Archive pour le 13 septembre, 2017

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(13/09/2017)

Libération 13 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Selon la police…

Toujours ce décalage ridicule… Il y avait hier quelque 220 000 manifestants dans les villes de France, selon la police, et plus de 500 000 selon la CGT. Par définition, l’un des deux ment. Or cette controverse apparente, en fait, est tranchée depuis plusieurs années : on sait maintenant – horreur ! – que les chiffres de la police sont beaucoup plus fiables que ceux des syndicats. Pour la bonne raison que l’affaire a été instruite. Des journalistes peu suspects de sympathie droitière, ceux de Mediapart, par exemple, mais aussi ceux du Monde ou de Libération, ont plusieurs fois compté eux-mêmes les manifestants à l’aide de techniques fiables, avec une marge d’erreur, bien sûr, mais qui ne saurait aller du simple au quadruple. Le verdict fut sans appel : la police donne un chiffre réaliste, les syndicats, la CGT notamment, exagèrent à outrance le nombre des manifestants, ce qui les conduit à publier des communiqués inspirés non de Karl Marx mais de Salvador Dalí.

L’expérience a été doublée par des reportages sur les méthodes de comptage de la police. Une commission indépendante a également exploré la question. La conclusion était la même : aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la police est nettement plus proche de la vérité que les leaders syndicaux. Plusieurs journaux, dont Libération, s’abstiennent depuis cette date de donner le chiffre syndical, jugé trop souvent farfelu. Pourtant les leaders syndicaux (pas tous) continuent imperturbablement de gonfler leurs statistiques comme des montgolfières, ce qui n’a d’autre effet que de dégonfler en proportion leur crédibilité. Pourtant certains médias continuent à donner les deux chiffres à égalité, comme s’ils bénéficiaient d’une fiabilité équivalente. Sans doute est-ce leur conception de l’impartialité. Entre ceux qui disent que la terre est ronde et ceux qui estiment qu’elle est plate, il faut tenir la balance égale. La terre est donc ronde selon la police et plate selon les syndicats. Ou bien plate avec des rotondités. Ou bien à moitié ronde et à moitié plate…

Et aussi

• La cote de popularité d’Emmanuel Macron continue de baisser, selon un sondage Ifop-Fiducial. Pourtant le silence jupitérien des premières semaines a été remplacé par une présence médiatique verbale assidue. Ne rien dire ou parler : le résultat est le même. Hypothèse audacieuse : peut-être la popularité des gouvernants tient-elle moins à ce qu’ils disent qu’à ce qu’ils font…

• Le meurtrier de Sarah Halimi, cette Parisienne qui avait été défenestrée par un de ses voisins, est accessible à une sanction pénale. La communauté juive s’était vivement émue non seulement de cet assassinat, mais aussi du refus de la justice de le qualifier d’antisémite, alors que plusieurs éléments allaient nettement dans ce sens. En fait, la justice a pris son temps, ce qui n’est pas illogique. Au bout du compte, elle a estimé que le manque de discernement du meurtrier, attesté par expertise, n’était pas total. Du coup, il devra répondre de son crime, ce qui est justice. Ainsi ce n’est pas l’indifférence des juges à l’égard de la communauté juive qui était en cause, mais surtout la prudence nécessaire des magistrats. Le temps de la justice n’est pas le même que celui des responsables communautaires. Faut-il s’en plaindre ?

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 13 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

« On lache rien »…………………………(13/09/2017)

Quatre choses à retenir des manifestations contre la réforme du Code du travail

Les opposants à la réforme du droit du travail sont descendus dans la rue, mardi 12 septembre. Franceinfo liste quatre informations à retenir de cette mobilisation.

Plusieurs milliers de manifestants prennent part à la journée d\'action contre la réforme du Code du travail, initiée par les syndicats CGT, FSU, Solidaires et l\'Unef, mardi 12 septembre 2017 à Paris.
Plusieurs milliers de manifestants prennent part à la journée d’action contre la réforme du Code du travail, initiée par les syndicats CGT, FSU, Solidaires et l’Unef, mardi 12 septembre 2017 à Paris. (PATRICE PIERROT / AFP)
avatar

franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 12/09/2017 | 20:47
publié le 12/09/2017 | 20:01

112 partages

PartagerTwitterPartagerEnvoyer
LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a vécu sa première mobilisation sociale d’ampleur, mardi 12 septembre. Des manifestations et des grèves, lancées par les syndicats CGT, FSU, Solidaires et Unef, se sont déroulées à travers la France afin de dénoncer la réforme du Code du travail, jugée comme étant une « régression sociale ».

Si Force ouvrière a refusé de participer à cette journée d’action, plusieurs militants du syndicat, ainsi que des sections des syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC ou Unsa figuraient parmi les manifestants. La CGT a quant à elle déjà appelé à une nouvelle mobilisation, le 21 septembre. Une autre journée d’action, à l’initiative de La France insoumise, est attendue le 23 septembre.

Nombre de participants, déclarations et images fortes, heurts entre la police et les manifestants : comment s’est déroulée cette première journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le droit du travail ? Franceinfo fait le point.

1Le chiffre : plus de 400 000 manifestants, selon la CGT, 223 000 selon le ministère

Selon le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, les différentes manifestations contre la réforme du Code du travail ont mobilisé « plus de 400 000 personnes » à travers la France, rapporte l’AFP. « Pour une première, c’est une bonne première », a martelé le leader syndical au micro d’Europe 1, mardi soir. Le ministère de l’Intérieur avance, lui, le chiffre de 223 000 manifestants dans tout le pays.

A Paris, environ 60 000 personnes ont manifesté, selon la CGT, tandis que la préfecture de police avance le chiffre de 24 000 manifestants. Les acteurs des mobilisations ont présenté le même chiffre – 60 000 manifestants – pour Marseille, contre 7 500 selon la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Les opposants à la réforme étaient entre 8 000 et 16 000 à Toulouse, et entre 4 800 et 10 000 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Au Havre (Seine-Maritime), dont le Premier ministre, Edouard Philippe, a été maire pendant sept ans, la police a recensé 3 400 manifestants. Ils étaient environ 2 000 à Besançon (Doubs).

2La déclaration : « Le gouvernement peut et doit reculer », assure Jean-Luc Mélenchon

Le député de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), était auprès des manifestants à Marseille. « La démolition du Code du travail, c’est un pan de notre histoire sociale et de nos mobilisations que le président de la République veut faire basculer », a-t-il déclaré, selon le journal La Provence. « C’est un moment important de l’histoire de France », a-t-il martelé. « On ne veut pas de ce monde où tout le monde est en compétition avec tout le monde. »

 

« Le gouvernement peut et doit reculer », a poursuivi le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale. « Nous sommes en train d’organiser une défense implacable du Code du travail. Nous allons le faire reculer. » 

Un autre ancien candidat à l’élection présidentielle, le socialiste Benoît Hamon, était également présent parmi les manifestants. Dans le quartier de la Bastille, à Paris, le fondateur du mouvement du 1er-Juillet (M1717) a exprimé sa vive opposition à la réforme du Code du travail, martelant que « ce sont toujours les mêmes qui payent la facture ». « Puisqu’Emmanuel Macron parle de fainéants, je pense que le plus paresseux de tous, c’est celui qui est allé chercher dans les programmes de Madame Thatcher, le programme de Monsieur Blair, dans les programmes libéraux des années 1980, une manière de penser la réforme en France en 2017″, a-t-il ironisé.

 

3Les incidents : un blessé et plus de dix interpellations

A Paris, plusieurs incidents ont éclaté entre quelques manifestants et les forces de l’ordre autour du boulevard de l’Hôpital, dans les 5e et 13e arrondissements de la capitale. La préfecture de police a rapporté la présence de « 300 personnes encagoulées » dans le cortège, et a noté « quelques dégradations » de vitres et de panneaux publicitaires.

Un manifestant a été blessé et conduit à l’hôpital. Les forces de l’ordre, recevant des projectiles, ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. Au total, la police a procédé à trois interpellations au cours de la manifestation parisienne.

 

 

Des échauffourées ont également éclaté en fin de manifestation à Nantes, rapporte l’AFP. Trois personnes y ont été arrêtées, tout comme cinq autres à Lyon. Des incidents ont également été constatés à Marseille.

 

4L’image forte : « On lâche rien ! », chante un homme nu dans la manifestation

C’est l’une des images les plus surprenantes des manifestations. Un homme nu, portant uniquement une guitare en bandoulière, a commencé à chanter devant les policiers à Paris, en plein défilé. « On lâche rien, on lâche rien ! » a-t-il entonné à plusieurs reprises. « On ne lâche pas les sans-papiers ! On ne lâche pas les policiers ! »

 

Voir la vidéo

 dans Non classé
FRANCEINFO

 

112 partages

PartagerTwitterPartagerEnvoyer
LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin
Commentaires

Publié dans:Non classé |on 13 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les « fainéants » dans le rue……………….(13/09/2017)

La rentrée sociale des «fainéants» vue par les photographes de «Libération»

Par Service Photo

12 septembre 2017 à 21:03

La première mobilisation contre la réforme du code du travail a rassemblé 400 000 personnes selon la CGT (223 000 selon le ministère de l’Intérieur), agrégeant des publics très variés. Retour en images à Marseille, Rennes et Paris.

Marseille, mardi. La préfecture a compté 7 500 manifestants, les organisateurs 60 000.
Marseille, mardi. La préfecture a compté 7 500 manifestants, les organisateurs 60 000.

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Dans le cortège marseillais, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral».
Dans le cortège marseillais, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral».

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Marseille, mardi.
Marseille, mardi.

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Marseille, mardi. «Fainéant», terme employé par Emmanuel Macron, a été repris dans tous les cortèges.
Marseille, mardi. «Fainéant», terme employé par Emmanuel Macron, a été repris dans tous les cortèges.

Photo Patrick Gherdoussi. Divergence pour Libération

Ils étaient 4 800 à Rennes selon la préfecture, 10 000 selon la CGT.
Ils étaient 4 800 à Rennes selon la préfecture, 10 000 selon la CGT.

Photo Jérémie Verchère pour Libération

La manifestation à Rennes s'est déroulée dans le calme.
La manifestation à Rennes s’est déroulée dans le calme.

Photo Jérémie Verchère pour Libération

«Vous êtes là, bande de feignasses  ?» clame une voix amplifié par un mégaphone.
«Vous êtes là, bande de feignasses  ?» clame une voix amplifié par un mégaphone.

Photo Jérémie Verchère pour Libération

La manifestation parisienne contre la réforme du Code du travail a rassemblé mardi 60 000 personnes, a annoncé la CGT, parlant de «très forte» mobilisation. La police a comptabilisé 24 000 manifestants.<br />
La manifestation parisienne contre la réforme du Code du travail a rassemblé mardi 60 000 personnes, a annoncé la CGT, parlant de «très forte» mobilisation. La police a comptabilisé 24 000 manifestants.

Photo Albert Facelly pour Libération

 «La police avait prévu 10 000, ils font comme la météo ils font des prévisions avant les manifs eux», a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
«La police avait prévu 10 000, ils font comme la météo ils font des prévisions avant les manifs eux», a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Photo Albert Facelly pour Libération

Le 9 mars 2016, pour la première manifestation anti-loi travail, 450 000 personnes s'étaient rassemblées selon la CGT, 224 000 selon le ministère de l'Intérieur.
Le 9 mars 2016, pour la première manifestation anti-loi travail, 450 000 personnes s’étaient rassemblées selon la CGT, 224 000 selon le ministère de l’Intérieur.

Photo Albert Facelly pour Libération

Les lycéens étaient mobilisés, inquiets pour leur avenir.
Les lycéens étaient mobilisés, inquiets pour leur avenir.

Photo Albert Facelly pour Libération

Sur les pancartes, le président Emmanuel Macron était ciblé pour sa promesse de ne céder «ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes».
Sur les pancartes, le président Emmanuel Macron était ciblé pour sa promesse de ne céder «ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes».

Photo Albert Facelly pour Libération

Le cortège a défilé entre Bastille et place d'Italie au son d'une fanfare animée par des forains, certains déguisés en clowns.
Le cortège a défilé entre Bastille et place d’Italie au son d’une fanfare animée par des forains, certains déguisés en clowns.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Le cortège a chanté «la Marseillaise» en boucle. Ils dénoncent une ordonnance d’avril 2017, imposant aux municipalités des appels d’offres pour tous les lieux publics d’animation. «Ça ne sera pas la même chose dans dix jours», disent ils à notre journaliste.
Le cortège a chanté «la Marseillaise» en boucle. Ils dénoncent une ordonnance d’avril 2017, imposant aux municipalités des appels d’offres pour tous les lieux publics d’animation. «Ça ne sera pas la même chose dans dix jours», disent ils à notre journaliste.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Le cortège de tête parisien était constitué d'environ 2 000 personnes.
Le cortège de tête parisien était constitué d’environ 2 000 personnes.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Le «dress code» (blousons noirs, masques de plongée, gants, genouillères) n’a pas changé.
Le «dress code» (blousons noirs, masques de plongée, gants, genouillères) n’a pas changé.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Pas plus que la bande-son  : «Paris, Paris, soulève-toi  !» «Anti, anticapitaliste  !» «Tout le monde déteste la police  !»
Pas plus que la bande-son  : «Paris, Paris, soulève-toi  !» «Anti, anticapitaliste  !» «Tout le monde déteste la police  !»

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Alors que le cortège de tête entame la remontée du boulevard de l’Hôpital, les premières détonations font sursauter la foule. Les manifestants les plus radicaux viennent de prendre à parti des cordons de CRS postés dans les rues adjacentes.
Alors que le cortège de tête entame la remontée du boulevard de l’Hôpital, les premières détonations font sursauter la foule. Les manifestants les plus radicaux viennent de prendre à parti des cordons de CRS postés dans les rues adjacentes.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

En fin de journée, la préfecture de police de Paris annonçait quatre arrestations et sept personnes légèrement blessées prises en charge par les secours.
En fin de journée, la préfecture de police de Paris annonçait quatre arrestations et sept personnes légèrement blessées prises en charge par les secours.

Photo Boby. Hans Lucas pour Libération

Facebook
Twitter
print Mail
Publié dans:GREVES |on 13 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Agression………………………..(13/09/2017)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 13 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Ca continue………………………(13/09/2017)

Publié dans:GREVES |on 13 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente