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  1. Grève SNCF : le gouvernement joue désormais la prudence

Grève SNCF : le gouvernement joue désormais la prudence
Des trains en gare de Lyon le 4 avril 2018 à Paris. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Léger changement de ton du côté de l’exécutif.

Par L’Obs

Publié le 05 avril 2018 à 10h00 

Alors que s’achève à la SNCF le deuxième jour d’une grève suivie – elle reprend samedi – une légère inflexion est perceptible dans les éléments de langage du gouvernement au sujet du mouvement social.

Le Premier ministre Edouard Philippe a décidé mercredi de reporter un déplacement au Mali afin de passer le week-end à Paris. Sur France-Inter ce matin, il s’est dit « ouvert » à une reprise d’une partie de la dette de la SNCF (47 milliards d’euros). Avec des réserves toutefois :

« Je suis ouvert à la discussion mais pas n’importe comment, pas à n’importe quel rythme, et en contrepartie d’engagements extrêmement clairs, extrêmement fermes, et qui transforment le fonctionnement opérationnel de l’entreprise. »Mercredi, au deuxième jour du premier épisode d’une grève, de deux jours sur cinq, annoncée jusqu’au 28 juin, à l’appel de la CGT, l’Unsa et la CFDT, la participation globale était annoncée en baisse par la direction de la SNCF, avec 29,7% de grévistes « en milieu de matinée » (33,9% la veille).

Mais les trois quarts des conducteurs restaient mobilisés (74% contre 77% mardi) et il y avait davantage de contrôleurs (77% contre 69%) et d’aiguilleurs (46% contre 39%) en grève.

Moins de brutalité

« Le gouvernement ira jusqu’au bout », a bien fait savoir le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à la sortie du conseil des ministres mercredi. Avec une précision : Emmanuel Macron a demandé aux ministres de  »continuer à expliquer calmement et posément » cette réforme et à « ne jamais stigmatiser personne ».

Le ton est bien différent de celui employé lundi par plusieurs parlementaires de la majorité. On a entendu Gabriel Attal, porte-parole de LREM et élu dans les Hauts-de-Seine, parler de « gréviculture » pour désigner cette grève qu’il ne « comprend pas ». Ou Sylvain Maillard, député de Paris, moquer les cheminots chez qui « il y en a un qui travaille et dix qui surveillent ». Ou encore Gilles Le Gendre, parler de « jusqu’au-boutistes ».

 

 

D’autres élus LREM auraient, en coulisse, invité l’exécutif à faire preuve de moins de brutalité sur le dossier de la SNCF, selon « le Parisien ».

Un mot d’ordre qui semble avoir été entendu jusque chez Guillaume Pepy, le patron de la SNCF. Dans une interview publiée par les quotidiens régionaux du groupe Ebra ce jeudi, il assure que le dialogue n’est « pas rompu » et fait savoir qu’il n’a « jamais accepté et n’accepterait(t) jamais qu’on dise » des cheminots « qu’ils sont privilégiés », en référence aux attaques visant ce statut, qui prévoit notamment la garantie d’emploi à vie.

Un soutien en hausse

44% des Français approuvent la mobilisation des cheminots, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi. Une hausse de six points par rapport au précédent sondage. 41% s’y opposent. Dans l’ensemble, 56% des sondés estiment que le gouvernement doit modifier sa réforme, en tenant compte de la contestation actuelle.

La cagnotte de solidarité avec les cheminots grévistes, lancée le 23 mars par une trentaine d’écrivains, réalisateurs ou encore universitaires, avait dépassé ce jeudi matin les 280.000 euros collectés.

La concertation entre le gouvernement et les syndicats de cheminots reprend cet après-midi au ministère des Transports.

A.R.

L'Obs

L’Obs

Publié dans : Non classé |le 5 avril, 2018 |Pas de Commentaires »

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