Archive pour le 23 mars, 2018

La lettre de Laurent Joffrin……………..(23/03/2018)

Libération 23 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Saint-Cyr, l’école du sexisme

Florence Parly, ou l’art de dire des choses floues d’un ton coupant. Libé révèle que le sexisme le plus abject règne dans l’un des lycées militaires qui préparent à l’école Saint-Cyr, destinée à former les officiers de l’armée française. Un certain nombre de «tradis» – des fachos en fait, avec messe en latin, drapeau confédéré, croix gammée et tout le toutim – dont le sexisme est pour ainsi dire de profession, font régner dans ces promos de l’armée républicaine une ambiance épouvantable de harcèlement systématique des jeunes femmes qui veulent servir sous les drapeaux. Ce sont «des grosses» – c’est-à-dire bonnes à engrosser –, elles n’ont rien à faire là, à la maison ! Voilà l’idéologie sophistiquée qu’on désigne sous le nom de «tradi».

Nous agissons, répond la ministre sur RTL ce vendredi matin, et nous prendrons des sanctions. Fort bien. Mais d’action sérieuse, il n’y en eut guère. C’est une lettre envoyée à Emmanuel Macron par l’une des jeunes femmes visées qui a permis de découvrir le pot aux roses, lequel tire furieusement vers le brun. De toute évidence, cette lettre s’est perdue en route, ou en marche. En fait, la direction de l’école, alors même que ces aimables traditions étaient de notoriété publique, a tout fait pour minimiser l’affaire et les supérieurs de ces directeurs lénifiants sont restés d’une héroïque inertie. La ministre parle d’une «petite minorité» au sein de ce lycée. Selon les évaluations de nos journalistes, qui reflètent les témoignages recueillis, ils sont une soixantaine sur 230, soit un quart de l’effectif. Une minorité, certes, mais petite ? On attend désormais autre chose qu’un discours aussi vide que martial.

On ne conseillera pas de ficher désormais les officiers anti-républicains, comme le général André, maladroit ministre de la Guerre après l’affaire Dreyfus, l’avait fait pour débusquer au sein de l’armée les plus réactionnaires du corps d’encadrement. Mais de toute évidence, il sévit au sein des écoles saint-cyriennes une atmosphère très particulière où les adeptes de Mussolini et de Charles Maurras sont plus visibles que ceux de Carnot, de Rossel ou du général de Gaulle. L’armée française, dans son immense majorité, est loyale et fidèle à la République. Raison de plus pour ne pas laisser prospérer en son sein les nostalgiques du maréchal Pétain et de Bastien-Thiry.

Laurent Joffrin
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Quand on aime, on compte pas………………….(23/03/2018)

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DOCUMENT FRANCEINFO. « Il a pris la valise, il l’a mise de côté, il n’a pas voulu compter » : la charge de Ziad Takieddine contre Nicolas Sarkozy
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Est-ce possible…………………………(23/03/2018)

Affaire libyenne : Sarkozy ment en disant qu’il n’était pas à Paris le 26 janvier 2007

Comme l’a repéré Buzzfeed, l’alibi martelé par Nicolas Sarkozy sur TF1 ne tient pas.

« Soyez précis », n’a cessé de commander Nicolas Sarkozy à son intervieweur Gilles Bouleau. Tout au long de son exercice de contre-offensive médiatique au lendemain de sa mise en examen, jeudi 22 mars sur le plateau du 20-heures de TF1, l’ex-chef de l’Etat a joué le « parole contre parole ». La sienne, plutôt que celle de la « bande d’assassins » du clan de « l’illuminé » Kadhafi. La sienne encore, plutôt que celle du « sinistre » et « sulfureux » Ziad Takieddine, un de ses principaux accusateurs (lui-même mis en examen) dans l’affaire libyenne.

 

 

Un homme « déséquilibré », un « escroc » « biberonné à l’argent de Kadhafi » : l’intermédiaire franco-libanais, longtemps proche des milieux balladuriens et sarkozystes, en a pris pour son grade. Pour autant, Nicolas Sarkozy dit le connaître à peine, et a martelé qu’il ne l’avait rencontré que deux fois, en 2002 et 2003.

Sauf que Ziad Takieddine, lui, assure lui avoir remis en mains propres une valise d’argent liquide « autour du 27 janvier » 2007 à Paris, alors que Sarkozy était ministre de l’Intérieur. « J’ai été conduit de la grille Beauvau jusqu’à son appartement en passant par le chemin déjà décrit », affirme-t-il aux enquêteurs. Sarkozy, qui était alors en pleine campagne présidentielle, déroule son alibi :

« J’ai la preuve que le 27 janvier je n’étais pas à Paris. J’étais en Avignon. Le 28 janvier je n’étais pas à Paris, j’étais en Avignon. Que le 26 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Poitou-Charentes. Et que le 25 janvier dans l’après-midi je n’étais pas à Paris, j’étais à Saint-Quentin. » 

 

Il célébrait la mémoire de l’abbé Pierre

Tout cela est vrai… à quelques heures près. Le 26 janvier dans l’après-midi, Nicolas Sarkozy était bien en meeting à Vivonne en région Poitou-Charentes. Mais le matin, comme l’a repéré le site Buzzfeed dès jeudi soir, il était à Paris. Comme en attestent les archives des dépêches et des photos de l’AFP, le futur président de la République s’est alors rendu au cœur de la capitale pour assister, en la cathédrale Notre-Dame, à la cérémonie d’hommage à l’abbé Pierre, décédé quatre jours plus tôt.

Est-ce possible..............................(23/03/2018) dans Non classé 16471990Nicolas Sarkozy aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing, le 26 janvier 2007 à Notre-Dame-de-Paris (PATRICK KOVARIK/POOL/AFP).

Comme le rapporte la dépêche AFP de l’époque, le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs « essuyé des sifflets sur le parvis de la cathédrale ». Pour la discrétion, c’est raté.

 

 

Nicolas Sarkozy aurait donc matériellement très bien pu passer ce jour-là par la place Beauvau, située à une dizaine de minutes en voiture. D’autant que Buzzfeed a retrouvé un courrier signé de sa main et daté de « Paris, le 26 janvier 2007″ dans lequel Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, s’excuse auprès des militants d’Asnières-sur-Seine de ne pas pouvoir se rendre le lendemain soir à leur galette des rois.

Auprès de Buzzfeed, son entourage admet que l’ex-chef de l’Etat a parlé trop vite :

« Ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il n’était pas à son bureau. Son agenda l’atteste. »Soyez précis, monsieur Sarkozy.

T.V.

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L’érosion………………………..(23/03/2018)

La cote de popularité d’Emmanuel Macron en baisse de 3 points

  • Par  Le Figaro.fr avec Reuters
  • Mis à jour le 23/03/2018 à 06:32
  • Publié le 23/03/2018 à 06:05

Selon un sondage BVA pour Orange, RTL et La Tribune  publié ce vendredi, la cote de popularité d’Emmanuel Macron vient d’atteindre son plus bas depuis son entrée à l’Élysée, en mai 2017. Cette dernière recule de 3 points à 40% de satisfaits, tandis que 57% des sondés ont une mauvaise opinion du président de la République. La chute d’Emmanuel Macron est de 11 points en un mois chez les seuls sympathisants socialistes.

Le premier ministre, Édouard Philippe, recueille 43% de bonnes opinions, soit un recul de quatre points par rapport à février.

Publié dans:SONDAGES |on 23 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(22/03/2018)

Libération 22 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Sarko entre deux eaux

Une affaire d’Etat ? Méfiance… Beaucoup de commentaires jouent sur l’ambiguïté de la mise en examen. Mesure normale de procédure à ce stade, elle signifie que les juges ont suffisamment d’éléments troublants à leurs yeux pour poursuivre l’enquête. Gros pépin pour Sarkozy. Mais elle n’implique en rien que les investigations déboucheront sur une culpabilité. Pour l’instant, ce qu’on sait du dossier permet à la défense d’œuvrer avec énergie : les documents sont contestés, les témoignages connus à ce jour émanent d’intermédiaires douteux et d’anciens dignitaires du régime de Kadhafi, qui n’était pas connu pour son culte de la transparence et son amour de la vérité. Sans doute – peut-être – y a-t-il d’autres témoignages ou d’autres pièces écrites, qui peuvent incriminer l’ancien président de la République. Mais c’est encore une conjecture. Rappelons que dans l’affaire Bettencourt les témoignages et les indices abondaient. Elle a débouché sur un non-lieu.

C’est à l’accusation de prouver sa thèse, la défense peut très bien se contenter de jeter le doute sur les preuves présentées. Elle aura, dans cette hypothèse, gain de cause. Contrairement à ce que clament les partisans de Sarkozy, il n’y a là ni acharnement judiciaire – les soupçons sont réels – ni innocence automatique. Seulement un doute raisonnable qui l’oblige à s’expliquer en détail. Affaire d’Etat ou affaire qui fera long feu faute de preuves ? Nous sommes entre les deux. Prudence…

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES" |on 23 mars, 2018 |Pas de commentaires »

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