Archive pour le 29 mars, 2018

La lettre de Laurent Joffrin…………..(29/03/2018)

Libération 29 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Pour les juifs

Il faut revenir sur la manifestation de mercredi qui a témoigné d’un sursaut de solidarité envers les Français juifs victimes d’agressions ou de crimes. Les incidents qui l’ont troublée ne doivent pas masquer le véritable enjeu, qui va au-delà du cas dramatique de Mireille Knoll. C’est un fait établi que les juifs français sont l’objet d’une résurgence de racisme et d’intolérance très particulière, qui pose de redoutables questions, non seulement à eux mais à tout républicain.

Onze d’entre eux en dix ans ont été tués pour la simple raison qu’ils étaient juifs. Quel groupe, quelle communauté, même si on n’aime pas le mot, a subi un sort comparable ? A notre connaissance, aucune. A cela s’ajoute le harcèlement quotidien dont sont souvent victimes ces familles, à l’école, dans la rue, dans les transports. Beaucoup d’entre elles retirent leurs enfants de l’école publique par crainte de les voir agressés ; depuis les crimes sanglants de Mohammed Merah, les écoles confessionnelles ont perdu leur statut de sanctuaire.

Marc Knobel, directeur des études du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), évalue à 60 000 le nombre de juifs qui ont quitté la France en dix ans. C’est-à-dire environ 10 % des Français juifs, proportion considérable. On peut chipoter sur les chiffres ou remarquer qu’une partie d’entre eux ne s’exilent pas pour des raisons de sécurité mais pour effectuer leur alya, le retour vers la Terre promise. Cela ne change rien au fait qu’il est humiliant, angoissant, pour la République, de constater qu’une partie de ses enfants, qui en sont une composante depuis tant de générations, n’ont plus confiance en elle. On dresse parfois un parallèle entre les agressions dont sont victimes les juifs et celles qui visent les musulmans, tout aussi condamnables évidemment, et dont le nombre est comparable. Mais c’est un effet d’optique. Les Français juifs sont environ dix fois moins nombreux que les Français musulmans. Les premiers sont donc dix fois plus exposés que les seconds. A cela s’ajoute le fait qu’une grande partie des meurtres sont le fait de terroristes islamistes et qu’un antisémitisme nouveau, alimenté par les obsessions des intégristes musulmans et les réactions liées au conflit israélo-palestinien, se développe depuis de longues années. Il existe toujours un antisémitisme venu de l’extrême droite comme en témoigne le succès des vidéos postées régulièrement par Alain Soral, ou l’affluence qu’on observe aux spectacles de Dieudonné ou encore les dérapages de certains membres du Front national. Mais de toute évidence, nous sommes désormais sur deux fronts et non plus un seul.

A lire aussi La boulette du Crif

Jusqu’à mercredi, les Français juifs avaient le sentiment de tout cela se déroulait dans une relative indifférence. Les choses commencent à changer. Il faudra aller nettement plus loin. Le 5 janvier 1895, assistant à la dégradation du capitaine Dreyfus – dans cette cour des Invalides où l’on rendait, mercredi, un hommage émouvant au colonel Beltrame – Theodor Herzl se dit que si, même en France, on pouvait assister à une telle iniquité, il ne pouvait y avoir de refuge nulle part pour les juifs, sinon dans un foyer national qui leur serait propre. Cette réflexion fut à l’origine du mouvement sioniste. Pourtant, dans les années 20 et 30, beaucoup de juifs d’Europe de l’est s’installèrent en France en se disant qu’un pays capable de se déchirer dix ans autour du sort d’un seul juif, Dreyfus, pour l’innocenter in fine et le réhabiliter solennellement, serait malgré tout une terre d’accueil. Il faut se souvenir de cette histoire. Il y a dans ce double rappel un motif de crainte mais aussi des raisons d’espérer.

Laurent Joffrin
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Pour ou contre ? (29/03/2018)

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Interdiction du salafisme, expulsion des étrangers fichés S… Une large majorité de Français favorables à des mesures d’exception contre le terrorisme
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Publié dans:SONDAGES, TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Curieux éducateurs…………………..(29/03/2018)

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Etudiants tabassés à la faculté de droit de Montpellier : le doyen et un professeur mis en examen
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La honte pour la FRANCE……………(29/03/2018)

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Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire des écoutes
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Terrorisme…………………………..(29/03/2018)

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Isère : un homme suspecté d’avoir foncé sur des militaires en voiture a été interpellé à Grenoble. Suivez notre direct
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L’assassin type…………………….(29/03/2018)

Âge, sexe, origines sociales, scolarité, parcours professionnel… Une étude de l’Ifri dresse le profil type du jihadiste français

Dans une étude, dévoilée mercredi par franceinfo, un chercheur de l’Ifri a examiné les profils et les parcours de 137 personnes condamnées en France pour des faits de terrorisme.

 
FRANCEINFO

Un jeune homme de 26 ans, né dans un quartier défavorisé, sans diplôme et connu pour des faits de délinquance, voici le portrait-robot du jihadiste français ou condamné en France, qui ressort d’une étude, dévoilée mercredi 28 mars par franceinfo.

L’étude a été menée par Marc Hecker, directeur des publications de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et enseignant à Sciences Po. Il s’est penché sur les jugements de 137 personnes majeures condamnées en France dans des affaires de jihadisme entre 2004 et 2017.

Un profil type

L’auteur fait remarquer qu’« à partir de la mi-2016, le discours sur l’absence de ‘profil type’ a commencé à être battu en brèche », notamment en raison des caractéristiques communes de plusieurs terroristes impliqués dans les attentats sur le sol français.

Sexe et âge. Il ressort de cet échantillon que ces radicalisés sont âgés de 26 ans en moyenne (au moment de leur mise en examen) et que ce sont des hommes dans la plupart des cas. On compte en effet 131 hommes et six femmes.

Parcours social. Les individus examinés ont un parcours social difficile : dans 90% des cas, ces jihadistes sont nés dans des familles nombreuses ou très nombreuses, et fréquemment disloquées, note l’auteur. 40% sont issus de quartiers défavorisés. Marc Hecker a pu collecter des données sur le niveau d’étude de 68 personnes : près de la moitié (32) n’a aucun diplôme. Par ailleurs, les situations de chômage (36%) et d’emplois précaires (22%) sont majoritaires. Enfin, plus de la moitié (57%) sont en couple.

 

Parcours judiciaire. 40% des individus étudiés avaient déjà été condamnés au moins une fois pour des faits de violences, vols, escroqueries, trafic de stupéfiants ou délits routiers. Les autres avaient un casier judiciaire vierge, mais 12% avaient déjà été signalés aux services de police.

Nationalité et religion. 69% des cas examinés sont des Français et 22% des binationaux. L’étude indique que 59% des personnes ont des parents originaires du Maghreb. Par ailleurs, on compte 74% de musulmans de naissance et un quart (26%) de convertis à l’islam.

Le processus de radicalisation

Un processus de longue durée. L’étude - qui n’a pu s’appuyer ici que sur les données concernant 39 individus - révèle que la radicalisation relève davantage du cheminement relativement long que du basculement instantané. Ainsi, pour 30% des cas, le processus a duré quelques années.

 

Une dynamique de groupe. L’étude n’a relevé, dans son échantillon, aucun cas de « loup solitaire ». Elle dépeint plutôt des hommes souvent guidés par une dynamique de groupe, via une fratrie ou des amis qui se connaissent parfois depuis les bancs de l’école. Et internet seul, selon l’étude, ne suffit pas à la radicalisation : il permet surtout les rencontres, la communication et la préparation d’actions.

Un faible niveau de connaissances religieuses. L’enquête montre des jeunes gens qui étaient plus instruits religieusement dans la première décennie des années 2000 que ces dernières années, même si « dans les groupes plus récents, il arrive qu’un individu se distingue par ses connaissances religieuse », note l’auteur.

La réponse judiciaire

L’étude souligne enfin un durcissement de la réponse judiciaire. Pour certains délits ou crimes à caractère terroriste, les sanctions prévues dans le Code pénal ont été alourdies. En effet, la moyenne des peines de prison ferme est passé de 4 ans en 2014, à 6 ans et demi en 2016 et à 10 ans en 2017.

 

L’auteur fait aussi remarquer qu’« il arrive de plus en plus souvent que les personnes ayant rejoint une organisation jihadiste en Syrie soient poursuivies non pas pour association de malfaiteurs terroriste correctionnelle, mais pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Elles sont alors jugées par une cour d’assises spécialement composées de magistrats professionnels ».

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