendra en fait à dévaloriser. De l’école professionnelle, comme l’écrivent quelques femmes lyonnaises en 1868, doit sortir une jeune fille « intelligente, instruite et ouvrière, capable de diriger un ménage et un atelier». On peut ainsi voir que l’idéologie patriarcale est toujours d’actualité à la fin de l’industrialisation.

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Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 1)

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