Archive pour le 20 mars, 2018

La lettre de Laurent Joffrin…………….(20/03/2018)

Libération 20 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Sarko le Libyen

Sarkozy en garde à vue, Sarkozy soupçonné, Sarkozy accusé. La routine, quoi… En butte à trois procédures judiciaires, dont ce dossier libyen qui lui vaut le désagrément d’une garde à vue, l’ancien président dénoncera bien sûr le «complot judiciaire et médiatique» et ses affidés la main du gouvernement qui chercherait à faire diversion (on ne rit pas…), comme s’il commandait aux enquêteurs et aux juges. En fait, la justice s’interroge sur des éléments troublants, à défaut d’être probants, pour l’instant en tout cas : des documents compromettants, des accusations proférées par une escouade d’intermédiaires douteux – ce qui ne veut pas forcément dire qu’ils mentent – des confessions pleines de ressentiment d’anciens dignitaires du régime Kadhafi. Sarkozy est présumé innocent, comme toujours, mais il doit dissiper des soupçons légitimes. Compte tenu des éléments aujourd’hui connus, qui ne sont pas de simples rumeurs, il peut réussir ou échouer, se blanchir ou bien tomber. Voilà la situation d’aujourd’hui.

Ce qui appelle quelques considérations. Dans cette affaire, comme dans l’affaire Cahuzac, c’est l’opiniâtreté de Mediapart, suivi par une partie de la presse, dont Libé, qui explique l’infortune de l’ancien président dans l’affaire libyenne. Voilà qui ridiculise, s’il en était besoin, la thèse selon laquelle il y aurait un «parti médiatique» au service d’une «oligarchie», prisée à l’extrême droite ou à l’extrême gauche, chez les populistes en général. Les journalistes dénoncent les turpitudes des puissants, souvent avec efficacité. C’est leur devoir et aussi leur intérêt (ils y gagnent l’adhésion de leurs lecteurs). Pourtant idéologues et démagogues continuent de dénoncer «la pensée unique» soi-disant en vigueur dans la presse, la «connivence» qui relierait les médias et la classe politique ou capitalistique. Alors qu’élus indélicats ou PDG fautifs doivent en permanence redouter le travail de la presse. Allez comprendre…

Dans cette affaire, aussi bien, comme dans tant d’autres, c’est le fonctionnement de la démocratie qui est en cause. Chacun sait que c’est un régime humain et donc imparfait. On en brosse souvent un tableau horrifique, en dénonçant le pouvoir de la classe dirigeante, des multinationales, des puissants en général, qui viendrait miner, pervertir, annuler au bout du compte, les institutions chargées de lutter contre la corruption et d’assurer le respect des lois, y compris par «ceux d’en haut». La démocratie serait un leurre, une tromperie, un décor de Potemkine, qui cacherait la subreptice puissance des tireurs de ficelles de la classe dominante. Vaste blague… Si Nicolas Sarkozy, ancien président, leader de la droite, agent supposé de la bourgeoisie, est aujourd’hui dans le collimateur des magistrats, à ses cruels dépens, c’est bien que la police enquête, que les juges font leur travail, que la presse en rend compte et que les lois s’appliquent. Autrement dit que le pluralisme des pouvoirs – et non l’unicité d’un pouvoir omnipotent – est bien à l’œuvre. Les populistes dénigrent jour et nuit la démocratie. Ce n’est pas pour en corriger les défauts. C’est parce qu’ils ne l’aiment pas.

Et aussi

• Les militants de La France insoumise se répandent en insultes sur Twitter parce que j’ai osé qualifier Alexis Corbière de «cachetonneur de campagne électorale». C’est pourtant un fait qu’il a été rémunéré pour aller défendre les idées de son candidat sur les plateaux de télévision. Ce n’est pas illégal, au demeurant. L’amusant de l’affaire, c’est qu’il a été payé de cette manière parce qu’il avait choisi, apparemment sur les conseils de son parti, le statut d’auto-entrepreneur, pour des raisons de commodité et de moindre cotisation sociale. Un statut pour lequel Mélenchon n’avait pas de mots assez durs pendant la même campagne. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Et comment…………………………(20/03/2018)

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Financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 : les citoyens « ont le droit de savoir si le match était à armes égales », réagit Ségolène Royal. Suivez notre direct
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également dans l’actualité
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Pour en savoir plus………………………..(20/03/2018)

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Sarkozy, Kadhafi, Takieddine, Guéant… Qui sont les personnages clés de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 ?
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Attention aux réseaux « sociaux »…………(20/03/2018)

Données détournées

Facebook pris dans la tempête de l’affaire Cambridge Analytica

Par Christophe Alix — 20 mars 2018 à 07:10
Facebook affirme que les transmissions de données personnelles qui ont eu lieu constituent une 'violation' de ses conditions d'utilisation
Facebook affirme que les transmissions de données personnelles qui ont eu lieu constituent une « violation » de ses conditions d’utilisation Photo LOIC VENANCE. AFP

Le cours de bourse du réseau social a décroché lundi après les révélations de la presse américaine et anglaise sur un détournement massif de données personnelles de ses utilisateurs à des fins politiques. De quoi relancer les interrogations sur sa capacité à garantir leur protection.

  • Facebook pris dans la tempête de l’affaire Cambridge Analytica

La nouvelle tempête qui s’abat sur Facebook ne fait sans doute que commencer après les révélations du New York Times et de l’édition dominicale du Guardian sur la manière dont Cambridge Analytica, une société impliquée dans la campagne de Donald Trump en 2016 et le réferendum sur le Brexit, a illégalement utilisé les données personnelles de cinquante millions de ses utilisateurs. Cible depuis deux jours du tir nourri de responsables politiques américains et anglais qui multiplient les critiques contre son incapacité à contrôler les données en sa possession et la légèreté de ses procédures de contrôles, le cours de l’action a chuté de près de 7% lundi sur le Nasdaq.

Depuis dimanche, les réactions pleuvent. Un porte-parole de la Première ministre britannique Theresa May a indiqué lundi que cette dernière était «très préoccupée» par cette collecte massive de données illégalement obtenues. «Il est vital que les gens puissent avoir confiance dans la manière dont leurs données personnelles sont protégées et utilisées de manière approprié» a-t-il expliqué tandis que le chef du groupe conservateur auc Communes Damian Collins a estimé que «quelqu’un allait devoir rendre des comptes. Il est temps que Mark Zuckerberg arrête de se cacher derrière sa page Facebook». Des enquêtes du parlement et de l’autorité de régulation des données personnelles sont en cours outre-Manche.

«Horrifiant, si confirmé»

De l’autre côté de l’Atlantique, plusieurs élus du Congrès, Démocrates comme Républicains, ont également sonné la charge. «Il est clair que ces plateformes ne sont pas capables de s’auto-contrôler», déplore la sénatrice démocrate du Minnesota Amy Klobuchar. Représentant démocrate au Congrès, Adam Schiff considère que Facebook «doit aussi répondre aux questions concernant la manière dont ils ont informé les utilisateurs de ce vol de données personnelles». «Qui savait ? Quand s’en sont-ils rendus compte ? Depuis quand est-ce que ça dure ? Et que sont devenues les données ?», a renchéri le sénateur républicain de l’Arizona Jeff Flake. La procureur général du Massachusetts Maura Healey a ouvert une enquête. Le président du parlement européen, l’italien Antonio Tajani, la promet également. «Horrifiant, si confirmé, a twitté Vera Jourova, la commissaire en charge de la protection des données personnelles. Elles pourraient être si facilement mal gérées et utilisées à des fins politiques.»

Des tests psychologiques détournés

L’affaire débute vendredi lorsque le réseau social annonce qu’il a suspendu le compte de Cambridge Analytica ainsi que celui de deux hommes impliqués dans ce détournement de données. Dans un post de blog, Facebook raconte qu’en 2015, un développeur, Aleksandr Kogan, professeur de psychologie à l’université de Cambridge, avait violé ses règles d’utilisation avec son application baptisée «Thisisyourdigitallife». Accessible depuis 2014 sur le réseau social, ce banal contenu interactif qui se présentait comme «un outil de recherche utilisée par les psychologues» proposait de payer les utilisateurs pour remplir des tests de personnalité. 270 000 personnes le téléchargent. Ils acceptent donc que des informations comme la ville déclarée sur leur profil, des contenus qu’elles ont «liké» mais aussi l’accès à des données «plus limités» recueillis sur les comptes de leurs amis qui n’ont pas décoché cette option soient collectés par Thisisyourdigitallife. De quoi accumuler des données sur des dizaines de millions de personnes au final.

Si la collecte de ces informations ne contrevient pas aux règles de la plateforme, la manière dont elles seront utilisées pose problème. Un an plus tard, Facebook découvre que Aleksandr Kogan les a communiquées à la société Cambridge Analytica (CA), une société d’analyses de données liée au Parti républicain américain et à sa maison mère britannique Strategic Communication Laboratories (SCL) dirigée par Alexander Nix. Un quadragénaire passé par Eton, la fabrique des élites britanniques et qui se présente comme «un homme des maths». Cette violation des règles entraîne l’exclusion de l’application qui se contente de demander aux parties concernées qu’elles «certifient» - comment ? – que les données illégalement acquises ont bien été détruites. Mais récemment, le réseau social est alerté sur le fait que contrairement aux «assurances» qui lui avaient été données, une partie de ces données ont bien été utilisées. Dans son communiqué, Facebook y va de se couplet sur l’éventualité d’engager «des poursuites judiciaires si nécessaire» en insistant sur sa fiabilité technologique. Aucun mot de passe dérobé, aucun système infiltré, rien à se reprocher en somme. «Les choses ont changé», promet Facebook et d’ailleurs les progrès réalisés ces cinq dernières années dans la détection d’agissements illégaux de développeurs d’applications installés sur la plateforme ont été «significatifs». Vraiment ?

Démons intérieurs

Le quotidien new yorkais et le magazine du groupe The Guardian révèlent le contraire. Cambridge Analytica aurait ainsi mis la main sur les données de ces millions d’utilisateurs du réseau social et s’en serait servi pour mettre au point un logiciel afin de prédire et d’influencer le vote des électeurs. Du micro-ciblage devenu monnaie courante dans les campagnes électorales en ligne. Propriété du milliardaire américain Robert Mercer, l’un des principaux donateurs du Parti républicain qui y a injecté 15 millions de dollars, il se trouve que Cambridge Analytica compte alors à son conseil d’administration un certain Steve Bannon. Cet ultraconservateur qui a rejoint en 2016 la campagne de Donald Trump avant de devenir son conseiller stratégique à la Maison blanche et d’en être évincé à l’été 2017 confie à CA le soin d’améliorer le profilage des audiences pour les publicités en ligne et les appels aux dons. «Nous trouvons vos électeurs et les faisons passer à l’action» promet la société qui affirme disposer d’informations «sur plus de 230 millions d’électeurs américains».

A quoi ont pu servir les données détournées ? Selon Christopher Wylie, un ancien employé canadien de CA à ses débuts qui témoigne dans les deux enquêtes, « Nous nous sommes servis de Facebook pour récupérer les profils de millions de personnes. Nous avons ainsi construit des modèles pour exploiter ces connaissances, et cibler leurs démons intérieurs». Les méthodes de Cambridge Analytica étaient «problématiques» car basées sur des «données privées acquises sans consentement», poursuit-il. «Il n’y a pas de règles pour eux, dit-il de ses anciens employeurs. Ils veulent qu’une guerre des cultures ait lieu aux Etats-Unis. Cambridge Analytica devait être l’arsenal pour se battre.»

Au Royaume-Uni, on s’interroge également sur le rôle joué par CA pendant la campagne pour le référendum sur la sortie de l’UE, en 2016, en raison de contacts avec le mouvement pro-Brexit «Leave.EU». Mais selon son président Alexander Nix, CA n’a «pas travaillé sur le Brexit» et ne détient ni n’utilise de données issues de Facebook.

Alors que la société plombée par l’affaire n’apparaît à ce jour dans aucun organigramme de campagne des candidats pour les élections de mi-mandat qui auront lieu en 2018 aux Etats-Unis, une vidéo non diffusée à ce jour pourrait contrarier un peu plus ses grandes ambitions. Dans un reportage en caméra cachée de la chaîne britannique Channel 4 mis en ligne lundi soir – et dont Cambridge Analytica aurait tenté de bloquer la diffusion  – on y voit le gourou autoproclamé de «l’ère digitale» Alexander Nix se vanter de faire appel à d’anciens espions pour conseiller les campagnes politiques de ses clients dans le monde entier. Il y suggére ses méthodes pour piéger des candidats dans des situations compromettantes en ayant recours à des prostituées ou des pots-de-vin. Everything under control, Mr Zuckerberg ?

Christophe Alix

Liberation.fr
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Que justice soit (bien) faite………….(20/03/2018)

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Nicolas Sarkozy placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007
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Ca va chauffer………………….(20/03/2019)

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Financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy : l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux entendu en audition libre. Suivez notre direct
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