Archive pour le 12 mars, 2018

Le début de la fin ?? (12/03/2018)

Menaces sur LREM

Législative partielle : la Haute-Garonne, premier bourgeon du «printemps socialiste» ?

Par Laure Bretton — 12 mars 2018 à 11:56
A droite, l'affiche du candidat LREM pour la législative partielle en Haute-Garonne.
A droite, l’affiche du candidat LREM pour la législative partielle en Haute-Garonne. Photo Eric Cabanis. AFP

Le candidat du PS est arrivé largement en tête dimanche, son concurrent LREM perdant plus de 9 000 voix.

  • Législative partielle : la Haute-Garonne, premier bourgeon du «printemps socialiste» ?

Ils auraient peut-être dû tourner sept fois leur langue dans leur bouche. Les encouragements électoraux de Christophe Castaner et Gérard Collomb juste avant l’élection législative partielle dans la 8e circonscription de Haute-Garonne ressemblent aujourd’hui à des boomerangs chargés d’enseignements après la qualification très large du candidat socialiste, Joël Aviragnet, pour le deuxième tour.

«Tout va se jouer sur la participation», estimait le patron de LREM. Sans être mirobolante (34% contre 52% en juin dernier), la participation du premier tour dans cette circonscription rurale du sud de Toulouse est loin d’être infamante. Il y a un mois, on avait atteint des taux d’abstention de près de 80% dans le Val-d’Oise ou le territoire de Belfort lors de précédentes partielles. En Haute-Garonne, terre brûlée du socialisme où neuf députés PS sur dix sont restés au tapis en juin, un tiers des électeurs a retrouvé le chemin des urnes et cela bénéficie de façon spectaculaire à Joël Aviragnet. Il engrange 38,74% des suffrages, soit 3 000 voix de plus qu’il y a neuf mois quand son adversaire marcheur, Michel Montsarrat, chute à 20,3%. Soit un recul de plus de 9 000 voix. «À l’évidence, les électeurs socialistes qui ont fait défaut au PS sont en train d’ouvrir les yeux et de revenir au bercail», veut croire Philippe Martin, patron du département voisin du Gers qui a mouillé la chemise pour Aviragnet. Cette élection permet, pour l’ancien ministre de l’Ecologie, d’espérer dimanche prochain «un printemps de la gauche avec deux jours d’avance».

La France Insoumise dévisse aussi

En juin dernier, Aviragnet ne l’avait emporté qu’avec 91 voix d’avance. Son élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel en raison de l’absence d’une liste d’émargement de l’un des bureaux de vote de la circonscription. Côté gauche, le candidat socialiste devance aussi très nettement son concurrent de la France insoumise (LFI) qui récolte 13% des suffrages. En façade, l’honneur est donc sauf mais en réalité, Philippe Gimenez a lui aussi dévissé, perdant 3 000 voix cette fois. Comme la majorité, LFI avait nationalisé le scrutin de dimanche, Jean-Luc Mélenchon se rendant sur place pour soutenir son candidat pour bétonner le statut de premier opposant à Emmanuel Macron dans l’Assemblée nationale. Un petit côté Paris contre la province qui a pu agacer certains électeurs de gauche. De fait, en pleine campagne pour le congrès du PS, c’est un des (rares) socialistes ayant refusé de voter la confiance au gouvernement Macron qui semble en passe de revenir au Palais Bourbon.

Hausse de la CSG pour les retraités, fermetures de classes en zone rurale, limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales, hausse du diesel : les raisons de la colère ne manquent pas dans cette circonscription. Dépêché sur place pour tenter de sauver les meubles, Gérard Collomb avait de son côté expliqué à Michel Montsarrat que la majorité avait «besoin du signal que (s)on élection (allait) envoyer au président de la République pour qu’il puisse aller de l’avant». Envoyer sur zone le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, à l’heure où les parents d’élèves ruraux se mobilisent contre les fermetures de classes n’a probablement pas aidé non plus.

Certes, Montsarrat n’est pas élu sortant et s’il perd dimanche prochain, ce ne sera pas un siège en moins pour LREM à l’Assemblée, où sa position ultra-majoritaire n’est pas menacée. Mais, entre les sondages en berne et les mobilisations en cours de préparation, le «signal» n’est pas tout à fait celui escompté par l’exécutif. Certes l’Occitanie a toujours voté à gauche et les piliers de la majorité ont beau jeu d’expliquer que le pari était très compliqué. Mais diviser par trois le nombre des électeurs en neuf mois constitue une cote d’alerte locale lourde de menaces.

Laure Bretton

Liberation.fr
Publié dans:ELECTIONS |on 12 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………..(12/03/2018)

Libération 12 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

En Marche arrière

Les deux élections législatives partielles qui se sont tenues ce week-end, un deuxième tour en Guyane et un premier tour en Haute-Garonne, livrent des éléments fragiles mais intéressants. Malgré le forcing des huiles de La France insoumise – une semaine de déplacement de Jean-Luc Mélenchon – le candidat soutenu par LFI a échoué à se faire élire en Guyane, défaite honorable face à LREM, mais défaite tout de même. Et surtout, là aussi malgré la visite des principaux leaders en Haute-Garonne, le parti mélenchoniste a perdu 9 000 voix au premier tour par rapport à la précédente élection et se retrouve en très mauvaise posture pour le second tour. Si ces résultats se confirment par ailleurs, il sera démontré que la ligne «dégagiste» et agressive tenue par Mélenchon ne fonctionne pas. A force de haïr tout un chacun, il n’y a pas grand monde pour vous aimer…

Même constat – sur cette base très étroite, répétons-le – pour La République en marche, qui perd elle aussi beaucoup de voix entre deux élections. La difficulté de gouverner joue son rôle, comme on le voit aussi dans les enquêtes d’opinion. Rien d’anormal. Mais un autre facteur semble jouer : l’absence d’implantation locale. C’est une chose de se faire élire en surfant sur une vague, une autre de confirmer ses résultats dans une navigation au long cours. Les réseaux d’élus et de militants qui restent au PS – il y en a ! – gardent une certaine efficacité. Le vieux monde des affiches collées par des bénévoles, des réunions de section, des tracts à l’ancienne, des meetings de ville et de village, est peut-être plus résilient que prévu.

Et aussi

Le pilonnage en règle du journalisme par l’étrange coalition qui réunit Marine Le Pen, Laurent Wauquiez, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon convainc moins qu’on ne croit l’opinion. Un sondage publié par le Journal du dimanche réalisé par Viavoice pour les Assises internationales du journalisme montre que 92% des Français pensent que le journalisme est utile. Absolution ? Certainement pas : le public reste critique et exigeant. Mais il souhaite que la lutte contre les fake news, priorité pour 61% des personnes interrogées, soit dévolue… aux journalistes. C’est bien ce qui énerve la bande des quatre en croisade contre la presse. On préfère les articles à leurs fake news : horreur ! Clémentine Autain, qui a gardé les pieds sur terre à la différence de ses camarades, s’est d’ailleurs désolidarisée de la campagne anti-journalistes menée par La France insoumise. Elle n’éprouve pas de «haine» envers les médias. On pense au vers de Chimène à Rodrigue : «Va, je ne te hais point.»

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 12 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Paroles, paroles, paroles……………………(12/03/2018)

Récit  —  11 mars 2018

Marine Le Pen a promis nom et merveilles au FN…

Marine Le Pen a promis nom et merveilles au FN…Marine Le Pen, pendant son discours, à Lille, dimanche.

A l’issue du XVIe congrès du mouvement, organisé ce week-end, la présidente a proposé de changer l’appellation de son parti en «Rassemblement national». Une façon de parachever la «refondation» entamée après les échecs électoraux de 2017.

Que reste-t-il du Front national après son congrès «refondateur» du week-end ? Tout, sauf le mot «Front». «Rien d’autre ne change», prévient un dirigeant du parti d’extrême droite. Ni le discours, ni les idées, ni les cadres, ni la ligne, ni les électeurs, ni les dérapages racistes. Le FN s’appellera désormais «Rassemblement national» (ou «RN»), a annoncé Marine Le Pen devant ses sympathisants à Lille. Ce changement est censé être le point d’orgue de la «refondation» qu’elle a engagée après sa défaite à la présidentielle de 2017 et l’échec cuisant aux législatives. Le nouveau nom fera bientôt l’objet d’un vote des adhérents par courrier et elle a promis de se «plier à leur décision». Ces derniers pourraient l’avaliser, mais ce n’est pas certain, au vu de la «grande consultation» engagée par le FN en novembre. A peine plus de la moitié des 20 000 adhérents ayant répondu au questionnaire se sont prononcés en faveur de cette «petite révolution» (52 %), selon les résultats communiqués par la direction du parti. Un chiffre un peu «arrangé», semble croire un cadre frontiste, parlant quand même d’«une démarche positive» : «Cette question ne crée pas vraiment de frustrations. Pas d’enthousiasme non plus [lire page 4].»

Ripolinage. L’annonce d’un FN devenu RN met fin à plusieurs semaines de suspense alimenté par le parti. Marine Le Pen, «qui a beaucoup réfléchi et consulté» ces cinq derniers mois, a décidé de garder le mot «national» en lui accolant le mot «rassemblement». Le mot «front», à la connotation trop «défensive», «caricaturale», a donc été enlevé. On «fait souvent front contre, mais jamais pour ou avec, a souligné à la tribune Marine Le Pen dimanche . Cela pouvait être un frein psychologique pour nous rejoindre.» Ce ripolinage sert à rassurer les futurs alliés potentiels du FN, inquiets de l’image et du passé sulfureux auquel son nom historique renvoyait. «Ce changement est symbolique, mais s’intègre dans notre nouvelle stratégie de « rassemblement », dans une période de recomposition politique», souligne dans les couloirs du congrès un eurodéputé du mouvement. Depuis le départ de Florian Philippot, ancien numéro 2, le FN est passé d’une stratégie de «dédiabolisation» à une tentative de «désenclavement». Le parti d’extrême droite se veut désormais l’architecte du rassemblement des droites, le reste est «laissé à Macron» qui aspire beaucoup de monde vers le centre, y compris une partie de LR. «On a mis le temps mais on a fait le constat qu’on n’arrivera pas au pouvoir sans alliances, car un monde nouveau est en train de naître. Ça a une influence sur la recomposition politique», estime Philippe Olivier, proche conseiller de Marine Le Pen. «Gagner sans alliances est ardu», a pointé celle-ci à Lille.

Perche. Mais pour l’instant peu de ralliements à l’horizon, si ce n’est celui de Thierry Mariani, ex-ministre des Transports de Nicolas Sarkozy. Marginalisé à LR, il se sent prêt à «regarder si un accord ou un rapprochement» pourrait être possible avec le FN, «qui a changé», assure-t-il dans une interview au Journal du dimanche. A Lille, Philippe Olivier en a profité pour saisir la perche – et surjoué l’homme surpris – en disant que «c’est la preuve qu’il est en train de se passer quelque chose». Selon nos informations, Mariani est en réalité en contact avec le FN depuis plusieurs mois, ce dernier étant en train de préparer sa liste pour les européennes. Une liste que le FN et ses rares alliés veulent «de coalition».

Vigie citoy enne

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Publié dans:Non classé |on 12 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Belle bataille en perspective…………………(12/03/2018)

Bataille juridique en vue autour du Rassemblement national ?

Bataille juridique en vue autour du Rassemblement national ?
Marine Le Pen le 23 janvier à l’Assemblée. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Le « Rassemblement national » est déjà une marque déposée.

Par L’Obs

Publié le 12 mars 2018 à 07h50

C’était le temps fort du congrès du Front national qui s’est tenu ce weekend à Lille : Marine Le Pen a annoncé en grande pompe le nouveau nom du parti d’extrême droite, Rassemblement national. « Un nom national, un cri de ralliement », selon la présidente du parti. Il avait été utilisé entre 1986 et 1988 comme nom du groupe parlementaire frontiste à l’Assemblée nationale.

Un nom à l’histoire chargée, aussi, puisqu’il rappelle celui du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, figure de la Collaboration pendant la Seconde guerre mondiale.

 

 

Si ce dernier point n’a pas gêné les huiles d’un parti dont l’objectif est pourtant, toujours, la dédiabolisation, celles-ci pourraient se heurter à un autre problème : « Rassemblement national » est déjà une marque, déposée à l’Institut national de la propriété industrielle depuis décembre 2013 par Frédérick Bigrat, par ailleurs secrétaire général du Rassemblement pour la France, un mouvement souverainiste.

Le même Frédérick Bigrat a également déposé à l’INPI le logo du Rassemblement pour la République (RPR), parti chiraquien dissout en 2002 et dont personne n’avait protégé le nom… Ainsi que le Rassemblement pour la France créé par Charles Pasqua en 1999.

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C’est justement le président du Rassemblement pour la France et ex-candidat aux législatives, Igor Kurek, un proche de Charles Pasqua, qui a diffusé dimanche sur Twitter un communiqué qu’il signe en tant que président du Rassemblement national.

« Le RN, Rassemblement national, est très étonné de l’amateurisme de Marine Le Pen qui est aussi celui du FN », écrit-il. « Le RN existe déjà et vous ne pouvez nier son existence quand celui-ci s’est retrouvé depuis 2014 f ace à vos candidats à plusieurs reprises ». Et d’annoncer : « Le Rassemblement national existe déjà… et continuera d’exister en présentant des listes aux municipales de 2020. » Un bon coup de publicité pour cette organisation qui peut compter sur une base de 229 supporters sur Facebook.

Le Front national n’a pas tardé à répliquer. Selon des informations de RTL, Marine Le Pen a fait savoir qu’elle comptait poursuivre l’autre Rassemblement national pour « utilisation frauduleuse » du nom et affirme que le Front national es « propriétaire d’un dépôt antérieur ».

Une « Alliance pour un rassemblement national » avait été déposé en 2012 par Louis Alliot, vice-président du FN.

A.R.

L'Obs

L’Obs

Belle bataille en perspective.....................(12/03/2018) dans Non classé oba-icon
Publié dans:Non classé |on 12 mars, 2018 |Pas de commentaires »

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