Quelques vérités………………….(31/12/2017)

Macron, Mélenchon, Wauquiez… Les 7 péchés capitaux des politiques en 2017

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L’Obs

Baptiste Legrand Il y a 2 minutes
Avarice, luxure, colère, paresse… Retour sur une sacrée année politique.

Emmanuel Macron en campagne, le 28 février 2017 à Angers© Copyright 2017, L’Obs Emmanuel Macron en campagne, le 28 février 2017 à AngersPardonnez-moi, électeurs, parce que j’ai péché ! Morale et politique ne vont pas toujours de pair, l’année 2017 nous l’a rappelé. Orgueil, colère, luxure… Nos élus sont humains, trop humains ; ils fautent assurément, le confessent moins souvent. Les chrétiens distinguent sept péchés majeurs. On les qualifie de « capitaux » car ils se rapportent à la tête (capita en latin). Mais il peut s’agir de simples péchés véniels, gardons-nous bien de prononcer toute excommunication définitive !

 

Avarice : François Fillon

 

« Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » François Fillon s’est érigé en père la morale pour mieux écarter ses rivaux de la primaire de la droite. Il est pourtant rattrapé en janvier par des histoires de gros sous. On peut être proche des milieux conservateurs catholiques et être soupçonné du péché d’avarice : des emplois présumés fictifs pour son épouse et ses enfants, des soupçons de conflits d’intérêt autour de sa société « 2F Conseil », des chèques remis par le groupe LR du Sénat, sans oublier quelques cadeaux, montres et costumes sur mesure du tailleur Arnys.

Total, près d’un million d’euros. Éliminé au premier tour de la présidentielle avec 20,0% des voix, François Fillon plonge son camp dans les abîmes et se retire de la vie politique.

 

Orgueil : Emmanuel Macron

 

Il a voulu conquérir les champs élyséens, la partie des enfers que les Grecs réservaient aux héros et aux âmes vertueuses, excusez du peu. Emmanuel Macron n’est pas caractérisé par sa modestie, si bien qu’il se lance dans la campagne présidentielle sans parti politique et presque sans troupes, mais fort d’une foi inébranlable en ses capacités et en sa bonne étoile. Et le miracle arriva.

Une fois élu, le voici qui autorise ses lieutenants à le comparer à Jupiter. Du haut de son Olympe, il tance ses « fainéants » de prédécesseurs et croise parfois dans un hall de gare « des gens qui ne sont rien ». D’aucuns y voient les signes d’un mépris de classe de la part de cet énarque-philosophe, que l’on découvre par ailleurs en spécialiste de la pêche au kwassa-kwassa.

 

Luxure : Laurent Wauquiez

On s’abstiendra ici de toute allusion à la vie sexuelle de Laurent Wauquiez, qui ne nous regarde pas, pour manier plutôt la métaphore. Le parcours politique du nouveau leader de la droite démontre son peu d’appétence pour la fidélité. Au contraire, il préfère varier ses partenaires.

Quelques vérités......................(31/12/2017) dans © Fournis par Le Nouvel ObsAprès s’être implanté en Haute-Loire grâce au parrainage du centriste europhile Jacques Barrot, l’ex-ministre des Affaires européennes goûte aux délices de l’euroscepticisme. Il soutient François Fillon dans la bataille de l’UMP, puis rejoint Nicolas Sarkozy. Il s’allie au Modem pour conquérir la région Auvergne-Rhône-Alpes tout en mettant le cap très à droite, au point d’être accusé par ses opposants internes de flirter avec le Front national. Qu’importe : il débauche la juppéiste Virginie Calmels pour mieux conquérir le cœur des adhérents Républicains. En politique, il faut embrasser large.

 

Envie : Jean-Luc Mélenchon

 

Il le voulait, son duel de second tour face à Emmanuel Macron. Raté, « à 600.000 voix près », comme Jean-Luc Mélenchon se plaît à le souligner. Le coupable désigné ? Benoît Hamon. « S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui Premier ministre et moi président de la République », veut croire Jean-Luc Mélenchon, qui refait le match en semblant oublier qu’il n’était jamais qu’en quatrième position, derrière Marine Le Pen et François Fillon.

 

À 600 000 voix près nous aurions été présents au second tour. La leçon que nous en tirons, c’est de continuer à être conquérants. #Marseille

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 11, 2017

 

« Ce fut une grande calamité pour le peuple que d’avoir été privé » de ce duel décisif, écrit-il encore sur son blog fin décembre. Une déception qui s’explique par l’envie de recomposer l’offre politique, « insoumis » contre libéraux, ce qui hisserait le nouveau député de Marseille au niveau de ses illustres prédécesseurs à gauche, de Jaurès à Mitterrand. Mais l’envie peut mener au ressentiment. À l’égard de ses anciens amis du PS et du PC, que Jean-Luc Mélenchon veut supplanter. Cela ne contribue pas au rassemblement, au point que députés Insoumis et communistes font groupes à part à l’Assemblée.

 

Gourmandise : Richard Ferrand

 

Il est l’un des premiers à avoir goûté au macronisme et aspire donc légitimement à une des plus grosses parts du gâteau. Le député socialiste Richard Ferrand devient dès 2016 le secrétaire général du parti En Marche, un rôle-clé qui lui vaut d’être récompensé par le ministère de la Cohésion des territoires.

Une ascension coupée net par son excès d’appétit il y a une dizaine d’années, lorsqu’il était président des Mutuelles de Bretagne. Mis en examen pour des soupçons de conflit d’intérêts dans la location de locaux appartenant à son épouse, Richard Ferrand doit quitter le gouvernement. L’affaire est toutefois classée sans suite après quelques mois d’enquête. Désormais président du groupe des députés LREM, l’élu du Finistère garde un œil gourmand sur la présidence de l’Assemblée nationale, qui devrait être remise en jeu à mi-mandat.

Colère : Marine Le Pen

 

« Je suis la voix de la colère sociale », affirmait Marine Le Pen dans l’entre-deux tours de la présidentielle. Mais c’est surtout le duel télévisé face à Emmanuel Macron qui sert de révélateur. Pensant que son rival était prêt à quitter le plateau, la candidate d’extrême droite a multiplié les provocations pour tenter de le faire sortir de ses gonds. Invectives, insinuations, insultes… en vain. C’est finalement elle qui a montré son énervement – la colère venant avec l’impuissance.

Un débat complètement raté qui l’affaiblit considérablement. Bien qu’elle parvienne à être élue députée, elle se replie sur l’appareil frontiste et tranche les conflits internes en mettant dehors son vice-président Florian Philippot. Sans doute pour ne pas montrer qu’elle est d’abord en colère contre elle-même.

 

Paresse : Jean-Christophe Cambadélis

 

Terminons par la paresse, mère de tous les vices. C’est celle des socialistes incarnés par leur premier secrétaire de 2014 à 2017, Jean-Christophe Cambadélis. Incapables de trancher en leur sein le débat entre politique de la demande et politique de l’offre, entre social-démocratie et social-libéralisme, et donc d’assumer la politique conduite par François Hollande, ils étalent leurs divisions à l’Assemblée.

Cela se traduit par un fait sans précédent : le renoncement du président sortant, puis la très large victoire à la primaire de la gauche du frondeur Benoît Hamon (qui, lui, produit quelques idées nouvelles comme le revenu universel). Le PS fait campagne à reculons, obtient son pire score (6,8%) et perd 90% de ses députés – dont Jean-Christophe Cambadélis lui-même, balayé dans le nord-est parisien. Chez Thomas d’Aquin, le péché de paresse renvoie surtout à un manque d’appétence pour la vie spirituelle, pour la prière. Les socialistes auraient-ils perdu toute foi en des lendemains qui chantent .

Baptiste Legrand

Publié dans : "AFFAIRES" |le 31 décembre, 2017 |Pas de Commentaires »

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