Archive pour le 19 avril, 2018

Social………………………….(19/04/2018)

Mobilisation

Social : ça casse mais ça passe

Par Nathalie Raulin et Dominique Albertini — 19 avril 2018 à 21:16
A Paris, jeudi. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 120 000 à défiler dans toute la France.
A Paris, jeudi. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 120 000 à défiler dans toute la France. Photo Albert Facelly ppur Libération

Après près de trois semaines de grève à la SNCF, la mobilisation dans les différents conflits sociaux fléchit, alors que le soutien persistant de l’opinion aux réformes conforte un exécutif inflexible.

  • Social : ça casse mais ça passe

Ils étaient 120 000, selon l’Intérieur, à défiler dans toute la France, jeudi, à l’appel de la CGT et de Solidaires. Le 22 mars, 320 000 fonctionnaires et cheminots étaient dans la rue. C’est peu dire que le durcissement du gouvernement n’a pas amplifié la mobilisation. Engagé sur trois dossiers chauds – réforme de la SNCF, évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et mouvement étudiant – l’exécutif multiplie les déclarations intransigeantes. «Nous irons au bout», affirme sans relâche le Président à l’adresse des cheminots mobilisés, alors que les syndicats ont rompu les ponts jeudi avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Même impassibilité face aux facs occupées, alors que six présidents d’université ont appelé, jeudi, l’exécutif à négocier sur le sujet. La veille à Nantes, c’est le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui s’était chargé de rappeler les règles du jeu aux occupants illégaux de la ZAD : la régularisation avant le 23 avril ou l’expulsion.

Raideur et empressement

Une intransigeance qui s’explique aussi par le soutien de l’opinion sur ces trois sujets : selon un sondage Ifop publié mercredi, 68 % des sondés approuvent les opérations policières contre la ZAD, 59 % la réforme de la SNCF et 55 % celle de l’accès à l’université. Depuis presque trois semaines, l’opinion n’a pas varié : elle soutient encore le gouvernement. Raideur sur le fond, empressement sur la forme : la méthode est caractéristique d’un chef de l’Etat convaincu que son jusqu’au-boutisme de réformes ne doit pas perdre de temps. «Il faut continuer, car les fruits des réformes ne seront là que dans trois ou quatre ans, justifie un élu LREM. Et aussi parce qu’on ne pourra plus rien faire dans deux ans, une fois perdue la légitimité immédiate de l’élection.»

Cet horizon électrise une majorité habitée par l’idée de «faire», où l’on se flatte de chambouler tous azimuts – de l’administration aux partenaires sociaux en passant par l’opposition. «C’est indispensable de bousculer les corps intermédiaires, parce que ça ronronne», assume une ministre. «De la concertation, il y en aurait davantage s’il y avait de vraies propositions en face», défend un autre membre du gouvernement, jugeant que la méthode est bonne «quand on fait face à des organisations qui nous dénigrent le droit de réformer».

Des procédés qui exposent toutefois l’exécutif à un procès en brutalité. «Vous avez appelé votre mouvement En marche, n’auriez-vous pas dû l’appeler En force ?» Lancée par Edwy Plenel, cette pique fut l’une des plus remarquées à l’adresse du Président, le 15 avril. Tandis que, selon l’Ifop, «autoritaire» est le trait le plus associé au chef de l’Etat, à 73 % des sondés. Pour autant, l’indicateur ne vaut pas condamnation de la méthode, selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut : «La phrase de Plenel aurait pu faire mouche, c’est un beau slogan. D’autant que, pour la loi El Khomri ou la plus récente réforme du travail, les critiques s’étaient concentrées sur la méthode – article 49.3 ou ordonnances. Mais celle-ci semble jugée plus acceptable par une partie de l’opinion : sympathisants LREM, mais aussi de droite et même une partie des socialistes. Il y a une demande d’action après l’impuissance du dernier quinquennat, mais aussi une forme d’apathie dans une partie de l’opinion, qui jugera l’exécutif d’abord à ses résultats.»

Toujours selon l’Ifop, les Français sont 46 % à juger la façon de gouverner de Macron «ni moins bonne ni meilleure» que celle de ses prédécesseurs. Et 37 % à la trouver meilleure, nettement plus que pour Sarkozy et Hollande au même moment de leur quinquennat.

Crédit politique

Un constat partagé par le directeur général d’Ipsos, Brice Teinturier : «Ce que traduisent nos enquêtes, y compris celles qui ne sont pas publiées, c’est que pour le moment ça passe. En ce qui concerne la SNCF, les Français considèrent que le statut des cheminots n’est ni équitable ni légitime. Ce qui ne veut pas dire qu’ils adhèrent à l’idée que cela conditionne le redressement de l’entreprise. Mais pour une majorité d’entre eux, le pays est enkysté et la réforme nécessaire. C’est une clé du résultat de la présidentielle : ils créditent Macron d’être un vrai réformateur et se disent convaincus que son action produira des effets positifs.»

Un crédit politique qui légitime, aux yeux de l’opinion, la fermeté de l’exécutif face aux cheminots. A fortiori face aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes ou aux étudiants. Du coup, la volonté de la CGT de faire feu de tout bois pour «coaliser les mécontentements» pourrait, au final, se retourner contre elle : alors que les Français ne voient aucune cohérence entre les différents conflits, c’est au syndicat plus qu’à l’exécutif qu’ils pourraient reprocher de vouloir passer en force.

Nathalie Raulin , Dominique Albertini

Liberation.fr
Publié dans:GREVES |on 19 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Manifs……………………………….(19/04/2018)

Manifestation du 19 avril : tensions à Paris, drôles de chiffres à Marseille

Manifestation du 19 avril : tensions à Paris, drôles de chiffres à Marseille MANIF - Ce jeudi 19 avril 2018, les syndicalistes espéraient rassembler des centaines de milliers de personnes pour une « convergence des luttes ». Selon les observateurs, les chiffres de la participation font le grand écart.

L’essentiel

  • Réforme de la SNCF, réforme de l’accès à l’université, hausse de la CSG pour les retraités, politique de recrutement des fonctionnaires… La CGT organisait ce jeudi 19 avril 2018 une journée de manifestation, baptisée « journée de convergence des luttes ». Elle a mobilisé différents salariés, mais aussi des étudiants et des retraités, tous unis pour s’opposer à la politique d’Emmanuel Macron. En plus des cheminots de la SNCF, en grève depuis maintenant plusieurs semaines, les personnels de la RATP, du secteur de l’énergie, mais aussi des fonctionnaires des écoles et des crèches, se sont également joints au mouvement.
  • A Paris, 15 300 personnes ont manifesté, selon les données d’un collectif de médias, 11 500 selon la police et 50 000 selon la CGT. A Marseille, ce même collectif de médias évoque 5 700 manifestants, là où la CGT a dénombre 65 000 participants.

En direct

20:10 – La mobilisation a réuni 300.000 manifestants, selon la CGT

L’INTERNAUTE

Publié dans:GREVES |on 19 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Manifs……………………..(19/04/2018)

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La mobilisation interprofessionnelle à Paris réunit 15 300 manifestants, d’après notre comptage indépendant. Suivez notre direct
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La lettre de Laurent Joffrin………………(19/04/2018)

Libération 19 avril 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Ramadan : les malheurs de Tartuffe

Tariq Ramadan a chaud aux plumes. Jusqu’ici, lui et ses conseils criaient à la calomnie, à la cabale, au complot ou à la mythomanie. Il apparaît dans l’enquête de Libération et de quelques autres que les relations dont excipaient les plaignantes qui l’accusent de violences sexuelles avaient une réalité tangible, sous la forme d’une robe tachée, de SMS innombrables, d’enregistrements et de vidéos. Cela ne signifie pas que le prédicateur soit coupable de viol, mais que ses dénégations globales sont largement mises à mal. Il va lui falloir trouver un autre système de défense. Ramadan n’est pas un violeur aux yeux de la justice (elle n’en a pas encore décidé), mais il est clair aux yeux de tous que c’est un tartuffe. Rappelons que le prédicateur a prononcé d’innombrables discours rigoristes sur la prohibition nécessaire des relations hors mariage et sur la pudeur des jeunes filles. Drôle de pudeur, quand on lit les SMS révélés hier.

Panique dans les comités de soutien et chez les pétitionnaires. L’idole des prudes était un dragueur, peut-être plus. L’islamo-gauchisme est en deuil. On fera un sort particulier à une pétition publiée par Mediapart signée par une pléiade d’intellectuels. Dans ce texte d’apparence prudente, les auteurs suggéraient avec insistance que Ramadan était la victime d’une «instrumentalisation» de la lutte des femmes et que la justice dans cette affaire était partiale, dans la mesure où elle traitait plus durement un musulman qu’un autre justiciable. Prolongement pratique des thèses en vogue dans l’extrême gauche selon lesquelles nous serions confrontés à un «racisme systémique» ou, encore pire, à un «racisme d’Etat».

Or il apparaît que si la justice met en cause Ramadan, c’est sur la base d’éléments sérieux et que s’il est maintenu en détention, c’est notamment pour éviter qu’il puisse faire pression sur les plaignantes, comme le laissent à penser certains de ses SMS. Ramadan est présumé innocent. Mais il y a contre lui des indices concordants qui demandent éclaircissement. Nul racisme dans ce cas, mais une procédure classique. Suggérer le contraire, comme l’ont fait ces militants et ces universitaires, c’est remplacer les jugements rationnels par un communautarisme pavlovien. C’est-à-dire tout le contraire des valeurs élémentaires de la gauche.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 19 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Manifs et grèves…………………………(19/04/2018)

Manifs et grèves multiples ce jeudi, la CGT tente d’initier une « convergence des luttes »

Manifs et grèves multiples ce jeudi, la CGT tente d'initier une "convergence des luttes"
Manifestants CGT dans la gare Saint-Charles à Marseille, le 4 avril 2018 (Claude Paris/AP/SIPA)

133 mobilisations sont annoncées ce jeudi. Des grèves ont lieu à la SNCF, dans l’énergie, des crèches et écoles, La Poste et l’audiovisuel.

Par L’Obs

Publié le 19 avril 2018 à 07h49

« Convergence des luttes ! » C’est le slogan que s’apprêtent à scander ce jeudi cheminots, fonctionnaires ou encore salariés de l’énergie, à l’appel de la CGT et de Solidaires, dans une première tentative de construire un front commun contre Emmanuel Macron.

Les initiateurs de cette journée d’actions nationale interprofessionnelle prévoient 133 mobilisations dans toute la France, auxquelles pourraient venir se joindre des étudiants.

 

A Marseille, la manifestation part à 10h30 du Vieux-Port, en direction de la place Castellane. Le cortège parisien quitte Montparnasse à 14 h pour la place d’Italie. En plus des chiffres « police » et « organisateurs », un collectif de médias, dont l’AFP, publiera son propre comptage des manifestants des deux villes, réalisé par le cabinet Occurrence.

« Coupures ciblées » dans l’énergie

Outre les manifestations, les grèves devraient causer des perturbations. A la SNCF, un TGV sur trois et deux TER sur cinq seront en circulation.

Les perturbations s’annoncent plus faibles dans les transports urbains. A Paris, les problèmes concernent essentiellement les RER, avec notamment un train sur deux sur la ligne B. En revanche, la RATP annonce un trafic « normal » dans les métros, « quasi normal » dans les bus. A Marseille, seuls les bus devraient être légèrement perturbés.

Dans l’énergie, la CGT annonce des « coupures ciblées », « en direction des entreprises où les employeurs licencient » ou « criminalisent l’action syndicale ». Parallèlement, le syndicat compte mener des « opérations ‘Robin des bois’ », qui consistent à remettre le courant dans les foyers qui ne paient pas leurs factures, a indiqué Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

 

La mobilisation affecte aussi certaines crèches et écoles, où l’accueil des enfants ne sera pas toujours assuré. Dans les maternelles, les agents territoriaux spécialisés (Atsem) entament ce jeudi un mouvement de grève reconductible. 

Des débrayages sont également prévus à La Poste, chez les fonctionnaires et dans l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France).

Enchaînements de grèves

Si cette journée d’actions devrait bénéficier d’un grand soleil, la météo sociale, quant à elle, est orageuse.

Les grèves s’enchaînent dans divers secteurs : les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis début avril contre la réforme ferroviaire ; les fonctionnaires, qui défendent aussi leur statut, organisent une troisième journée de grève le 22 mai, la deuxième à l’appel de tous les syndicats ; Air France sort d’une neuvième journée de grève sur des revendications salariales.

La contestation monte également dans le secteur de la santé, notamment dans les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).

 

En dehors du monde du travail, des facultés sont occupées ou bloquées par des opposants à la réforme Parcoursup, accusée d’instaurer une « sélection » à l’entrée à l’université. Le mouvement a gagné Sciences-Po, à Paris, qui était en partie occupé mercredi. 

Désormais, la CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une « coagulation » des « mécontentements » à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont « peu à voir » entre eux.

Philippe Martinez lui a répondu, mercredi soir sur Franceinfo, qu’il y avait un « tronc commun » autour des « questions de pouvoir d’achat » et « d’emploi ».

« Pas la tasse de thé de la CFDT »

Mais la « convergence des luttes », mot d’ordre de la journée, ne fait pas l’unanimité chez les syndicats. « Ce n’est pas la tasse de thé de la CFDT », déclarait fin mars son leader Laurent Berger, estimant que cela « ne permet jamais d’avoir des résultats concrets pour les travailleurs ».

En revanche, la CGT ne désespère pas de rallier Force ouvrière. Aujourd’hui réfractaire, le syndicat pourrait changer de ligne après son congrès, qui a lieu à Lille du 23 au 27 avril. Pascal Pavageau, qui va succéder à Jean-Claude Mailly à la tête de FO, est ouvert à une « unité d’action ».

Du côté du gouvernement, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, alerte sur « l’impact » des grèves « sur la croissance », même s’il est « limité » pour le moment. Selon Le Maire, « le plus tôt nous pourrons sortir » des mouvements sociaux, « le mieux ce sera ».

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

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Publié dans:GREVES |on 19 avril, 2018 |Pas de commentaires »

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