Archive pour le 13 mars, 2018

La lettre de Laurent Joffrin……………..(13/03/2018)

Libération 13 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique

Quand on veut noyer son train…

Cette manie de tout privatiser, individualiser, libéraliser, finit par indisposer beaucoup de gens. Réformer la SNCF, négocier certains avantages, améliorer le réseau, le service, la compétitivité ? Il n’y a pas grand monde au sein de la compagnie nationale pour le contester, y compris parmi les syndicalistes. La preuve : depuis dix ans, beaucoup de changements ont été mis en œuvre, qui donnent des résultats. Faut-il rappeler que la SNCF gagne de l’argent, que son réseau TGV est l’un des meilleurs du monde, que le prix de ses billets se situe dans la fourchette basse des prix européens ? Quant aux «privilèges» des cheminots, outre qu’ils ont été rabotés au fil du temps, ils s’appliquent le plus souvent à ses salariés qui gagnent autour de 2 000 euros par mois et qui acceptent en contrepartie des servitudes d’horaire ou de pénibilité suffisamment contraignantes pour rendre aujourd’hui le recrutement difficile. Interrogé lundi par Libération, Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports, de droite, estime même qu’il faudra augmenter le salaire des futurs cheminots pour en trouver…

Quoique difficiles, les comparaisons avec les pays proches ne donnent guère de résultats probants. La SNCF ne marche pas plus mal que la Deutsche Bahn réformée. Au Royaume-Uni, la privatisation des lignes est loin d’être un succès ; le Parti travailliste réclame la renationalisation des chemins de fer, approuvé sur ce point par 80% de l’opinion britannique. Un signe, au pays du libéralisme thatchérien…

Soucieux de dramatiser la situation, le gouvernement Philippe sonne en fait le tocsin avec une cloche fêlée. Il faut la mauvaise foi de Nicolas Hulot, décidément plus politicien qu’on ne croit, pour dénigrer comme il l’a fait le service public. Rien de patent n’oblige à un big bang, sinon le dogme libéral dont les classes dirigeantes se sont fait les apôtres mécaniques.

Celui-ci porte en revanche des conséquences politiques funestes. En menaçant les petites lignes, en jetant aux orties le statut protecteur des cheminots, en ouvrant à toute force l’exploitation au privé, les technos obsédés par la concurrence envoient un message très clair : la modernisation qu’ils plaident se fera au détriment des salariés, qui verront leurs maigres avantages supprimés, au détriment des zones déshéritées du territoire et au profit d’actionnaires privés. En France, le train est un instrument de la République, c’est-à-dire de la solidarité, de l’égalité, de la cohésion sociale et territoriale. Et tout cela se fait par ordonnances, sans débat parlementaire approfondi, contre la grande majorité des salariés de la compagnie, cadres compris. On risque donc un conflit majeur. Pour complaire aux obsessions idéologiques d’En marche, la France risque de se retrouver à pied.

Et aussi

Le cadre du FN qui était accusé d’avoir proféré des insultes racistes envers un vigile de boîte de nuit s’est démis de toutes ses fonctions, ce qui vaut pratiquement aveu. Le FN, devenu RN (Rassemblement national), plaidera le dérapage marginal, voire l’ébriété. Curieux, tout de même, cette propension à tomber dans le racisme dès qu’on a un coup dans le nez. Au RN, les dérapages mordent toujours le même côté de la route. A quand un partisan de Marine Le Pen éméché qui crierait : «Vive la tolérance, vive l’accueil» ?

Une erreur s’est glissée dans la lettre d’hier : dans la partielle de Haute-Garonne, La France insoumise n’a pas perdu 9 000 voix mais 3 000. La différence n’est pas mince, mille excuses. Même si cela ne change pas le raisonnement. C’est LREM qui a perdu 9 000 voix. Au total, c’est donc bien une déconvenue pour le parti majoritaire et pour celui de Jean-Luc Mélenchon.

Publié dans:Politique |on 13 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Sondage………………………….(13/03/2018)

Sondage Ifop: Wauquiez chute de 9 points

  • Par  Le Figaro.fr
  • Mis à jour le 13/03/2018 à 19:36
  • Publié le 13/03/2018 à 19:06

Le chef des Républicains Laurent Wauquiez chute de 9 points dans le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio suite à son cours donné à l’EM Lyon et la diffusion de ses propos dans l’émission « Quotidien ».

» LIRE AUSSI – Enregistrements : les proches de Pécresse et de Juppé sonnent la charge contre Wauquiez

Laurent Wauquiez de plus en plus isolé au sein des Républicains ?
Laurent Wauquiez se rend mardi 27 et mercredi 28 février au Salon de l’Agriculture. Une occasion pour lui de faire oublier ses récentes déclarations polémiques qui ont entraîné le départ de nombreux élus du parti.

Le leader de la droite paye cher ses propos cash à l’encontre de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore Valérie Pécresse. En effet, il chute de 9 points (32%) et fait disparaitre sa progression de 7 points de février. Il recule notamment auprès des sympathisants Les Républicains (67%) et se voit doublé par Valérie Pécresse qui fait, quant à elle, un bond de 8 points (50%) dans les sondages. L’ancienne ministre de Sarkozy va même jusqu’à gagner 11 points chez Les Républicains. Et dans un duel testé par l’Ifop, Alain Juppé devance largement Laurent Wauquiez, y compris chez les sympathisants LR.

Par ailleurs, six personnalités de La République en marche figurent en tête du palmarès Ifop-Fiducial. Allant de Nicolas Hulot qui conserve sa première place malgré les accusations de viol, à Jean-Yves Le Drian (53%), en passant par Edouard Philippe (54%), Laura Flesse (54%) et le chef de l’Etat Emmanuel Macron (54%).

LIRE AUSSI - 

» «J’assume» : ce qu’il faut retenir de l’interview de Wauquiez

» Bussereau quitte LR en dénonçant le «faux pas» de Wauquiez

» Guillaume Tabard : «Wauquiez et le piège des mots privés rendus publics»

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Le Figaro.fr
Publié dans:SONDAGES |on 13 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Quel pataquès……………………..(13/03/2018)

Récit

Tarnac : sabotages et gros sabots

Par Emmanuel Fansten et Willy Le Devin — 12 mars 2018 à 20:56
Des gendarmes sur une route menant à Tarnac, en Corrèze, le 11 novembre 2008
Des gendarmes sur une route menant à Tarnac, en Corrèze, le 11 novembre 2008 Photo THIERRY ZOCCOLAN. AFP

Le procès de huit membres du groupe d’ultragauche s’ouvre ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, dix ans après les dégradations de lignes TGV et à l’issue d’une enquête erratique.

  • Tarnac : sabotages et gros sabots

Il aura fallu près de dix ans pour que l’affaire de Tarnac débouche sur un procès. Dix ans d’emballement médiatique, d’atermoiements politiques, d’errements policiers et d’acharnement judiciaire. Un fiasco sans précédent, devenu le symbole des ratés de l’antiterrorisme à la française. Huit prévenus comparaissent à partir de ce mardi devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour «dégradation d’un bien appartenant à autrui», «association de malfaiteurs», «refus de se soumettre à un prélèvement biologique» et «recel de documents administratifs volés». Exit, donc, la qualification terroriste à laquelle tenait tant le parquet, au point d’avoir fait appel de l’ordonnance des juges d’instruction, puis de s’être pourvu en cassation. En vain. Les membres du groupe de Tarnac, auteurs supposés du pamphlet l’Insurrection qui vient, comparaissent en correctionnelle et non devant une cour d’assises, seule habilitée à juger les crimes d’exception.

«Anarcho-autonome»

En avril 2008, c’est pourtant bien le patron de la Sous-Direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire qui demande au parquet de Paris l’ouverture d’une enquête préliminaire sur «une structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l’étranger et projetant de commettre des actions violentes». Sept mois plus tard, le 11 novembre 2008, 150 policiers cagoulés font irruption dans le petit village de Tarnac, en Corrèze, qui devient en quelques heures l’emblème du gauchisme international.

Quelques jours plus tôt, cinq sabotages ont endommagé plusieurs lignes TGV dans l’Oise, dans l’Yonne et en Seine-et-Marne, laissant plusieurs milliers de voyageurs en rade sans toutefois provoquer de déraillement. Alors que les perquisitions sont toujours en cours, un premier communiqué est envoyé depuis la place Beauvau, évoquant un coup de filet dans «un groupe d’ultragauche de la mouvance anarcho-autonome». Piétinant le secret de l’instruction, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, embraye peu après en dénonçant ces «gens» qui «ont voulu s’attaquer à la SNCF car c’est un symbole de l’Etat».

«Jus de crâne»

C’est le retour de l’ennemi invisible, dont le spectre fait brusquement ressurgir les vieux démons de l’extrême gauche radicale, en sommeil depuis la fin des années 80 et le démantèlement d’Action directe. L’affaire est lancée et tous les médias, dont Libération, se jettent goulûment dessus. Une aubaine pour la toute nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, la future DGSI), qui a vu le jour six mois plus tôt et décèle dans cette nouvelle menace une occasion de légitimer sa création controversée.

Très vite, pourtant, l’instruction patine et des incohérences apparaissent. «Sur ce dossier, il y avait une grosse pression de la hiérarchie, raconte aujourd’hui à Libération un policier ayant participé aux filatures du groupe de Tarnac. Certains tauliers ont voulu se faire mousser en rajoutant sur la dangerosité supposée du groupe. Du jus de crâne. Ça permettait de faire vivre la boutique et d’avoir quelque chose à dire aux responsables politiques.»

Une décennie plus tard, l’affaire de Tarnac ressemble surtout à un cas d’école d’enquête bâclée. Ecoutes illégales, procès-verbaux tronqués, pressions sur des témoins… rarement une information judiciaire aura connu une telle succession d’impairs. A ce titre, le procès parisien devrait être autant celui du groupe de Tarnac que celui de l’antiterrorisme dévoyé.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 13 mars, 2018 |Pas de commentaires »

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