Archive pour le 18 mai, 2018

La lettre de Laurent Joffrin…………….(18/05/2018)

Laurent Joffrin
La lettre politique

Le prix international du «factchecking» pour Libé

Les médias mentent, les médias sont manipulés, les médias manipulent, les médias sont contrôlés, et tutti quanti. L’antienne a fait florès. La récusation de la presse, de la radio et de la télévision est devenue le pont-aux-ânes des faux esprits forts. Une fois l’information pluraliste et le travail des journalistes discrédité, le plus souvent par les extrêmes, qui n’aiment pas les faits avérés et leur préfèrent les scies de leur propagande, la conséquence ne s’est pas fait attendre. Sur les réseaux, qui sont comme la langue d’Esope, formidable outil de culture et de communication, mais aussi véhicules de toutes les rumeurs et de tous les mensonges, les fake news ont tenu la dragée haute aux enquêtes les mieux documentées, les sites complotistes se sont présentés comme des sources «alternatives», les assertions les plus foutraques ont eu droit de cité dans le débat public. La montée du populisme a démultiplié cette fausse monnaie informative qui a tendu, comme toujours, à chasser la bonne, sur fond de prolifération de la démagogie.

Pour lutter, Libération, a créé, il y a dix ans, une rubrique ad hoc, vite imitée – chose très bénéfique – par d’autres organes d’information : «Désintox», consacrée à la rectification aussi honnête que possible de ce qu’on n’appelait pas encore les fake news, bientôt diffusée en partenariat sur Arte, jusqu’à aujourd’hui, dans l’émission «28 minutes» d’Elisabeth Quin. Dix ans plus tard, en 2017, la rubrique s’ouvrait aux questions posées directement par les lecteurs et les internautes, avec un succès qui démontrait par le fait son utilité. CheckNews était né. Depuis cette date, plus de 1 500 réponses ont été apportées aux questions posées par les internautes sur tous les thèmes : immigration, économie, faits de société, éducation, culture, sujets internationaux, etc.

Innovation

Cet effort de longue haleine, mené par une équipe de journalistes étoffée et permanente, reçoit aujourd’hui une reconnaissance éclatante, qui couronne le travail constant et rigoureux de Cédric Mathiot et de son service : le projet de Libération a remporté le «Fact Forward», qui est le prix international de l’innovation dans le factchecking. Ce fonds d’innovation est décerné par l’International Fact Checking Network (IFCN), le réseau international de factchecking.

CheckNews, le projet de Libération, a été choisi parmi 50 projets venant de 44 pays, par le jury de l’IFCN, présidé par Bill Adair, le fondateur de Politifact, site américain de référence en matière de factchecking. Le prix récompense l’innovation dans les formats, le modèle économique, ou l’innovation technologique avec une bourse de 50 000 dollars (42 421 euros), qui va permettre à CheckNews de se développer maintenant à l’étranger. L’ambition de Libé est de développer des passerelles éditoriales et techniques avec des médias étrangers, comme cela a été initié avec Nawaat, jeune média tunisien, à l’occasion des récentes élections municipales tunisiennes. Le prix IFCN va donner à Libération les moyens de mener à bien cette ambition tout en continuant à développer l’offre sur tous les supports de Libé.

Depuis quelques années, les fake news sont devenues un sujet de préoccupation mondial et une inquiétude pour tous les démocrates attachés à la rationalité dans le débat public. Pionnier dans le factchecking, Libération continuera avec des moyens renforcés de contribuer à cette œuvre de salubrité civique. Ce n’est qu’un début…

Posez vos questions à l’équipe de journalistes de CheckNews et découvrez les 1 500 réponses déjà apportées aux lecteurs de libération.fr

Publié dans:Politique |on 18 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Le social vu par Jonas……………..(18/05/2018)

éduire les aides sociales: le rapport explosif de Bercy ou le retour du « musée des horreurs »

POLITIQUE – En pleine grogne contre la politique sociale du gouvernement, le dossier est excessivement sensible. Des pistes visant à revoir les critères d’attribution de certaines aides sociales ou à réduire leur montant sont actuellement étudiées par Bercy, en quête d’économies pour tenir ses engagements budgétaires, peut-on lire dans Le Monde ce vendredi 18 mai. Le quotidien, qui explique s’être procuré une note interne de la direction du budget chargée d’élaborer le budget de l’Etat français, dévoile que plusieurs « pistes d’économies » ont été proposées au gouvernement, portant sur des dispositifs d’aide aux ménages et aux personnes démunies.

Contacté par l’AFP, le ministère des Comptes publics a assuré que ces propositions n’émanaient pas du gouvernement. « Il s’agit d’un document de travail technique de l’administration », a-t-on expliqué. L’application de telles mesures, qui vont d’un recentrage des APL jusqu’à une désindexation sur l’évolution des prix, constituerait une bombe à retardement politique à l’heure où Emmanuel Macron peine à se défaire de son étiquette de « président des riches » et où ses adversaires, de droite comme de gauche, l’accusent de mener une politique injuste contre les plus démunis et les classes moyennes. Encore récemment, le gouvernement a admis que la baisse de 5 euros des aides au logement décrétée en 2017 avait été une « erreur« .

Le retour du « musée des horreurs »

Ce n’est pas la première fois qu’un document émanant de l’administration de Bercy embarrasse l’exécutif. Récemment, l’ancien ministre du Budget Christian Eckert a démenti avoir envisagé de baisser les APL en réponse aux accusations du gouvernement Philippe. L’ancien secrétaire d’État avait toutefois reconnu que la mesure lui « avait été proposée par l’administration, au milieu d’une quarantaine d’autres qui chacune pouvait faire économiser 10, 20, 50 ou 100 millions d’euros ». Cette mesure faisait en fait partie d’une « liste de mesures que l’on appelle ‘le musée des horreurs’, des mesures généralement refusées par les prédécesseurs et qu’elle essaye de replacer », expliquait alors Christian Eckert.

Dans ce document, intitulé « Transformer les prestations sociales », et que Le Monde cite à plusieurs reprises, la direction du budget estime que les aides sociales constituent « un poids croissant » pour les finances publiques, de l’ordre de 26% des dépenses.

Or « plusieurs approches » sont « possibles pour maîtriser la dynamique », estime la note, qui passe en revue une série de pistes. Parmi elles: une révision des « règles d’éligibilité » des prestations, une meilleure prise en compte du patrimoine des personnes dans le calcul des allocations, ou la désindexation des minima sociaux sur l’évolution des prix.

Ces propositions interviennent alors que le gouvernement s’est engagé à mettre en oeuvre de vastes économies -évaluées initialement à 60 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat- pour tenir ses objectifs de réduction du déficit public.

Un comité d’experts, baptisé CAP 2022 (Comité action publique 2022), doit remettre un rapport très attendu listant les pistes d’économies possibles sur la sphère publique. Ce document — prévu initialement fin mars — devrait être remis à Matignon début juin.

Jeunes et personnes âgées encore ciblés?

Plusieurs dispositifs sont ainsi passés en revue, comme l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA), destinée aux personnes âgées. Cette prestation pourrait être recentrée « sur les publics prioritaires » pour garantir sa « soutenabilité » dans « un contexte de vieillissement démographique », propose la note citée par Le Monde.

Pour les aides personnelles au logement (APL) pour les étudiants, jugées « peu ciblées », faute de prendre en compte les ressources réelles des bénéficiaires, la direction du budget propose d’intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans les ressources servant de base à leur calcul « à compter de 2020″.

Pour les bourses sur critères sociaux, enfin, elle suggère d’ »accroître le ciblage » des aides -par exemple en abaissant les plafonds de ressources- ou bien de « renforcer le contrôle d’assiduité » pour les bénéficiaires, qui pourraient perdre leurs aides s’ils ne vont pas en cours.

 Le HuffPost

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Publié dans:SOCIALE |on 18 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Grèves…………………………..(18/05/2018)

D’un côté, la SNCF ne paie pas certains jours de repos des grévistes. De l’autre, elle paie des heures sup aux cadres ayant travaillé pendant la grève.

Par L’Obs

Publié le 18 mai 2018 à 16h51

C’est la technique bien connue de la carotte et du bâton. Alors que direction et syndicats s’opposent sur la question des retenues de salaires dans le cadre de la grève qui agite la SNCF depuis début avril, l’entreprise a annoncé qu’elle allait payer des heures supplémentaires… aux cadres ayant participé à l’information des voyageurs pendant la grève, révèle Franceinfo ce vendredi.

Les gilets rouges, « pas des bénévoles »

Normalement, les cadres de la SNCF ne touchent pas de bonus pour leurs heures supplémentaires, car ils sont au forfait jour. Ils ne travaillent donc pas nécessairement 35 heures chaque semaine, mais leur temps de travail est annualisé.

Publié dans:GREVES |on 18 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme……………………..(18/05/2018)

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Attentat déjoué à Paris : l’un des deux Egyptiens interpellés a été mis en examen, l’autre relâché
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Publié dans:TERRORISME |on 18 mai, 2018 |Pas de commentaires »

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