Archive pour le 11 janvier, 2018

Charité bien ordonnée……………………(11/01/2018)

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ENQUETE FRANCE 2. Comment Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, arrose de subventions son fief du Puy-en-VelayLaurent Wauquiez a été maire du Puy-en-Velay pendant 8 ans. Depuis qu’il est à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, sa commune semble ne pas avoir été oubliée.
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Sans commentaire……………(11/01/2018)

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Pas-de-Calais : au moins trois surveillants agressés par un détenu condamné pour terrorismeUn détenu allemand incarcéré pour son implication dans l’attentat de Djerba (Tunisie) en 2002 a agressé au moins trois surveillants, jeudi 11 janvier, à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), selon des sources syndicales contactées par franceinfo, confirmant une information du Parisien. L’un d’entre eux a été hospitalisé pour une plaie au cuir chevelu. Les faits sont survenus alors que Christian Ganczarski sortait de sa cellule pour un appel à la cabine téléphonique.
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C’est pas joli tout ça ? (11/01/2018)

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TEMOIGNAGE FRANCE 3. « J’ai fini inconsciente, par terre », raconte une femme agressée avec son mari policier devant leurs enfantsFrance 3 a recueilli le témoignage de Chloé, violemment agressée avec son mari policier, il y a un mois et demi. Ils rentraient d’une soirée avec leurs enfants, lorsqu’ils tombent dans un guet-apens. Les quatre enfants sont assis à l’arrière du véhicule. Ils assistent à l’agression de leur père par quatre hommes. « Je suis sortie pour les séparer en me disant qu’une femme allait peut-être pouvoir les arrêter. Au final pas du tout, j’ai fini inconsciente, par terre, devant mes enfants », témoigne la jeune femme de 35 ans dans le « 19/20″, mercredi 10 janvier.
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(11/01/2018)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Immigration : en marche à droite

Lyndon Johnson s’était un jour moqué des capacités intellectuelles de Gerald Ford, qui deviendrait président des Etats-Unis, en disant «qu’il avait du mal à marcher et à mâcher du chewing-gum en même temps». Godillots qui ont du mal à s’exprimer en marchant, les députés LREM tentent d’échapper à cette malédiction. Ils s’efforcent d’être En marche tout en réfléchissant : méritoire entreprise. Sonia Krimi, députée de la Manche qui n’est pas manchote, a lancé le mouvement fin décembre en interpellant vigoureusement le gouvernement sur sa politique migratoire. Dans son viseur : les circulaires Collomb qui autorisent, entre autres, la police à intervenir dans les centres d’accueil tenus par des associations. Son algarade a résonné comme un rappel à l’ordre. Un certain nombre de députés anciennement de gauche se rendent compte qu’ils soutiennent un gouvernement de centre droit décidé à jouer la fermeté en matière d’immigration. Tardive lucidité… Avec un certain retard à l’allumage, ils ont des états d’âme.

Effroi au sommet, où l’on voit se dresser le spectre des «frondeurs» qui ont tant coûté à la légitimité du précédent gouvernement socialiste. Depuis, on multiplie les pow-wow de déminage pour étouffer dans l’œuf ce début de contestation. Les chamans Philippe, Castaner, Grivaux, ont été commis d’office à cette opération d’apaisement tribal, sous l’œil du Grand Esprit qui siège à l’Elysée. On argue de la nécessaire distinction entre demandeurs d’asile et migrants économiques, qui a sa pertinence. Mais comme on est déjà chiche en matière d’accueil des réfugiés, l’argument augure d’une gestion policière nettement plus musclée. Or si la France reçoit des «migrants économiques», c’est aussi parce qu’ils occupent des emplois souvent dédaignés par les résidents. Va-t-on expulser les sans-papiers qui ont un travail et vivent en France depuis plusieurs années ? On peut le craindre. Car il y a derrière tout cela, et il faut aussi le craindre, un froid calcul politique. L’opinion souhaite la fermeté. Aux yeux des stratèges d’En marche, celle-ci a le mérite de priver d’air l’opposition de droite qui tente de se remettre en ordre de bataille. Où est la gauche ?

Laurent Joffrin
Publié dans:MIGRANTS |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Migration…………………………(110/01/2018)

Le projet de loi immigration dévoilé : « Le gouvernement reste droit dans ses bottes »

Le projet de loi immigration dévoilé : "Le gouvernement reste droit dans ses bottes"
Au centre de rétention du Canet à Marseille, le 18 novembre 2017. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Avant de recevoir ce jeudi les associations défendant les droits des migrants, Edouard Philippe leur a transmis les premières dispositions du futur projet de loi. Décryptage avec Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade.

Avant d’être reçues ce jeudi 11 janvier à Matignon, les associations ont découvert mercredi les premières dispositions du contesté projet de loi sur l’asile et l’immigration. C’est un document de 4 pages, révélé mercredi après-midi par « le Monde » et Streetpress, qui trace les grandes lignes d’un projet de loi dont l’objectif affiché par le gouvernement est d’expulser davantage de migrants dits économiques pour mieux accueillir et intégrer ceux obtenant l’asile politique. Dans le détail, l’exécutif prévoit une réduction des délais d’instructions des demandeurs d’asile ainsi qu’une batterie de mesures pour rendre plus efficace la lutte contre « l’immigration irrégulière ». Décryptage avec Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, association de défense des droits des migrants.

 

 

Quelle lecture faites-vous des premières dispositions du projet de loi asile-immigration ? Estimez-vous qu’elles contiennent des points positifs ? 

Peu de surprises. On connaissait déjà les principales mesures. C’est une confirmation que le projet de loi sert d’abord et surtout à durcir la politique d’éloignement. Il y a quelques mesures positives, comme l’allongement de 1 à 4 ans des cartes de séjour « protection subsidiaire » et « apatridie ». C’est indéniablement une avancée. Tout comme le renforcement de la protection des jeunes filles exposées à un risque d’excision.

La réduction des délais d’instruction des demandes d’asiles va aussi dans le bon sens. Mais dans le détail, on voit qu’elle se fait sur le dos des droits des demandeurs d’asile. Puisque que le délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile est réduit d’un mois à 15 jours. Mais pour l’essentiel, le gros de cet avant-projet de loi porte sur l’éloignement.

Quelles mesures par exemple ?

Le gouvernement veut par exemple durcir le régime sur l’assignation à résidence. Dans le droit commun, les personnes assignées à résidence ont obligation de pointer plusieurs fois par jour au commissariat. Là, elles devront rester dans leur résidence pendant une plage horaire. Sous entendu : si on vous vient chercher pour vous emmener à l’aéroport, on sait où vous êtes.

La durée de retenue administrative est aussi allongée. Elle passe de 16 heures à 24 heures, tout ça pour renforcer le contrôle de l’administration sur les personnes interpellées.

Le gouvernement veut aussi doubler la durée de rétention, la faire passer de 45 à 90 jours. C’est très inquiétant quand on voit l’état des personnes au bout de 45 jours. Il y a un très gros risque de maltraitance.

Toutes ces mesures vont dans le même sens : elles visent à encercler le plus possible les personnes dans leurs droits.

Vous allez être reçus par Edouard Philippe à Matignon avec d’autres associations ? S’agit-t-il d’une réelle concertation ? 

Tel qu’on le comprend, le Premier ministre va nous écouter. Mais jusqu’ici, on n’a pas senti qu’on avait une influence. On a surtout l’impression que le gouvernement reste droit dans ses bottes. Tel qu’il est, le projet de loi n’est pas modifiable ou amendable à la marge. Il n’y a pas grand chose à discuter. Trop d’éléments ne vont pas. Nous allons demander son retrait.

Pour justifier sa réforme, le gouvernement affirme vouloir davantage expulser les « migrants économiques » pour mieux accueillir ceux qui obtiennent l’asile. Comprenez-vous cet argument ? 

C’est dangereux et presque faux. C’est dangereux car opposer bons et mauvais migrants, c’est faire le lit de ceux qui rejettent les migrants de manière générale. Et ça devient de plus en plus faux de dire qu’on va sanctuariser l’asile. Car même pour l’asile, le gouvernement cherche à réduire la capacité d’accueil de la France.

 

 

La notion de « pays tiers sûr » vers qui renvoyer des personnes sans examen de leur dossier a été supprimée de l’avant projet de loi, c’est déjà ça. Mais la France reste toujours sur une application stricto-sensu du règlement de Dublin (qui prévoit de renvoyer un demandeur d’asile dans l’Etat européen où il a été enregistrée à son arrivée, NDLR) alors que la Grèce et l’Italie sont débordées depuis des années et que la solidarité entre Etats ne joue plus.

Propos recueillis par Rémy Dodet

Publié dans:MIGRANTS |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Assurance chômage……………..(11/01/2018)

Décryptage

Assurance chômage : Macron laisse un espace au dialogue social

Par Luc Peillon et Gurvan Kristanadjaja — 10 janvier 2018 à 20:46
Les partenaires sociaux au ministère du Travail le 13 décembre pour une réunion sur l’assurance chômage.Zoom
Les partenaires sociaux au ministère du Travail le 13 décembre pour une réunion sur l’assurance chômage. Photo Corentin Fohlen. Divergence

La négociation entre patronat et syndicats sur le projet de réforme voulue par l’Elysée débute ce jeudi. Plusieurs points irritent les centrales.

La balle est aux partenaires sociaux. Alors que le volet «flexibilité» de la réforme du marché du travail a été expédié en quelques mois sous forme d’ordonnances, le pilier «sécurisation», via l’assurance chômage, est pour l’heure aux mains du patronat et des syndicats. Ces derniers ouvrent, ce jeudi, la première des six séances de négociation (prévues jusqu’à mi-février) sur la refonte du système d’indemnisation. Seule contrainte : la feuille de route – assez vague – du gouvernement, transmise mi-décembre, et avec laquelle plusieurs syndicats disent déjà vouloir prendre quelques libertés. Reste à savoir ce que l’exécutif fera de cet éventuel accord. Tour d’horizon des points de concorde ou de discorde entre gouvernement et syndicats.

Le retour d’une cotisation chômage ?

Dans sa tuyauterie financière pour booster le pouvoir d’achat, le gouvernement a déjà suspendu (et non pas supprimé), la cotisation chômage salariale, en échange d’une hausse de CSG. Une hérésie pour les principaux syndicats, qui réclament la restauration d’une cotisation à proprement parler. «Il faut conserver le caractère assurentiel [de l’Unédic], insiste Véronique Descacq, de la CFDT, rejointe par la CGT. Pour cela, il faut garder une cotisation chômage, quitte à baisser une autre cotisation, comme la retraite.» Pour les syndicats, c’est aussi un moyen de conserver leur légitimité à gérer l’Unédic au nom des salariés.

Une indemnisation au rabais des démissionnaires ?

D’ores et déjà, une quinzaine de cas de démissions ouvrent droit à l’assurance chômage. L’idée de départ de Macron était de l’élargir à tous les démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Mais dans la feuille de route du gouvernement, il ne s’agit plus que d’«un nouveau droit» ouvert «sous certaines conditions», à ceux qui s’inscrivent dans «une évolution professionnelle». Et pour une durée plus courte (en échange d’une suppression de la période de carence), avec une «allocation plafonnée». Si les syndicats ne sont pas contre un élargissement de l’indemnisation à davantage de démissionnaires, pas question «d’un régime spécifique au rabais», tonne Véronique Descacq. «Instaurer une indemnité forfaitaire, c’est transformer un vrai revenu de remplacement en un minimum social», poursuit-elle. Et là encore, la CFDT peut compter sur la CGT : «Dans plusieurs pays européens, on voit arriver ces indemnités forfaitaires, qui deviennent de simples filets de sécurité, prévient Denis Gravouil. Au point, pour retrouver un bon niveau d’indemnisation, de devoir souscrire une assurance privée.»

Comment lutter contre les contrats courts ?

Dans sa feuille de route, le gouvernement dénonce l’essor des contrats courts pesant sur l’assurance chômage. Et demande aux partenaires sociaux de trouver une solution. Problème : les ordonnances Pénicaud pourraient potentiellement aggraver la situation, puisque les règles régissant les CDD seront désormais décidées dans chaque branche professionnelle, et non plus par le code du travail… A défaut de propositions, le gouvernement menace le patronat d’un bonus-malus sur les cotisations chômage.

Quels indépendants indemniser ?

Le programme de Macron candidat était, là aussi, ambitieux : «tous les travailleurs», dont les indépendants, auront «droit à l’assurance chômage», promettait-il. La feuille de route, elle, ne mentionne plus – sous certaines conditions – que les indépendants en liquidation judiciaire ou le développement des assurances optionnelles. Mais p atronat et syndicats sont d’accord pour étudier le cas des travailleurs «économiquement dépendants» d’une plateforme. Chauffeurs VTC et coursiers pourraient donc bénéficier de l’assurance chômage, possiblement financée par les plateformes elles-mêmes et par la hausse de la CSG de 1,7 %. Reste à savoir si les plateformes accepteront de cotiser pour les travailleurs indépendants. «On est en pleine discussion pour trouver un compromis avec les plateformes, mais ça risque d’être difficile de trouver un accord», explique Felix Cao, de l’association Actif VTC. Un porte-parole d’Uber précise que «les chauffeurs VTC sont des travailleurs indépendants comme les autres», et qu’un effort a déjà été fait avec la proposition d’«une assurance accident gratuite». Pas gagné.

Une gouvernance à trois ?

Ce point n’est pas soumis à la négociation des partenaires sociaux, mais il les concerne directement. Dans sa feuille de route, le gouvernement précise juste que l’assurance chômage étant désormais financée en partie par la CSG – un impôt -, il devient légitime pour gérer, lui aussi, la boutique. Sans aller plus loin pour l’instant. «Soit il nous pique la place comme à l’assurance maladie, en nous laissant un strapontin, soit on continue à gérer avec le patronat, mais dans le cadre d’une lettre de cadrage», résume Denis Gravouil.

Luc Peillon , Gurvan Kristanadjaja

Liberation.fr
Publié dans:Chômage |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

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