Archive pour le 12 avril, 2018

« C’est la même chanson »……………………(12/04/2018)

Politique

Macron, toujours la même chanson

Par Alain Auffray et Dominique Albertini — 12 avril 2018 à 20:46
Au Centre, un café d’Entraygues-sur-Truyère (Aveyron), jeudi, pendant l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1.
Au Centre, un café d’Entraygues-sur-Truyère (Aveyron), jeudi, pendant l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1. Photo Balint Porneczi pour Libération.

Invité du journal de 13 heures sur TF1 jeudi, le chef de l’Etat a maintenu sans ciller le cap des réformes. Même s’il a tenté de contrecarrer l’image d’un président des riches, il a réaffirmé sa stratégie des «premiers de cordée».

  • Macron, toujours la même chanson

Il ne lâche rien. Dans ce qu’il nomme «la refondation» de la «maison France», Emmanuel Macron n’envisage rien d’autre que d’aller «jusqu’au bout» : c’est le principal enseignement de l’entretien accordé par celui-ci au journal de 13 heures de TF1, jeudi. Dans une salle de classe de Berd’huis, petit village de l’Orne, Macron a fait face jeudi à un Jean-Pierre Pernaut souriant, patelin et sans doute reconnaissant. Pour sa troisième interview télévisée, il avait tenu à être interrogé par le populaire présentateur, dans ce rendez-vous plébiscité par les retraités et les habitants de la France rurale – catégories auprès desquelles il a sévèrement décroché dans les sondages.

Auprès de ces derniers et des autres, le chef de l’Etat veut bien s’expliquer, mais surtout ne pas transiger. Il ne reculera donc ni sur la réforme de la SNCF, ni sur «l’effort» demandé aux retraités, ni sur ses cadeaux aux plus fortunés, ni même sur la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Se disant peu sensible aux mouvements de «l’opinion», le jeune président n’a pas cillé devant le portrait contrasté que lui a renvoyé, en début d’émission, un panel de Français : «jeune» et «courageux» pour les uns, il est, pour les autres, trop peu «social» et même «un peu président des riches». «Les riches n’ont pas besoin de président, ils se débrouillent très bien tous seuls», a contesté Macron.

«La vitesse de la corde»

Premier de ses chantiers : sa réforme du système éducatif, de la maternelle jusqu’à l’université – du «jamais-vu depuis Jules Ferry», selon son promoteur. Pour le reste, il soutient avec une inaltérable assurance que la politique qu’il conduit est la seule capable de produire plus de justice, car «on n’est pas juste quand on empêche de réussir». Aucun doute donc : après avoir «fait fuir pendant trente ans ceux qui réussissent», la suppression de l’ISF devrait contribuer à créer des emplois en France. Sollicité par Pernaut, Macron n’a pas craint d’alourdir la célèbre métaphore des «premiers de cordée» : «Si on est tous au même niveau, la cordée tombe. D’autres pensent que, pour que la cordée tienne, il suffit que le premier galope. Non : la cordée, elle n’avance qu’à la vitesse de la corde.»

Face à des trains qui, eux, n’avancent guère depuis dix jours, le chef de l’Etat n’a rien renié de la fermeté affichée par son Premier ministre. S’exprimant publiquement pour la première fois sur ce sujet, Emmanuel Macron a surjoué l’indifférence face aux péripéties de court terme. Devant les «craintes illégitimes» qu’il décèle chez les syndicats, il a promis que l’entreprise resterait publique. Mais n’a rien concédé aux grévistes, pas plus qu’il n’a dévoilé les intentions de l’Etat s’agissant de la dette de la SNCF. Celle-ci sera «pour partie» et «progressivement reprise», a-t-il simplement déclaré. Le chef de l’Etat a en revanche tenté de corriger le discours initial de sa majorité, parfois agressive envers les cheminots et de leurs supposés«privilèges» : «On fait tous des erreurs dans la vie, il y a parfois eu des facilités en opposant» ces derniers au reste des travailleurs, a-t-il admis.

A lire aussi «Les rase-mottes comme nous, Macron, il en a rien à cirer»

Macron ne pouvait évidemment pas faire l’impasse sur deux autres sujets récurrents de la grand-messe de Pernaut : la grogne des retraités touchés par la hausse de la CSG et la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Sur le premier point, il a choisi d’assumer clairement «l’effort demandé», sans trop insister – comme ont coutume de le faire ses ministres – sur les compensations que les retraités peuvent attendre de la baisse progressive de la taxe d’habitation à partir de l’automne 2018. «Je ne vais pas mentir, je demande un effort», a lâché Macron. Dans la foulée, le Président les en remercie et les encourage même, «ce malentendu» étant levé, à s’engager comme bénévoles dans les programmes d’aide aux devoirs. Revenir sur la «technocratique» limitation à 80 km/h ? Pas maintenant, a répondu Macron, évoquant les nombreux morts des dernières années sur la route toute proche, reliant L’Aigle à Argentan.

Des cordons bien serrés

Même fermeté s’agissant d’une croissance retrouvée, dont le député Joël Giraud (LREM) souhaiterait redistribuer une partie des fruits. Un débat tué dans l’œuf par le Président, partisan d’un effort prolongé en matière de finances publiques : «On est au-dessus de 95 % de dette», a-t-il souligné, moquant «la fameuse péripétie de la cagnotte» : «Si on a de l’argent en plus, je préfère l’investir […]. On ne peut se payer que ce qu’on produit.» Preuve que les cordons de la bourse resteront serrés : même un retour de la «demi-part des veuves», mesure fiscale favorable aux aînés et évoquée dans la majorité, n’est pas à l’ordre du jour.

Interrogé sur la Syrie, le chef de l’Etat n’a en revanche rien laissé percer de ses intentions, même s’il a assuré détenir «la preuve» d’une utilisation des armes chimiques par Bachar al-Assad. Il est cependant resté évasif quant à une possible riposte française : «Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu», a-t-il expliqué, tout en refusant par avance toute «escalade» dans la région. Sur la crise syrienne, comme sur d’autres sujets laissés de côté jeudi sur TF1 (immigration, réforme constitutionnelle), il devrait y revenir dimanche, pour un autre rendez-vous probablement moins confortable, avec l’improbable duo Jean-Jacques Bourdin de RMC et Edwy Plenel de Médiapart.

Alain Auffray , Dominique Albertini

Liberation.fr
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La lettre de Laurent Joffrin……………..(12/04/2018)

Libération 12 avril 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Pernaut et perlinpinpim

Avec une héroïque impavidité, Emmanuel Macron a résisté aux assauts furieux de Jean-Pierre Pernaut, fait d’interpellations assassines et de relances meurtrières. Cette joute haletante a permis au président de livrer le fond de sa pensée : il ne change rien. Et si l’on cesse d’ironiser, Emmanuel Macron a répondu aux demandes, aux revendications aux protestations non par des concessions mais par de la communication politique stricto sensu. La réduction de l’ISF était justifiée, dit-il, la réforme de la SNCF ira jusqu’au bout, la hausse de la CSG pour les retraités était légitime – elle est gratifiée d’un remerciement solennel – les zadistes n’ont rien à faire à Notre-Dame-des-Landes, les facs occupées le sont indûment et les étudiants doivent penser à leurs examens plutôt qu’à la réforme Parcoursup. Un discours sans annonces. Pernaut et perlimpinpin…

Alain Juppé était droit dans ses bottes, Macron est droit dans ses studios. Pour le reste, le Président s’est adressé comme prévu à la France rurale, ou «périphérique», selon la formule consacrée, avec beaucoup d’empathie et de précision, rappelant son ascendance cheminote, son enfance amiénoise et même la dangerosité du tronçon de route L’Aigle-Argentan. Il y a du caméléon dans cet homme-là, dont il maîtrise les facettes avec un brio incontestable : intello avec les intellos, catho avec les cathos, bobo avec les bobos, prolo avec Pernaut. Cela ne calmera pas la colère des cheminots ni l’ire de certains étudiants. Derrière les explications, il y a une détermination, maintes fois affirmée. «J’irai jusqu’au bout», répète-t-il comme on le fait d’un mantra. C’est bien possible. Mais cette fermeté risque de se solder par l’humiliation des battus et la mise hors-jeu des corps intermédiaires. Un bonapartisme souriant : c’est peut-être la marque du «nouveau monde» promis par En marche.

Laurent Joffrin
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Doit pas y en avoir beaucoup…………….(12/04/2018)

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A partir du 1er janvier 2019, les primes d’intéressement seront exonérées de cotisations sociales dans les entreprises de moins de 250 salariés, annonce Emmanuel Macron
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Publié dans:Economie |on 12 avril, 2018 |Pas de commentaires »

C’est pourtant bien imité…………………..(12/04/2018)

Logo Francetv info 13h42
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« Je n’ai jamais pris les retraités pour des portefeuilles », se défend Emmanuel Macron au sujet de la hausse de la CSG. Suivez et commentez en direct l’interview
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On traîne les pieds ? (12/04/2018)

« Le gouvernement ne doit pas toujours penser ‘fric’ » : l’avertissement d’un député de la majorité

"Le gouvernement ne doit pas toujours penser 'fric'" : l'avertissement d'un député de la majorité
Emmanuel Macron, le 23 février 2018. (Ludovic MARIN / AFP)

Le député Richard Ramos, membre de la majorité, « essaie d’avertir » le président pour que « le curseur technocratique ne prenne pas le pas sur le curseur populaire ». Interview.

Le député du Loiret, Richard Ramos, met les pieds dans le plat à quelques heures de l’intervention d’Emmanuel Macron dans le journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1. L’élu MoDem, membre de la majorité à l’Assemblée nationale, dit tout haut ce que pensent un nombre croissant de députés de La République en Marche. Interview.

On traîne les pieds ?                                  (12/04/2018) dans Politique 16488910

Emmanuel Macron sort de sa réserve face aux grèves de la SNCF et à la grogne sociale. Y a-t-il le feu à la maison ?

Le gouvernement n’arrive pas à rendre visible sa politique, la parole politique est, en fait, totalement incarnée par le président, ce qui l’oblige à monter au créneau et l’expose. Ce que je constate, comme député, m’oblige à dire tout haut que le gouvernement ne doit pas toujours penser « fric ». Nous devons avoir pour objectif de rendre les Français plus heureux.

Penser « fric », qui visez-vous?

Bercy n’a jamais eu autant de pouvoir que depuis le début du mandat. Comprenez-moi bien : les technocrates de Bercy ont toujours été puissants, mais le nombre et le rythme des réformes lancées depuis bientôt un an – ce dont je me réjouis – donnent aux technocrates un pouvoir élargi dont ils usent et abusent. D’autant que plusieurs ministres sont eux-mêmes des techniciens et non des politiques.

Vous exonérez Emmanuel Macron de cette dérive ?

Le candidat Macron a construit sa campagne sur trois piliers constitutifs de sa personnalité : le populisme dans son rapport direct avec le peuple (jusque sous sa forme people), le bonapartisme dont il est en partie issu avec son volet technocratique et le monde libéral, c’est-à-dire la finance et le monde de l’entreprise. C’est sur cet équilibre-là que je l’ai soutenu pendant la campagne présidentielle. Depuis qu’il est à l’Elysée, j’observe que le curseur technocratique prend le pas sur le curseur populaire. Il faut rééquilibrer la balance au profit d’un humanisme social, qui est le cœur de mon engagement de centriste. Je n’exonère pas le président, j’essaie de l’avertir. Car c’est dans ce déséquilibre qu’est le vrai danger pour le quinquennat.

Elu d’une circonscription rurale, sentez-vous aussi monter la grogne des campagnes ?

Cette grogne est réelle et profonde. La France des start-up et des métropoles comprend la vision du président mais pas celle des quartiers, ni des campagnes. Une nation ne peut pas se construire sans que les uns et les autres la co-construisent. Quand je déverse une tonne d’oignons devant un supermarché, achetés aux paysans 7 centimes d’euros le kilo et revendus 2,48 euros, quand  je dis en commission des affaires économiques « Nous allons obliger Lactalis à déposer ses comptes pour sortir de l’opacité », quand je demande au Palais-Bourbon à Michel-Edouard Leclerc s’il ne se sent pas responsable des suicides de nos agriculteurs par sa politique d’achat à bas prix, je cherche à montrer l’impérieuse nécessité de nous battre, nous les élus.

Et vous ne vous sentez pas seul dans ce combat ?

Je rencontre régulièrement des députés En Marche ! qui ne supportent plus les injonctions d’obéissance : on leur donne des éléments de langage, on les bride dans leurs amendements pour ne pas gêner le gouvernement et la présidence… Les élus de la majorité, ceux de LREM et du Mouvement démocrate [le groupe centriste, NDLR], doivent redonner un vrai rôle à l’Assemblée. Nous devons être un Parlement de combat et non pas un Parlement aux ordres.

Propos recueillis par Marie Guichoux

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Excellente idée…………………….(12/04/2018)

Propositions

Les sénateurs PS consultent les internautes sur la révision constitutionnelle

Par Laure Equy — 12 avril 2018 à 07:07
Le sénateur PS Patrick Kanner, à Paris, le 24 juin 2017.
Le sénateur PS Patrick Kanner, à Paris, le 24 juin 2017. Photo Zakaria Abdelkafi. AFP

Le groupe présidé par Patrick Kanner formule une trentaine de propositions, dont la suppression du mot «race» de la Constitution ou l’inscription de l’égalité femmes-hommes et la protection de l’environnement.

  • Les sénateurs PS consultent les internautes sur la révision constitutionnelle

En matière de révision constitutionnelle, ce sont les desiderata de la droite sénatoriale qui ont pour l’heure concentré l’attention. Logique puisque, majoritaire au Palais du Luxembourg, c’est elle qui détient les clés de l’adoption de la réforme par voie parlementaire. Mais tous les groupes politiques phosphorent dans leur coin, en attendant les trois projets de loi sur les institutions, dévoilés dans leurs grandes lignes, la semaine dernière, par Edouard Philippe et qui doivent être présentés le 9 mai en Conseil des ministres. Deuxième groupe au Sénat (78 membres), les socialistes vont, de leur côté, lancer, à partir de jeudi et pendant un mois, une consultation numérique pour «mettre à jour la Constitution».

Une trentaine de propositions seront soumises aux internautes. Président du groupe, Patrick Kanner brosse deux principaux axes : «La modernisation de la Constitution selon les enjeux actuels et la reparlementarisation de la Ve Il est ainsi question d’inscrire dans le texte de 1958 l’égalité femmes-hommes ou encore la neutralité du Net – idée également avancée par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Alors que le gouvernement compte intégrer la notion de «réchauffement climatique» à l’article 34 de la Constitution, le groupe PS suggère d’intégrer la protection de l’environnement dès l’article premier qui pose les fondements de la Ve République.

Certaines pistes sont recyclées des promesses de François Hollande en 2012, comme la suppression du mot «race» de la Constitution… Ou encore le droit de vote des étrangers aux élections locales. Sous le précédent quinquennat, l’exécutif avait pourtant renoncé à ce vieil engagement de la gauche, jamais honoré depuis trente-cinq ans. Au Sénat, les socialistes ont toutefois beau jeu de rappeler qu’une proposition de loi sur le sujet avait été votée en 2011, à l’époque où la gauche était majoritaire.

Renforcer le poids du Parlement

Autre proposition qui tire manifestement les leçons du quinquennat Hollande, celle de limiter le recours à l’article 49.3 aux textes budgétaires. Cet outil, qui permet au gouvernement d’adopter un texte sans vote des députés contre l’engagement de sa confiance, a été employé plusieurs fois par le gouvernement Valls sur la loi Macron sur la croissance et l’activité et sur la loi travail.

Les sénateurs veulent aussi consulter les internautes sur plusieurs pistes visant à renforcer le poids du Parlement face à l’exécutif. Ainsi de l’obligation pour le Premier ministre d’engager la confiance à la fois sur son programme (discours de politique générale) et sur la composition de son gouvernement ou l’interdiction pour le gouvernement de déposer des amendements jusqu’à la dernière minute sur un texte en débat. «On veut montrer aux électeurs qui nous ont évacués il y a quelques mois qu’on est encore présents et qu’on a des idées à porter», conclut Patrick Kanner.

En revanche, la consultation occulte des mesures phares de la réforme des institutions annoncée par l’exécutif, comme l’instauration d’une dose de proportionnelle ou la réduction du nombre de parlementaires. Sujets sur lesquels les sénateurs socialistes n’ont pas encore arrêté une position entre eux.

Laure Equy

Liberation.fr
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