Archive pour le 14 avril, 2018

Ils vont bombarder des ruines !!! (14/04/2018)

Opérations militaires

Frappes des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni en Syrie : ce que l’on sait

Par LIBERATION, avec AFP — 14 avril 2018 à 07:45 (mis à jour à 11:01)
Photo fournie par le service de presse des armées d'un Rafale se préparant à décoller de la base aérienne de Saint-Dizier, le 13 avril 2018 pour une mission en Syrie
Photo fournie par le service de presse des armées d’un Rafale se préparant à décoller de la base aérienne de Saint-Dizier, le 13 avril 2018 pour une mission en Syrie Photo -. AFP

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déclenché dans la nuit de vendredi à samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad. La Russie a alors annoncé convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

  • Frappes des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni en Syrie : ce que l’on sait

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui doutaient jusque-là des représailles à mettre en œuvre, ont déclenché dans la nuit de vendredi à samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad. La Russie a elle annoncé convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Voici ce que l’on sait:

Les forces engagées

L’état-major français a confié la mission de bombardement à plusieurs chasseurs Rafale, selon une vidéo diffusée par l’Elysée et la ministre des Armées Florence Parly.

Londres a utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow. Les Etats-Unis ont tiré des «types de munitions divers», dont des missiles de croisière Tomahawk. D’après Fox News, des bombardiers à long rayon d’action B-1 ont aussi été engagés.

Le ministre américain de la défense Jim Mattis a précisé que les forces américaines avaient employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d’avril 2017 sur la base militaire d’Al-Chaayrate, près de Homs. La défense anti-aérienne syrienne est elle entrée en action mais aucune perte humaine n’a été à déplorer côté américain, selon le Pentagone.

Les cibles visées

Les Britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire – une ancienne base de missiles – à 24 kilomètres à l’ouest de Homs, «où le régime est supposé conserver des armes chimiques». Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient «circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques».

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Selon le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d’armement chimique syrien, l’une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), des centres de recherche scientifique, «plusieurs bases militaires» et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs ont été pris pour cibles.

La télévision d’Etat syrienne a rapporté des «informations» selon lesquelles un «centre de recherches» dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé. Les alliés ont selon le Pentagone pris soin d’éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays. La télévision d’Etat syrienne a affirmé que des missiles avaient été «interceptés» à Homs.

A ce propos, l’armée russe a affirmé que la défense antiaérienne syrienne était parvenue à intercepter 71 des 103 missiles de croisière lancés par les Etats-Unis et leurs alliés. «Cela témoigne de la grande efficacité de ces systèmes (antiaériens) et de l’excellente formation du personnel militaire syrien formé par nos spécialistes», a déclaré le général russe Sergueï Roudskoï lors d’une conférence de presse.

Le bilan

Dans la matinée de samedi, l’armée russe a affirmé que les frappes menées par les Etats-Unis et leurs alliés n’avaient en revanche fait «aucune victime» civile ou militaire. «Selon des informations préliminaires, il n’y a aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne», a déclaré le général Sergueï Roudskoï lors d’une conférence de presse.

Les réactions

Le régime syrien a dénoncé samedi une «violation flagrante» du droit international. La Russie, soutien indéfectible du régime de Damas, a par ailleurs vivement réagi. La Syrie, qui a résisté pendant des années à «une agression terroriste», a été frappée par l’opération militaire occidentale alors qu’elle avait «une chance d’avoir un avenir pacifique», a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères. Quant au régime iranien, il a lui aussi eu des mots très durs. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a ainsi qualifié de «criminels» le président américain Donald Trump, son homologue français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa.

Le Canada, par la voix du Premier ministre Justin Trudeau, a au contraire soutenu l’intervention militaire des occidentaux comme la chancelière allemande Angela Merkel qui a déclaré samedi matin que son gouvernement «soutenait» les frappes visant le régime syrien, une «intervention militaire nécessaire et appropriée» après l’attaque chimique présumée menée. L’Union européenne comme l’OTAN ont également apporté leur «soutien» aux frappes qui selon elle vont réduire la capacité du régime à mener d’autres attaques chimiques.

LIBERATION avec AFP

Publié dans:ARMEE |on 14 avril, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(14/04/2018)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Johnny go home

Gel de certains biens mais droit de regard refusé à David et Laura sur l’album posthume : le tribunal de Nanterre a rendu une décision temporaire qui ressemble à un jugement de Salomon : Læticia Hallyday marque un point à court terme, mais sur le fond les juges tendent – croit-on – à remettre en question la validité du testament.

Il y a dans cette affaire un paradoxe désagréable, qu’on doit néanmoins souligner : il est tout sauf certain que Johnny Hallyday voulait vraiment se considérer comme français. Beaucoup de choses dans sa vie, en tout cas, attestent du contraire. Quoique français par sa mère, ou bien en vertu du droit du sol, puisqu’il est né à Paris, Johnny était de père belge. Ce père ayant disparu, il trouve un père de substitution en la personne de Lee Halliday, danseur américain et compagnon de sa mère. Débutant dans la chanson, Jean-Philippe Smet se fait appeler Johnny, selon la mode naissante, et choisit comme pseudonyme Hallyday avec un «y» à la place du «i», sans doute pour sonner plus anglo-saxon. Smet américanise donc un pseudonyme américain, double intention.

Lors de sa première émission télévisée, Line Renaud, une marraine qui a fait une partie de sa carrière à Las Vegas, le présente comme un Yankee pur sucre né en Oklahoma. C’est sur l’intervention de Charles Aznavour que Johnny renonce à cette fable. Ses premiers tubes, Souvenirs, souvenirs, l’Idole des jeunes, Dadou ron ron, le Pénitencier sont des titres américains traduits, tout autant que l’inoubliable Itsy bitsy petit bikini. Il continuera cette œuvre d’adaptateur tout au long de sa carrière. Et la musique qu’il aime, selon la chanson éponyme, c’est le blues. Johnny s’habillait américain. Il n’était pas en blouson mais en Perfecto, il ne portait pas de pantalon mais des jeans, pas de gilet mais des tee-shirts, pas de bottes mais des boots. Il roulait non en Motobécane mais en Harley-Davidson, et ne portait pas de lunettes mais des Ray-Ban.

Quant au citoyen Hallyday, il a tout fait pour échapper au premier devoir du citoyen français : payer des impôts. Il a essayé successivement la Belgique, Monaco, la Suisse et enfin la Californie. Il devait encore, à sa mort, quelque 900 000 euros, dit-on, au fisc français. Il s’est enfin fait enterrer en France, certes, mais à Saint-Martin, la portion du territoire français la plus proche des Etats-Unis, juste en face de la Floride. Autrement dit cette volonté de le franciser post-mortem est étrange, pour ne pas dire qu’elle confine au harcèlement, situation d’autant plus discutable que l’intéressé n’est plus là pour se défendre. Johnny go home ? Certes, but where is his home ?

Laurent Joffrin
Publié dans:ACTUALITES |on 14 avril, 2018 |Pas de commentaires »

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