Archive pour mars, 2018

Ils « positivent »…………………..(31/03/2018)

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Mouvement social chez Carrefour : 20 000 salariés en grève, environ 450 magasins touchés
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Publié dans:GREVES |on 31 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Pas une vis en trop……………………….(31/03/2018)

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ENQUETE FRANCEINFO. Surveillance, infiltrations, faux salariés… L’étrange catalogue d’Ikea pour espionner ses employés et ses clients
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Bonne question………………….(30/03/2018)

  1. L’Obs
  2.  > Monde
  3. Pourquoi Sarkozy est-il intervenu en Libye ? « La notion de ‘guerre privée’ traverse l’esprit »

Pourquoi Sarkozy est-il intervenu en Libye ? "La notion de 'guerre privée' traverse l'esprit"
Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy, lors du sommet du G8 le 10 juillet 2009. ((AFP / TOSHIFUMI KITAMURA))

Pour Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, la mise en examen de Nicolas Sarkozy permet une autre lecture de la guerre en Libye. Interview.

La mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne a fait remonter des interrogations quant aux raisons du déclenchement, en 2011, de la guerre en Libye. L’ancien président de la République se serait-il engagé dans une intervention militaire pour effacer les traces d’un financement illégal libyen de sa campagne de 2007 ? « On peut légitimement se poser des questions, connaissant l’ampleur de cette affaire et les liens tissés entre Kadhafi et Sarkozy, sur les raisons privées de cet acharnement militaire, dont on peut se demander aussi s’il ne s’agissait pas d’effacer des traces et des témoins gênants », a dit Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, qui a enquêté pendant sept ans sur ces soupçons de financement.

Rony Brauman, cofondateur et ancien président de Médecins sans frontières, auteur de « Guerres humanitaires ? Mensonges et intox » (Editions Textuel), estime lui aussi que cette mise en examen est l’occasion de faire une autre lecture de cette intervention militaire et appelle à l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire. Interview.

 

Dans une récente interview, vous dites que la mise en examen de Nicolas Sarkozy est une « occasion de revisiter les circonstances dans lesquelles la guerre en Libye a été conduite ». Que voulez-vous dire ?

La relation qu’entretenait Nicolas Sarkozy avec Mouammar Kadhafi a été rompue dans des circonstances inédites. Alors que le dirigeant libyen était un partenaire proche, une opportunité d’ouverture stratégique sur l’Afrique, le consommateur de nos principaux biens dans le nucléaire, il est devenu, du jour au lendemain, l’ennemi numéro un à abattre. Cette bascule mérite d’être analysée et comprise.

Jusqu’à présent, personne n’a été en mesure de donner une explication rationnelle. Les relations financières entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi pourraient être une explication. Et surtout, je vois dans cette réouverture du dossier franco-libyen, au sens politique, l’occasion de revenir sur les bobards propagandistes qui ont été martelés en mars 2011 et qui ont servi de préparation psychologique à une entrée en guerre visant, manifestement, à renverser ce régime.

Quels sont ces mensonges ?

Le premier d’entre eux a été le bombardement par l’aviation libyenne de manifestants pacifiques qui défilaient à Tripoli en solidarité avec Benghazi. Je ne sais pas s’il y a eu ou non manifestation, mais ce dont je suis absolument certain, car c’est étayé par des témoignages et par une reconnaissance de la Maison-Blanche, c’est qu’il n’y a jamais eu d’action aérienne libyenne, ni à Tripoli, ni ailleurs. C’est un mensonge diffusé par la chaîne Al-Jazeera, la voie du Qatar qui a mis tout son poids financier et diplomatique pour ‘neutraliser’ Mouammar Kadhafi.

Quelques jours plus tard, on apprend que des charniers refermant 6.000 corps viennent d’être découverts. Là encore, aucune photo n’est venue confirmer cette information. Cette affirmation a été prise pour une vérité, que personne ne pouvait remettre en question et faisait monter la pression.

Enfin, et ça va très vite, après la reconnaissance, le 10 mars, du CNT – dont on n’avait jamais entendu parler – comme gouvernement transitoire, on nous dit qu’une colonne de chars fonce sur Benghazi, que la ville va être rayée de la carte. Et pourtant, ni les satellites, ni les avions d’observation ne voient cette colonne de chars qui est censée progresser dans une région totalement désertique, aride et parmi les régions les plus photographiées à ce moment-là.

C’est pourtant sur la foi de cette menace que, le 19 mars, la France envoie ses Rafale attaquer, non pas une colonne de chars qui se dirigent vers Benghazi, mais quatre chars qui sortaient de la ville et qui avaient déjà été mis en déroute par des rebelles armés.

Cette séquence de mensonges, acceptée par l’opinion, une bonne partie de la presse et des responsables politiques y compris l’opposition, doit être revisitée.

A l’époque, on n’avait pas pu vérifier les informations rapidement, mais aujourd’hui il serait intéressant de revenir sur la perméabilité mentale dont on a fait preuve face à ces affirmations totalement fabriquées.

En quoi la mise en examen de Nicolas Sarkozy pourrait-elle, selon vous, être liée de près ou de loin à une sorte de « guerre privée », comme l’a évoqué Mediapart ?

Je me garderai bien de répondre à cette question. Nous verrons bien ce que l’instruction, voire le procès, donneront. Mais cette notion de « guerre privée » traverse immanquablement l’esprit. On peut se demander si Nicolas Sarkozy ne réglait pas un compte avec quelqu’un qui aurait été susceptible de le faire chanter ou qui avait déjà commencé à le faire. Des millions d’euros étaient en jeu. Sans compter sa position symbolique et sa réputation politique.

 

 

Ce qui expliquerait que la France ait lâché du jour au lendemain Mouammar Kadhafi ?

Jusqu’en janvier 2011, une compagnie française livrait un logiciel de surveillance électronique au régime de Kadhafi. Un logiciel qui relève des questions de sécurité et qui est forcément passé par le filtre des commissions gouvernementales d’exportation de matériels sensibles. La France et la Libye filait une parfaite lune de miel. Quelque chose s’est passé là, fin janvier.

N’a-t-on pas, malgré tout, évité un massacre comme le plaident encore de nombreux anciens partisans de cette guerre ? N’a-t-on pas plus prosaïquement surévalué la situation en toute bonne foi ?

Non, on a surévalué la situation à la suite d’allégations déjà mensongères. Les chars aux portes de Benghazi ne sont pas en soi un mensonge. En effet, il y avait une trentaine de chars, selon les informations que j’ai pu recueillir, qui étaient stationnés là depuis longtemps. Mais ce n’était pas une colonne qui se dirigeait vers Benghazi. C’était une position de blindés à la sortie de Benghazi. Ils ne pouvaient pas représenter une menace sérieuse sur une ville d’un million d’habitants, étendue sur près de 300 km², dont une partie des habitants, quasi entièrement acquise à l’opposition, avaient déjà un savoir-faire militaire, et qui avaient attaqué deux casernes leur permettant de s’armer.

En comparaison, ce sont des milliers de chars qui ont déferlé sur Budapest en 1956 et des douzaines de milliers d’hommes. Et pourtant, ils ont mis un certain temps à réduire une rébellion pacifique !

Il y a eu un double bluff à Benghazi : le caractère urgent et impératif d’une intervention et l’exagération d’une menace qui était en fait très limitée. On a fait mine de prendre au pied de la lettre la rhétorique ignoble et guerrière de Saïf al-Islam qui parlait de « rivières de sang » qu’il allait « faire couler dans les rues de Benghazi » pour réduire « la rébellion terroriste ». Mais ce n’étaient que des mots. Personne, correctement informé, ne pouvait ignorer qu’il n’avait pas les moyens militaires pour mettre à exécution ses menaces. C’était une façon de bomber le torse.

Je ne crois donc pas du tout que cette menace a été brandie de bonne foi. Elle servait un propos d’entrée en guerre, pour installer un climat d’urgence vital, propice à suspendre toute possibilité de délibérations, toute distance critique, toute volonté d’analyse de la situation, au nom de l’impérieuse nécessité de procéder à un sauvetage, sans quoi des dizaines de milliers de morts auraient été à déplorer. C’est un chantage moral qui a fonctionné.

Aurait-on pu faire autrement, s’il y avait eu toutefois un doute sur les intentions du régime de Kadhafi ?

Bien sûr. On n’était pas face à une alternative fermée entre le spectacle contemplé passivement de la mort infligée ou l’entrée en guerre. Il y avait, par exemple, vu le déploiement qui était déjà à l’œuvre en Méditerranée, le groupe aéronaval qui permettait de faire voler au-dessus de la colonne de chars – si elle existait – des avions et des hélicoptères d’assaut pour envoyer des messages dissuasifs. Tout ça pouvait être assuré sans coup férir.

Mais ce n’est pas ce qu’on voulait : on voulait porter des coups. Nicolas Sarkozy voulait sa guerre d’Irak. Après tout, il avait soutenu Bush dans son invasion en Irak en 2003. Il se situait dans ce courant néoconservateur, où l’usage de la force peut être vertueuse et enclencher la démocratie.

Et quid de la mort de Kadhafi ?

La mort de Kadhafi renforce ces questions. Quand on parle du financement par Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007, on pense immédiatement aux circonstances dans lesquelles le chef libyen a été abattu. Il s’agit d’un meurtre. Avec préméditation.

Rappelons les faits : Mouammar Kadhafi sort de la ville de Syrte dans un convoi civil. Il est attaqué par une escadrille de l’Otan. Son véhicule est touché. Il est blessé. Il sort et est capturé par la rébellion. Il est battu et transféré à Misrata. Il est mis à mort, il n’y pas de doute là-dessus. On ne peut pas s’empêcher de se demander pourquoi ?

C’était quand même une sacré prise. La CPI était déjà mobilisée et on sait qu’il y avait des forces françaises au sol, cela n’a jamais été démenti. Je dis donc que toute personne sujette à un chantage a un premier réflexe : comment se débarrasser de lui ? Surtout si on n’a pas envie que l’enjeu du chantage soit exposé sur la place publique. Donc oui, ça vient renforcer cet esprit de suspicion.

Que répondez-vous à ceux, comme Bernard-Henri Lévy, qui soutiennent que sans intervention en Libye, on aurait pu avoir une situation comparable à la Syrie, avec ses milliers de morts et ses myriades de groupes djihadistes ?

C’est en accusant Saddam Hussein d’avoir utilisé des djihadistes, en envahissant son pays, qu’on a accéléré le problème djihadiste en Irak. Les remèdes ont été pires que le mal qu’on voulait corriger. Donc je ne vois pas la force de cette argumentation.

Par ailleurs, la Libye n’a pas le voisinage de la Syrie, l’implication de dizaines de pays dans le conflit. La Libye aurait pu évoluer comme la Tunisie. Bernard-Henri Lévy, puisque vous le citez, ferait mieux de s’interroger sur les énormités qu’il a proférées à l’époque plutôt que sur des schémas alternatifs, et faire de l’histoire contrefactuelle. Une histoire libyenne était possible, selon d’autres schémas moins désastreux que celui de la Syrie.

Pour dissiper les doutes, la Grande-Bretagne a réalisé une enquête parlementaire. En France, on en est loin. Comment l’expliquez-vous ? Un manque d’autocritique ?

L’autocritique est toujours un exercice difficile. Ça se comprend. Mais le Parlement est là pour faire de la politique et contrôler l’exécutif, pas de la psychologie. Or en France, le Parlement a des pouvoirs d’investigation limités. Il est temps de sortir de ce système et de donner au Parlement plus de prérogatives, en particulier sur l’acte le plus fort, celui de décider d’entrer en guerre contre un autre Etat.

 

 

Nicolas Sarkozy a engagé une guerre contre la Libye et décidé d’abattre son régime avec l’approbation de 80% du Parlement. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les parlementaires ne se pressent pas pour créer une commission d’enquête qui les mettrait en cause eux-mêmes.

Il est important que le Parlement de mon pays enquête sur cette guerre aux conséquences désastreuses, même si elle a été menée avec beaucoup de précaution du point de vue militaire. La vérité juridique établie par les juges peut ensuite coïncider avec la vérité historique et politique dont le Parlement doit se saisir.

Propos recueillis par Sarah Diffalah

Bonne question......................(30/03/2018) dans  dans

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 30 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Jofffrin……………..(30/03/2018)

Libération 30 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Juges acharnés?

Les partisans de Nicolas Sarkozy (pas tous, d’ailleurs) sonnent le tocsin: la justice est partiale, la justice est biaisée, la justice fait preuve «d’acharnement» contre l’ancien président. Curieux comme ces élus de droite ne cessent de réclamer une répression plus sévère, des lois plus expéditives, des juges plus raides quand il s’agit de la délinquance en général, et se découvrent soudain de farouches défenseurs des libertés publiques, des croisés du droit de la défense, des avocats sourcilleux des prévenus, dès qu’il s’agit de l’un d’entre eux. La justice est «laxiste» à l’égard du tout-venant, mais «acharnée» dès qu’elle met en cause un éminent leader, comme Nicolas Sarkozy. Allez comprendre…

Il arrive aux juges de se tromper. Personne ne peut s’abstraire totalement de ses propres convictions politiques, serait-il magistrat. Toute autorité, en démocratie, est comptable de ses actes, l’institution judiciaire aussi. Mais dans «l’affaire des écoutes», comment étayer la thèse de «l’acharnement»? Les avocats de Nicolas Sarkozy ont intenté une kyrielle de recours contre la procédure qui vise leur client. A ce jour, ils ont tous été rejetés. Ces recours ont ralenti la procédure. On en profitera ensuite pour dénoncer la lenteur des juges…

Quand on lit les extraits de conversations tenues entre le prévenu et son avocat, on peut difficilement en conclure que tout cela n’est que fariboles. Il apparaît à ce stade que des manœuvres ont bien eu lieu pour se gagner la coopération d’un juge de la Cour de cassation. La justice devra confirmer ou infirmer ces éléments à charge et, si elle les retient, les qualifier. Difficile, en tout cas, d’éviter le renvoi devant un tribunal, ce qui ne vaut pas culpabilité, évidemment, mais demande explication contradictoire et publique.

Les partisans de l’ancien président accusent le parquet financier de partialité, ou de subordination au gouvernement. Dans l’affaire Cahuzac, en tout cas, cette subordination supposée n’a pas joué. Un ministre en exercice a fait l’objet d’une enquête rapide, alors même que l’exécutif pouvait, si l’on en croit ces procureurs, intervenir à sa guise. Cette enquête l’a ensuite acculé à des aveux: où est l’influence supposée du gouvernement sur la procédure dans cette affaire-là?

Une autre vérité émerge de ces polémiques à géométrie variable: la justice, depuis un certain temps, n’hésite pas à mettre en cause les puissants, selon ses méthodes habituelles, qui ne sont guère plaisantes mais qui découlent de l’application des lois et des codes de procédure. Après Cahuzac et bien d’autres, Nicolas Sarkozy en fait les frais. Il est traité comme un citoyen normal. Si l’on écoute bien ceux qui plaident à hauts cris en sa faveur, là se situe, pour eux, le scandale.

Laurent Joffrin
Publié dans:Justice, LA VIE EN SARKOZIE |on 30 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Toujours atteint de surdité Jonas ? (30/03/2018)

Incidents et blocages, la colère gagne les universités

Incidents et blocages, la colère gagne les universités
Des étudiants de l’université de Nantes, lors d’une manifestation le 28 mars 2018. ((LOIC VENANCE / AFP))

Des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes contre des violences perpétrées à Montpellier par des hommes cagoulés et armés.

Par L’Obs

Publié le 30 mars 2018 à 06h38

Incidents et blocages se multiplient au sein des universités et ont pris de l’ampleur après la violente agression contre des étudiants à Montpellier, alors que les examens approchent et que la délicate réforme de l’enseignement supérieur commence à s’appliquer.

« Pour le moment, le mouvement reste très localisé sur certains sites, avec des motivations différentes. La situation est en constante évolution », déclare Franck Loureiro, secrétaire général du Sgen-CFDT, première organisation du personnel de l’enseignement supérieur.

A Toulouse, des sites de l’université Jean-Jaurès (sciences humaines) sont bloqués depuis mars pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée d’instaurer un système de sélection.

Le campus de la Victoire, en plein centre de Bordeaux, est bloqué depuis mi-mars. La faculté de lettres de Nancy est également bloquée « jusqu’à ce que Macron retire la loi » ORE, a indiqué à l’AFP Romane Mayer, porte-parole de l’Unef, deuxième syndicat étudiant et opposé à la réforme. Même chose pour l’université Paul-Valéry (Humanités) de Montpellier, où le blocage a été reconduit en AG « pour une durée illimitée ».

A Paris, le site de Tolbiac (université Panthéon-Sorbonne) est fermé depuis lundi et le président de l’établissement, Georges Haddad, dit craindre que la situation « dégénère ». Il n’exclut pas de devoir faire appel à la police. A Rouen, la faculté de sciences humaines est bloquée depuis mercredi par une centaine de jeunes.

A Nantes en revanche, le blocus a été levé vendredi, a indiqué l’université. Deux amphis restent occupés à la fac de lettres et les cours ont été transférés sur un autre site.

Des manifestations d’étudiants se sont par ailleurs déroulées ces derniers jours dans plusieurs villes contre des violences perpétrées à Montpellier par des hommes cagoulés et armés de bâtons dans la nuit du 22 au 23 mars dans un amphi bloqué de la fac de droit.

Le doyen de la fac de Montpellier mis en examen

Le doyen et un professeur, mis en cause par des témoins, ont été placés en garde à vue, fait rarissime dans l’histoire de l’université française. La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal a diligenté une enquête administrative et suspendu jeudi les deux enseignants.

Elle a appelé à « l’apaisement » et énoncé « deux lignes rouges » à ne pas franchir: « pas de violence dans les établissements » – »ce sont des lieux où l’on doit apprendre à débattre avec des arguments, non pas avec de la violence, a-t-elle détaillé– et garantir que « les examens aient lieu dans les meilleures conditions ».

Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef, voit dans ces blocages le signe d’ »une vraie dynamique ». « La pédagogie sur cette réforme porte ses fruits », estime-t-elle. Les journées d’action contre cette loi n’ont jusqu’à présent que peu mobilisé.

« Les mobilisations de jeunes prennent souvent plus sur les émotions que sur les sujets de fond », avance Jimmy Losfeld, à la tête de la Fage, premier syndicat étudiant, qui soutient la loi ORE.

Examens

Les violences de Montpellier, dont des images ont circulé sur les réseaux sociaux, ont indigné étudiants et enseignants. La ministre a elle-même qualifié les faits d’ »inadmissibles ».

Le président de la Fage remet toutefois en cause « la légitimité » des AG, « qui votent à quelques centaines d’étudiants le blocage d’universités comptant des milliers de personnes ».

Une procédure « classique » lors des mobilisations étudiantes, selon Franck Loureiro, du Sgen-CFDT, qui évoque « une grande majorité silencieuse qui veut avoir cours et passer ses examens, et une minorité agissante ».

Il juge « imprévisible » la suite du mouvement mais craint une exacerbation des tensions, alors qu’approchent les examens prévus fin avril et courant mai. « Il risque d’y avoir des tensions entre ceux qui veulent passer leurs examens et ceux qui bloquent les salles. C’est dans ces moments-là que la situation peut déraper », dit-il.

La loi sur les nouvelles modalités d’accès à l’université prévoit « des attendus » pour les licences générales. Si le jeune ne les possède pas, selon les commissions d’examen des dossiers dans les facs, il se verra accepté sous conditions et devra suivre un parcours d’accompagnement.

L'Obs

L’Obs

Toujours atteint de surdité Jonas ?                     (30/03/2018) dans GREVES oba-icon
Publié dans:GREVES |on 30 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………..(29/03/2018)

Libération 29 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Pour les juifs

Il faut revenir sur la manifestation de mercredi qui a témoigné d’un sursaut de solidarité envers les Français juifs victimes d’agressions ou de crimes. Les incidents qui l’ont troublée ne doivent pas masquer le véritable enjeu, qui va au-delà du cas dramatique de Mireille Knoll. C’est un fait établi que les juifs français sont l’objet d’une résurgence de racisme et d’intolérance très particulière, qui pose de redoutables questions, non seulement à eux mais à tout républicain.

Onze d’entre eux en dix ans ont été tués pour la simple raison qu’ils étaient juifs. Quel groupe, quelle communauté, même si on n’aime pas le mot, a subi un sort comparable ? A notre connaissance, aucune. A cela s’ajoute le harcèlement quotidien dont sont souvent victimes ces familles, à l’école, dans la rue, dans les transports. Beaucoup d’entre elles retirent leurs enfants de l’école publique par crainte de les voir agressés ; depuis les crimes sanglants de Mohammed Merah, les écoles confessionnelles ont perdu leur statut de sanctuaire.

Marc Knobel, directeur des études du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), évalue à 60 000 le nombre de juifs qui ont quitté la France en dix ans. C’est-à-dire environ 10 % des Français juifs, proportion considérable. On peut chipoter sur les chiffres ou remarquer qu’une partie d’entre eux ne s’exilent pas pour des raisons de sécurité mais pour effectuer leur alya, le retour vers la Terre promise. Cela ne change rien au fait qu’il est humiliant, angoissant, pour la République, de constater qu’une partie de ses enfants, qui en sont une composante depuis tant de générations, n’ont plus confiance en elle. On dresse parfois un parallèle entre les agressions dont sont victimes les juifs et celles qui visent les musulmans, tout aussi condamnables évidemment, et dont le nombre est comparable. Mais c’est un effet d’optique. Les Français juifs sont environ dix fois moins nombreux que les Français musulmans. Les premiers sont donc dix fois plus exposés que les seconds. A cela s’ajoute le fait qu’une grande partie des meurtres sont le fait de terroristes islamistes et qu’un antisémitisme nouveau, alimenté par les obsessions des intégristes musulmans et les réactions liées au conflit israélo-palestinien, se développe depuis de longues années. Il existe toujours un antisémitisme venu de l’extrême droite comme en témoigne le succès des vidéos postées régulièrement par Alain Soral, ou l’affluence qu’on observe aux spectacles de Dieudonné ou encore les dérapages de certains membres du Front national. Mais de toute évidence, nous sommes désormais sur deux fronts et non plus un seul.

A lire aussi La boulette du Crif

Jusqu’à mercredi, les Français juifs avaient le sentiment de tout cela se déroulait dans une relative indifférence. Les choses commencent à changer. Il faudra aller nettement plus loin. Le 5 janvier 1895, assistant à la dégradation du capitaine Dreyfus – dans cette cour des Invalides où l’on rendait, mercredi, un hommage émouvant au colonel Beltrame – Theodor Herzl se dit que si, même en France, on pouvait assister à une telle iniquité, il ne pouvait y avoir de refuge nulle part pour les juifs, sinon dans un foyer national qui leur serait propre. Cette réflexion fut à l’origine du mouvement sioniste. Pourtant, dans les années 20 et 30, beaucoup de juifs d’Europe de l’est s’installèrent en France en se disant qu’un pays capable de se déchirer dix ans autour du sort d’un seul juif, Dreyfus, pour l’innocenter in fine et le réhabiliter solennellement, serait malgré tout une terre d’accueil. Il faut se souvenir de cette histoire. Il y a dans ce double rappel un motif de crainte mais aussi des raisons d’espérer.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Pour ou contre ? (29/03/2018)

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Interdiction du salafisme, expulsion des étrangers fichés S… Une large majorité de Français favorables à des mesures d’exception contre le terrorisme
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Publié dans:SONDAGES, TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Curieux éducateurs…………………..(29/03/2018)

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Etudiants tabassés à la faculté de droit de Montpellier : le doyen et un professeur mis en examen
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La honte pour la FRANCE……………(29/03/2018)

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Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire des écoutes
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Terrorisme…………………………..(29/03/2018)

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Isère : un homme suspecté d’avoir foncé sur des militaires en voiture a été interpellé à Grenoble. Suivez notre direct
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Publié dans:TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »
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