Archive pour le 7 mai, 2018

M & M pas fameux………………(07/05/2018)

 

Un an après : la France dans le piège M & M (Macron – Mélenchon)

Un an après : la France dans le piège M & M (Macron - Mélenchon)
Emmanuel Macron hilare à la une du magazine « Forbes » cette semaine. (Forbes)

Par ses réformes et ses provocations droitières, le président, qui fête son premier anniversaire à l’Elysée, a choisi d’étouffer Wauquiez et de faire de Mélenchon son principal opposant. Quand la gauche de gouvernement sortira-t-elle de son coma ?

Emmanuel Macron se targue souvent de faire ce qu’il dit, à la différence de ses prédécesseurs. Pourtant, il est une promesse de campagne qu’il n’a pas respectée – ou pour être précis, qu’il n’a respectée qu’à moitié – c’est celle de suivre une politique « et de gauche, et de droite ». Il s’agissait dans son esprit de faire « turbuler le système », pour reprendre une expression de Jean-Pierre Chevènement, et de se poser en rassembleur.

Pendant la première année de son quinquennat, Macron a choisi de suivre au pas de charge une politique « et de droite, et de droite ». Suppression de l’ISF sur les titres boursiers, baisse de l’imposition sur les revenus du capital via l’instauration d’une taxe forfaitaire, abolition de l’ »exit tax », cet impôt sur les plus-values latentes visant des fortunes s’installant à l’étranger ; flexibilisation du marché du travail par ordonnances avec plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif ; renforcement des pouvoirs du ministère de l’Intérieur, au détriment de ceux des juges ; durcissement de la politique d’immigration ; refus d’écouter les syndicats – même les plus modérés – pour mener la réforme de la SNCF… L’hémisphère gauche du président dort visiblement encore : seul l’autre fonctionne à plein régime.

 

Dès son arrivée à l’Elysée, le président a mis le cap à droite, sans slalomer, sans tergiverser. Il a placé un juppéiste à Matignon et truffé Bercy, le cœur de la politique économique, de conservateurs. Il a repris à son compte tous les credo libéraux du Medef : il faut baisser les charges, attirer les capitaux, flexibiliser le marché du travail, réduire le déficit budgétaire, dégonfler le nombre de fonctionnaires…

Provocations décomplexées

Le plus curieux, c’est qu’Emmanuel Macron, qui en 2014 encore n’hésitait pas à se déclarer « socialiste », en rajoute dans la provocation droitière. Il semble parfois même y prendre du plaisir. L’annonce de la suppression de l’ »exit tax », créée par Nicolas Sarkozy en 2011 pour lutter contre l’évasion fiscale, est un bon exemple. C’est une taxe complètement anodine, qu’appliquent bien d’autres pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne ou les Pays-Bas. Mieux : une directive européenne prévoit d’instaurer dès 2020 dans tous les pays une « exit tax » similaire pour les entreprises…

Mais Emmanuel Macron a tenu à claironner la fin de cette mesure « décourageant les entrepreneurs ». Il a choisi de le faire dans « Forbes », le magazine américain qui chante les louanges du capital et dresse avec gourmandise des podiums de grandes fortunes. Le président français apparaît hilare à la une du journal, sous le titre « Leader of the Free Markets », leader des marchés libres. Dans l’interview qu’il donne, il va jusqu’à comparer le capital à une femme qu’il faudrait séduire…

M & M pas fameux..................(07/05/2018) dans Non classé 16512361

Pourrait-on imaginer, pour agacer l’électeur de gauche, plus vilain chiffon rouge ? Visiblement, le président n’en a cure. Dans ses propos publics, il  ne fait rien pour corriger l’image de « président des riches » qui lui colle à la peau. « Il n’y a pas d’autre choix » que sa politique, répète-t-il dans « Forbes », faisant écho au fameux TINA (« There is no alternative ») de Margaret Thatcher. Et dans le (troisième) documentaire que lui a consacré son ami Bertrand Delais, il n’hésite pas à prendre de haut ceux qui s’émeuvent de voir le pouvoir d’achat des plus fragiles baisser :

« Les gens [...] qui pensent que, en quelque sorte, le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL [aides personnalisées au logement, NDLR], ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. »

Calcul politicien

Emmanuel Macron semble avoir renoncé à bâtir une base politique au centre de l’échiquier. Tout se passe comme s’il avait choisi, sans se soucier de sa propre popularité, de jouer la carte de la droite décomplexée, à la fois libérale et autoritaire. Ce faisant, le président français va bien au-delà du traditionnel jeu de la « triangulation« , par lequel un Tony Blair ou un Bill Clinton asticotaient les gens du camp d’en face, en leur piquant des pans entiers de leurs programmes. Macron, lui, asphyxie littéralement la droite classique, au grand dam du leader LR Laurent Wauquiez.

Ce dernier, pour tenter de retrouver un peu d’air, est conduit à se positionner de plus en plus loin à droite, doublant parfois même le Front national… Avec le résultat désastreux que l’on sait : selon un sondage Ifop, si l’élection de 2017 devait avoir lieu aujourd’hui, avec Wauquiez à la place de Fillon, le leader de la droite ne recueillerait que 8% des voix (contre 20% l’an dernier pour Fillon !). Un fiasco monumental.

Avec ses réformes hémiplégiques et ses provocations à répétition, Emmanuel Macron ne se contente pas de jivariser Wauquiez : il fait symétriquement gonfler son « négatif », Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise apparaît comme le seul opposant sérieux à « Jupiter ». La gauche traditionnelle, décimée lors des dernières élections, ne se relève pas. Comment le pourrait-elle, alors que c’est elle-même qui a produit ce président-là ? Pour ce dernier, la situation politique est assez confortable. Car il n’a aucun rival dans les partis de gouvernement traditionnels, LR ou le PS.

« Entre Mélenchon et nous, il n’y a rien »

Tout cela est probablement calculé. Emmanuel Macron applique en réalité le fameux théorème du gaulliste André Malraux : « Entre les communistes et nous, il n’y a rien » ; il suffit de remplacer « les communistes » par « La France insoumise »…

Le nouveau pouvoir techno/libéral a tout intérêt à éviter le retour du modèle politique traditionnel, qui reposait sur une alternance entre conservateurs et progressistes. Il est plus sûr, juge Macron, d’avoir en face de soi une opposition qui fait peur à la très grande majorité des électeurs : à la fois anti-élite, anti-Europe, anti-marché et anti-médias, comme l’était jadis le PCF.

 

 

Après tout, le théorème de Malraux (qui était en réalité celui de De Gaulle, ce roué politicien) a prouvé son efficacité : pendant les 23 premières années de la Ve République, la gauche a été écartée du pouvoir.

Pour sortir de ce piège du modèle M&M (Macron & Mélenchon), la gauche de gouvernement doit sortir de son coma. Qui parviendra à la réveiller ?

Publié dans:Non classé |on 7 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Eh ! oui……………………………..(07/05/2018)

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Un an après la présidentielle, les villages « 100% Macron » de l’Aude s’estiment « oubliés »
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Publié dans:Politique |on 7 mai, 2018 |Pas de commentaires »

L’art de la négociation gouvernementale…………(07/05/2018)

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Publié dans:GREVES |on 7 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Et comment !! (07/05/2018)

Comptes de campagne de Macron : Faure (PS) souhaite une enquête du parquet financier

La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.

Le Monde.fr avec AFP | 06.05.2018 à 14h54 • Mis à jour le 07.05.2018 à 00h56

image: http://img.lemde.fr/2018/05/06/0/0/5070/3380/1068/0/60/0/36c3fa9_30923-cm9tmf.mf5e8.jpg

Emmanuel Macron a animé le premier meeting de son mouvement politique «  En marche  » dans la salle de la Mutualité à Paris, mardi 12 juillet 2016. Ce meeting est l’un des événements organisés par GL Events, facturé avec d’importantes ristournes.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche 6 mai que le parquet national financier « puisse s’autosaisir » à propos des avantages qu’aurait reçus Emmanuel Macron de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.

Notre enquête :   Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron

« Je souhaiterais aujourd’hui que le parquet financier, s’il pense qu’il y a matière à enquêter, puisse s’autosaisir et faire en sorte qu’il y ait un droit de suite judiciaire », a dit M. Faure, invité de « Questions politiques », sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.

« Conflits d’intérêts », « connivence »

« On découvre qu’il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux, dans cette campagne, il y a une espèce de connivence », a-t-il ajouté. Olivier Ginon, le directeur de GL Events est en effet un proche de Gérard Collomb et a été qualifié d’« ami » par Emmanuel Macron lors d’un discours, le 27 septembre 2017, à l’occasion de l’édition 2017 du concours gastronomique les Bocuse d’or.

« Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne », a-t-il continué, ils « ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux ». Selon le site d’information Mediapart, Bruno Latrigue, le directeur des relations institutionnelles à GL Events, a par ailleurs participé à la rédaction de notes pendant la campagne pour l’équipe d’Emmanuel Macron.

« Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d’intérêts n’a pas été au-delà de l’élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n’a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique », a encore dit M. Faure.

Selon Mediapart et Le Monde, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », accordées par le champion de l’événementiel GL Events à l’équipe de campagne de M. Macron, élu président le 7 mai 2017.

Jeudi 5 mai, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que les comptes de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron étaient « les plus sincères de tous ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2018/05/06/comptes-de-campagne-macron-faure-ps-souhaite-une-enquete-du-parquet-financier_5295049_823448.html#5ECtxaeX4QdweSPK.99

Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 mai, 2018 |Pas de commentaires »

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