Les sénatoriales……………………………(14/09/2017)

Illustration. Les résultats des sénatoriales sont attendus vers 17 heures.

LP

Ce dimanche soir, le Sénat devrait rester majoritairement à droite, marquant un premier coup d’arrêt à la vague Macron.

Une fois n’est pas coutume ! Le Sénat sera propulsé, ce dimanche, sur le devant de la scène politique. Faute d’être élus au suffrage universel comme les députés ou le président de la République, moins influents que leurs collègues du Palais-Bourbon, les sénateurs n’ont jamais suscité l’intérêt et encore moins la sympathie des Français.

 

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Mais le millésime 2017 change la donne. Car ces sénatoriales constituent un premier test politique pour le quinquennat d’Emmanuel Macron. Et les augures s’annoncent mauvais. « Ces sénatoriales revêtent une importance particulière, souligne Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à Lille-II. A l’Assemblée nationale, les groupes de l’opposition se réduisent comme peau de chagrin, tandis qu’au Sénat, ils s’apprêtent bel et bien à résister. »

 

«Macron va enregistrer une belle déculottée»

 

Balayé, le rêve de Macron qui, après le raz de marée de la République en marche (LREM) aux législatives, pensait pouvoir rafler la mise au Sénat. De 29 élus aujourd’hui, les sénateurs En Marche ! tablent, au mieux, sur une quarantaine ce soir. Couacs de la majorité présidentielle à l’Assemblée, autoritarisme du président vis-à-vis du chef d’état-major, baisse brutale des APL… La chute de popularité du chef de l’Etat qui en a résulté ne peut que se refléter dans les sénatoriales d’aujourd’hui.

 

 

 

D’autant plus que ces élections au scrutin indirect sont d’un type particulier. « Ce scrutin sera le troisième tour des municipales », clame un sénateur de droite, en référence aux grands électeurs, maires et conseillers municipaux et départementaux élus lors des scrutins de 2014 et 2015 et seuls habilités à élire les sénateurs. Des élus locaux en grande majorité de droite et du centre… « Après la baisse des dotations aux collectivités territoriales, la diminution des emplois aidés et la disparition annoncée de la taxe d’habitation, Macron va enregistrer une belle déculottée. Car le Sénat, c’est avant tout la représentation des territoires », prévoit un élu centriste.

 

Pouvoir d’influence, voire de blocage

 

Conséquence logique du malaise des grands électeurs, le Sénat devrait donc rester ancré à droite. Et incarner ainsi la seule opposition effective à la politique du chef de l’Etat et de son Premier ministre, au moins jusqu’aux élections européennes de 2019… Les Républicains, même divisés, devraient rester prépondérants au palais du Luxembourg et réélire leur candidat à la présidence, Gérard Larcher.

 

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Comme pour les lois sur la moralisation et la sécurité intérieure, la Chambre haute aurait ainsi les moyens de faire entendre sa propre musique, face à une Assemblée en ordre de bataille derrière l’exécutif. Ce pouvoir d’influence accru pourrait même, dans un proche avenir, se doubler d’un pouvoir de blocage. La révision constitutionnelle promise par Macron — réduction du nombre des parlementaires… — et qui nécessite l’accord des trois cinquièmes des parlementaires pourrait en effet être retoquée par un Sénat entré en opposition. Un obstacle de taille sur la voie des réformes du président de la République, qui serait contraint alors de recourir à un référendum à l’issue toujours incertaine.

 

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Et ce dimanche soir…

Sur les 348 sièges de sénateurs, 171 sont soumis au vote du collège des grands électeurs dimanche.

Les républicains (143 aujourd’hui).Ils espèrent conforter leur nombre, voire progresser jusqu’à 150 sièges. « Un rêve », disent-ils. Attention : probable création d’un groupe de Constructifs (20), qui participerait à une majorité présidentielle élargie.

Les centristes (42 aujourd’hui) et les Radicaux de gauche (16) espèrent se maintenir ou se renforcer légèrement. Mais se situeront-ils dans l’opposition ou dans la majorité ?

La République en marche. De 29 à une quarantaine, au plus. Loin du raz-de-marée espéré.

Le PS (86) devrait limiter la casse en tombant à 50 ou 60 élus. Mais se profile le risque d’un éclatement entre anti et pro-Macron.

Les communistes et les écologistes. Les premiers (18) ne sont pas sûrs de conserver les 10 sièges nécessaires pour faire un groupe. Les Verts vont « se compter sur les doigts d’une main ».

Le FN (2 sièges aujourd’hui) pourrait décrocher 1 ou 2 élus supplémentaires.

Jannick Alimi  Le Parisien

Publié dans : ELECTIONS |le 24 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

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