Archive pour le 6 mars, 2018

Effectivement, c’est « glauque »…………….(06/03/2018)

La question glauque de Facebook : la pédophilie, ça vous dérange ?

La question glauque de Facebook : la pédophilie, ça vous dérange ?
Un « je n’aime pas » – pouce vers le bas – pour Facebook ( sue seecof / Flickr / CC by)

Un curieux loupé du réseau social, qui a demandé à des utilisateurs ce qu’ils penseraient d’un adulte réclamant des images sexuelles à une fille de 14 ans.

Des utilisateurs de Facebook ont reçu dimanche 4 mars sur le réseau social une question particulièrement dérangeante, rapporte le « Guardian » :

« Dans un monde idéal où vous détermineriez les règles de Facebook, comment traiteriez-vous la question suivante : un message privé dans lequel un homme adulte demande à une fille de 14 ans des images sexuelles. »Les réponses proposées sont  :

« Ce contenu devrait être autorisé sur Facebook, et ça ne me dérangerait pas de le voir. Ce contenu devrait être autorisé sur Facebook, mais je ne veux pas le voir. Ce contenu ne devrait pas être autorisé sur Facebook, et personne ne devrait pouvoir le voir. Je n’ai pas de préférence sur ce sujet. »Et la question suivante est :

« En pensant aux règles pour décider si un message privé dans lequel un homme adulte demande à une fille de 14 ans des images sexuelles devrait ou pas être autorisé sur Facebook, qui idéalement devrait selon vous décider des règles ? Facebook décide des règles par lui-même. Facebook décide des règles avec l’avis d’experts externes. Des experts externes décident des règles et les disent à Facebook. Les utilisateurs de Facebook décident des règles en votant et les disent à Facebook. Je n’ai pas de préférence. »Questions envoyées par Facebook à des utilisateurs le 4 mars 2018
Les questions envoyées à des utilisateurs. (Capture d’écran du « Guardian »)

Comme le souligne le « Guardian », aucune des réponses proposées ne suggère d’impliquer la police ou un service de protection de l’enfance.

« Stupide et irresponsable »

Une parlementaire britannique, la travailliste Yvette Cooper, a critiqué ce questionnaire « stupide et irresponsable » :

« Des hommes adultes demandant à une fille de 14 ans de leur envoyer des images sexuelles, ce n’est pas seulement illégal, c’est une faute totale, un abus effroyable et une exploitation d’enfants.

Je ne peux imaginer que les dirigeants de Facebook veuillent jamais ça sur leur plateforme, mais ils ne devraient pas envoyer des questionnaires qui suggèrent qu’ils pourraient le tolérer ou suggérer à des utilisateurs de Facebook que cela pourrait jamais être acceptable. »La suite du questionnaire pose d’autres questions sur l’apologie de l’extrémisme, et demande aux utilisateurs de déterminer à quel point cela leur semble important que les règles de Facebook soient élaborées de façon transparente, qu’elles soient justes, prennent en compte différentes normes culturelles et permettent « le bon résultat ».

 

 

Publié dans:"AFFAIRES", Médias |on 6 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(06/03/2018)

Libération 06 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le vrai danger

L’élection italienne est un séisme, chacun a pu le constater. Dans l’un des pays fondateurs de l’Union européenne, les eurosceptiques ou les anti-européens sont majoritaires en voix, de peu, mais majoritaires. Les partis «dégagistes» le sont tout autant, avec un centre gauche en déroute et une droite classique en recul sous la houlette du pionnier du populisme moderne Silvio Berlusconi, condamné pour fraude fiscale et accusé de subornation de témoin dans l’affaire dite du «bunga-bunga».

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Ces différents partis ont toutes les peines du monde à trouver un terrain d’entente et l’on débouche, pour l’instant, sur le «bordello» diagnostiqué par un quotidien italien. Un message clair sort pourtant de cette confusion : haro sur l’Union. En Allemagne, pour prévenir les mêmes difficultés, les partis centraux, CDU et SPD se sont alliés. En France, c’est aussi une force centrale qui s’est imposée, la République en marche, confrontée aux assauts des forces anti-système.

C’est ainsi un schéma dangereux qui se dessine : non la victoire imminente du populisme eurosceptique, qui reste minoritaire en Allemagne, divisé en France et en Italie. Mais une vie politique désormais coupée en deux selon une ligne de démarcation entre pro-européens et anti, classes moyennes et supérieures contre classes populaires (les deux catégories se recoupant largement) et non plus selon une césure droite-gauche. Celle-ci n’a pas disparu. Mais en se rapprochant, droite modérée et gauche réformiste encourent tous les inconvénients de l’exercice du pouvoir, sans pouvoir faire vraiment valoir leur différence. C’était le raisonnement des minoritaires du SPD, qui craignent d’affaiblir encore leur parti en gouvernant pour la troisième fois avec Angela Merkel. La majorité du parti a décidé de parer au plus pressé. C’est une manœuvre défensive et non la promesse d’un renouveau.

Dans la configuration qui se dessine, la seule alternative aux coalitions au pouvoir est incarnée par des forces démagogiques et imprévisibles. La République de Weimar, naguère, a succombé à une situation de ce genre. Certes nous ne sommes certainement pas dans les années 30, tant la vie politique est par ailleurs différente. Mais la brutalisation du langage politique à l’œuvre un peu partout réveille de mauvais souvenirs. Longtemps dominante, la culture démocratique, qu’on avait abusivement qualifiée de «pensée unique», non seulement n’est pas unique, mais risque de devenir minoritaire. Raison de plus de se battre pour la sauver, c’est-à-dire la rénover, et même la réinventer.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 6 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Réforme constitutionnelle………………..(06/03/2018)

A notre connaissance, seul Benoît Hamon s’est clairement porté contre la réduction du nombre de députés et de sénateurs.

Le détail des positions des onze candidats à la présidentielle sur le nombre de parlementaires.

2. Limiter les mandats dans le temps : les candidats partagés

  • Ce que souhaite le gouvernement

Le programme d’Emmanuel Macron prévoit « l’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs ».

  • Ceux qui étaient « pour »

Cinq autres candidats ont défendu des mesures similaires à celle souhaitée par le chef de l’Etat pendant la campagne. François Asselineau et Philippe Poutou souhaitaient aussi limiter le cumul des mandats dans le temps, mais à deux mandats successifs. Jacques Cheminade voulait même un mandat unique.

Jean-Luc Mélenchon s’est également dit favorable à une interdiction du cumul des mandats dans le temps, tout comme Benoît Hamon, sans en fixer précisément les contours.

  • Ceux qui étaient « contre »

Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et François Fillon n’ont pas retenu cette proposition, malgré une série de mesures sur le cumul des mandats dans leurs programmes respectifs.

Le détail des propositions des onze candidats à la présidentielle sur le cumul des mandats.

3. Instaurer la proportionnelle aux législatives : une pomme de discorde

  • Ce que souhaite le gouvernement

Emmanuel Macron s’est dit « favorable » à l’introduction d’une dose de proportionnelle pendant la campagne. Il s’est, en revanche, bien gardé de s’y engager précisément dans son programme. Le projet porté par le gouvernement pourrait porter sur l’introduction d’un taux de 10 % à 25 % des députés qui seraient élus à la proportionnelle aux législatives. Mais il s’agit peut-être de la mesure la plus sensible du projet de réforme constitutionnelle au sein de la classe politique.

  • Ceux qui étaient « pour »

Le sujet de la proportionnelle aux législatives divise profondément la classe politique et ce clivage se retrouve dans les programmes des onze candidats de la présidentielle. Seuls trois autres candidats étaient favorables, comme Emmanuel Macron, à l’introduction d’une simple « dose » de proportionnelle : Marine Le Pen (30 %), Jacques Cheminade (25 %) et Jean Lassalle (10 %).

  • Ceux qui voulaient la « proportionnelle intégrale »

Pour Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, une simple « dose » de proportionnelle ne suffit pas. Les deux candidats ont porté au cours des débats de la présidentielle l’idée d’une Assemblée nationale élue intégralement à la proportionnelle.

Une différence qui n’est pas seulement technique. Ceux qui souhaitent un système hybride estiment que ce serait la meilleure manière de tendre vers une Assemblée nationale plus représentative, sans menacer l’émergence de majorités. Pour les candidats du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et de La France insoumise, en revanche, seule la proportionnelle intégrale garantirait une juste représentation nationale. Difficile, donc, de les imaginer se contenter de « 10 % » de proportionnelle, par exemple.

Benoît Hamon, quant à lui, s’était dit plutôt favorable à une proportionnelle intégrale, sans rejeter complètement l’idée d’une proportionnelle seulement partielle.

  • Ceux qui étaient « contre »

Quatre autres candidats, enfin, ont défendu le mode de scrutin actuel : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, François Asselineau et François Fillon. Ce dernier estimait par exemple qu’elle aboutirait à « un Parlement sans majorité », et donc à un pays ingouvernable selon lui.

Le détail des propositions des onze candidats à la présidentielle sur le mode de scrutin aux législatives.

Le Monde
Publié dans:INSTITUTIONS |on 6 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Constitution en danger……………………(06/03/2018)

Réforme

Constitution : Edouard Philippe fait les présentations

Par Laure Equy et Dominique Albertini — 6 mars 2018 à 07:22
Edouard Philippe à Lille, le 23 février.
Edouard Philippe à Lille, le 23 février. Photo Albert Facelly pour Libération

Le Premier ministre entame ce mardi une série d’entretiens avec les parlementaires. Avant de présenter un projet dont certaines mesures sont catégoriquement rejetées à droite.

  • Constitution : Edouard Philippe fait les présentations

C’est une nouveauté dans le quinquennat. Alors que sa large majorité à l’Assemblée a permis à l’exécutif de passer ses premières réformes comme une lettre à la poste, le voici contrarié par une partie de son opposition. Il est vrai que la matière est particulière : une réforme constitutionnelle, attendue pour le printemps et devant, sauf recours au référendum, être approuvée par les trois cinquièmes des parlementaires. Leurs représentants seront reçus à tour de rôle par Edouard Philippe à partir de ce mardi et jusqu’à la semaine prochaine. Pour leur exposer les grandes lignes d’un projet dont certains points restent catégoriquement rejetés par la droite sénatoriale.

«Dans l’ensemble, le projet est abouti», assure-t-on à Matignon, où l’on évoque une présentation en Conseil des ministres «avant la fin avril». Et si le Premier ministre est prêt à «écouter» ses interlocuteurs, pas question de «modifier substantiellement le projet, à en faire de l’eau tiède». C’est un allié du gouvernement, le président du groupe Modem à l’Assemblée, Marc Fesneau, qui ouvrira le bal mardi matin. Il sera suivi des représentants des groupes communistes à l’Assemblée et au Sénat, puis de Franck Riester, président du groupe Agir (ex-Constructifs) à l’Assemblée. Le soir, c’est à l’Assemblée, devant le groupe LREM, qu’interviendra le Premier ministre, accompagné du président du parti, Christophe Castaner, et de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

La droite hostile

Si les détails du projet restent à préciser, on en connaît déjà les principales mesures : réduction du nombre de parlementaires (d’un tiers, promettait le programme d’Emmanuel Macron), dose de proportionnelle aux élections législatives (pour un nombre de sièges encore à déterminer), interdiction d’effectuer plus de trois mandats consécutifs pour les parlementaires et les présidents d’exécutif (une exception pourrait être faite pour les maires de petites communes), suppression de la Cour de justice de la République (CJR), ou encore mention spécifique de la Corse, qui pourrait voir ses compétences étendues.

Pour Edouard Philippe, la pièce de résistance arrivera le 14 mars. Seront alors reçus à Matignon les présidents de l’Assemblée et du Sénat, François de Rugy (LREM) et Gérard Larcher (LR), puis les chefs de file des députés et sénateurs LR, Christian Jacob et Bruno Retailleau. «Il était temps, trépigne-t-on dans l’entourage du président du Sénat. Depuis que Gérard Larcher a fait ses propositions fin janvier, on n’a aucune nouvelle». La rencontre sera une nouvelle occasion pour l’exécutif de mesurer l’hostilité de la droite à une partie de son projet.

Plusieurs mesures, comme la réforme du conseil supérieur de la magistrature et la suppression de la CJR, font bien consensus. Larcher se fait même un plaisir de rappeler que l’idée de voter certains textes directement en commission, sans passer par l’hémicycle, s’applique déjà au Sénat. Restent plusieurs lignes rouges : pas question de limiter le nombre de mandats successifs, de réduire le nombre de parlementaires au-delà d’un sénateur par département ou d’élire une centaine de députés à la proportionnelle, comme l’ont avancé le François de Rugy ou encore le président du Modem François Bayrou. Pas opposée sur le principe à une dose de proportionnelle, la droite souhaite la limiter à 15% ou 20% des députés.

Mauvais rôle

La menace d’un recours au référendum, en cas de blocage – via l’article 11 de la Constitution – ne risque pas d’apaiser les discussions. Le président du Sénat l’avait déjà fait savoir au président de la République lors de leur dernière entrevue fin janvier. «Si à chaque fois que l’on s’oppose à une réforme du gouvernement, on nous caricature en conservateurs de l’ancien monde, on n’a qu’à tout bêtement supprimer le Parlement», s’agace-t-on dans l’entourage de Gérard Larcher. Soulignant que ce dernier «n’est pas opposé à une réforme constitutionnelle mais il veut qu’elle soit utile». Les sénateurs LR pourront, eux, se remémorer ce mardi la précédente révision constitutionnelle de 2008 avec l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, invité à disserter sur cet épisode.

En réponse, la majorité n’hésite pas à jouer l’opinion contre les réticences sénatoriales. «Les sénateurs LR n’ont pas le bon rôle dans cette affaire, réplique le député (LREM) Pierre Person. Ils peuvent prétendre qu’ils sont les défenseurs des territoires ruraux et que nous serions des élus hors sol mais ils ne peuvent pas se permettre d’être déjugés par l’opinion qui, elle, est massivement favorable à ces mesures».

Laure Equy , Dominique Albertini

Publié dans:INSTITUTIONS |on 6 mars, 2018 |Pas de commentaires »

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