Archive pour le 7 janvier, 2018

Terrorisme……………………………(07/01/2018)

Djihadisme : « Les aumôniers musulmans jouent un rôle fondamental dans les prisons »

Djihadisme : "Les aumôniers musulmans jouent un rôle fondamental dans les prisons"
A Tal Afar, à l’ouest de Mossoul le 26 août 2017. ((AHMAD AL-RUBAYE / AFP))

« Le djihadisme est un phénomène systémique qui va durer », selon la spécialiste Myriam Benraad qui invite à repenser durablement les dispositifs de prise en charge des djihadistes en France.

Le « califat » autoproclamé par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui s’étendait sur de larges pans de territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak, n’existe plus que sur quelques villes de faible importance d’une rive à l’autre de l’Euphrate et du Tigre. De Raqqa, fief syrien de l’EI, il ne reste que des ruines. La mosquée Al-Nouri de Mossoul où le leader de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait fait sa seule apparition publique en 2014 a été en partie détruite.

Mais l’EI, quasiment vaincu militairement, fera encore parler de lui en 2018, sans aucun doute. Emmanuel Macron, dans un entretien au quotidien « El Mundo » paru fin 2017, l’a rappelé : « La défaite de Daech ne signifie pas la fin de la menace terroriste, qui est durable. »

Si l’EI a perdu son territoire, il lui reste des combattants dans le monde et surtout, son idéologie est devenue suffisamment puissante pour s’affranchir d’une organisation structurée. Une idéologie qui est au centre du dernier ouvrage de la spécialiste Myriam Benraad, professeur en sciences politiques et en études de sécurité à l’université de Leyde (Pays-Bas), « Jihad : des origines religieuses à l’idéologie » (Editions Le Cavalier Bleu). Interview.

Terrorisme.................................(07/01/2018) dans TERRORISME 16380411

Vous faites le constat que depuis plusieurs années, et surtout depuis les attentats du 11-Septembre, le mot « djihad » est omniprésent dans le débat public mais a été banalisé et dévoyé. En perdant ce sens originel, on aurait aussi perdu la compréhension du phénomène djihadiste…

J’ai essayé de montrer comment s’est construite l’idéologie djihadiste à partir de sources religieuses qu’on ne peut pas nier. L’idée était de faire la distinction entre ce qui est du ressort du religieux et de l’idéologie. Nous sommes dans une forme de confusion délétère qui aboutit à la criminalisation de l’islam et des musulmans, alors que les djihadistes ne sont qu’une composante, extrêmement violente et dangereuse, très minoritaire dans le champ de l’islam politique. Cela a créé des effets de polarisation très inquiétants qui ont des conséquences sur notre société et qui, par ailleurs, participent du narratif djihadiste.

Les djihadistes utilisent le mot « djihad », on ne peut pas leur nier l’usage du terme. Mais il est important de comprendre l’instrumentalisation et les modalités d’usage qu’en font ces militants radicaux.

Comprendre comment se construit l’idéologie djihadiste est-il d’autant plus important que se pose aujourd’hui la question des retours de djihadistes ?

Le « tout judiciaire » ne sera pas la solution. D’autant que la prison est un incubateur de la radicalisation. Les personnes ultraradicalisées deviendront des chefs en prison et useront de leur influence. On ne peut pas incarcérer sans dispositif de prise en charge interne. Et celle-ci doit intervenir au niveau du religieux, par l’intermédiaire des aumôniers musulmans. Ils ont un rôle fondamental, crédible, légitime, sont impliqués sur cette question depuis une dizaine d’années et obtiennent des résultats.

Une fois passée la première étape du carcéral, il faut penser l’après. Je ne crois pas au désembrigadement seul. Il faut un suivi, une méthode, des personnes compétentes qui prennent en charge ces gens et qui puissent dialoguer avec eux. Aux Pays-Bas par exemple, il y a un processus de réintégration sociale suivi par les autorités. Les anciens djihadistes ne sont pas lâchés dans la nature, il y a une assistance religieuse, un dialogue engagé avec eux. On n’est pas dans la stigmatisation.

Les pistes de réflexion sur la manière dont cela peut être géré devraient être lancées en amont. Or, pour le moment, on n’a pas encore réfléchi collectivement aux dispositifs qu’il faut mettre en place si jamais la France décide de les rapatrier.

Les dispositifs spécifiques de déradicalisation ont cependant montré leur limite…

On ne peut pas jeter comme on l’a fait ces derniers mois tout ce qui a été fait dans le domaine de la « déradicalisation », car on se retrouve à nu aujourd’hui. Les ratés ont été la conséquence d’une précipitation sans planification réelle, et du fait qu’on a attendu de certaines personnalités des résultats qui n’étaient pas réalistes. C’était devenu un enjeu de pouvoir pour obtenir des financements.

Mais cela ne veut pas dire qu’il faut tout laisser tomber. Il faut relancer ces dispositifs et développer une stratégie de long terme car le djihadisme est un phénomène systémique, qui va durer.

Quels acteurs vous paraissent essentiels à ces dispositifs ?

Je pense qu’il faut développer davantage la prise en charge religieuse. Les djihadistes sont très attachés à cet aspect. Je parlais des aumôniers, mais on peut également s’interroger sur ce qu’on peut faire au niveau de l’islam de France. Que ce soit dans la sphère sociale, dans les quartiers, dans les mosquées, il faut faire en sorte que ces gens puissent avoir d’autres lieux de socialisation religieuse qu’internet.

L’adhésion à une forme d’islam radical rend le passage à la violence plus probable. Ce qui radicalise, c’est une vision du monde, une idéologie structurée qui prétend offrir des réponses et qui touche divers profils. Il faut des personnes, des individus considérés comme légitimes car suffisamment charismatiques pour les aider à renoncer à la lutte armée. Il faut se placer plus en amont pour travailler sur l’idéologie.

Plusieurs victoires militaires sur l’EI en Irak et en Syrie ont été proclamées fin 2017. Y a-t-il chez les combattants djihadistes la volonté de récréer le « califat » perdu ?

Depuis la perte de ces territoires, le discours djihadiste est le suivant : « nous avons réussi à créer un ‘califat’ » qui a trouvé une matérialisation entre la Syrie et l’Irak. Ils se disent qu’ils ont réussi là où aucune autre faction djihadiste n’avait réussi auparavant. Aujourd’hui, il y a donc la nostalgie d’un califat djihadiste perdu qu’il faut restituer. Leur propagande, même si elle a diminué, recycle des images du passé. Pour les djihadistes, les pertes militaires ne sont qu’une épreuve majeure à traverser. Ils n’ont pas dit leur dernier mot et n’abandonneront pas le combat.

Autre chose : la revanche est un autre sentiment mobilisateur pour l’EI. Ils ont toujours utilisé la vengeance comme un moteur clé de leur propagande. Ils veulent venger les leurs, leurs pertes, l’humiliation… Ce ressort émotionnel de revanche est prédominant.

 

 

Mais peuvent-ils concrètement recréer ce « califat » ?

Ce sera très difficile. D’une part, parce que la campagne militaire a été extrême et très violente. Raqqa a été rasée à 70% et Mossoul a été détruite à 30%. D’autre part, les populations civiles ne veulent plus des djihadistes, même celles qui les soutenaient au départ. Elles sont déplacées et luttent pour leur survie. Elles veulent des choses simples : la sécurité, l’eau, l’électricité et retrouver un semblant de normalité. Ce ras-le-bol fait qu’un ancrage de l’EI dans cet environnement va être compliqué.

Cela dit, l’EI peut être défait mais l’idéologie n’a pas disparu. Depuis la fatwa d’Oussama Ben Laden de 1998 qui appelle au djihad global contre l’Amérique et ses alliés, le phénomène n’a cessé de croître malgré tous les efforts déployés pour le contrer. D’autant que les djihadistes ont laissé des enfants qui continuent parfois de les admirer. S’ils grandissent dans un champ de ruines et que leurs libérateurs n’ont rien à leur proposer, on peut craindre que le pire ne se reproduise.

Propos recueillis par Sarah Diffalah

Publié dans:TERRORISME |on 7 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Bravo Messieurs………………………….(07/01/2018)

Démission fracassante à la Commission nationale des comptes de campagne

>Politique|Nathalie Schuck (@nathalieschuck)| 07 janvier 2018, 8h46 |19
Bravo Messieurs...............................(07/01/2018) dans
Siège de la CNCCFP, Paris (Ier). C’est lors d’un huis clos au siège de la CNCCFP, au 36, rue du Louvre, qu’un rapporteur a décidé de claquer la porte. (capture écran)

Google streetview

Un rapporteur de la Commission nationale des comptes de campagne révèle pourquoi il a décidé de démissionner.

Le 20 novembre, les portes ont claqué dans le huis clos du 36, rue du Louvre, siège de la discrète Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Une séance « longue, houleuse et difficile », au dire de notre témoin, qui s’est résigné à démissionner, la mort dans l’âme. « Vous ne m’offrez d’autre alternative que celle de me soumettre ou de me démettre », écrit Jean-Guy de Chalvron dans une lettre adressée au président de la CNCCFP, François Logerot, dont nous avons obtenu copie, paraphrasant la tirade de Gambetta. Durant toute sa carrière, cet inspecteur général de l’administration, aujourd’hui retraité, a été un grand serviteur de l’Etat, passé par dix ministères, de l’Industrie à l’Intérieur. Il fut aussi directeur de cabinet de Louis Mexandeau aux Anciens combattants. De solides gages de sérieux pour ce haut fonctionnaire qui met en avant dans sa lettre de rupture les « valeurs d’indépendance et de rigueur » qui l’ont toujours guidé. Que s’est-il donc passé pour qu’il en arrive là et rompe le silence ?

 - DR.

« La colère », nous explique-t-il, « révolté ». Pendant cinq mois, il a été l’un des deux rapporteurs chargés d’éplucher les 52 cartons de factures d’un grand candidat à la présidentielle. Or, il dit avoir déniché nombre de dépenses litigieuses qui ne pouvaient pas, selon lui, ouvrir droit à un remboursement par l’Etat, donc par le contribuable, mais pas à même toutefois d’entraîner un rejet du compte de campagne. Le tout portait sur près de 1,5 millions d’euros, sur un total de 10,7 millions d’euros de dépenses.

 

 

Un système opaque

Ces anomalies ont été détaillées lors de la fameuse réunion du 20 novembre, où fut examinée une « lettre des griefs » destinée au candidat. Jean-Guy de Chalvron se serait alors, assure-t-il, heurté à un refus « extrêmement brutal » de la commission, qui lui aurait suggéré de revoir nettement à la baisse ses propositions de régularisation. Raison pour laquelle il a préféré partir, pour ne pas avoir à couvrir de potentielles irrégularités.

Ce candidat, c’était Jean-Luc Mélenchon. Mais si Jean-Guy de Chalvron a accepté de témoigner, ce n’est pas pour mettre à l’index le patron de la France insoumise. N’ayant pas eu accès aux comptes des autres candidats, il ignore en effet s’ils ont donné lieu à des difficultés. Or, selon nos informations, deux voire trois autres rapporteurs auraient aussi claqué la porte. Non, ce qu’il souhaite, c’est alerter sur de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP, dont il juge le système opaque et fort peu démocratique. Une commission débordée qui a dû, pour éplucher les comptes de la présidentielle, recruter des rapporteurs vacataires, tous hauts fonctionnaires et retraités. Des intermittents en somme, donc peu préparés à la mission. Ils étaient seize, deux par « grand » candidat et un par « petit », épaulés par de simples étudiants stagiaires. Or, le travail est ingrat : une masse de documents colossale (5 000 factures pour Mélenchon), un temps bref (six mois) et un salaire peu attrayant (18 euros la vacation de six heures). Mais il s’y est attelé avec enthousiasme.

Or, reproche-t-il, on lui aurait demandé de fermer les yeux. « De nombreuses divergences de fond sont apparues entre mes propres propositions de réformation et les recommandations de la commission, écrit-il dans sa lettre de démission. Vous m’imposez donc de signer une lettre de griefs au candidat qui ne reflète plus du tout le travail que j’ai fourni. » De fait, à la CNCCFP, ce ne sont pas les rapporteurs, chargés d’enquêter, qui ont le dernier mot, mais les neuf permanents. En résumé, les rapporteurs proposent, la commission dispose. « Bâillonnés », juge de Chalvron, encore outré.

LeParisien.fr
Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Adieu l’artiste…………………..(07/01/2018)

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Alerte info
La chanteuse France Gall est morte à l’âge de 70 ansLa chanteuse française France Gall est morte à Paris à l’âge de 70 ans, annonce sa chargée de communication, dimanche 7 janvier. Fin décembre, l’artiste avait été hospitalisée pour une infection sévère. L’interprète de Babacar avait également été hospitalisée pendant plusieurs jours en 2016, à la suite d’une intolérance médicamenteuse.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 7 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

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