Archive pour le 7 février, 2018

La lettre de Laurent Joffrin……………(07/02/2018)

Libération 07 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Macron et la quête corse

Le «en même temps» macroniste servi aux Corses n’a rien d’équilibré. Il est composé de deux temps inégaux. Un temps fort pendant lequel le Président a proclamé l’indissoluble lien qui unit la Corse à la République; un temps faible, ou un temps flou, pendant lequel il a concédé quelques ouvertures à la majorité qui gouverne l’île. Il n’est pas certain que cette démarche soit à la hauteur de l’enjeu.

L’indépendance? Personne parmi les élus de Corse ne la réclame aujourd’hui. Au contraire, Gilles Simeoni, leader de la coalition au pouvoir, observe dans son expression une modération remarquable. Il n’y a pas aujourd’hui en Corse de majorité pour demander la séparation d’avec la France. Il n’est pas du tout sûr, au demeurant, qu’il y en ait un jour, tant les liens historiques entre l’île et le continent sont anciens et entrecroisés. Région défavorisée, la Corse y réfléchira à deux fois avant de voguer en solitaire. Rien à voir avec l’indépendantisme catalan, qui s’appuie sur la prospérité de la région pour pousser ses revendications.

Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures économiques bienvenues, destinées à aider au développement de la Corse. En revanche, il a rejeté, ou bien passé sous silence, les demandes précises formulées depuis leur victoire par les amis de Gilles Simeoni. Point de coofficialité de la langue corse, ni de statut de résident. Quant au rapprochement des prisonniers, il reste en pointillé. La seule concession – toute symbolique – offerte par le Président porte sur l’inscription de la personnalité corse dans la Constitution. Et encore est-il resté évasif sur la formulation qu’il envisage, comme sur l’alinéa de la loi fondamentale qui serait modifié.

Bien entendu, en dépit de l’imprécision des propos présidentiels, les jacobins du spectre politique français, à droite mais aussi à gauche, crieront à l’ouverture d’une boîte de Pandore. Selon la rhétorique de l’engrenage fatal, ou de la pente glissante, ils argueront que cette réforme servira ensuite de levier pour justifier les exigences autonomistes. Ils auront tort. C’est un fait d’évidence que l’île garde, au sein de l’ensemble français, une personnalité à part, façonnée par l’histoire. Conquise par la force, un temps indépendante pendant la Révolution, dotée d’une culture résiliente, la Corse mérite une reconnaissance particulière, qui est loin de conduire automatiquement à l’indépendance.

En Europe, la plupart des îles rattachées à telle ou telle nation de l’Union disposent presque toutes d’un statut spécial, qui va souvent bien au-delà des revendications présentées par les indépendantistes corses. La Sardaigne, la Sicile, les Baléares, Madère, les îles anglo-normandes, l’île de Man ou les îles Féroé, en fonction de leur spécificité historique, bénéficient toutes d’une autonomie bien plus grande que la Corse. Jersey et Guernesey, par exemple, qui ne songent pas à contester leur rattachement à la Couronne britannique, disposent de leurs lois propres, d’une monnaie symboliquement distincte, d’institutions bien à elles et ne sont même pas incluses dans l’Union européenne. Ce rappel montre bien que l’uniformité jacobine, qui est en France une sorte de totem, est surtout une exception à l’échelle du continent.

Pour l’instant, par une voie démocratique, après avoir déposé les armes et annoncé qu’ils répudiaient toute forme de violence, les indépendantistes corses, qui se garde de réclamer l’indépendance, demandent seulement à se rapprocher de la norme de l’Union. Point de sécession dans ces projets, seulement l’exigence d’un avenir plus ouvert. Qui peut croire que la République, en faisant droit à cette démarche, risque de se dissoudre ou de se démembrer? Le reste est affaire de négociation. C’est la voie de la sagesse.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 7 février, 2018 |Pas de commentaires »

Il va clarifier ?? (07/02/2018)

Corse : Macron à l’heure de la clarification

Par Dominique Albertini, photo Albert Facelly — 7 février 2018 à 07:07
Emmanuel Macron, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni à Ajaccio mardi.Zoom
Emmanuel Macron, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni à Ajaccio mardi. Photo Albert Facelly pour Libération

Le chef de l’Etat doit préciser, mercredi à Bastia, ses projets pour l’avenir institutionnel de l’île.

«Pas de déclarations» : les dirigeants de la collectivité Corse sont restés muets, mardi soir, après leur entretien avec Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a exposé à Gilles Simeoni, président de l’exécutif insulaire, et à Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée corse, ses projets pour le statut de l’île. Mais rien n’a filtré de la réunion, les grandes annonces étant réservées au discours présidentiel, mercredi après-midi à Bastia.

Le chef de l’Etat est arrivé vers 19h30 au siège de la collectivité de Corse – un ancien hôtel de luxe de la Belle époque, bordé de vastes jardins. Accompagné notamment des ministres Gérard Collomb et Jacqueline Gourault, il s’est entretenu pendant près de deux heures avec les deux hommes forts de l’île, le président de l’exécutif corse Gilles Simeoni et celui de l’Assemblée territoriale, Jean-Guy Talamoni. Point final d’une curieuse controverse sur laquelle ont dû s’exprimer, ces derniers jours, les différents acteurs de la rencontre : un drapeau tricolore figurait bien dans la pièce, de même que les bannières corse et européenne.

Un climat incertain entourait l’entretien, après le discours tenu le matin même par Emmanuel Macron lors de la commémoration de l’assassinat du préfet Erignac. Condamnant très fermement le nationalisme armé, le chef de l’Etat avait exclu toute amnistie des assassins du préfet, et toute réforme qui éloignerait la Corse du «giron républicain». Une fermeté qui avait fait réagir Jean-Guy Talamoni, avant la rencontre du soir : «Ce serait absolument consternant qu’il ferme les portes, car ce serait vraiment dire que la démocratie ne s’applique pas à la Corse» avait jugé l’autonomiste, menaçant de «faire le tour des capitales européennes pour dénoncer ce déni de démocratie».

«Faites quelque chose»

Plus tôt dans l’après-midi, la question du rapprochement des prisonniers avait surgi de manière impromptue dans la visite présidentielle. Sortant d’une visite au musée Fesch, le chef de l’Etat s’est vu interpeller dans la rue par l’épouse d’Yvan Colonna, accompagnée de son fils de six ans. «Il n’a pas vu son père depuis un an et demi. S’il vous plait, faites quelque chose, a-t-elle lancé au président. Ce n’est pas un animal, c’est un être humain». S’en est suivie une courte discussion dans laquelle Emmanuel Macron, excluant une amnistie que Stéphanie Colonna s’est d’ailleurs défendue de réclamer, s’est voulu rassurant : «Que votre enfant puisse voir votre père, que des détenus puissent voir leur famille, cela fait partie des choses que nous allons assurer».

C’est mercredi après-midi, dans un discours tenu à Bastia, qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer publiquement sur le statut corse. Forte d’une large victoire aux élections territoriales de décembre, l’alliance nationaliste a avancé d’ambitieuses revendications, comme la coofficialité de la langue corse, la mention de l’île dans la constitution ou un statut de résident conditionnant l’achat d’un bien immobilier.

Dominique Albertini photo Albert Facelly

Liberation.fr
Publié dans:Politique |on 7 février, 2018 |Pas de commentaires »

Libres propos………………………..(07/02/2018)

Libres propos.............................(07/02/2018) dans Libres Propos d03e3a37-5f0a-4914-afba-76a270fcadbf
 

Libérer la VAE 

Comment mieux diplômer l’expérience 

par Danielle Kaisergruber, rédactrice en chef de la revue Metis Europe
David Rivoir, président et fondateur de la VAE Les 2 Rives
Abdoul Karim Komi, responsable R&D, VAE Les 2 Rives
Créée par une loi de 2002,  la Validation des acquis de l’expérience (VAE) a permis d’obtenir un diplôme, un titre ou une certification à caractère professionnel à partir de la seule expérience de travail et/ou d’activités associatives, syndicales ou citoyennes. Elle répond à une double exigence. Economique tout d’abord, en permettant des certifications rapides, moins coûteuses que des retours en formation longue, adaptées aux besoins des entreprises et aux changements rapides des techniques et des manières de travailler. Sociale ensuite, en conférant la dignité du diplôme ou du titre professionnel aux parcours de travail, elle est source de reconnaissance et de dynamiques de mobilité professionnelle.
Le nombre total de validations reste cependant modeste (307 000 de 2002 à 2014), très inférieur aux objectifs assignés à l’origine (60 000 par an). Surtout, les chiffres sont en baisse depuis 2011. Les abandons sont très nombreux. Par ailleurs, la VAE est sous-utilisée par les demandeurs d’emploi. Les délais en particulier (de neuf à seize mois en moyenne) représentent un gros obstacle.

Quels obstacles faut-il lever pour que la VAE se développe davantage, qu’elle soit plus fluide, plus intégrée aux parcours professionnels des salariés, des indépendants, des demandeurs d’emploi et des jeunes ?
Que faut-il faire pour que les entreprises s’en emparent davantage et en fassent un moyen de reconnaissance des salariés, un outil au service de la mobilité interne ou externe, un instrument de gestion stratégique des ressources humaines ? Ce nouveau rapport de Terra Nova formule plus de vingt propositions, souvent très concrètes, pour réduire les abandons, élargir l’accompagnement, financer le « système » VAE, et inciter les entreprises à s’engager et à ouvrir un réel accès pour les demandeurs d’emploi.
Il s’agit au total d’inventer une nouvelle VAE plus rapide, plus agile et en même temps plus complète, capable d’intégrer des séquences de formation et de tirer le meilleur parti de la transition numérique.

Lire la note « Libérer la VAE : comment mieux diplômer l’expérience »
Publié dans:Libres Propos |on 7 février, 2018 |Pas de commentaires »

Attention…………………………..(07/02/2018)

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Publié dans:ALERTE |on 7 février, 2018 |Pas de commentaires »

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