Archive pour le 4 mai, 2018

Et c’est le Figaro qui le dit…………………..(04/05/2018)

Sondage : six Français sur dix ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente en 2022

  • Par  Marcelo Wesfreid
  • Mis à jour le 04/05/2018 à 17:31
  • Publié le 04/05/2018 à 17:00
Sondage : six Français sur dix ne veulent pas qu'Emmanuel Macron se représente en 2022

INFOGRAPHIE – Selon notre sondage Odoxa-Dentsu Consulting, le président de la République est jugé ni humble ni proche des gens.

 

Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Les Français font crédit à Emmanuel Macron d’être à la hauteur de la fonction, mais une nette majorité (59 %) ne souhaite pas pour autant qu’il se représente en 2022. C’est ce qui ressort du sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. Petite consolation: après la première année de François Hollande à l’Élysée, ils étaient 77 % à ne pas vouloir de reconduction. On connaît la suite: le Corrézien n’a jamais réussi à redresser la barre.

» LIRE AUSSI – Ivan Rioufol: «An I, pourquoi Macron se trompe de route»

Ce mauvais résultat pour Emmanuel Macron s’explique par deux raisons. D’abord, des traits d’image très contrastés. Si l’actuel chef de l’État est reconnu comme dynamique (78 %), sachant où il va (66 %), incarnant le renouveau (59%) et même compétent, il est vu comme ni humble (76%) ni proche des gens (68%).

Un président clivant

Ensuite, l’orientation de sa politique est jugée trop déséquilibrée, penchant plus à droite qu’à gauche. Ses réformes sont «socialement injustes» pour 72 % des Français. Sept Français sur dix acceptent de lui coller la désormais fameuse étiquette du «président des riches», qui risque de s’enkyster. La suppression surprise de l’«exit tax», cette taxe censée éviter l’exil fiscal des chefs d’entreprise, ne va rien arranger. Elle arrive après la transformation de l’ISF et la mise en place d’une flat tax sur les revenus financiers destinée à attirer les capitaux étrangers. «Cette perception le poursuivra sans doute – avec plus ou moins d’intensité – jusqu’à la fin de son quinquennat et est clairement ce qui empêche les Français, pour le moment, de tirer un bilan globalement positif d’un an de présidence Macron», analyse Gaël Sliman, le président d’Odoxa.

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Sondage……………………………..(04/05/2018)

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Un an après son élection, Emmanuel Macron est perçu comme un « président des riches » par les trois quarts des Français, selon un sondage
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Le social sauce macron………………..(04/05/2018)

Récit

A Paris, les LREM s’en prennent aux HLM

Par Tonino Serafini — 3 mai 2018 à 20:46
Paris, avec 20 % de HLM, n’a pas encore atteint le quota de 25 % exigé par la loi Solidarité et renouvellement urbain.
Paris, avec 20 % de HLM, n’a pas encore atteint le quota de 25 % exigé par la loi Solidarité et renouvellement urbain. Photo Benoit Grimbert

Sous couvert de favoriser les classes moyennes, les élus macronistes proposent de vendre 1 % du parc social de la capitale tous les ans. Ce vœu, qualifié de «complètement démago» par la mairie, est débattu ce vendredi au Conseil de Paris.

  • A Paris, les LREM s’en prennent aux HLM

La séance s’annonce animée, voire houleuse, vendredi au Conseil de Paris, appelé à débattre d’un vœu des élus macronistes. Leur texte propose ni plus ni moins de vendre tous les ans près de 2 500 HLM dans une capitale qui manque cruellement de logements aux loyers accessibles. L’affaire suscite déjà une vive polémique. Pourquoi céder des logements du parc social à Paris alors que les prix du marché locatif sont explosifs ? Il faut compter entre 1 600 et 2 200 euros par mois (selon les quartiers) pour louer un appartement familial de 70 m2 dans le privé. En HLM, c’est trois fois moins cher.

Tous élus aux municipales de 2014 sur des listes PS, UMP, UDI ou Modem avant de rallier Emmanuel Macron, les auteurs de ce vœu proposent de devancer une mesure controversée du projet de loi «évolution du logement, de l’aménagement et du numérique» (Elan). Elle oblige tous les organismes de HLM à vendre 1 % de leur patrimoine chaque année. S’il était adopté en l’état, ce texte autoriserait la vente de logements sociaux, y compris dans les villes qui en ont très peu, comme Neuilly-sur-Seine, Le Vésinet ou Cannes. Et aussi à Paris qui, avec 20 % de HLM, n’a pas encore atteint le quota de 25 % exigé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (Paris compte 250 000 HLM sur un parc total de 1,3 million de logements). Le projet de loi Elan ne sera pas examiné par l’Assemblée et le Sénat avant juin. Mais les élus macronistes parisiens veulent aller plus vite que le Parlement, et faire appliquer dans la capitale un texte avant même qu’il ne soit voté et peut-être amendé par les députés et sénateurs. «Nous, on essaye de défendre l’application de la politique gouvernementale, explique à Libération Anne-Christine Lang, conseillère de Paris (ex-PS), élue députée sous l’étiquette LREM en 2017. Avec notre vœu, on veut donner la possibilité à des gens qui gagnent entre deux et trois Smic [de 2 300 et 3 450 euros, ndlr], à des familles de la classe moyenne, d’accéder à la propriété à Paris.» Même son de cloche chez les autres élus signataires du texte soumis au débat, qui mettent aussi en avant une mesure pro-classes moyennes.

Nerf de la guerre

«C’est totalement démago», riposte Ian Brossat, adjoint (PCF) chargé du logement à la mairie de Paris. «Qui peut croire sérieusement qu’avec des revenus moyens, un ménage avec des enfants va pouvoir débourser 700 000 ou 800 000 euros pour acheter son appartement HLM qu’il occupe ? interroge-t-il. Sauf à brader ces logements qui appartiennent à tous les Parisiens, ce qui serait totalement inacceptable pour les deniers publics.» Cette question du tarif auquel seraient vendus les HLM n’est pas fortuite. Anne-Christine Lang laisse entendre qu’il «n’est pas question de vendre un logement social» aux «prix du privé». Mais dans ce cas, sous couvert de faciliter l’accession de la classe moyenne à la propriété, les acquéreurs, qui achèteraient à des prix très inférieurs au marché, réaliseraient d’incroyables plus-values au détriment de la collectivité.

Le vœu des élus macronistes a peu de chances d’être adopté. Même avec le renfort des élus de droite, ils ne disposent pas d’une majorité au Conseil de Paris. Certains voient dans cette affaire un coup de com téléguidé par Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui nourrit des velléités de candidature à la mairie de Paris aux municipales de 2020 (lire notre article). Et pour mieux préparer son atterrissage, il «multiplie les coups» contre la politique d’Anne Hidalgo. «Cette offensive par le prisme de la vente des HLM ne me surprend pas. Griveaux a enfourché le programme le plus droitier de LREM», dit de lui un élu PS bourguignon qui a bien connu Griveaux lorsqu’il était vice-président du conseil départemental de Saône-et-Loire. «La stratégie de LREM dans la capitale est de se substituer à la droite parisienne, ajoute Rémi Féraud, président du groupe PS au Conseil de Paris. Benjamin Griveaux veut faire une OPA sur cet électorat en revisitant tous les vieux thèmes de la droite parisienne, comme la vente des HLM.»

Pour motiver leur vœu, les élus macronistes reprennent l’argumentaire du gouvernement figurant dans le projet de loi Elan. En substance : la vente d’un logement HLM «permet la construction de trois logements [sociaux]», en procurant des fonds propres aux organismes. A condition que le logement soit déjà amorti, c’est-à-dire remboursé. Car pour construire, les HLM recourent à des emprunts d’une durée de trente à cinquante ans, les loyers acquittés par les locataires servant à payer le prêt. Or tout le parc social de la capitale est loin d’être remboursé.

Infographie - les logements sociaux à Paris

En outre, avoir des fonds propres n’est pas suffisant pour construire afin de reconstituer une offre locative. Dans la capitale, le nerf de la guerre, c’est les terrains à bâtir. «Le problème que nous avons pour faire plus de logements sociaux à Paris, ce n’est pas l’argent, mais la rareté du foncier», souligne Ian Brossat. Pas de parcelles, pas de possibilité de réaliser de nouveaux HLM pour compenser ceux vendus. Le vœu des macronistes porte sur «un plan quinquennal» de ventes de 1 % du parc HLM par an. A raison de 2 500 cessions chaque année, cela ferait un total de 12 500 logements sociaux «en moins pour l’éternité à Paris», affirme Jean-Yves Mano, ancien adjoint au logement de Delanoë, aujourd’hui président de Consommation, logement et cadre de vie, une association de consommateurs opposée à ces ventes.

Lors de la présentation du projet de loi Elan en Conseil des ministres, Libération avait interrogé le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, sur la difficulté de reconstituer une offre de HLM – après des ventes – dans des villes déjà construites comme Paris, en raison de la pénurie de terrains. Réponse : «Il y a beaucoup de foncier en première couronne.» Sous-entendu en banlieue, où il y a déjà beaucoup de logements sociaux.

«Part d’effort»

Anne-Christine Lang ne dit pas autre chose, affirmant que la «question du logement et de la mixité sociale doit s’envisager à l’échelle de la métropole», et donc de reconstituer l’offre de HLM au-delà du périphérique. «Bien sûr, répond Rémi Féraud. Mais à condition que Paris prenne sa part d’effort dans le logement des foyers modestes. Or avec ce vœu, on veut les envoyer en banlieue comme le faisait la droite dans les années 90.» Il y a quelques années, Anne-Christine Lang défendait pourtant son droit d’habiter à Paris avec ses enfants dans un 110 m² appartenant à un bailleur social qu’elle a quitté en 2014 lorsqu’elle est devenue députée (PS), à la place de Jean-Marie Le Guen, nommé ministre.

Tonino Serafini

Liberation.fr
Publié dans:Politique |on 4 mai, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………..(04/05/2018)

Libération 03 mai 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’industrie du doute

«En temps de guerre, la première victime, c’est la vérité.» Cet adage attribué à Rudyard Kipling a été parfaitement assimilé par la propagande russe, qui trouve en France une myriade de gogos plus ou moins intéressés, Le Pen et Mélenchon au premier rang, pour l’appliquer avec zèle. On lira avec profit sur ce point l’enquête que publie Libération sur la désinformation russe. Elle est éclairante.

Cette tactique est de tout temps. Les états-majors, les gouvernements, les services secrets usent de toutes sortes de ruses pour tromper l’opinion et leurs ennemis. Elle a pris avec la puissance des réseaux sociaux une actualité aiguë. Ainsi chaque attaque chimique déclenchée par le régime syrien se double aussitôt d’un bombardement de fake news dans le monde virtuel. On tue les civils sur le terrain, on assassine la rationalité dans le cyberespace. L’industrie du doute devient une des divisions du complexe militaro-industriel poutinien. Les images ? Une mise en scène. Les témoins ? Ils sont partiaux. Les ONG ? Elles travaillent pour l’opposition. Les Etats démocratiques ? Ils mentent, etc. Et si jamais la réalité des attaques chimiques apparaît – ce fut le cas à plusieurs reprises – on change aussitôt son fusil d’épaule : ces armes chimiques sont celles des rebelles. Les affirmations se contredisent grossièrement, mais on compte sur la tête de linotte des réseaux sociaux pour remplacer le premier mensonge par un autre, tout aussi grossier. Toutes ces affirmations ne sont étayées par rien, aucun rapport officiel, aucune enquête indépendante, aucun élément matériel. Les ONG et les gouvernements démocratiques y opposent des faits, des arguments, des photos, des vidéos, des témoignages d’ONG parfaitement crédibles, des précédents établis, des communiqués étayés et pesés au trébuchet. On ne prend même pas la peine de les réfuter, encore moins point par point. Ce qui compte, c’est la confusion, le brouillage, la multiplication des objections, la prolifération des mensonges déstabilisants. Comme en économie, la mauvaise monnaie chasse la bonne et l’accumulation des sophismes finit par ébranler les consciences les plus solides. Enfin, si les organisations internationales mettent sur pied une équipe indépendante et indiscutable, la Russie obtient sa dissolution par veto.

La vérité est une et l’erreur multiple : les propagandistes jouent donc le nombre contre la raison. Certes, la vérité émerge au bout du compte. On sait aujourd’hui de manière prouvée, établie, certaine, que le régime syrien a mené par le passé plusieurs attaques chimiques destinées à chasser les combattants de leur refuge et à terroriser les civils pour obtenir ensuite leur évacuation dans un élan humanitaire ostensible. Il sera de même pour l’attaque de la Ghouta. Mais comme disait Bonaparte : «Il faut retenir les informations jusqu’à ce qu’elles n’aient plus d’importance.»

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 4 mai, 2018 |Pas de commentaires »

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