Archive pour mars, 2018

L’assassin type…………………….(29/03/2018)

Âge, sexe, origines sociales, scolarité, parcours professionnel… Une étude de l’Ifri dresse le profil type du jihadiste français

Dans une étude, dévoilée mercredi par franceinfo, un chercheur de l’Ifri a examiné les profils et les parcours de 137 personnes condamnées en France pour des faits de terrorisme.

 
FRANCEINFO

Un jeune homme de 26 ans, né dans un quartier défavorisé, sans diplôme et connu pour des faits de délinquance, voici le portrait-robot du jihadiste français ou condamné en France, qui ressort d’une étude, dévoilée mercredi 28 mars par franceinfo.

L’étude a été menée par Marc Hecker, directeur des publications de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et enseignant à Sciences Po. Il s’est penché sur les jugements de 137 personnes majeures condamnées en France dans des affaires de jihadisme entre 2004 et 2017.

Un profil type

L’auteur fait remarquer qu’« à partir de la mi-2016, le discours sur l’absence de ‘profil type’ a commencé à être battu en brèche », notamment en raison des caractéristiques communes de plusieurs terroristes impliqués dans les attentats sur le sol français.

Sexe et âge. Il ressort de cet échantillon que ces radicalisés sont âgés de 26 ans en moyenne (au moment de leur mise en examen) et que ce sont des hommes dans la plupart des cas. On compte en effet 131 hommes et six femmes.

Parcours social. Les individus examinés ont un parcours social difficile : dans 90% des cas, ces jihadistes sont nés dans des familles nombreuses ou très nombreuses, et fréquemment disloquées, note l’auteur. 40% sont issus de quartiers défavorisés. Marc Hecker a pu collecter des données sur le niveau d’étude de 68 personnes : près de la moitié (32) n’a aucun diplôme. Par ailleurs, les situations de chômage (36%) et d’emplois précaires (22%) sont majoritaires. Enfin, plus de la moitié (57%) sont en couple.

 

Parcours judiciaire. 40% des individus étudiés avaient déjà été condamnés au moins une fois pour des faits de violences, vols, escroqueries, trafic de stupéfiants ou délits routiers. Les autres avaient un casier judiciaire vierge, mais 12% avaient déjà été signalés aux services de police.

Nationalité et religion. 69% des cas examinés sont des Français et 22% des binationaux. L’étude indique que 59% des personnes ont des parents originaires du Maghreb. Par ailleurs, on compte 74% de musulmans de naissance et un quart (26%) de convertis à l’islam.

Le processus de radicalisation

Un processus de longue durée. L’étude - qui n’a pu s’appuyer ici que sur les données concernant 39 individus - révèle que la radicalisation relève davantage du cheminement relativement long que du basculement instantané. Ainsi, pour 30% des cas, le processus a duré quelques années.

 

Une dynamique de groupe. L’étude n’a relevé, dans son échantillon, aucun cas de « loup solitaire ». Elle dépeint plutôt des hommes souvent guidés par une dynamique de groupe, via une fratrie ou des amis qui se connaissent parfois depuis les bancs de l’école. Et internet seul, selon l’étude, ne suffit pas à la radicalisation : il permet surtout les rencontres, la communication et la préparation d’actions.

Un faible niveau de connaissances religieuses. L’enquête montre des jeunes gens qui étaient plus instruits religieusement dans la première décennie des années 2000 que ces dernières années, même si « dans les groupes plus récents, il arrive qu’un individu se distingue par ses connaissances religieuse », note l’auteur.

La réponse judiciaire

L’étude souligne enfin un durcissement de la réponse judiciaire. Pour certains délits ou crimes à caractère terroriste, les sanctions prévues dans le Code pénal ont été alourdies. En effet, la moyenne des peines de prison ferme est passé de 4 ans en 2014, à 6 ans et demi en 2016 et à 10 ans en 2017.

 

L’auteur fait aussi remarquer qu’« il arrive de plus en plus souvent que les personnes ayant rejoint une organisation jihadiste en Syrie soient poursuivies non pas pour association de malfaiteurs terroriste correctionnelle, mais pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Elles sont alors jugées par une cour d’assises spécialement composées de magistrats professionnels ».

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Publié dans:TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(28/03/2018)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

La boulette du CRIF

Pas très malin, le CRIF… Au moment où l’opinion s’émeut, tous partis confondus, du meurtre de Mireille Knoll, sans doute crapuleux mais dont la justice estime à ce stade qu’il est aussi marqué du sceau de l’antisémitisme, voilà que le Conseil déclenche une polémique subalterne et malvenue. Le cas du Front national est certes épineux quand on connaît son passé en la matière, même si Marine Le Pen se garde de toute allusion antisémite. Mais celui de Jean-Luc Mélenchon touche au grotesque. Quand le leader de La France insoumise aurait-il cédé à une mauvaise pente ? Jamais, que l’on sache. A moins d’amalgamer toute critique du gouvernement israélien à de l’antisémitisme, vieille ficelle propagandiste. Diviser quand il faut réunir : on ne saurait être plus maladroit. L’organisation communautaire a d’ailleurs été désavouée aussitôt par le fils de Mireille Knoll, plus avisé et plus généreux que ses défenseurs institutionnels. Cet homme meurtri fait plus contre le communautarisme que bien d’autres.

A lire aussi Meurtre de Mireille Knoll : l’effroi général

L’incident ne saurait détourner de l’essentiel. Les agressions contre les Français juifs sont une injure intolérable contre la République et contre l’humanité. Ce qui est intolérable doit être combattu avec la dernière énergie. Les participants à la marche blanche de mercredi le comprennent ainsi. Sursaut salutaire, alors que les Français juifs avaient jusque-là le sentiment que souvent ces agressions se déroulaient dans une relative indifférence. A l’antisémitisme de l’extrême droite, qu’on avait fait reculer, s’ajoute maintenant, comme le souligne Michel Wieviorka, un antisémitisme issu de milieux musulmans, qui tient pour beaucoup à l’obsession antijuive des courants islamistes, mais aussi à la résurgence de préjugés ancestraux, même si la grande majorité des Français musulmans s’en tiennent à l’écart. Dans ces circonstances, les Français juifs doivent savoir qu’ils peuvent compter sur la solidarité indéfectible de tous les républicains.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 28 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Les étudiants s’échauffent…………………..(28/03/2018)

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Violences à la fac de droit de Montpellier : le doyen démissionnaire et un professeur placés en garde à vue
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 28 mars, 2018 |Pas de commentaires »

L’hommage de Laurent Joffrin………….(27/03/2018)

Libération 27 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Un héros

Une partie de la droite – ou de l’extrême droite – est décidément incorrigible. Plutôt que de se joindre à l’hommage unanime rendu au colonel Beltrame, elle veut à toute force le récupérer au nom de préjugés partisans qui n’ont d’autre objet que de diviser – en vain – l’opinion. Avec insistance, ces récupérateurs soulignent la foi catholique qui animait le ­héros de Trèbes, qui s’est livré au terroriste pour sauver les otages. Factuellement la chose est parfaitement vraie. Le colonel Beltrame était retourné à la foi de ses pères il y a une dizaine d’années. Il avait effectué un pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray, haut lieu du catholicisme breton. Uni civilement à son épouse, il se préparait à un mariage religieux sous l’autorité d’un prêtre directeur de conscience, celui-là même qui l’a assisté dans ses derniers instants. Mais on sent bien qu’à isoler cet élément de sa biographie, on cherche à faire passer un message. Après tout, Arnaud Beltrame adhérait aussi, et peut-être surtout, aux valeurs de courage et de devoir de la gendarmerie, qui sont celles d’une force républicaine, quelles que soient les opinions des officiers ou des hommes du rang qui la composent, et qui ne sont pas toujours progressistes. Il a été décoré pour acte de bravoure une première fois en Irak, en 2005, alors même que sa piété religieuse ne s’était pas encore manifestée. Parler uniquement de son christianisme, c’est sous-entendre que son acte d’héroïsme en est la conséquence directe, ce que personne ne peut soutenir absolument. Et derrière ce sous-entendu, il y en a un autre : seule l’identité catholique donne un sens à l’existence de citoyens pour le reste déboussolés par une époque sans idéal et sans valeurs communes, minée par l’individualisme et le consumérisme marchand. Catholique et français toujours ! Sous-entendu idéologique marqué et partisan qui désigne la République française comme une terre de décadence, un pays sans Dieu et donc sans aveu. On n’est pas loin de la rhétorique islamiste…

Ceux-là oublient au passage un détail qui a son importance dans cette affaire très symbolique : le colonel Beltrame n’était pas seulement catholique. Il était aussi franc-maçon et donc membre de cet «Etat confédéré» dont parlait Charles Maurras – un auteur d’actualité – avec exécration. La Croix écrit qu’il avait pris ses distances avec «les frères». Thèse contestée par Philippe Charuel, Grand-maître de la Grande Loge de France, qui précise : «De mémoire, Arnaud Beltrame a été initié en 2008 dans la Respectable Loge Jérôme-Bonaparte à Rueil-Nanterre. Il y était très assidu et remontait régulièrement du sud de la France aux “tenues” [les réunions franc-maçonnes, ndlr].» Et d’ajouter : «Notre frère Arnaud Beltrame participait encore à une tenue maçonnique un mois seulement avant sa mort. Et il était actif au sein de la Fraternelle de la gendarmerie.» Notre frère… Un catholique aurait pu le dire. Aucune raison, donc, d’opposer dans cette célébration chrétienté et république. Pas plus, d’ailleurs, qu’islam et république : de nombreux musulmans ont assisté à la messe dite en mémoire du colonel dans l’église de Trèbes. On ne dira pas que Beltrame était un héros «multiculturel», mais enfin…

La gauche est-elle mal à l’aise avec cette héroïsation ? Rien ne le montre en dehors de la réaction lamentable d’un ancien candidat France insoumise aussitôt désavoué et exclu par son mouvement, puis condamné à un an de prison avec sursis pour «apologie du terrorisme». A l’Assemblée mardi, les hommages émanant des partis de gauche étaient peut-être les plus vibrants et Jean-Luc Mélenchon, avec gravité et éloquence, s’est associé, comme les autres leaders, au deuil national décidé en faveur du gendarme égorgé par un fanatique. Là aussi, peut-être plus qu’ailleurs, la tradition républicaine fait loi. Certes l’éloge de l’armée et de la police a longtemps gêné certains militants. Rappelons ces vers de l’Internationale : «Appliquons la grève aux armées/ Crosse en l’air et rompons les rangs !/ S’ils s’obstinent, ces cannibales/ A faire de nous des héros/ Ils sauront bientôt que nos balles/ Sont pour nos propres généraux.» Voltaire, sans doute le premier, avait ironisé, au début de son Candide, sur le mot «héros» qu’il appliquait par antiphrase à quelques soudards massacreurs et violeurs. L’esprit soixante-huitard avait réveillé cet antimilitarisme ancien, né aux temps où l’armée massacrait les communards ou bien réprimait les viticulteurs et les mineurs en grève. Ces temps sont bien lointains. La gauche au pouvoir, communistes compris, a cohabité sans heurts avec les militaires et les gendarmes. Elle aussi a dû rendre les honneurs aux soldats tombés en Afghanistan, au Mali ou en France, et prononcé des hommages sans mélange à leur courage. La gauche, aussi bien, célèbre aussi ses héros. Par exemple Hoche et Marceau, généraux de l’an II, le colonel Rossel, officier de l’armée versaillaise qui a rejoint les communards et fut fusillé en 1871. Ou, pour partie d’entre elle, Che Guevara, qui n’est pas seulement le héros romantique des posters des chambres d’étudiant, mais aussi un chef militaire abrupt et quelque peu fusilleur.

L’adulation n’est pas toujours de droite. Et la fabrication des héros rassemble tous les partis, qui ont chacun les leurs. On peut être agacé par les flonflons, les drapeaux, les hymnes et tout le cérémonial patriotique. On peut, comme Brassens, le jour du 14-Juillet, rester dans son lit douillet. On peut surtout voir dans le héros l’arbre qui cache la forêt de l’héroïsme quotidien, celui du peuple.

Dans le célébrissime finale du Spartacus de Kubrick, Dalton Trumbo, le scénariste mis sur liste noire à Hollywood pour sympathies supposées avec le communisme, fait dire aux esclaves révoltés «je suis Spartacus», signifiant que le vrai héros du film n’est pas le gladiateur, mais la foule rebelle. Pourtant la mémoire populaire se souvient surtout de Spartacus, premier héros de la liberté.

Dans le cas de Beltrame, au demeurant, il ne s’agit pas seulement de célébrer les vertus militaires. Rien dans le règlement de l’armée n’obligeait cet authentique héros à se sacrifier de la sorte. Il l’a fait pour venir en aide à d’autres citoyens, par solidarité humaine. On oublie toujours le troisième terme de la devise gravée au fronton des bâtiments public : la fraternité. Elle a pour but de réunir tous les Français et, au-delà, toute la pauvre humanité. Elle a une connotation spirituelle, ce qui lui permet d’emporter l’adhésion de tous, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. L’itinéraire du cortège qui suivra le cercueil d’Arnaud Beltrame traduit cet esprit d’unanimité fraternelle : il arrivera aux Invalides, saint des saints de l’esprit militaire. Mais il part du Panthéon, temple du républicanisme.

Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Ces « fameux » compteurs………………..(27/03/2018)

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Publié dans:Energie |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Chacun à sa place…………………………(27/03/2018)

Wauquiez l’opportuniste, Mélenchon et la « violence de classe », Macron à la maternelle

Wauquiez l’opportuniste, Mélenchon et la "violence de classe", Macron à la maternelle
Laurent Wauquiez au siège des Républicains, le 26 mars 2018. (L. JOLY/SIPA )

Au menu du Réveil politique : la radicalisation de Wauquiez, le coup de gueule de Mélenchon, le plan de Macron pour la maternelle…

La surenchère sécuritaire de Wauquiez et Le Pen

C’est désormais une déplorable habitude. Comme après chaque attaque djihadiste, l’heure de la récupération politique ne s’est pas fait attendre longtemps. La droite et l’extrême droite n’ont pas manqué de se saisir de la tragédie de Trèbes pour se laisser aller à une surenchère de propositions radicales, aussi irréalistes que contre-productives.

« Il faut les mettre hors d’état de nuire (les islamistes) avant qu’ils ne fassent couler le sang », a martelé lundi le président des Républicains, Laurent Wauquiez, lors d’une allocution « solennelle » au siège parisien du parti, derrière un pupitre barré d’un bandeau noir en signe de deuil. Le leader de la droite a exigé le rétablissement de l’état d’urgence et « l’expulsion immédiate des étrangers » qui « incitent à la haine de la France ». Avant de dénoncer l’ »aveuglement », l’ »irresponsabilité politique » et la « coupable naïveté » d’Emmanuel Macron qu’il accuse de  »ne pas combattre le terrorisme ».

 

 

Plus tôt, Marine Le Pen avait formulé des exigences similaires. « Il faut arrêter de distribuer la nationalité française n’importe comment et à n’importe qui », avait estimé la présidente du Front national, qui a appelé par ailleurs à la démission de Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur. Son homologue des Républicains a pour sa part fustigé les étrangers « dont les familles ont bénéficié du généreux système social de notre pays et qui se retournent aujourd’hui contre la France ». « Le FN a réussi à convaincre Wauquiez sur l’islamisme : tout arrive », a tweeté dans la foulée le parti d’extrême droite.

Dans un entretien à lire sur notre site, Yves Trotignon, ancien agent de la DGSE, juge sévèrement ces propositions. La rétention administrative des fichés S est une mesure « lamentable, indécente et infaisable techniquement », explique-t-il notamment.

« C’est le cadeau dont rêvent les djihadistes : l’affrontement global. »Quant au rétablissement de l’état d’urgence, il est tout simplement inutile dans la mesure où la loi du 30 octobre 2017 reprend pratiquement toutes les mesures de l’état d’urgence pour les intégrer dans le droit commun.

 

 

Quelques voix dissonantes se sont tout de même fait entendre à droite, après le discours musclé et opportuniste de Laurent Wauquiez. L’ex-directeur de la police nationale, Frédéric Péchenard, vice-président de LR en Ile-de-France et proche de Nicolas Sarkozy, s’est dit opposé à la rétention et au rétablissement de l’état d’urgence. Le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, s’est également montré sceptique sur les propositions de Laurent Wauquiez en appelant à « appliquer l’arsenal législatif » existant.

La phrase : Mélenchon dénonce « la violence de classe » de Pénicaud

Comme Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon est venu apporter son soutien au syndicaliste Gaël Quirante, lundi soir, lors d’un rassemblement organisé devant le ministère du Travail à Paris. Secrétaire du syndicat SUD-Poste dans les Hauts-de-Seine, Gaël Quirante vient de voir son licenciement pour faute grave autorisé par le ministère alors que l’inspection du travail le refusait jusqu’alors.

Le leader de La France insoumise s’est montré particulièrement virulent à l’encontre de Muriel Pénicaud qui, « dans cette circonstance est à l’image de la violence de classe qu’elle incarne ». Selon le récit du Huffington Post, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une vision des rapports de classe qui est entièrement basée sur la violence et la répression ». Avant de fustiger la criminalisation du mouvement social :

« J’ai l’âge qui m’a permis de connaître les listes noires dans les vallées ouvrières du Haut-Jura. C’est un peu cette période que ces gens essaient de recréer, en criminalisant personnellement telle ou telle personne. » 

 

Publié dans:Politique |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Qu’en pensez-vous ? (27/03/2018)

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L’école obligatoire dès 3 ans ? Les questions que vous vous posez après l’annonce d’Emmanuel Macron
Publié dans:Education |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………..(26/03/2018)

Libération 26 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Fermeté ou démagogie ?

Enfermement des «fichés S», état d’urgence, expulsions préventives, interdiction du salafisme… Avec un sens très limité de l’union nationale, la droite et l’extrême droite tentent de mettre à profit l’émotion suscitée par l’attentat de vendredi pour marquer des points politiques. Guerre contre le terrorisme ou guerre contre Macron ? Ou, plus largement, contre ceux qui invoquent l’Etat de droit ? On hésite. Frédéric Péchenard, ancien directeur de la police nationale, sarkozyste bon teint, a dit ce qu’il en pensait : des mesures inopportunes et inapplicables.

Un exemple : l’internement administratif des «fichés S» ou d’une partie d’entre eux. Deux indices : les responsables de la police ne le demandent pas ; aucune démocratie dans le monde, même les plus raides, ne l’a mise en pratique, en dehors de l’expérience de Guantánamo, qui s’appliquait à des étrangers, en dehors du territoire national, et qui a laissé un souvenir pour le moins mitigé. Pour en décider, il faut changer la Constitution, c’est-à-dire instaurer et sacraliser le droit pour l’Etat d’emprisonner des suspects sans jugement, sur la base de soupçons et non de faits, puisque le fichier S, simple instrument de surveillance policière, n’a aucune valeur juridique incriminante.

Il y a environ 20 000 «fichés S» en France. La majorité d’entre eux sont soupçonnés de liens plus ou moins directs avec le terrorisme islamiste. Mais il en est d’autres qui sont sous observation pour activisme d’extrême droite ou bien zadisme radical. On arrête tout le monde ? On se limite aux islamistes ou supposés tels ? Dans la seconde hypothèse, comment expliquer aux musulmans de France qu’il ne s’agit pas d’une mesure discriminatoire ? On voudrait renforcer le communautarisme qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Enfermer les suspects pour prévenir le crime… Mais combien de temps ? Au bout de quelque temps, on relâchera des gens ulcérés, mis à l’ombre sur de simples soupçons, en contradiction avec tous les principes des démocraties. Joli thème de propagande pour les islamistes…

Quant à les garder plus longtemps, autant rétablir les lettres de cachet dont usaient les rois pour mettre à l’écart, parfois pendant des décennies, les gens qui leur déplaisaient. Belle manière de défendre, dans le combat idéologique qui oppose les fanatiques à la République, les valeurs constitutives de nos sociétés ouvertes. Pour un bénéfice concret hautement douteux, on organiserait une reddition politique et morale. Il arrive un moment où le discours de la fermeté devient simple démagogie.

Et aussi

• On s’habitue à tout. Et on a grand tort. Le président des Etats-Unis est accusé par deux femmes au moins d’avoir passé avec elles des accords de confidentialité destinés à les empêcher de mentionner les relations intimes qu’elles ont pu entretenir avec lui. L’une d’elles fait état de menaces physiques proférées à son encontre par un proche du futur occupant de la Maison Blanche. L’affaire fait du bruit mais ne trouble pas la remuante sérénité affichée par Donald Trump. En d’autres temps, des affaires de ce genre avaient provoqué la démission immédiate des responsables mis en cause. On se souviendra de John Profumo, ministre de la Défense britannique des années 60, dont la carrière avait été brusquement interrompue par la révélation de ses relations avec une jeune femme, Christine Keeler. Bien d’autres ont suivi au Royaume-Uni. Bill Clinton avait été menacé d’impeachment pour une liaison furtive à la Maison Blanche. On dira que ces scandales étaient souvent excessifs. Certes. On tombe maintenant dans l’excès inverse.

• L’Etat espagnol poursuit de sa vindicte les responsables catalans coupables d’avoir proclamé l’indépendance de leur région après le référendum de l’automne dernier. Carles Puigdemont a été arrêté en Allemagne sur la demande de juges espagnols, déclenchant un débat tendu dans la République fédérale. D’autres sont en prison en Espagne. Voilà une manière d’appliquer la loi qui ne facilitera pas l’apaisement à Barcelone. Comme si on voulait jeter les indépendantistes dans l’action illégale ou violente. Est-ce vraiment une manière de faire de la politique en démocratie ?

• La leçon des législatives partielles se confirme avec le résultat de dimanche dans le Loiret : faute d’implantation locale, les candidats de La République en marche subissent de lourdes pertes d’un scrutin à l’autre. Ils résistent dans certains votes, mais c’est par deux fois dans des départements d’outre-mer, qui obéissent à des microclimats politiques. Pas encore une règle, mais une tendance, à coup sûr.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 26 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Facebook va encore perdre des membres……….(25/03/2018)

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Un de nos journalistes a fouillé dans les données qu’il a envoyées à Facebook depuis onze ans (et le résultat lui a donné le vertige)
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 25 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Comment a t on pu lui accorder la nationalité fraçaise?(24/03/2018)

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Attaques dans l’Aude : des notes évoquant l’organisation Etat islamique ont été retrouvées au domicile du terroriste. Suivez notre direct
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Publié dans:TERRORISME |on 24 mars, 2018 |Pas de commentaires »
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