Archive pour décembre, 2017

Quelques vérités………………….(31/12/2017)

Macron, Mélenchon, Wauquiez… Les 7 péchés capitaux des politiques en 2017

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L’Obs

Baptiste Legrand Il y a 2 minutes
Avarice, luxure, colère, paresse… Retour sur une sacrée année politique.

Emmanuel Macron en campagne, le 28 février 2017 à Angers© Copyright 2017, L’Obs Emmanuel Macron en campagne, le 28 février 2017 à AngersPardonnez-moi, électeurs, parce que j’ai péché ! Morale et politique ne vont pas toujours de pair, l’année 2017 nous l’a rappelé. Orgueil, colère, luxure… Nos élus sont humains, trop humains ; ils fautent assurément, le confessent moins souvent. Les chrétiens distinguent sept péchés majeurs. On les qualifie de « capitaux » car ils se rapportent à la tête (capita en latin). Mais il peut s’agir de simples péchés véniels, gardons-nous bien de prononcer toute excommunication définitive !

 

Avarice : François Fillon

 

« Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » François Fillon s’est érigé en père la morale pour mieux écarter ses rivaux de la primaire de la droite. Il est pourtant rattrapé en janvier par des histoires de gros sous. On peut être proche des milieux conservateurs catholiques et être soupçonné du péché d’avarice : des emplois présumés fictifs pour son épouse et ses enfants, des soupçons de conflits d’intérêt autour de sa société « 2F Conseil », des chèques remis par le groupe LR du Sénat, sans oublier quelques cadeaux, montres et costumes sur mesure du tailleur Arnys.

Total, près d’un million d’euros. Éliminé au premier tour de la présidentielle avec 20,0% des voix, François Fillon plonge son camp dans les abîmes et se retire de la vie politique.

 

Orgueil : Emmanuel Macron

 

Il a voulu conquérir les champs élyséens, la partie des enfers que les Grecs réservaient aux héros et aux âmes vertueuses, excusez du peu. Emmanuel Macron n’est pas caractérisé par sa modestie, si bien qu’il se lance dans la campagne présidentielle sans parti politique et presque sans troupes, mais fort d’une foi inébranlable en ses capacités et en sa bonne étoile. Et le miracle arriva.

Une fois élu, le voici qui autorise ses lieutenants à le comparer à Jupiter. Du haut de son Olympe, il tance ses « fainéants » de prédécesseurs et croise parfois dans un hall de gare « des gens qui ne sont rien ». D’aucuns y voient les signes d’un mépris de classe de la part de cet énarque-philosophe, que l’on découvre par ailleurs en spécialiste de la pêche au kwassa-kwassa.

 

Luxure : Laurent Wauquiez

On s’abstiendra ici de toute allusion à la vie sexuelle de Laurent Wauquiez, qui ne nous regarde pas, pour manier plutôt la métaphore. Le parcours politique du nouveau leader de la droite démontre son peu d’appétence pour la fidélité. Au contraire, il préfère varier ses partenaires.

Quelques vérités......................(31/12/2017) dans © Fournis par Le Nouvel ObsAprès s’être implanté en Haute-Loire grâce au parrainage du centriste europhile Jacques Barrot, l’ex-ministre des Affaires européennes goûte aux délices de l’euroscepticisme. Il soutient François Fillon dans la bataille de l’UMP, puis rejoint Nicolas Sarkozy. Il s’allie au Modem pour conquérir la région Auvergne-Rhône-Alpes tout en mettant le cap très à droite, au point d’être accusé par ses opposants internes de flirter avec le Front national. Qu’importe : il débauche la juppéiste Virginie Calmels pour mieux conquérir le cœur des adhérents Républicains. En politique, il faut embrasser large.

 

Envie : Jean-Luc Mélenchon

 

Il le voulait, son duel de second tour face à Emmanuel Macron. Raté, « à 600.000 voix près », comme Jean-Luc Mélenchon se plaît à le souligner. Le coupable désigné ? Benoît Hamon. « S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui Premier ministre et moi président de la République », veut croire Jean-Luc Mélenchon, qui refait le match en semblant oublier qu’il n’était jamais qu’en quatrième position, derrière Marine Le Pen et François Fillon.

 

À 600 000 voix près nous aurions été présents au second tour. La leçon que nous en tirons, c’est de continuer à être conquérants. #Marseille

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 11, 2017

 

« Ce fut une grande calamité pour le peuple que d’avoir été privé » de ce duel décisif, écrit-il encore sur son blog fin décembre. Une déception qui s’explique par l’envie de recomposer l’offre politique, « insoumis » contre libéraux, ce qui hisserait le nouveau député de Marseille au niveau de ses illustres prédécesseurs à gauche, de Jaurès à Mitterrand. Mais l’envie peut mener au ressentiment. À l’égard de ses anciens amis du PS et du PC, que Jean-Luc Mélenchon veut supplanter. Cela ne contribue pas au rassemblement, au point que députés Insoumis et communistes font groupes à part à l’Assemblée.

 

Gourmandise : Richard Ferrand

 

Il est l’un des premiers à avoir goûté au macronisme et aspire donc légitimement à une des plus grosses parts du gâteau. Le député socialiste Richard Ferrand devient dès 2016 le secrétaire général du parti En Marche, un rôle-clé qui lui vaut d’être récompensé par le ministère de la Cohésion des territoires.

Une ascension coupée net par son excès d’appétit il y a une dizaine d’années, lorsqu’il était président des Mutuelles de Bretagne. Mis en examen pour des soupçons de conflit d’intérêts dans la location de locaux appartenant à son épouse, Richard Ferrand doit quitter le gouvernement. L’affaire est toutefois classée sans suite après quelques mois d’enquête. Désormais président du groupe des députés LREM, l’élu du Finistère garde un œil gourmand sur la présidence de l’Assemblée nationale, qui devrait être remise en jeu à mi-mandat.

Colère : Marine Le Pen

 

« Je suis la voix de la colère sociale », affirmait Marine Le Pen dans l’entre-deux tours de la présidentielle. Mais c’est surtout le duel télévisé face à Emmanuel Macron qui sert de révélateur. Pensant que son rival était prêt à quitter le plateau, la candidate d’extrême droite a multiplié les provocations pour tenter de le faire sortir de ses gonds. Invectives, insinuations, insultes… en vain. C’est finalement elle qui a montré son énervement – la colère venant avec l’impuissance.

Un débat complètement raté qui l’affaiblit considérablement. Bien qu’elle parvienne à être élue députée, elle se replie sur l’appareil frontiste et tranche les conflits internes en mettant dehors son vice-président Florian Philippot. Sans doute pour ne pas montrer qu’elle est d’abord en colère contre elle-même.

 

Paresse : Jean-Christophe Cambadélis

 

Terminons par la paresse, mère de tous les vices. C’est celle des socialistes incarnés par leur premier secrétaire de 2014 à 2017, Jean-Christophe Cambadélis. Incapables de trancher en leur sein le débat entre politique de la demande et politique de l’offre, entre social-démocratie et social-libéralisme, et donc d’assumer la politique conduite par François Hollande, ils étalent leurs divisions à l’Assemblée.

Cela se traduit par un fait sans précédent : le renoncement du président sortant, puis la très large victoire à la primaire de la gauche du frondeur Benoît Hamon (qui, lui, produit quelques idées nouvelles comme le revenu universel). Le PS fait campagne à reculons, obtient son pire score (6,8%) et perd 90% de ses députés – dont Jean-Christophe Cambadélis lui-même, balayé dans le nord-est parisien. Chez Thomas d’Aquin, le péché de paresse renvoie surtout à un manque d’appétence pour la vie spirituelle, pour la prière. Les socialistes auraient-ils perdu toute foi en des lendemains qui chantent .

Baptiste Legrand

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

2018………………………………..(31/12/2017)

Et demain, nous serons en 2018 avec son cortège de bonnes et (surtout) mauvaises nouvelles dont nous pourrons remercier le roitelet élyséen, sa cour, ses pompes et ses œuvres.

Mais, tradition oblige, nous allons fêter l’année nouvelle !

Que tous mes amis lectrices et lecteurs veuillent bien accepter mes vœux les plus sincères pour 2018, de santé, joie et (éventuellement) prospérité.

BONNE ANNEE A TOUS.

Publié dans:Non classé |on 31 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Eh ! oui…………………………….(31/12/2017)

ÉCONOMIE

Tout ce qui change au 1er janvier 2018

PV de stationnement, vaccins, prix du gaz… La nouvelle année va connaître plusieurs changements.

31/12/2017 03:28 CET | Actualisé il y a 5 heureslaire Tervé Claire Tervé
Eh ! oui..................................(31/12/2017) dans Economie

Sezeryadigar via Getty Images
Vaccins, PV, diesel… Tout ce qui change ce 1er janvier.

2018 – PV de stationnement, vaccins, prime à l’achat d’auto neuve, hausse du prix du gaz: de nombreux changements vont intervenir à partir de ce lundi 1er janvier 2018 dans le quotidien des Français.

Le HuffPost fait le point sur toutes les nouveautés de ce début d’année.

  • Onze vaccins obligatoires

Onze vaccins -contre trois jusqu’à présent- deviennent obligatoires pour les enfants nés à partir de ce 1er janvier. S’ajoutent désormais coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C. Ils seront indispensables en collectivité (crèche, école…).

  • Les émissions pour enfants privés de publicité

Les publicités deviennent interdites avant, pendant et après les émissions destinées aux enfants de moins de douze ans sur les chaînes du service public. Une mesure votée au nom de la lutte contre l’obésité infantile.

  • Augmentation de la CGS

La contribution sociale généralisée (CSG) augmentera de 1,7 point dès ce début d’année. Le but de cette mesure? Compenser la suppression de certaines cotisations salariales censées redonner du pouvoir d’achat aux actifs, tout en garantissant le financement de la protection sociale, note Le Figaro.

« Dès le 1er janvier, 21 millions de Français (salariés et indépendants) verront leur revenu net amélioré, soutient le gouvernement sur son site internet. À l’automne 2018, une seconde baisse des cotisations permettra d’amplifier ce bénéfice sur la fiche de paie ». En ce qui concerne les fonctionnaires, le gouvernement a annoncé en novembre dernier que la charge -pour les collectivités et établissements publics- de l’indemnité compensatrice sera « intégralement » compensée.

« La hausse de la CSG ne concerne toutefois pas les titulaires de pensions de vieillesse bénéficiant de l’exonération ou du taux réduit de CSG en vertu de ressources modestes: ainsi, 40% des retraités ayant des faibles niveaux de revenus ne subiront aucune perte de pouvoir d’achat, peut-on lire dans le texte adopté le 4 décembre, rapporte Le Figaro. Une partie des retraités qui verront leur pension nette baisser suite au relèvement du taux de CSG bénéficieront par ailleurs de l’exonération progressive de la taxe d’habitation ».

  • Augmentation du forfait hospitalier

Le forfait hospitalier augmente de deux euros pour passer à 20 euros par jour, une dépense prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent.

 

 dans Economie

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  • La gratification des stagiaires revalorisée

Celle-ci s’établit désormais à 577,50 euros mensuels en moyenne, contre 554,4 euros en 2017. Rappelons que l’indemnité de stage est due dès que sa durée excède deux mois consécutifs.

  • Revalorisation de 0,2% du plafond des allocations familiales

Les plafonds de ressources utilisés pour calculer le montant des allocations familiales et d’autres prestations (complément familial, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire) sont revalorisés de 0,2%.

  • Les villes décident du montant des forfaits qui remplacent les amendes

Les villes vont fixer elles-mêmes le tarif du stationnement ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. Cette réforme du forfait de post-stationnement (FPS) va entrer en vigueur dans au moins 400 villes de l’Hexagone, qui ont fixé le montant de l’amende sur leur territoire. Il s’agit donc désormais de régler une « redevance », explique l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions sur son site internet. A Paris, celle-ci est de 50 euros et de 60 euros à Lyon. Certaines municipalités, comme Castres, ont décidé, à contrario, de réduire la sanction, à 10 euros.

  • Augmentation des tarifs du gaz

Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe qui n’épargnera pas les autres contrats.

  • Arrivée des chèques énergie

Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par le chèque énergie. Il devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité à payer leurs factures. D’un montant moyen de 150 euros en 2018, il sera versé au printemps.

  • Augmentation des prix à la pompe

Les prix à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021.

  • Les cotons-tiges en plastique interdits

Dans le cadre de la loi sur la biodiversité, adoptée en juillet 2016, les fameux bâtonnets ouatés vont quitter les salles de bains. Les cotons-tiges figurent en effet dans le triste classement des plus gros déchets retrouvés sur les plages et dans les milieux aquatiques.

 

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  • Les tarifs bancaires vont augmenter

Au 1er janvier, les tarifs bancaires vont, une fois de plus, augmenter, souligne la dernière étude de Meilleurebanque.com. Dans le détail, ces hausses porteront en particulier sur un nombre limité de services. Les frais de tenue de compte, par exemple, devraient ainsi augmenter de 3,3%, en moyenne, soit 15,31 euros par an. Ce chiffre dissimule cependant d’importantes disparités en fonction de l’établissement. Les tarifs des cartes bancaires à débit immédiat vont, quant à eux, grimper de 1,8% en moyenne.

  • Une prime de 1000 à 2000 euros pour acheter une nouvelle voiture

Le gouvernement offre 1000 à 2000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les Diesel) pour en acheter une récente. Cette « prime à la conversion » montera à 2500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif: sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018.

  • La fiscalité du diesel en hausse de 10%

Dans le cadre du projet de loi de finances 2018, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) va augmenter de 2,6 centimes par litre de gazole, chaque année, durant quatre ans. En outre, la contribution climat énergie, aussi appelée taxe carbone, est élargie au diesel, par le biais de l’article 9. Pour 2018, elle est relevée à 44,60 euros la tonne de CO², alors que le gouvernement précédent l’avait prévue à 39 euros. Objectif affiché de l’exécutif: aligner la fiscalité du diesel sur celle de l’essence. À la pompe, ces mesures fiscales vont ainsi alourdir de 7,6 centimes par litre les taxes sur le diesel – soit une hausse de 10%.

  • Salariés: au vélo!

Les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un « plan de mobilité » concernant leurs salariés. Objectif: favoriser les modes de déplacement doux, comme le vélo.

  • Le prix du timbre grimpe en flèche

Les timbres sont désormais plus chers, à hauteur de 4,7% en moyenne. Le prix du timbre ordinaire (vert) va ainsi s’accroître de 9,6%, passant de 73 à 80 centimes, tandis que celui du timbre prioritaire (rouge) va bondir de 11,8% à 95 centimes. Ceux qui achèteront leurs timbres en ligne bénéficieront d’un « avantage tarifaire ». Ils débourseront ainsi 3 centimes de moins. Pour ceux qui privilégieront l’ »Écopli », son prix devrait passer de 71 à 78 centimes. Les tarifs des colis postaux classiques (Colissimo), qui étaient restés stables cette année, augmenteront de 1,5% au 1er janvier, tandis que ceux du courrier publicitaire progresseront de 1,8%.

  • Des nouveaux Vélib’

Les nouveaux Vélib’, dont un tiers d’électriques, arrivent dans les rues de Paris et d’une soixantaine de communes autour de la capitale.

 

Le HuffPost

 

  • Le Smic atteindra presque les 1500 euros

Le salaire minimum sera revalorisé de 1,24% au 1er janvier 2018. Un salarié au Smic touchera environ 20 euros de plus en janvier, puis 15 euros supplémentaires à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.

Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15%). En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.

  • Rupture du contrat de travail et licenciement

Les indemnités prud’homales auront un plancher et un plafond indemnitaire en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Cette fourchette d’indemnité n’est applicable que s’agissant de la cause réelle et sérieuse du licenciement, le régime des réparations liées à d’autres demandes (sauf procédurales) demeurant majoritairement inchangé. Par ailleurs, la réparation du licenciement nul (par exemple à raison d’un harcèlement moral ou sexuel ou une discrimination) n’est pas concerné par le barème institué. Un modèle de lettre sera mis à disposition des entreprises pour aider les chefs d’entreprise à expliquer pourquoi ils souhaitent se séparer d’un salarié.

  • La « flat tax » mise en place

Le prélèvement unique forfaitaire (PFU) de 30% concernera tous les revenus du capital. Il se décompose en un impôt sur le revenu de 12,8% et les prélèvements sociaux à 17,2%. Adopté en octobre dernier, il sera mis en place sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA (épargne en actions) et certains contrats d’assurance-vie (moins de 150.000 euros gardés plus de huit ans). Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y sont aussi soumis. Objectif: baisser la fiscalité sur les revenus financiers et simplifier le système.

  • Généralisation du bulletin de paie simplifié à toutes les entreprises

Depuis un an, il était déjà obligatoire pour les entreprises d’au moins 300 salariés.

  • Mise en place du CSE: Conseil social et économique

Le CSE devient l’instance unique représentative des élus du personnel dans toutes les entreprises de plus de onze salariés. Avant le 1er janvier 2020, il se substituera au Comité d’Entreprise (CE), aux délégués du personnel et au CHSCT (Comité d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail). L’objectif étant de « fluidifier les échanges d’informations, rationnaliser le temps des différents élus du personnel et améliorer les relations sociales au sein des entreprises », résume Le Figaro.

  • Diagnostics logements

Les propriétaires vont devoir fournir à leurs locataires deux diagnostics supplémentaires sur l’état des installations électriques et de gaz.

  • Baisse du prix de certaines cigarettes

Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement.

 

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  • Le jour de carence rétabli pour les fonctionnaires

Le jour de carence en cas d’arrêt maladie est rétabli pour les fonctionnaires.

  • Le régime des indépendants progressivement intégré au régime général

Les indépendants verront leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité).

  • Les Mahorais passent aux 35 heures

Les Mahorais passent aux 35 heures, au lieu de 39. Les entreprises de moins de 20 salariés auront cependant encore un an pour se préparer. Les habitants de Mayotte vont aussi bénéficier de certaines conventions collectives, de la rupture conventionnelle, de la prime de précarité.

r Le HuffPost:

 

Publié dans:Economie |on 31 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

On peut changer de chaîne…………(31/12/2017)

Vœux d’Emmanuel Macron : « Il faut qu’il aille dans la proximité » et qu’il évite « cette attitude de Jupiter

Philippe Moreau-Chevrolet, communicant, a décrypté pour franceinfo, dimanche, les enjeux des traditionnels vœux du Président, adressés dans la soirée aux Français.

Emmanuel Macron le 22 décembre 2017 à Niamey (Niger). 
Emmanuel Macron le 22 décembre 2017 à Niamey (Niger).  (LUDOVIC MARIN / AFP)
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Mis à jour le 31/12/2017 | 06:19
publié le 31/12/2017 | 06:19

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

C’est une tradition instaurée par le général de Gaulle au début de la Ve République : chaque président en exercice présente aux Français ses vœux de nouvel an. Le président Emmanuel Macron sacrifie pour la première fois à la tradition dimanche 31 décembre à 20h, avant la nuit de la Saint-Sylvestre.

Philippe Moreau-Chevrolet, communicant, directeur de MCBG Conseil et professeur à Sciences-Po, a  analysé sur franceinfo la portée symbolique d’une telle cérémonie : « C’est un moment où il y a une communion entre le président et le peuple français. » Il a résumé l’enjeu principal pour Emmanuel Macron : « Il faut qu’il aille dans la proximité parce que ce qu’il a beaucoup payé, notamment par un spectaculaire décrochage de popularité cet été, c’était cette attitude de Jupiter. »

franceinfo : Y’a-t-il eu des vœux marquants ?  

Philippe Moreau-Chevrolet : Les vœux ont été des moments très importants dans l’histoire française, notamment pour les derniers vœux de Georges Pompidou (mort trois mois après) qui prennent une autre dimension. Les derniers vœux de François Mitterrand quand il dit ‘Je crois aux forces de l’esprit’, est une phrase qui a marqué des générations de Français. Ce sont des moments importants parce qu’il y a une communion entre le président et le peuple français. Il n’y a pas vraiment d’enjeu, on n’est pas en campagne. On est suspendu entre deux années. Dix millions de Français regardent les vœux. (…) C’est le général de Gaulle qui a créé ça comme un moment de rencontre entre le chef de l’État et le peuple. Avec le 14 juillet, ce type de rituels permettent d’accrocher (…) les deux wagons ensemble. (…) Il y a eu des annonces faites [lors de vœux]. Jacques Chirac utilisait notamment beaucoup ça comme un (…) stratagème pour essayer de se relancer politiquement. En général, c’est plutôt un moment où on va dire, ‘Il y a eu beaucoup d’efforts de faits’ ou, dans le cas d’Emmanuel Macron, ‘Il y a eu beaucoup de travail de fait, il va y en avoir encore plus, mais l’avenir est positif’. Traditionnellement, quand on souhaite la bonne année, on ne souhaite pas une année moyenne ou une année mauvaise. Le président fait la même chose : il souhaite la bonne année : ‘Vous avez fait des efforts, mais vous allez voir, bientôt, ça va payer’. La ritournelle depuis 30 ans, c’est la sortie de crise. (…) Le problème, c’est qu’il y a un peu une surenchère et François Hollande est tombé dans un piège en allant carrément annoncer la fin du chômage pour la fin de l’année. Maintenant, ce type d’erreurs se paye cash, on ne les pardonne plus, on s’en souvient, on passe les vidéos en boucle sur les réseaux sociaux. La mémoire, aujourd’hui, est permanente, on se souvient de tout, on ne peut plus faire ce type de déclarations.

Que peut-on attendre de l’allocution d’Emmanuel Macron ?  

On ne peut pas attendre d’annonce, car ce n’est pas le genre de la maison. Par contre, on peut attendre le fait de dire ‘Nous avons beaucoup travaillé et la reprise économique est là’ parce que, de fait, la reprise économique est là. Il tient son discours à un moment important [où il bénéficie d'une] hausse de popularité. Il faut qu’il garde l’énergie et pas qu’il en perde, on ne le voit pas prendre de risque à ce moment-là. (…) Il faut qu’il aille dans la proximité parce que ce qu’il a beaucoup payé, notamment par un spectaculaire décrochage de popularité cet été, c’était cette attitude de Jupiter, ‘Je suis loin de vous, je ne vous parle pas’. Il faut qu’il soit dans la proximité, l’empathie, ce que De Gaulle, Mitterrand avaient fait : dire aux gens ‘Je veux penser ce soir à tous les Français qui sont exclus, qui souffrent, qui sont au bord de la route’. Il ne faut pas qu’il oublie la dimension presque sociale de son discours. (…) Il sort d’une séquence où il a fait du grand public chez Delahousse, et du très grand public chez Hanouna. Il faut qu’il innove, mais il faut surtout qu’il soit dans la continuité de De Gaulle, de Mitterrand, qu’il incarne une forme de temps républicain. (…) Les innovations sur les vœux n’ont pas toujours été très positives : quand Giscard fait ses vœux au coin du feu, on entend plus le feu qui crépite que le discours ; quand il vient avec son épouse, c’est surréaliste, c’est un grand moment de paternalisme, (…) il donne la parole à sa femme qui est très embarrassée, (…) c’est un grand moment de malaise TV. L’innovation n’est donc pas toujours payée de retour.

Y a-t’il un risque de rater ses vœux ?  

Oui, les vœux de Hollande étaient ratés parce que décalés. Il avait essayé de rééditer une image de Mitterrand qui avait fait des vœux assis avec une table vide devant lui. Mais c’était Mitterrand ! On n’en avait pas déduit que Mitterrand ne travaillait pas. Alors que pour Hollande, on en a déduit immédiatement que si la table est vide, c’est qu’il ne travaille pas, qu’il ne fait rien. Il ne faut pas essayer de se prendre pour quelqu’un d’autre, il faut assumer ce qu’on est et c’est le plus dur. C’est un moment d’authenticité où les gens sont plutôt en famille, entre amis, donc on n’a pas envie qu’on nous vende quelque chose. Il faut être un peu subtil et en même temps introduire un peu de nouveauté : (…) ça n’est qu’un exercice de communication, il n’y a pas d’autre enjeu que ça.

Publié dans:La vie en macronie |on 31 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Il va bien trouver un autre impôt…………..(30/12/2017)

Logo Francetv info 17h15
Alerte info
Emmanuel Macron annonce vouloir supprimer entièrement la taxe d’habitation en 2020Bientôt le coup de grâce pour la taxe d’habitation ? Emmanuel Macron a annoncé, samedi 30 décembre, en signant la loi de finances 2018, qu’il avait « pour perspective en 2020 une réforme en profondeur qui permettra de supprimer cet impôt pour la totalité de nos concitoyens ». Le président de la République a rappelé que le budget 2018 marquait le coup d’envoi de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, qui sera effectuée par tiers, avec un premier tiers l’an prochain.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Impôts |on 30 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Jonas, roi de la com…………………….(30/12/2017)

Analyse

Avec Macron, la com coule à flot pendant les fêtes

Par Dominique Albertini — 29 décembre 2017 à 20:36
Delahousse et Macron en «interview-balade» à l’Elysée, le 17 décembre.
Delahousse et Macron en «interview-balade» à l’Elysée, le 17 décembre. Photo AFP

Conversation avec Hanouna en direct sur C8 pour son anniversaire, interview complaisante avec «Konbini» à Niamey, réaction sur le contrôle accru des chômeurs depuis ses vacances au ski… Alors qu’il avait théorisé, avant et après son élection, une parole rare et digne, le chef de l’Etat a multiplié les interventions anecdotiques ces derniers jours.

  • Avec Macron, la com coule à flot pendant les fêtes

Parler peu, parler juste, parler d’en haut : posée avant même l’élection d’Emmanuel Macron, cette triple règle devait régir la communication présidentielle. Et la distinguer des bavardages hollandais, odieux à l’ex-ministre et à ses proches. Parler peu, pour ne pas devenir banal ; parler des choses importantes, pour ne pas être trivial ; parler dignement, pour maintenir l’éclat de la fonction. Sept mois après le début du quinquennat, la presse commençait à prendre la mesure de cet engagement, les coulisses du pouvoir se révélant moins accueillantes à ses chroniqueurs – donc moins transparentes pour le public. Mais à la veille des premiers vœux du nouveau président, quelque chose aurait-il changé ?

Le 17 décembre, Macron donnait à France 2, et à Laurent Delahousse, un entretien déambulatoire dans les salons de l’Elysée. Le 20, on l’entendait répondre en direct à un appel de Cyril Hanouna, l’animateur de Touche pas à mon poste sur C8. Le 24, on cliquait sur l’interview vidéo offerte au site d’info-divertissement Konbini. Le 27, sortait un long entretien accordé au quotidien espagnol El Mundo, qui a fait du Français son «homme de l’année». Le même jour, surpris par LCI dans les rues de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), le vacancier Macron défend face caméra un renforcement du contrôle des chômeurs. Ce samedi, il signera, sous l’œil des caméras, trois lois récemment votées, et notamment la loi de finance 2018. Le 31, enfin, il sacrifiera à la traditionnelle allocution de fin d’année, selon un format dont son équipe garde encore le secret. Un programme aussi chargé que la table du réveillon ; un savant dosage de «vieux» et de «nouveaux» médias : d’abord partisan d’une rareté cultivée, le chef de l’Etat semble converti à l’opportunisme médiatique.

Papotage courtois

Et ce refus revendiqué de l’anecdote, que devient-il ? La promenade du 17, avec l’aimable Delahousse, mêlait aux sujets régaliens un papotage courtois sur le sommeil du Président et le mobilier du palais. Pour Konbini, Macron n’a pas flanché face à d’aussi décisives questions que : «Votre bonne résolution pour 2018 ?» ou «Le moment le plus fort de votre année ?» Quant au coup de fil de Cyril Hanouna, l’objet en est tout simplement l’anniversaire présidentiel : «Ma Marilyn à moi, c’est Brigitte», confie, via haut-parleurs, le quasi-quadragénaire, sous les rires et les applaudissements d’un public entraîné par les chauffeurs de salle. De ces péripéties, la verticalité présidentielle sort boiteuse : imagine-t-on le général de Gaulle… ?

Ces écarts à la stratégie initiale ne bouleversent heureusement ni le confort ni les intérêts du chef de l’Etat. «La jeunesse vous suit et vous écoute», a conclu Macron à l’attention de Hanouna, donnant la clé d’une opération planifiée, selon le Canard enchaîné, par le conseiller présidentiel Ismaël Emelien. Trois jours plus tôt, l’interview à France 2 s’inscrivait dans un format coproduit par la chaîne et l’Elysée – d’ailleurs chamboulé au dernier moment pour en faire passer la durée de dix à quarante minutes. Il faut croire que le maître des lieux n’y voyait pas grand risque… Quant à la séquence LCI, rien n’obligeait le Président à répondre aux questions sur le contrôle des chômeurs. Sauf l’imperdable occasion de rappeler qu’il tient, lui, ses promesses. Un trait devenu, selon les sondeurs, son principal actif auprès de l’opinion. Pourquoi se priver ?

Rien de cela n’implique pour autant que Macron ait changé de sentiments vis-à-vis des journalistes. Paradoxe : l’ex-«candidat des médias», ou réputé tel, a régulièrement critiqué le narcissisme et la mesquinerie de ces derniers. Intervenir dans des émissions de divertissement, ou privilégier les réseaux sociaux, reste une manière de court-circuiter les circuits traditionnels. Mais les tares de l’ancien monde médiatique ne semblent plus être un obstacle à son utilisation raisonnée par l’Elysée.

«On a tous commis une erreur en parlant de rareté, juge Alexis Lévrier, historien des médias (1). Même chez Jacques Pilhan, ce conseiller de Mitterrand et Chirac qui avait théorisé la chose, il s’agit moins d’être rare que d’imposer soi-même le tempo : la parole peut être réduite ou abondante selon le moment, l’important est que ce soit vous qui en décidiez. Ces derniers temps, chez Macron, la parole n’est spontanée et horizontale qu’en apparence. Ses interventions, parfaitement maîtrisées par l’Elysée, reflètent en réalité une vassalisation des médias. Le Président devrait d’ailleurs se méfier : ce genre de mises en scène le rapproche de Valéry Giscard d’Estaing. Ce sont des images qui peuvent jaunir vite.»

Déférence

Pour l’heure, ce changement de style ne nuit pas à un Macron en plein rebond sondagier. Il entraîne en revanche certains remous parmi les médias eux-mêmes. Sur les derniers entretiens présidentiels, deux, celui de France 2 et celui de Konbini, ont été très critiqués pour leur déférence envers le chef de l’Etat. D’autant que le premier impliquait le service public, objet de sévères critiques de la part de l’exécutif, et que le second a été réalisé par une ancienne communicante socialiste. Comme l’a révélé Arrêt sur images, celle-ci cumule désormais les postes de rédactrice en chef et de directrice de la communication. De quoi relativiser l’écart entre «vieux médias» conformistes et «nouvelle garde» impertinente…

C’est plus discrètement, enfin, qu’est parue, cette semaine, une autre curiosité : ce portrait du Premier ministre, Edouard Philippe, dans l’Obs confié à… Gilles Boyer, ami et conseiller politique de celui-ci. Idée «périlleuse», admet l’hebdo. Il est vrai que l’auteur s’y livre – comment résister ? – à un long panégyrique de son employeur. «Le pouvoir cherche à imposer un rapport de forces aux médias, et il faut dire qu’il y parvient admirablement pour le moment, conclut Alexis Lévrier. C’est à la presse elle-même de ne pas accepter ce rapport de domination.»

(1) Auteur de le Contact et la Distance, éd. Les Petits Matins, 192 pp., 16 €.

Dominique Albertini

Publié dans:La vie en macronie |on 30 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Envoyer les en Syrie……………………(30/12/2017)

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Deux personnes projetant de commettre des attentats en France arrêtées et mises en examenLes deux suspects, un homme de 21 ans et une femme de 19 ans, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle. Ils étaient en contact avec des membres du groupe Etat islamique.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:TERRORISME |on 30 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les « egologistes »……………………..(29/12/2017)

La politique en vrac (3/6)

EE-LV : «On n’avait plus affaire à des écologistes mais à des « égologistes »»

Par Pierre-Henri Allain, correspondant à Rennes — 28 décembre 2017 à 20:06
Yvette-Rose Rayssiguier s’est engagée auprès des victimes de pesticides. Gérard Caillou est référent pour son quartier.Zoom
Yvette-Rose Rayssiguier s’est engagée auprès des victimes de pesticides. Gérard Caillou est référent pour son quartier. Photo Thierry Pasquet. Signatures pour Libération

Europe Ecologie-les Verts est en lambeaux. En Bretagne, nombre de ses militants, déçus par les chamailleries et les ambitions personnelles, ont fui le parti pour s’engager auprès d’associations et faire de la politique autrement, en privilégiant le terrain.

  • EE-LV : «On n’avait plus affaire à des écologistes mais à des « égologistes »»

Pétris de doutes quant à l’avenir de l’écologie politique, usés par les défections et les batailles d’ego à la tête du parti, beaucoup de militants bretons d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), à l’instar du mouvement à l’échelle nationale, ont le moral en berne. «C’est vrai qu’on est arrivé au bout d’une histoire et, dans la perspective des assises de l’écologie en 2018, il va falloir repartir d’une page blanche, convient Didier Chapellon, candidat aux dernières législatives à Rennes. Mais on reste tous persuadés que l’écologie politique est indispensable.» Pris d’une grande lassitude, l’hémorragie de militants engagés dans le combat politique est toutefois tangible. En France leur nombre aurait diminué de moitié pour passer en quelques années de 10 000 à près de 5 000 adhérents.

Cour des miracles

En Bretagne, région où les Verts ont toujours réalisé de bons scores, une bonne centaine d’adhérents ont déserté les rangs du parti, douchés par les guerres intestines nationales autant que par les revers électoraux. La dynamique qui avait prévalu lors des régionales de 2010 et permis l’élection de sept candidats EE-LV au conseil régional, est retombée en 2015, année où la liste menée par René Louail n’a pu se maintenir au second tour, entraînant la disparition pure et simple des écologistes à l’assemblée régionale.

Si beaucoup de militants se sont détournés du combat politique, ils n’ont pas abandonné pour autant la bataille. Et c’est désormais au quotidien comme au sein d’associations citoyennes ou environnementales qu’ils font entendre leur voix. C’est le cas de Gérard Caillou, 63 ans, que l’on retrouve à la Cour des miracles, café librairie niché au cœur de Rennes, faisant aussi office de lieu de rendez-vous pour les écologistes et les militants de gauche de tout poil. Fils d’ouvrier, ancien professeur des écoles puis directeur d’établissement scolaire, ce solide gaillard se souvient avoir été enthousiasmé par la création d’EE-LV, un mouvement qui, selon lui, «transcendait les partis politiques traditionnels». Mais l’attitude des leaders du mouvement et son fonctionnement vont avoir raison de cet élan. «En 2015, quand je me suis aperçu que les élus EE-LV à l’Assemblée nationale ne tenaient pas compte des remontées des fédérations et qu’on n’avait plus affaire à des écologistes mais à des « égologistes », je n’ai pas renouvelé mon adhésion. Des gens comme Jean-Vincent Placé, dont le but ultime était de devenir ministre ou Emmanuelle Cosse, l’ex-secrétaire nationale qui a rejoint Hollande sans prévenir personne, ont tué l’esprit de l’écologie politique qui se mettait en place.»

Après s’être présenté aux départementales de 2015 comme suppléant sur le canton d’Antrain (Ille-et-Vilaine) puis avoir activement participé à la campagne des régionales, Gérard Caillou, qui vit à Cesson-Sévigné, près de Rennes, quitte donc EE-LV mais ne reste pas inactif. «Je m’intéresse davantage à des problématiques locales, explique-t-il. Je suis référent de mon quartier pour la municipalité. Je fais du porte à porte pour aller à la rencontre des gens et discuter de leurs problèmes quotidiens. C’est la replantation d’arbres, l’aménagement d’un square ou d’un sentier piétonnier pour rejoindre un arrêt de bus. C’est la politique du colibri, une façon de mettre en action ses idées, modestement. Cela me permet aussi d’échanger avec des gens qui ne sont pas forcément d’accord avec moi, de poser des questions, de faire réfléchir.»

Adhérent d’une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui lui fournit ses légumes bio et client d’Enercoop, un fournisseur d’électricité issue d’énergies renouvelables, ce fervent adepte des déplacements en vélo, un moyen de transport dont il se sert jusque dans ses voyages sur les routes d’Europe, se fait ainsi, au quotidien, le chantre de solutions alternatives au modèle consumériste dominant. Délivré de son engagement politique, il a plus de temps à consacrer à d’autres causes, comme son opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou les actions de coopération avec Dan-Kassari, la ville du Niger avec laquelle est jumelée Cesson-Sévigné.

Bisbilles

Engagée depuis de nombreuses années dans des mouvements associatifs et syndicaux, Yvette-Rose Rayssiguier a elle aussi été séduite par Europe Ecologie au moment des européennes de 2009, dont elle se souvient du «manifeste magnifique». Engagée dans la campagne des régionales de 2010, elle a aussi siégé dix-huit mois au conseil régional de Bretagne. Une expérience qui lui a laissé des souvenirs mitigés et a contribué à son éloignement du mouvement. «Je me suis rendu compte, alors qu’on était un des groupes les plus engagés, les plus présents, que le travail de fond sur les dossiers ne paie pas, raconte-t-elle. J’ai réalisé que la politique c’était beaucoup de communication, un art du spectacle et que quand on était élu, il nous manquait du temps pour travailler avec les gens, être sur le terrain, comprendre les problèmes.» Les bisbilles et les «ambitions personnelles»la convaincront de prendre ses distances. Pour se trouver très vite un nouveau champ où s’investir : le collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest, né en réponse aux problèmes de santé rencontrés par les employés de la coopérative bretonne Triskalia, exposés à ces produits. «Quand j’ai vu le documentaire la Mort est dans le pré, ça m’a bouleversé. J’ai découvert tous les dégâts humains du modèle économique et social agricole imposé par le système.»

Soutien moral et accompagnement des victimes dans leurs démarches juridiques, sociales et de soins sont devenus quelques-unes des activités de la militante qui participe aussi à des conférences sur «les vertus des produits de la ruche» ou des soirées débats sur les dangers des pesticides ou sur les lanceurs d’alerte. «Je ne fais pas de la politique avec un grand P, mais je me réalise mieux ainsi, confie-t-elle, sans être loin de mes préoccupations écologiques puisque derrière la question des pesticides, ce sont les questions des modes de production agricole et de consommation qui sont posées».

Ancien militant socialiste puis des Verts pour les européennes de 2009, Christian Gentilleau s’est éloigné du mouvement écologiste après les régionales de 2015, déçu par les résultats du scrutin autant que par le fonctionnement du parti. D’autant plus que cet ingénieur agricole en retraite s’était fortement investi dans le programme de la liste menée par René Louail. «Au départ, il y avait un véritable projet mais EE-LV a été miné par les conflits internes, regrette-t-il. Les revers électoraux en sont la conséquence et l’échec de Réné Louail m’a paru d’autant plus injuste que son programme était excellent.» Qu’à cela ne tienne, Christian Gentilleau en a profité pour lancer un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, à savoir la création de Champ de justice, une association qui travaille à la réalisation d’un lieu dédié à la mémoire judiciaire. «Nous avons en projet un musée vivant et interactif, avec des parcours autour de grands procès, abordant aussi bien la justice militaire avec le procès Dreyfus que le procès de la marée noire de l’Amoco Cadiz», précise-t-il.

Pour cet écologiste qui roule en Prius et a installé des panneaux solaires sur le toit de sa maison pour chauffer son eau, ce thème est en effet à peu près aussi essentiel que les problèmes environnementaux. «La justice autant que l’écologie ont toujours été des fondements moteurs de mon militantisme», souligne-t-il. L’ancien ingénieur défend également avec force le réseau des Biocoop, très présent à Rennes, et dont il est adhérent. Un vecteur crucial selon lui pour favoriser la consommation de produits bio. «Les consommateurs sont en train de prendre conscience de leur pouvoir pour faire évoluer les choses, favoriser les circuits courts, une autre agriculture, c’est aussi là que ça se joue», insiste-t-il. L’ancien adhérent d’EE-LV ne se fait en revanche guère d’illusions sur l’avenir du mouvement. «Mis à part des résistances locales comme à Rennes où il y a un groupe d’élus à la mairie qui fait du bon travail, EE-LV est en train de se dissoudre. Mais tous les militants ou presque sont impliqués dans des associations de terrain et en prise avec des problèmes actuels liés à la consommation, l’énergie, le logement… C’est peut-être comme cela qu’on a le plus d’efficacité.»

«Porosité»

Pour Matthieu Theurier, chef de file d’EE-LV à la mairie de Rennes, qui souligne «la porosité» qui a toujours existé entre les associations écologistes et citoyennes et l’engagement politique, c’est là en tout cas une bonne raison d’espérer. «Le sentiment qu’EE-LV n’est plus le bon véhicule pour porter nos convictions est largement partagé, admet-il. Mais le socle idéologique est toujours là et ceux qui se sont mis en sommeil ou se sont éloignés n’ont pas abandonné la cause.» Une manière de dire que ce sont des gens que l’écologie politique retrouvera, le jour où elle sera parvenue à proposer quelque chose de différent.

Photo Thierry Pasquet. Signatures pour Libération

Pierre-Henri Allain correspondant à Rennes

Publié dans:Ecologie |on 29 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

S’il n’y en avait qu’une………………………(29/12/2017)

Plus personne dans les rues à la fin de l’année » : pourquoi la promesse d’Emmanuel Macron n’est pas tenue

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Franceinfo

Franceinfo Il y a 1 heure
S'il n'y en avait qu'une...........................(29/12/2017) dans La vie en macronie© Fournis par Francetv infoEn juillet, dans un discours concernant les demandeurs d’asile, le chef de l’État avait souhaité « ne plus voir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus » d’ici la fin décembre. Franceinfo revient sur cette promesse alors que 2017 touche à sa fin.

« La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus », déclarait Emmanuel Macron le 27 juillet. Quelques jours avant le passage à 2018, le président de l’association Droit au logement s’est rappelé à son bon souvenir. « On n’oubliera pas que le président de la République a dit qu’il n’y aurait plus personne cet hiver à la rue », a lancé lundi 25 décembre Jean-Baptiste Eyraud sur franceinfo, insistant sur le fait que le pays compte quelque 140 000 personnes sans-abri.

Certes, la promesse d’Emmanuel Macron, formulée lors d’une cérémonie de naturalisation à Orléans (Loiret), ne concernait a priori que les demandeurs d’asile. Mais certains d’entre eux restent à la rue, malgré une augmentation des places d’hébergement d’urgence. Franceinfo vous explique pourquoi cet engagement présidentiel ne sera pas tenu dans les temps.

Des évacuations de camps sans solutions durables

Après le démantèlement de la « jungle » de Calais l’an dernier, la destruction du camp de Grande-Synthe (Nord), en avril, et l’évacuation de celui de La Chapelle à Paris cet été, il ne reste plus de grands camps de migrants en France. Mais régulièrement, ici ou là, de plus petits se reforment, et sont à leur tour démantelés par les forces de l’ordre. Au cours du mois de décembre, des camps ont ainsi été évacués à Tatinghem (Pas-de-Calais) et à Mâcon (Saône-et-Loire).

Des « mises à l’abri » temporaires sont le plus souvent proposées aux personnes évacuées, mais les solutions de long terme n’existent pas. Et quelques jours plus tard, les migrants sont de retour. Selon un chiffre diffusé en novembre par Médecins du monde, un millier de migrants se trouvent ainsi en situation « d’errance » à Paris et en Seine-Saint-Denis.

« L’objectif n’est pas atteint », observe ainsi le directeur de France Terre d’asile, Pierre Henry. Interrogé par franceinfo, il estime que sur l’ensemble du territoire, « il y a probablement quelques milliers de migrants à la rue en cette fin d’année ». Une situation qu’il incombe à la politique menée par le ministre de l’Intérieur : « Il a considéré que ‘plus personne à la rue’, ça voulait dire ‘plus aucun demandeur d’asile’, et que selon lui, certains n’étaient pas des demandeurs d’asile, critique le directeur de l’association. On a inversé les priorités. La priorité aurait été de mettre tout le monde à l’abri puis, ensuite, que l’on regarde la situation des personnes. »

Des hébergements d’urgence supplémentaires, mais dont le nombre reste insuffisant

« La mobilisation du gouvernement est totale pour répondre à l’engagement présidentiel du ‘plus personne à la rue’, se défend le ministère de la Cohésion des territoires, interrogé par franceinfo. 80 000 places sont consacrées aux demandeurs d’asile dans le dispositif national d’accueil géré par le ministère de l’Intérieur. »

Quant à l’offre d’hébergement d’urgence généraliste, le ministère précise qu’elle s’élève cette année à 141 000 places pour accueillir les plus démunis, soit 13 000 de plus que l’année dernière à la même période. Un parc qui doit être élargi, avec 4 000 places supplémentaires en 2018 et 3 500 en 2019.

Mais malgré ces efforts, le système d’hébergement d’urgence reste saturé. En 2012, une enquête de l’Insee évaluait à 141 500 personnes le nombre de personnes sans domicile en France (demandeurs d’asile compris), un chiffre en hausse de 50% en une dizaine d’années. « Plusieurs indicateurs nous montrent que le phénomène a tendance à s’accroître », déplore le directeur de la Fondation Abbé-Pierre, interrogé par franceinfo. « Les hôtels et les hébergements affichent complet dans pas mal de grandes villes, observe Christophe Robert. Et en 2017, un appel sur deux au 115 n’a pu déboucher sur aucune solution immédiate d’hébergement. »

Un plan « Logement d’abord » qui mettra du temps à produire ses effets

Les moyens alloués à l’hébergement d’urgence ne sont qu’une partie du problème. « Les crédits augmentent chaque année, mais ce n’est absolument pas suffisant. Il faut des solutions beaucoup plus durables », estime Christophe Robert. Le député LREM Aurélien Taché, spécialiste des questions de logement et président du Conseil national de l’habitat, acquiesce : « On ne sortira jamais de cette spirale si on ne traite pas les questions de fond », estime-t-il, interrogé par franceinfo.

Cela passe notamment par une remise à plat complète du système de l’asile en France, explique le député, mais aussi par la possibilité pour les sans-abri d’accéder directement à un logement, sans passer par les centres d’hébergement. « Ça n’a jamais été fait et on est en train de le mettre en œuvre », s’enthousiasme-t-il. Le plan « Logement d’abord » préparé par le gouvernement vise ainsi à financer, sur la durée du quinquennat, 50 000 logements destinés aux plus précaires.

Ce plan de longue haleine ne produira pas ses effets immédiatement. Pour aller plus vite, le ministère de la Cohésion des territoires a lancé un appel aux collectivités locales : quinze territoires seront choisis, dans lesquels l’État garantira une mise en œuvre accélérée de ce plan.

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Devant ces annonces, les associations restent pour le moment prudentes. À la Fondation Abbé-Pierre, qui milite pour ce système depuis plusieurs années, Christophe Robert reconnaît que « la stratégie est la bonne », mais estime aussi que « l’ambition n’est pas suffisante à ce stade ». Surtout, il pointe l’« incohérence » du gouvernement qui parallèlement à ces annonces a décrété une baisse des aides au logement, à raison de 60 euros par an pour chaque bénéficiaire et de 800 millions d’euros pour les bailleurs sociaux qui risquent ainsi de moins construire de logements.

Publié dans:La vie en macronie |on 29 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Tant pis pour nous……………………….(28/12/2017)

Logo Francetv info 19h47
Alerte info
Le Conseil constitutionnel valide l’essentiel du budget 2018Les Sages du Palais-Royal valident le premier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron. Selon un communiqué, publié jeudi 28 décembre, le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel des mesures du budget 2018, qui avait fait l’objet de plusieurs saisines de la part de parlementaires de l’opposition. Des mesures emblématiques, telles que la réforme de la taxe d’habitation et des aides au logement (APL), ou encore la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la seule fortune immobilière (IFI), sont ainsi validées par les Sages.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Impôts |on 28 décembre, 2017 |Pas de commentaires »
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