Archive pour le 8 janvier, 2018

Enfin !!! (08/01/2018)

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Soupçons de financement libyen de la campagne 2007 de Sarkozy : l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, personnage-clé de l’enquête, arrêté à LondresL’intermédiaire Alexandre Djouhri a été interpellé à Londres, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de « L’Obs », lundi 8 janvier. Ce Français est soupçonné d’être impliqué dans l’affaire du financement libyen supposé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Il avait jusqu’à présent refusé de répondre aux convocations de la justice.
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(08/01/2018)

Libération 08 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Chine : l’empire du silence

Il faut parler aux dirigeants chinois, c’est l’évidence. Oui, mais de quoi ? Du climat, des relations commerciales, de la Corée du Nord et de toutes sortes de choses, ce que s’apprête à faire, à juste titre, Emmanuel Macron. Mais des droits de l’homme ? Non. Pas en public en tout cas. François Mitterrand avait en son temps jugé, lui aussi, qu’il fallait parler aux dirigeants de l’URSS, malgré l’Afghanistan, malgré la répression des dissidents, malgré le caractère totalitaire du régime soviétique. Mais en plein dîner officiel au Kremlin, dans une phrase prudente mais claire, il avait prononcé le nom d’Andreï Sakharov, prix Nobel, figure symbole de lutte pour la liberté en URSS, exilé par les autorités soviétiques à Gorki. Le passage avait été censuré par la presse officielle mais, autant qu’on s’en souvienne, le ciel ne lui était pas tombé sur la tête. C’est une audace – mesurée – qu’on n’a plus aujourd’hui.

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Realpolitik, dira-t-on, intérêt bien compris de la France, qui a besoin de la Chine et entretient avec elle des liens historiques particuliers, depuis que les jésuites ont été reçus par les empereurs chinois ou, si l’on veut, depuis que le Général de Gaulle, le premier en Occident, avait reconnu officiellement le gouvernement de Mao Zedong.

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Realpolitik mais faux réalisme. Car la Chine de Xi Jinping, si elle est un partenaire économique incontournable et un allié géopolitique dans certains domaines, est aussi un dangereux ennemi politique. Depuis qu’il s’est éveillé, qu’il est devenu la deuxième puissance mondiale, l’empire du Milieu se pose en concurrent idéologique redoutable pour les démocraties. La combinaison de l’ultralibéralisme d’Etat et d’un régime politique implacable qui soumet sa population à un contrôle tiré tout droit de l’anticipation de George Orwell, a hissé la Chine au sommet de la puissance industrielle et bientôt militaire. A beaucoup d’égards, ce pays en pleine réussite sert de référence à tous ceux qui voient dans l’alliance de l’autoritarisme et de l’économie de marché un gage de prospérité et de stabilité. Tout cela repose sur la répression minutieuse des esprits libres en Chine, sur l’oppression des masses paysannes qui ne participent pas à l’enrichissement chinois, sur la tyrannie exercée par les soldats et fonctionnaires chinois au Tibet. C’est une erreur stratégique autant qu’humanitaire de les faire passer sous la table. Quand on veut contenir la montée d’une puissance hostile, d’un concurrent politique redoutable, on ne commence pas par lui rendre les armes sur le terrain de l’idéologie.

Et aussi

L’IG Metall, le plus puissant syndicat d’Allemagne – et d’Europe – demande le passage de la semaine de travail à 28 heures, assortie d’une augmentation de salaires de 6%. Pour appuyer sa revendication, l’organisation des travailleurs de la métallurgie (dont l’automobile, donc) prévoit une série de débrayages qui laissent augurer d’un conflit sérieux. On imagine les réactions qu’une telle demande susciterait si elle était formulée par un syndicat français… Horreur, folie, utopie ! On ne manquera pas d’en tirer argument à gauche : si les Allemands, parangons de la rigueur financière et économique, en débattent, pourquoi pas nous ? Ce à quoi d’autres répondront que l’Allemagne s’est d’abord dotée d’une compétitivité redoutable sur les marchés mondiaux, par exemple en promulguant les lois Hartz sur la flexibilité. Rien n’est simple…

• Laurent Wauquiez veut imposer à LR, dont il est le nouveau président, une ligne eurosceptique. Ce qui pourrait provoquer le ralliement d’une partie de ses troupes à Emmanuel Macron. Dans le même temps, Marine Le Pen, qui n’est plus europhobe mais eurosceptique, veut changer le nom de son parti de manière à faciliter de futures alliances. Coïncidence ? Ou préfiguration d’une recomposition plus large ?

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

L’empire du milieu pour un roitelet………..(08/01/2018)

Reportage

Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Par Alain Auffray — 7 janvier 2018 à 20:56
Le Comité permanent du bureau politique, dont le président, Xi Jinping (4e en partant de la gauche), et le Premier ministre, Li Keqiang (à sa gauche), à Pékin le 25 octobre.
Le Comité permanent du bureau politique, dont le président, Xi Jinping (4e en partant de la gauche), et le Premier ministre, Li Keqiang (à sa gauche), à Pékin le 25 octobre. Photo Jason Lee. Reuters

Climat, Corée du Nord, commerce… Le chef de l’Etat, qui effectue son premier déplacement en Chine à partir de ce lundi, veut faire de Pékin un partenaire essentiel. Et incarner le leadership d’une Europe en pleine recomposition.

  • Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Ce sera, insiste l’Elysée, «la première visite d’Etat en Asie» du président de la République. On souligne également qu’elle intervient «très rapidement», sept mois après l’élection présidentielle. Et puisque chaque détail a son importance en matière diplomatique – singulièrement s’agissant de la Chine – on fait aussi remarquer, au Château, qu’Emmanuel Macron consacrera «beaucoup de temps» (trois jours pleins), à ce déplacement dans l’empire du Milieu.

Toutes ces précisions protocolaires visent à bien souligner le contraste entre le déplacement qui commence ce lundi et la visite au pas de charge qu’expédia François Hollande en trente-sept heures, à la fin du mois d’avril 2013… Qu’on se le dise : Macron, lui, accorde la plus haute importance à cette visite. A en croire son entourage, elle aurait même vocation à faire date dans l’histoire des relations franco-chinoises, cinquante-quatre ans après que la France du général de Gaulle n’établisse des relations diplomatiques avec la République populaire. Plus modestement, Macron est le premier chef d’un grand Etat occidental à se rendre en Chine depuis que le XIXe congrès du Parti communiste a inauguré en octobre le second mandat de Xi Jinping, l’omnipotent secrétaire général qui prétend conduire son pays, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, sur le chemin de «la croissance qualitative», pour la construction d’une «civilisation écologique socialiste».

Entre une Allemagne qui peine à renouveler son gouvernement, un Royaume-Uni empêtrée dans son Brexit, voire une Espagne déchirée par la situation en Catalogne, la France prend, vu de Chine, des allures de pôle de stabilité. Une aubaine pour le président français, qui se veut aussi l’ambassadeur d’une Union européenne en pleine refondation (lire page 5). Réputé pragmatique et pro-business, Macron bénéficie, à Pékin d’un préjugé plutôt très favorable (lire page 3).

Alors que le déroutant Donald Trump dénonce l’accord de Paris, brandit son «gros bouton» nucléaire contre Pyongyang et agite la menace d’une guerre commerciale avec Pékin, Macron a l’ambition d’affirmer, au nom de l’Europe, son leadership sur trois fronts : la lutte contre le réchauffement climatique, le combat pour la paix et la non-prolifération nucléaire, notamment en Corée du Nord, et la bataille pour le «rééquilibrage» des relations commerciales entre la Chine et l’Union européenne.

Contrats

Bien sûr, le président français, accompagné d’une imposante délégation de ministres et de chefs d’entreprises, ne dérogera pas à la séquence des signatures de contrats – une cinquantaine sont annoncés – qui marque traditionnellement ces visites d’Etat. Mais son entourage assure que le succès de ce voyage ne se mesurera pas aux dizaines de milliards qui pourraient être signés cette semaine. Ces gros chiffres que les responsables politiques brandissent triomphalement n’ont pas beaucoup de sens. Ils ne sont souvent que l’addition d’accords déjà en cours et de promesses qui n’engagent personne. Ce fut le cas, en novembre, des 250 milliards de dollars de contrats que Donald Trump se targuait d’avoir engrangé à Pékin.

Macron devrait surtout plaider pour un accès plus ouvert des marchés chinois (lire page 4). C’est avec la Chine, deuxième fournisseur et huitième client, que la France enregistre son plus important déficit commercial : 30 milliards d’euros. Pour amorcer un rééquilibrage, Paris vise le colossal marché des classes moyennes chinoises.

L’Elysée assure que Macron ne cherchera pas à éviter les sujets sensibles. Chantre de «l’Europe qui protège», il plaidera pour un renforcement du contrôle des investissements stratégiques par les groupes non-européens. En 2015, comme ministre de l’Economie, il avait fortement dénoncé le dumping et la vente à perte de l’acier chinois. Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, résumait vendredi la doctrine française : «L’intention de la France n’est pas de barrer la route à la Chine. Mais il convient d’établir un partenariat fondé sur la réciprocité. […] Nos interlocuteurs chinois préfèrent le terme « gagnant-gagnant ». Pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas le même qui soit deux fois gagnant.»

Pour ne pas être trop désagréable avec son hôte, il est probable que Macron s’abstiendra d’évoquer trop bruyamment un autre sujet, plus délicat encore : celui des droits de l’homme. Le mois dernier, l’ambassade de l’Union européenne à Pékin s’était dite «extrêmement préoccupée» par le refus de la Chine d’accorder sur son territoire certains «droits fondamentaux», notamment en matière de liberté d’information et d’expression sur Internet. La question sera «bien sûr abordée» par Emmanuel Macron, assure son entourage. Il faudra le croire sur parole. Car au nom du «respect des sensibilités chinoises», mais aussi dans «un souci d’efficacité», il ne sera pas question de faire publiquement état de ces conversations…

Grande ombre

Avant de retrouver le président Xi Jinping, mardi à Pékin, Macron a prévu de s’exprimer lundi à Xi’An devant un public de chefs d’entreprises, d’universitaires et d’étudiants des deux pays. L’orateur a déjà démontré qu’il pouvait, en de telles circonstances, être particulièrement prolixe. Son discours dans la vieille capitale de la Chine médiévale se voudra sans doute tout aussi «refondateur» que celui du 8 septembre à la Pnyx d’Athènes ou que celui du 28 novembre à l’université de Ouagadougou.

On ne serait pas surpris d’y voir surgir la grande ombre du Général. «La France reconnaît simplement le monde tel qu’il est», avait déclaré de Gaulle en 1964 à Paris, lors d’une fameuse conférence de presse où il justifiait sa décision d’échanger des ambassadeurs avec la Chine communiste, ce à quoi se refusaient alors tous ses alliés du monde occidental. Multiplier les échanges entre les peuples, c’est «servir la cause des hommes, c’est-à-dire celle de la sagesse, du progrès et de la paix», avait alors fait valoir le président français. Dans un autre style, Macron ne devrait pas dire autre chose.

 

Alain Auffray

Liberation.fr
Publié dans:Politique |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Ah ! bon………………………..(08/1/2018)

Congrès du PS : Stéphane Le Foll trop Macron-compatible ?

Congrès du PS : Stéphane Le Foll trop Macron-compatible ?
Stéphane Le Foll, lorsqu’il était encore ministre de l’Agriculture le 10 mai 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Des élus rappellent opportunément que l’ex-ministre doit sa réélection comme député à l’absence d’adversaire En Marche.

On ne sait pas encore si Stéphane Le Foll franchira le pas – il a promis d’annoncer en ce début janvier s’il se lance dans la course pour prendre la tête du Parti socialiste. Mais on sait déjà qu’il a peu de chances de rassembler son camp, à en croire ce tir de barrage de la part de plusieurs élus.

« Le problème de Le Foll, c’est qu’il n’a pas eu de candidat Macron face à lui aux législatives », glisse un ancien ministre, pourtant situé au centre de gravité du PS. Comprendre : la bienveillance complice du nouveau chef de l’Etat à l’égard de Stéphane Le Foll le disqualifierait pour le poste de premier secrétaire du PS.

Ancien bras droit de François Hollande, l’élu sarthois a passé une bonne partie de la campagne présidentielle à dire tout le scepticisme que lui inspirait la candidature du vainqueur de la primaire Benoît Hamon. Si bien que l’absence de candidat La République en Marche dans sa circonscription a été interprétée comme un geste de remerciement. Puis, en juillet, lorsque Edouard Philippe a sollicité un vote de confiance des députés, Stéphane Le Foll a été de ceux qui ont plaidé l’abstention des socialistes, plutôt qu’un vote « contre ».

Militants et députés socialistes s’en souviennent. « Ça pose une vraie question. C’est sûr que vous êtes moins légitime si vous n’avez pas eu de candidat En Marche ! face à vous, comparé à tous les socialistes qui se sont battus sur le terrain », considère une députée qui a évité d’extrême justesse l’hécatombe (90% des socialistes sortants ont été battus).

« Je peux vous assurer que les militants qui ont fait la campagne des législatives sont très marqués », souligne ce même ancien ministre. « Ils ont vu des choses qu’ils n’avaient jamais connues, d’excellents candidats balayés parce qu’ils n’avaient pas la bonne étiquette. Ils ont un profond sentiment d’injustice. »Ils sont une poignée de socialistes à avoir ainsi bénéficié de la neutralité bienveillante d’Emmanuel Macron. Outre Stéphane Le Foll, c’était le cas de Manuel Valls (qui a quitté le PS), Ericka Bareigts, George Pau-Langevin et François Pupponi. Un traitement de faveur qui n’a pas suffi pour Marisol Touraine et Myriam El Khomri, battues malgré tout.

B. L.

Publié dans:Politique |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

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