Une belle figure du gouvernement…………….(08/05/2018)

Affaire Business France : Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai

Affaire Business France : Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai

Muriel Penicaud à Paris, le 27 avril 2018. (E. FEFERBERG/AFP)

La ministre du Travail est convoquée en vue d’être placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Par L’Obs

Publié le 08 mai 2018 à 16h24

Muriel Pénicaud va être entendue par un juge le 22 mai prochain dans l’affaire Business France. Révélée par le « Canard enchaînée », dans son édition à paraître cette semaine, l’information a été confirmée à l’AFP par le cabinet de la ministre du Travail, mardi 8 mai. L’entourage de la ministre s’est en revanche refusé à tout autre commentaire.

Convoquée par le juge en vue d’être placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

 

 

Cette convocation fait suite à l’ouverture d’une information judiciaire pour soupçons de favoritisme concernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre, à Las Vegas en janvier 2016. Ce voyage avait été préparé par Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dirigée à l’époque par Muriel Pénicaud.

Cet organisme public avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisé autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.

Etait-elle au courant des dysfonctionnements ?

C’est en mars 2017 que le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », suite à un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le « Canard enchaîné ». Cette enquête a ensuite été confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié.

Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées. La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée.

D’après « Le Monde », Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) que son ancienne patronne ne pouvait être tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation. Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

(avec AFP)

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Publié dans : "AFFAIRES" |le 8 mai, 2018 |Pas de Commentaires »

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