Archive pour le 21 février, 2018

La lettre de Laurent Joffrin………….(21/02/2018)

Libération 21 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le parler faux de Wauquiez

Laurent Wauquiez, donc, assume. Il préfère la persistance à la pénitence, la confirmation à la contrition. Son pari n’est pas forcément perdu, tant il est de bon ton de dénigrer la «bien-pensance». Mais il mesure aussi la dégradation subie par le débat public en France. A y regarder d’un peu plus près, son intervention sur BFM, présentée à l’enseigne de la franchise décapante, est un modèle de mauvaise foi insidieuse.

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Sur BFM, il veut rompre avec le «bullshit», pratiqué par les autres responsables politiques. Les autres jouent la comédie, lui parle vrai et cru. L’ennui, c’est que devant ses étudiants, il ne désignait pas les autres… mais lui-même. Rappelons sa phrase exacte : pas de fuites, dit-il aux étudiants, «parce que sinon, […] ce que je vais vous sortir sera juste le bullshit que je peux sortir sur un plateau médiatique». On ne saurait être plus clair. Devant les étudiants, il dit la vérité, à la télé, il ment. Mais mardi soir, la version a changé : ce sont les autres qui font du «bullshit». Drôle de manière «d’assumer».

Double langage

Même chose pour Darmanin. A BFM, Wauquiez explique qu’il a demandé sa démission depuis longtemps, non sur la base d’éléments factuels, dont il reconnaît tout ignorer, mais par principe : un ministre mis en cause doit se retirer. Autre chanson devant les étudiants : Darmanin, a-t-il asséné, c’est «Cahuzac puissance dix» ; autrement dit, il est évidemment coupable. Double langage, donc.

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Même édulcoration rhétorique dans l’affaire Sarkozy. Là encore, l’accusation est énorme : le président de la République, dit-il, faisait écouter ses propres ministres ! Si la chose est vraie, c’est une affaire d’Etat, qu’il aurait dû dénoncer depuis longtemps. Si elle est fausse, comme Wauquiez le laisse entendre mardi soir, c’est une pure calomnie.

S’il y avait encore une vague déontologie dans le débat public, Wauquiez, pour avoir reconnu qu’il mentait systématiquement à la télévision, pour avoir déclaré coupable un ministre qui est seulement mis en cause et pour avoir calomnié un ancien président de la République, devrait démissionner.

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES" |on 21 février, 2018 |Pas de commentaires »

La débandade………………..(21/02/2018)

Agacés par Wauquiez, ils quittent Les Républicains

Plusieurs élus LR dénoncent la teneur des déclarations du président de leur parti et préfèrent le quitter.

Par L’Obs

Publié le 21 février 2018 à 10h15

Puisqu’il « assume » ses déclarations, ils préfèrent s’en aller. Plusieurs élus Les Républicains ont annoncé qu’ils prenaient leur distance avec le parti, après la diffusion par l’émission « Quotidien » d’extraits d’un cours donné par Laurent Wauquiez à l’EM Lyon.

Dans les documents audio, publiés vendredi et lundi, le patron LR et président d’Auvergne-Rhône-Alpes s’en prend notamment à Gérald Darmanin, Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy et aux députés de la majorité.

« Ce que j’ai dit devant les étudiants, je le redis de la même manière devant vous parce que j’assume », a affirmé Laurent Wauquiez sur BFMTV mardi soir. A un détail près : le passage concernant Nicolas Sarkozy, auquel il a « présenté [ses] excuses ».

Qu’à cela ne tienne. Le président du département de la Charente-Maritime et ex-ministre juppéiste Dominique Bussereau a fait savoir mardi soir sur Twitter qu’il quittait Les Républicains, dont il était déjà en congé. Il écrit :

« Puisque Laurent Wauquiez assume ses errements et sa violence verbale, j’en tire les conséquences : j’étais en congé des Républicains, ce soir j’en démissionne définitivement. »

Publié dans:Non classé |on 21 février, 2018 |Pas de commentaires »

A glagla……………………………….(21/02/2018)

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Migrants………………………….(21/02/2018)

Projet de loi asile et immigration : « Il faut laisser le temps aux demandeurs d’asile »

Projet de loi asile et immigration : "Il faut laisser le temps aux demandeurs d’asile"
Devant une plateforme d’accueil des réfugiés de l’ONG France Terre d’Asile, le 26 janvier 2017 à Paris. ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Selon Lise Faron de la Cimade, le gouvernement cherche à « renforcer de l’arsenal d’expulsion et d’enfermement ».

Par L’Obs

Publié le 21 février 2018 à 06h24

Le projet de loi sur l’asile et l’immigration ne fait pas l’unanimité. Le texte, présenté mercredi 21 février au Conseil des ministres, est fustigé par les associations d’aides aux migrants. Malgré les affirmations du ministre de l’Intérieur, Gérard Colomb, sur « l’équilibre du texte », le projet de loi pourrait être confronté à une forte opposition qui lui reproche sa logique « répressive ». Lise Faron, responsable des questions de séjour à l’association La Cimade, explique son désaccord avec le texte. Pour elle, le projet de loi restreint les droits des demandeurs d’asile et diminue les possibilités de recours. Interview.

L’objectif affiché du projet de loi est de réduire les délais d’instruction et de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés du droit d’asile. Les mesures vont-elles dans ce sens ? 

Il y a un déséquilibre qui penche vers les mesures d’expulsion. Les mesures pour réduire les délais d’instruction existent. Nous ne sommes pas favorables aux procédures qui s’éternisent, mais il faut laisser le temps aux demandeurs d’asile. Avec ce projet de loi, ils n’auraient que trois mois – au lieu de 120 jours – pour se manifester après leur arrivée en France, au risque d’être placés en procédure accélérée.

Parmi les demandeurs d’asile, beaucoup de personnes reviennent d’un parcours migratoire qui peut être difficile et traumatisant. Chaque personne, dans cette situation, aurait besoin de temps, pour se rappeler d’une date, d’un fait, etc. D’autant plus que, face aux officiers de protection de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), c’est la cohérence du récit qui est le plus important.

Que se passe-t-il lorsqu’un demandeur d’asile est placé en procédure accélérée ?

La personne n’a plus les mêmes droits. Par exemple, elle n’est plus admise en location et peut se retrouver à la rue. Aujourd’hui, la moitié des demandeurs d’asile, pourtant admis au séjour, sont à la rue, faute de place disponibles en logement.

Le projet du gouvernement aggrave-t-il la situation des personnes concernées ?

Oui, totalement. Que ce soit pour les demandeurs d’asile ou pour les personnes déboutées, il y a un renforcement de l’arsenal d’expulsion et d’enfermement. La durée de rétention, par exemple, passerait de 45 jours à 135 jours. Selon le gouvernement, cela facilitera les expulsions en laissant plus de temps pour obtenir des laisser-passers de la part des consulats.

Mais en réalité, la durée de rétention ne change rien à l’efficacité car la quasi-totalité des expulsions se font dans les douze premiers jours. En 2011, on était passé de 32 à 45 jours de rétention, et depuis, le taux d’expulsion diminue. Il n’y a pas de corrélation. En revanche, il y a une corrélation entre l’allongement de la durée de rétention et la multiplication des souffrances et des atteintes aux droits des personnes enfermées. Ces personnes en rétention étaient parfois en France depuis des décennies. Il y aurait plus d’intérêts à les régulariser.

Le projet de loi risque-t-il de compliquer les recours et donc de dissuader les demandeurs d’asiles ?

On complique évidemment les recours. Un demandeur d’asile débouté par l’Ofpra ne disposera, par exemple, que de 15 jours, au lieu d’un mois, pour déposer son recours.

Le projet de loi cherche à assigner à résidence toute personne qui se verra refuser son titre de séjour ou sa demande d’asile. Le gouvernement renforcera les contraintes, en assignant les personnes chez eux entre 4 et 10 heures. Dans ce cas-là, l’assigné est limité sur les horaires d’ouverture des administrations, et ne peut ni aller à la Poste, ni au tribunal. On lui complique sa possibilité de demander un recours. On appelle cela de la « rétention hors les murs », et c’est une entrave à l’exercice des droits.

Le rapport d’Aurélien Taché vise à améliorer l’intégration des personnes admises sur le territoire. Suffit-il à adoucir le texte ?

Non, il ne suffira pas. Les préconisations sont intéressantes pour l’essentiel. Elle vise les primo-arrivants, les personnes qui sont arrivées il y a peu sur le territoire. Mais dans aucun cas, il n’aborde les questions de régularisation du droit de séjour. Il ne pondère pas la dureté des propositions de Gérard Colomb mais porte sur un tout autre domaine.

On a appris que ce rapport était prêt depuis longtemps. Pourtant, il n’est sorti que depuis lundi soir, juste avant la publication du projet de loi. Nous n’avons pas de preuves pour l’affirmer, mais il pourrait s’agir d’une façon de détourner l’attention des mesures répressives du projet de loi.

Propos recueillis par Benjamin Aleberteau

L'Obs

L’Obs

Migrants...............................(21/02/2018) dans MIGRANTS oba-icon
Publié dans:MIGRANTS |on 21 février, 2018 |Pas de commentaires »

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