Archive pour mai, 2018

Terrorisme……………………………(10/05/2018)

20 en 2017, déjà 2 en 2018 : la longue liste des attentats déjoués en France

20 en 2017, déjà 2 en 2018 : la longue liste des attentats déjoués en France
Un militaire en patrouille devant la cathédrale de Strasbourg, le 2 mai 2015. (CLAUDE TRUONG-NGOC/CrowdSpark)

La justice examine les premières affaires d’actions terroristes évitées sur le sol français. Trois condamnations viennent d’être prononcées par la cour d’assises des mineurs de Paris. Le recensement de ces actions montre l’ampleur de la menace.

Par Mehdi Benyezzar et Mathieu Delahousse

Au tout début de cette année, c’est une installation militaire du Gard qui devait être visée. A la même période, un stade de l’ouest de la France, pour s’en prendre « à la jeunesse ». Le 14 février 2017, le métro de Lille. Le 5 mai de la même année, la base aérienne d’Evreux… L’affaire de l’attaque avortée du sémaphore de Port-Vendres, que raconte « l’Obs », et qui vient de se clore devant la justice avec la condamnation de trois jeunes gens, s’inscrit dans la liste déjà longue des actions terroristes déjouées par les services de renseignement français.

 

 

Notre infographie (ci-dessous) dresse la liste de ces dossiers du passé. Les premiers arrivent aujourd’hui devant la justice. D’autres sont encore en cours de suivi par les services d’enquête. Une concentration marquée en région parisienne, des forces de l’ordre régulièrement visées… Cet alignement de faits apparaît désordonné et montre le défi pour demain. La crainte est tout autant celle d’actes structurés que d’attentats d’apparence plus brouillonne mais tout autant meurtriers, à l’exemple du passage à l’acte de Radouane Lakdim, l’assaillant du Super U de Trèbes, en mars 2018, où le gendarme Arnaud Beltrame a trouvé la mort.

 

 

Fidèles à la phrase du président américain Kennedy en 1961 devant les hommes de la CIA (« Vos succès restent dans l’ombre mais vos échecs sont proclamés à coups de trompe »), les services de renseignement français ont en principe comme règle de ne jamais parler de ces coups de filet. A chaque fois, ce sont les politiques qui brisent le silence, les ministres successifs décidant de les révéler par une simple phrase, glaçante et sans détails : « Un attentat a été déjoué. »

Mehdi Benyezzar et Mathieu Delahousse

Mehdi Benyezzar et Mathieu Delahousse

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Terrorisme.................................(10/05/2018) dans Non classé
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Publié dans:Non classé |on 10 mai, 2018 |Pas de commentaires »

This man is dangerous…………………..(10/05/2018)

Décryptage

Nucléaire iranien : sans l’Amérique, stop ou accord ?

Par Isabelle Hanne , Frédéric Autran et Aude Massiot — 9 mai 2018 à 21:06
Donald Trump à Washington, mardi, après avoir signé son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien.
Donald Trump à Washington, mardi, après avoir signé son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien. Photo Jonathan Ernst. Reuters

Malgré le retrait des Etats-Unis du plan d’action conjoint et leur volonté de mettre en place de nouvelles sanctions contre la République islamique, la communauté internationale espère trouver les moyens de sauver le texte et les équilibres fragiles au Moyen-Orient.

  • Nucléaire iranien : sans l’Amérique, stop ou accord ?

Dans une intervention de dix minutes à la Maison Blanche, mardi, Donald Trump a dynamité la seule victoire de Barack Obama au Moyen-Orient. L’aboutissement d’une dizaine d’années d’efforts diplomatiques et d’expertises techniques, avec l’engagement commun de six puissances signataires, rarement d’accord. Mardi, le président américain a annoncé non seulement qu’il voulait quitter l’accord sur le nucléaire iranien, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), mais également rétablir le «plus haut niveau» de sanctions économiques contre Téhéran. De toutes les options, le dirigeant a choisi la plus radicale, mettant en péril la survie du pacte. Et le monde dans l’incertitude. Signé le 14 juillet 2015 à Vienne entre l’Iran, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France, le Royaume Uni et l’Allemagne, le JCPOA vise à empêcher l’Iran de fabriquer une arme nucléaire pendant dix ans au moins, en échange de la levée des sanctions économiques occidentales.

Leur rétablissement, par les Etats-Unis, rend incertaine la volonté de Téhéran de rester dans l’accord et de ne pas s’engager dans un programme nucléaire militaire. «C’est un coup porté à la stabilité de l’accord, qui contredit le marché qui était en place, décrypte Naysan Rafati, de l’International Crisis Group (ICG). Mais ça ne signifie pas que l’accord est mort. Tout va dépendre de ce que proposeront les Européens pour garder les Iraniens à bord en terme de message politique et de protections contre les sanctions américaines.»

Quels leviers a l’Europe pour sauver l’accord sans les Etats-Unis ?

D’un mouvement commun, tous les regards se sont tournés vers les puissances européennes. Vont-elles baisser la tête et laisser leurs entreprises subir les conséquences des nouvelles sanctions américaines ? Ou tenter de sauver ce qui peut l’être, quitte à s’opposer frontalement à Washington ? Mardi soir, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, et la Première ministre britannique, Theresa May, ont déclaré d’une même voix : «Nos gouvernements restent déterminés à assurer la mise en œuvre du JCPOA, et travailleront à cet effet avec les autres parties qui resteront engagées dans ce cadre collectif, y compris en assurant le maintien des bénéfices économiques liés à l’accord au profit de l’économie et la population iraniennes.» Une déclaration qui laisse entendre qu’ils tenteront de maintenir certaines activités économiques européennes en Iran. Pour cela, l’Europe a plusieurs cartes en main : créer des programmes d’aide au développement et des partenariats énergétiques à destination de l’Iran, qui échapperaient aux sanctions. «On peut aussi imaginer la création de fonds souverains nationaux qui permettraient de rembourser les entreprises européennes qui s’exposeraient aux amendes américaines en travaillant en Iran», explique Ali Vaez, de l’ICG. D’un point de vue technique, les Etats-Unis ne se «retirent» pas mais violent les termes du JCPOA en rétablissant des sanctions économiques. Il est alors inclus dans l’accord un mécanisme de «résolution de conflit» que l’Iran prévoit d’activer. Peu de chance que cela fasse reculer Trump. «Avec cette clause, Téhéran veut forcer tous les signataires de l’accord à condamner l’action des Etats-Unis et, pour sa population, rejeter la faute sur Washington», reprend Ali Vaez.

Les Européens peuvent-ils échapper aux sanctions ?

Il n’est «pas acceptable» que les Etats-Unis se placent en «gendarmes économiques de la planète», a déclaré mercredi le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire. Au cœur des débats : le fait que les sanctions américaines peuvent frapper des entreprises étrangères pour des activités n’ayant aucun lien avec le territoire des Etats-Unis. «Le problème clé est l’extraterritorialité du droit américain, dit à Libération Matthias Fekl, ex-secrétaire d’Etat au Commerce extérieur sous François Hollande. Soit l’Europe se dote des mêmes outils et elle garde sa capacité d’intervention, soit non, et elle sera, au mieux, un acteur secondaire des questions mondiales.» En théorie, les Vingt-Huit disposent de plusieurs outils. L’un serait de réactiver une «loi de blocage» adoptée en 1996 par le Conseil européen pour riposter à des sanctions américaines contre Cuba, la Libye et l’Iran. Ce texte interdisait en substance aux entreprises européennes de se plier aux injonctions de Washington, et prévoyait des représailles contre des sociétés américaines.

Une autre option serait de contester l’extraterritorialité américaine devant l’Organisation mondiale du commerce.«Si l’Europe ne réagit pas fermement, elle semblera politiquement ridicule», analyse le professeur à l’école de droit de Sciences-Po Régis Bismuth, tout en précisant que même en cas de réponse ferme de l’UE, les grandes entreprises européennes «se montreront sans doute dociles» avec les Etats-Unis afin de se prémunir de sévères représailles financières.

Voit-on enfin un axe politique européen émerger face à Trump ?

Les leaders européens, que ce soit les chefs d’Etat ou la Commission européenne, promettent de rester unis dans ce revers infligé par Trump. Pour l’instant, personne ne hausse le ton. En France, Macron maintient sa diplomatie du dialogue. «Pas question de revenir sur la décision d’entretenir une bonne relation avec le président américain, assure l’Elysée (lire page 3). Emmanuel Macron n’a par ailleurs jamais occulté ses différends avec lui, sur l’accord de Paris ou sur l’accord iranien.» Les Etats-Unis partis, l’Europe, et surtout la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, s’imposent comme les principaux interlocuteurs internationaux sur le dossier. «Nous allons nous réunir avec mes collègues britannique et allemand lundi prochain, avec aussi les représentants de l’Iran, pour envisager l’ensemble de la situation», a déclaré Jean-Yves Le Drian mercredi. Ce n’est pas la première fois que l’Europe s’oppose à Trump. En juin 2017, les leaders du Vieux Continent ont tous dénoncé la décision du locataire de la Maison Blanche de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Et lançaient des initiatives, comme le sommet One Planet de Macron, pour compenser la perte de financements américains dans ce domaine.

Comment les Américains ont-ils préparé la suite avec leurs alliés ?

Les Américains ont choisi de dynamiter l’accord sans vraiment proposer de porte de sortie. Ces derniers mois, Trump avait posé le débat en ces termes : «Fix it or nix it» («le réparer ou le rejeter»). Le «réparer» aurait supposé, pour répondre aux exigences américaines, une réécriture totale et unilatérale du texte, totalement inacceptable pour l’Iran. Trump voulait que l’accord soit prolongé au-delà de 2025, que celui-ci endigue l’influence de l’Iran dans la région (notamment son soutien au régime syrien), et qu’il contrôle les activités balistiques de l’Iran. Dans son discours mardi, Trump a évoqué sa volonté de «bâtir un nouvel accord durable» avec ses alliés et l’Iran. Or, rien ne semble avoir été prévu. Des hauts fonctionnaires de l’administration l’ont d’ailleurs reconnu lors d’un briefing au département d’Etat, mardi soir : «Nous n’avons pas évoqué de plan B dans nos discussions [avec les Européens], parce que nous étions concentrés sur les négociations pour un accord supplémentaire», avec toutes les conditions évoquées plus haut.

Un nouvel accord est-il envisageable ?

Soufflée à Trump par le président français (lire page 3), cette idée d’une négociation élargie ne convainc personne. «Seul quelqu’un qui ne connaît rien à l’Iran peut imaginer que Téhéran paiera davantage sous la contrainte pour obtenir la même chose que ce qui lui a été promis il y a trois ans», résume l’ex-conseillère à la sécurité nationale d’Obama Susan Rice, dans le New York Times. Egalement signataires du pacte de 2015, la Russie, la Chine et surtout l’Iran ont catégoriquement exclu de nouvelles discussions. «Non seulement Trump ne pourra pas rassembler la même coalition multinationale qui a produit le JCPOA, écrit le professeur en relations internationales Stephen Walt sur le site Foreign Policy, Mais l’Iran sera doublement réticent à négocier avec les Etats-Unis maintenant que Trump a démontré qu’on ne peut pas faire confiance à la parole de l’Amérique.» Selon Walt, qui dénonce depuis longtemps l’influence israélienne sur la politique américaine, l’administration Trump n’a aucune intention de renégocier. Influencé par Nétanyahou (lire page 5), par «l’aile dure du lobby israélien» et par le camp des «faucons», dont son conseiller à la sécurité nationale John Bolton et son secrétaire d’Etat Mike Pompeo, Trump chercherait avant tout à «s’assurer que l’Iran reste un paria isolé à jamais». Avec, en ligne de mire le rêve d’un «changement de régime», formulé par Bolton depuis très longtemps. Dans un rapport début mai, l’ICG citait d’ailleurs un diplomate français : «La vérité, c’est que le problème de l’administration Trump n’est pas avec l’accord lui-même, mais avec la République islamique d’Iran. Nous sommes en 2018, mais les Etats-Unis sont coincés en 1979.»

Isabelle Hanne , Frédéric Autran , Aude Massiot

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Publié dans:Non classé |on 10 mai, 2018 |Pas de commentaires »

SNCF………………………………..(09/05/2018)

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Réforme de la SNCF : l’intersyndicale annonce l’organisation d’une consultation auprès des cheminots, du 14 au 21 mai
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Publié dans:GREVES |on 9 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Seul, lui ne le sait pas…………………(09/05/2018)

Liberation

La politique d’Emmanuel Macron est une politique sans valeurs

Nicolas Matyjasik
Il y a 1 heure
Seul, lui ne le sait pas.....................(09/05/2018) dans Politique

Avec son culte du chiffre et de la performance, le chef de l’Etat participe à un mouvement d’expropriation de la pensée, et de confiscation de la décision des citoyens.

Emmanuel Macron devant la pyramide du Louvre à Paris le 7 mai 2017.© Fournis par Libération Emmanuel Macron devant la pyramide du Louvre à Paris le 7 mai 2017.Un an et c’est déjà l’overdose du bilan. A longueur d’analyses, tout y passe : les aptitudes physiques du «chef» (le nouvel homme augmenté ?), les métaphores royales, voire impériales, le positionnement transcendant sur l’échiquier politique, le nombre «colossal» de déplacements internationaux, la prétendue frénésie des réformes, etc. Mais quelle idéologie peut-on déceler, en filigrane, derrière la pratique du pouvoir ?

Depuis le début du quinquennat, chaque action de l’exécutif est soutenue par une monstration de la modernité, évoquée de manière quasi religieuse : «Un devoir d’efficacité», «un langage de vérité». La rhétorique du management privé, les anglicismes modernisateurs sont convoqués par le «nouveau monde» politique. Les réformes ont à peine le temps d’être mises en œuvre qu’elles sont déjà dépassées par la réforme suivante, à coup de «bottom-up», «impact», «innovation», «benchmarking» ou autre «évaluation».

Cette invasion des normes, des outils, des standards de gestion, cette emprise grandissante des notations n’est pas nouvelle. Des sociologues (Alain Desrosières, Eve Chiapello ou encore Albert Ogien) ont en effet montré les processus historiques et sociaux de construction de ce «gouvernement par les nombres». Précisément, on a ainsi pu souligner que la prolifération des dispositifs de quantification et d’évaluation a permis la colonisation des services publics par la langue fonctionnelle de l’entreprise, ce que l’on nomme le New Public Management, art néolibéral de démantèlement de l’Etat.

Cette mise en mathématique du monde social fait aujourd’hui office de politique. Sous couvert d’apolitisme, de pragmatisme et de rationalisation, une idéologie gouverne les multiples réformes mises en œuvre par le pouvoir exécutif : on fait se substituer aux discours axés sur les valeurs, des discours privilégiant les techniques. Les instruments régulent, fragmentent, contrôlent et rendent conforme l’ensemble des pratiques sociales.

Cette politique néolibérale se pare du masque de l’objectivité technique et de la neutralité ; elle ne laisse aucune place au commun, elle ne laisse aucune place à la contestation. Il faut être efficace et performant. A l’hôpital, au sein de l’université, des Ehpad, dans les activités sociales et culturelles. Aucun pan de l’action publique ne doit y échapper. Mais, on ne pose jamais la question du sens, de ce que doit être l’Etat, la puissance publique, dans une société sous tension, ce que les usagers, les citoyens veulent comme services publics au XXIe siècle.

Au-delà du culte du chiffre, réduction des déficits publics, course pour un point de croissance ou baisse drastique du nombre de fonctionnaires, il convient aussi de réfléchir sur les mots que nous employons pour dire le monde. Nous ne les utilisons pas impunément. Par exemple, il faudrait se rappeler que disruption, mot qui obsède tant le nouveau champ politique, dérive, dixit le dictionnaire de l’Académie française, du latin disrumpere,«briser en morceaux, faire éclater». Que certains philosophes, comme Bernard Stiegler, y voit aussi le slogan d’une nouvelle forme de barbarie. On pourrait également faire l’analyse du terme «performance» qui provient d’un vocabulaire de «turfiste». C’est la manière dont court un cheval qui progressivement va prendre le sens de score et drainer avec elle, la compétition, la rivalité, qui fait de l’autre un adversaire.

Toutes ces formes actuelles de mesure, d’évaluation, de gouvernementalité participent à un mouvement d’expropriation de la pensée, une confiscation de la décision des citoyens. Le politique se met en capacité de créer un espace qu’il domine et mesure, via des indicateurs. Pas de place pour le débat, la contradiction, la production d’un sens et d’une finalité. On exécute un acte par soumission à l’automatisme des procédures, il n’y a pas de pire menace pour une démocratie.

Faute de prendre du temps pour mettre en débat les chiffres, les valeurs, c’est un mode d’emploi simplifié qui est choisi, plutôt que la pensée complexe, ouverte à l’inconnu. Comme le disait le philosophe Jean-François Lyotard: «Dans un univers où le succès est de gagner du temps, penser n’a qu’un défaut, mais incorrigible : d’en faire perdre».

 

desirdavenir77500
Publié dans:Politique |on 9 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Il est complétement félé le Ducky………………(09/05/2018)

Analyse

Accord nucléaire iranien : Trump se retire avec fracas et force sanctions

Par Isabelle Hanne, correspondante à New York — 8 mai 2018 à 23:46
Après l'annonce de la sortie de l'accord, mardi.
Après l’annonce de la sortie de l’accord, mardi. Photo Saul Loeb. AFP

Sanctions économiques maximales, menaces de rétorsions, accusations de mensonge : en optant pour la ligne dure envers la République islamique, et non pour une sortie en douceur, comme l’y ont invité ses alliés européens, le président américain compromet ses chances de négocier l’accord durable et global qu’il appelle de ses vœux.

  • Accord nucléaire iranien : Trump se retire avec fracas et force sanctions

Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson y sont tous allés de leur voyage à Washington ces dernières semaines pour tenter de convaincre Donald Trump, mais rien n’y a fait. Malgré le plaidoyer de ces représentants de pays signataires de l’accord sur le nucléaire iranien (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), le président américain a annoncé ce mardi sa décision de tourner le dos au pacte de 2015, qui visait à empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire en échange de la levée des sanctions économiques occidentales.

«J’annonce aujourd’hui que les Etats-Unis se retirent de l’accord sur le nucléaire iranien : nous n’allons pas permettre à ce régime d’avoir accès à l’arme la plus meurtrière du monde», a martelé Donald Trump, mardi en début d’après-midi depuis la Maison Blanche, avant d’annoncer la signature imminente d’un mémorandum pour réinstaurer les sanctions économiques sur le régime de Téhéran en vigueur avant l’accord de 2015, notamment sur les secteurs de l’énergie, de la pétrochimie et de la finance. Et même, «le plus haut niveau de sanctions», pour que l’Amérique ne soit plus «prise en otage», a-t-il précisé. Trump a ainsi opté le scénario du pire pour les chefs d’Etat et de gouvernement européens signataires de l’accord, qui espéraient une «sortie en douceur» de l’accord. Les entreprises européennes comme américaines devront prochainement quitter l’Iran sous peine de «lourdes conséquences», avance un communiqué de la Maison Blanche. Qui précise néanmoins que «ceux qui font des affaires en Iran bénéficieront d’une certaine période de temps pour leur permettre de réduire graduellement leurs activités liées à l’Iran.»

A lire aussi Nucléaire iranien : l’accord torpillé, quelles retombées ?

«Mensonge»

A l’inverse des conclusions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et même des déclarations de membres de son administration – dont son secrétaire d’Etat Mike Pompeo fin avril –, le président américain a affirmé «avoir la preuve que les engagements iraniens sont un mensonge : l’Iran n’a pas cessé de développer l’arme nucléaire», reprenant la rhétorique du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a divulgué des documents secrets début mai sur un programme existant avant la signature de l’accord. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni «regrettent la décision américaine», a déclaré l’Elysée juste après le discours de Trump. Le président américain a cependant évoqué sa volonté de «bâtir un nouvel accord durable» sur le nucléaire iranien avec ses alliés, qui permettrait de «bloquer ses activités malveillantes dans le Moyen-Orient». Avant de menacer : «Si le régime continue, il aura les plus gros problèmes qu’il n’a jamais connus.»

A lire aussi Trump, le nucléaire iranien et les barbouzes israéliens

Son annonce n’est pas une surprise. Trump a toujours affiché sa détestation envers l’accord sur le nucléaire iranien. Lors de sa campagne électorale, il avait promis de «déchirer» ce texte, qu’il a plusieurs fois qualifié de «désastre». En cause selon lui, une période d’engagement trop courte des Iraniens (jusqu’en 2025), et sa portée trop limitée – il n’empêche pas l’Iran de poursuivre ses activités malveillantes dans la région de son soutien envers le régime de Bachar al-Assad aux rebelles chiites houthis au Yémen, ni ses tests de missiles balistiques. Trump a d’ailleurs qualifié Téhéran de «principal sponsor du terrorisme». «Nous travaillerons collectivement à un cadre plus large, couvrant l’activité nucléaire, la période après 2025, les missiles balistiques et la stabilité au Moyen-Orient, en particulier en Syrie, au Yémen et en Irak», a réagi le président français Emmanuel Macron sur Twitter, juste après le discours de Trump. Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu». Le président de la République islamique d’Iran Hassan Rohani a, lui, affirmé qu’il voulait continuer à discuter avec les Européens, les Russes et les Chinois, tout en restant dans l’accord.

A lire aussi Le nucléaire iranien, un accord, désaccords

«Promesses vides»

Après un discours très dur envers l’Iran à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, le président américain avait refusé en octobre de «certifier» que l’accord était conforme aux intérêts de sécurité nationale. Le mémorandum qu’il a signé ce mardi met fin officiellement à la participation des Etats-Unis dans l’accord nucléaire iranien et rétablit les sanctions. «Les Etats-Unis ne feront plus de promesses vides, a-t-il déclaré. Quand je m’engage à quelque chose, je m’y tiens.» Une ligne dure qui signe l’influence de son entourage direct, notamment des faucons qui viennent de rejoindre son administration : le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, ont toujours rejeté le pacte de 2015 et prôné la plus grande fermeté envers la République islamique.

Donald Trump détricote une nouvelle fois l’héritage diplomatique de Barack Obama, après la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. L’ancien président américain a d’ailleurs qualifié de «grave erreur» cette décision : «Nous allons nous retrouver dans une situation perdant-perdant ou nous aurons le choix entre un Iran nucléaire et une nouvelle guerre au Moyen Orient.» «Bafouer de façon répétée les accords dans lesquels les Etats-Unis sont partie prenante met à mal la crédibilité américaine», a déclaré Obama après le discours de Trump.

D’autant que les Etats-Unis sont sur un autre front, tout aussi nucléaire : la Corée du Nord. Donald Trump a d’ailleurs annoncé, lors de son discours, que Mike Pompeo était en route pour Pyongyang pour préparer la future rencontre entre le président américain et Kim Jong-un. «Rester dans l’accord [iranien] est particulièrement important pour le président Trump en amont d’un possible sommet avec Kim Jong-un, écrivait il y a quelques jours Ernest Moniz, l’ancien secrétaire à l’Energie d’Obama, aujourd’hui à la tête de la Nuclear Threat Initiative. Si Trump retire les Etats-Unis de l’accord, alors que l’Iran le respecte et avec des alliés très en faveur de sa poursuite, il compromettra la norme de vérification nucléaire la plus rigoureuse jamais mise en place.» Avec cette idée que les Etats-Unis peuvent faire et défaire les grands accords internationaux, au gré des humeurs de leur président et de leur administration.

Isabelle Hanne correspondante à New York

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Publié dans:Etranger |on 9 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Une belle figure du gouvernement…………….(08/05/2018)

Affaire Business France : Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai

Affaire Business France : Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai

Muriel Penicaud à Paris, le 27 avril 2018. (E. FEFERBERG/AFP)

La ministre du Travail est convoquée en vue d’être placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Par L’Obs

Publié le 08 mai 2018 à 16h24

Muriel Pénicaud va être entendue par un juge le 22 mai prochain dans l’affaire Business France. Révélée par le « Canard enchaînée », dans son édition à paraître cette semaine, l’information a été confirmée à l’AFP par le cabinet de la ministre du Travail, mardi 8 mai. L’entourage de la ministre s’est en revanche refusé à tout autre commentaire.

Convoquée par le juge en vue d’être placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

 

 

Cette convocation fait suite à l’ouverture d’une information judiciaire pour soupçons de favoritisme concernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre, à Las Vegas en janvier 2016. Ce voyage avait été préparé par Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dirigée à l’époque par Muriel Pénicaud.

Cet organisme public avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisé autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.

Etait-elle au courant des dysfonctionnements ?

C’est en mars 2017 que le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », suite à un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le « Canard enchaîné ». Cette enquête a ensuite été confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié.

Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées. La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée.

D’après « Le Monde », Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) que son ancienne patronne ne pouvait être tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation. Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

(avec AFP)

L'Obs

L’Obs

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Les amid de mes amis………………..(08/05/2018)

Politique

Le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler accusé de conflit d’intérêts par «Mediapart»

Par LIBERATION — 7 mai 2018 à 17:51
Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, pendant l'annonce du gouvernement.Zoom
Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, pendant l’annonce du gouvernement. Photo Stéphane de Sakutin.

Selon une longue enquête du site d’informations, le haut fonctionnaire, très proche d’Emmanuel Macron, aurait dissimulé des liens familiaux avec l’armateur MSC, compagnie au cœur du dossier STX qu’il a eu à gérer durant ses années à Bercy

  • Le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler accusé de conflit d’intérêts par «Mediapart»

Secrétaire général de l’Elysée, conseiller de l’ombre d’Emmanuel Macron depuis plusieurs années, Alexis Kohler est soupçonné de conflit d’intérêts dans une longue enquête publiée par Mediapart vendredi. Le haut fonctionnaire possède en effet des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC, numéro deux mondial du transport maritime : Rafaela Aponte, cofondatrice de la compagnie avec son mari Gianluigi, est la cousine germaine de la mère d’Alexis Kohler. En juillet dernier, Kohler avait concédé un lien familial avec la compagnie, lâchant qu’«un lointain cousin est actionnaire de MSC», dans une interview à l’Express.

A lire aussiAlexis Kohler, le bras droit discret

Kohler a souvent croisé la route de MSC dans les dossiers qu’il a eu à traiter. La première fois, c’est en 2010 : membre de l’agence des participations de l’Etat (APE), il est nommé représentant de l’Etat au conseil d’administration de STX France, les chantiers navals de Saint-Nazaire. «Le dossier MSC est sur la table de STX, écrit Mediapart. Il occupe même toutes les journées des responsables du chantier naval de Saint-Nazaire, qui n’a pratiquement alors que la commande de l’armateur italo-suisse pour se maintenir en activité.» Kohler a assuré à Mediapart avoir averti sa hiérarchie de ses liens familiaux avec MSC à l’époque. «Si tel est le cas, les règles de la haute administration sont bien élastiques», commente le site.

En 2012, Alexis Kohler, nommé directeur adjoint du cabinet de Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances, «retrouve le dossier STX et le problème du financement des bateaux de croisière construits pour MSC». Mediapart s’interroge : «A-t-il seulement œuvré pour aider STX ou a-t-il veillé aussi aux intérêts de MSC ? Car dans l’affaire, toutes ces aides pour soutenir Saint-Nazaire reviennent dans les faits à faire payer par l’Etat les bateaux exploités par l’armateur.»

Nommé directeur financier de MSC en 2016

Les liens entre MSC et Kohler ne s’arrêtent pas là : le collaborateur d’Emmanuel Macron a tenté par deux fois de rejoindre l’entreprise familiale lors de passages à vides dans sa carrière politique. Quand Pierre Moscovici quitte Bercy en avril 2014, Alexis Kohler lui emboîte le pas et demande à rejoindre l’armateur. «Même la commission de déontologie, qui ignore tout de ses relations familiales avec le groupe MSC, considère qu’il y a un problème… […] Sa position, rendue le 10 juillet 2014, est sans appel : avis défavorable», écrit Mediapart.

Emmanuel Macron, nommé fin août 2014 au ministère de l’Economie, fait revenir Alexis Kohler comme directeur de cabinet. Il est de nouveau en charge du dossier STX pendant deux années à Bercy. Après la démission de Macron qui décide de se lancer dans la campagne présidentielle, Alexis Kohler tente encore de rejoindre MSC en tant que directeur financier. La commission de déontologie rend cette fois un avis favorable : elle se fie à la caution apportée par le ministre. Emmanuel Macron s’est ainsi porté garant «qu’Alexis Kohler n’avait jamais traité du dossier lorsqu’il était son directeur de cabinet et même avant comme directeur de cabinet adjoint de Pierre Moscovici», indique Mediapart. Qui s’interroge : «Qui peut le croire ?»

Désormais directeur financier de MSC, il travaille depuis Grenoble et non depuis Genève où se situe le siège de l’armateur. Pour de nombreux observateurs cités par Mediapart, il s’agit d’«un emploi fictif». En réalité, il serait «le numéro deux de la campagne présidentielle, à distance», tout en gardant un œil sur les intérêts de MSC. En mai 2017, l’énarque de 44 ans quitte ses fonctions chez l’armateur après avoir été nommé secrétaire général de l’Elysée.

Un possible conflit d’intérêts déjà soulevé en 2017

Un mois après son élection, Emmanuel Macron décide de rouvrir le dossier de la vente des chantiers navals STX à l’Italien Fincantieri, à la surprise générale. L’idée est de limiter le poids de l’actionnaire italien dans les chantiers nazairiens. L’hypothèse la plus crédible à l’époque, selon la presse italienne relayée par Libération, consistait à faire entrer au capital les deux plus gros clients des chantiers de Saint-Nazaire, l’américain Royal Caribbean et MSC, donc. Le Corriere della Serra pointait déjà le risque de conflits d’intérêts que représentait le secrétaire général de l’Elysée. Finalement, le 1er février 2018, Fincantieri reprendra 50% de STX France dans un accord très légèrement modifié par rapport au précédent. Mais cette fois, Alexis Kohler n’y serait pour rien. Selon Mediapart, «pour une fois préoccupé par la question de conflit d’intérêts, il a annoncé, dès son arrivée à l’Elysée, qu’il se déporterait pour toutes les questions qui pourraient concerner MSC».

Le service de presse de l’Elysée a répondu aux mises en cause de Mediapart, indiquant qu’Alexis Kohler avait «toujours respecté et respecte toujours l’ensemble des règles légales et réglementaires qui encadrent l’exercice des activités et des responsabilités qui s’appliquent aux fonctionnaires. Il a notamment toujours informé sa hiérarchie des situations dans lesquelles il aurait pu se trouver en conflit d’intérêts, s’est toujours déporté pour éviter lesdites situations et a toujours respecté les avis de la commission de déontologie». Mediapart rappelle qu’«un agent public ne peut passer des contrats avec une entreprise, la contrôler, traiter des dossiers qui la concernent alors qu’il a des liens familiaux ou des rapports de proximité avec elle. Enfreindre cette règle, c’est risquer d’être accusé de prise illégale d’intérêt, punie par une sanction pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison, selon le code pénal».

LIBERATION

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 mai, 2018 |Pas de commentaires »

An II de la macronie méprisante…………(08/05/2018)

  1. L’Obs
  2.  > Politique
  3. 6 réformes qui pourraient embraser l’an II de la présidence Macron

6 réformes qui pourraient embraser l'an II de la présidence Macron
Emmanuel Macron à Nouméa, le 5 mai 2018. (LUDOVIC MARIN/AFP)

Emmanuel Macron est au pouvoir depuis un an. Ses ambitions pour les douze prochains mois devraient de nouveau enflammer le débat public… et la rue.

Un président réformateur : tel s’était présenté le candidat d’En Marche !, tel est le président Macron. A l’orée d’une deuxième année traditionnellement compliquée pour les présidents de la Ve République, le chef de l’Etat n’entend montrer aucun signe d’inflexion sur la politique engagée dès son élection : code du travail, assurance-chômage, retraites, Emmanuel Macron a engagé pas moins de six réformes sociales majeures dès son entrée en fonction.

A celles-ci se sont ajoutés une vaste réforme de la SNCF, en voie de « finalisation » malgré un mouvement de grève historique, un très controversé projet de loi asile et immigration qui a effrité son groupe parlementaire, une réforme des universités (Loi ORE) qui a provoqué le blocage prolongé de nombreuses facs et plusieurs textes de portée sociétale tels qu’un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.

Voici le programme de l’An II, qui s’annonce tout aussi effréné.

1Réforme de la justice

Le projet de loi de réforme de la justice, porté par la garde des Sceaux Nicole Belloubet, a été présenté en Conseil des ministres le 20 avril. Il vise notamment à simplifier les procédures pénale et civile, mais aussi à améliorer l’organisation territoriale et l’efficacité des peines. Objectif : « Rétablir la confiance de nos concitoyens dans notre justice. »

Le texte prévoit l’instauration de tribunaux criminels départementaux, une juridiction à mi-chemin entre les assises et les tribunaux correctionnels. Points plus polémiques : la fin de l’incarcération automatique pour les peines inférieures à un an, en multipliant les alternatives en milieu ouvert, et surtout la fusion entre les tribunaux d’instance et de grande instance.

Avocats et magistrats ont déjà conduit plusieurs journées de protestation, dont des journées « justice morte » : pour l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), cette fusion conduirait en effet à la suppression de plus de 300 tribunaux d’instance, vus comme des lieux de « justice de proximité ».

 

 

La direction de l’administration pénitentiaire a récemment annoncé un nouveau record du nombre de détenus dans les prisons françaises, avec 70.367 personnes incarcérées au 1er avril. Le taux d’occupation atteint en moyenne 118% dans les prisons, et grimpe à 143% dans les maisons d’arrêt.

2Réforme constitutionnelle

Peut-être la principale difficulté politique de cette seconde année : pour modifier la Constitution, Emmanuel Macron devra non seulement convaincre mais surtout réunir 60% des suffrages des parlementaires réunis en congrès. Et la droite, majoritaire au Sénat, entend déjà lui mettre des bâtons dans les roues : le gouvernement souhaite en effet introduire une dose de 15% de proportionnelle pour les élections législatives, mais aussi baisser de près de 30% le nombre de députés et sénateurs.

Ce qui signifie qu’à partir de 2022, les deux assemblées compteront 244 sénateurs et 404 députés, contre 577 et 348 actuellement : une mesure plutôt populaire dans l’opinion… Mais qui ne convient pas du tout à la droite pour qui une baisse de cette ampleur « sacrifierait les territoires les plus fragiles ». Autre sujet sensible : la limitation à trois mandats maximum dans le temps (pour les communes de plus de 9.000 habitants), également rejetée par la droite.

 

 

Le texte, qui prévoit aussi une référence explicite à la Corse, doit être présenté, en deux fois, en Conseil des ministres au mois de mai, avec une adoption définitive à l’horizon 2019.

3 Unification des systèmes de retraites

Attention secousses. Le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye travaille à remettre à plat les 37 systèmes de retraites français, pour une réforme « éminemment politique » censée être adoptée d’ici à l’été 2019. Dans le collimateur : tous les régimes spéciaux, notamment ceux des fonctionnaires.

 

 

Le sujet est extrêmement sensible et le gouvernement veut se laisser le temps. La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a d’ores et déjà prévenu qu’elle ne voulait pas  »se laisser enfermer dans un calendrier ». La réforme des retraites devrait être débattue au Parlement « au cours du premier semestre 2019″, a néanmoins rappelé Jean-Paul Delevoye, pour qui « le calendrier de cette réforme nous permet de profiter de toute l’année 2018 pour discuter, dialoguer ».

4Plan de départs dans la fonction publique

L’annonce avait pris les fonctionnaires de court, début février. Gérald Darmanin et Edouard Philippe annonçaient un vaste plan de départs volontaires dans la fonction publique, dans le cadre de l’objectif présidentiel de suppression de 120.000 postes. Une « grande concertation » va courir sur toute l’année 2018 entre le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires. Le texte, lui, doit être présenté début 2019.

 

 

L’exécutif souhaite étendre « largement » le recours aux contractuels ne bénéficiant pas de l’emploi à vie et développer davantage la rémunération au « mérite ». Outre ces deux dossiers traditionnellement sensibles, la discussion doit également porter sur deux autres chantiers délicats : la simplification des instances représentatives du personnel et l’accompagnement des départs ou des reconversions dans la fonction publique.

5PMA, GPA, fin de vie… l’explosive future loi bioéthique

Les Etats généraux de la bioéthique, ouverts en janvier, se tiennent jusqu’au mois de juillet : cette vaste concertation nationale de citoyens et d’experts doit nourrir un projet de loi bioéthique qui sera déposé à l’automne. PMA pour toutes, fin de vie, données de santé, intelligence artificielle, autant de sujets brûlants qui pourraient susciter bien des réticences chez les conservateurs (Manif pour tous et Conférence des évêques en tête) et les data-sceptiques.

 

 

L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA, ou AMP) aux femmes célibataires et aux couples de femmes, à laquelle est favorable Emmanuel Macron, figure en bonne place dans les discussions. Dans « le Monde » en janvier, 110 personnalités ont par ailleurs réclamé une « réforme urgente » des lois concernant la gestation pour autrui (GPA).

6 Prélèvement à la source

Elle est donc cette fois en route : la retenue à la source va devenir « une réalité » dès le 1er janvier 2019, et le taux de prélèvement de 37 millions de foyers fiscaux sera calculé, chaque mois, sur la base de leur revenu de référence. Les couples qui le souhaitent pourront opter pour des taux individualisés pour éviter que les deux conjoints ne soient prélevés au même taux, quel que soit leur salaire.

Pour des raisons de confidentialité, les contribuables qui le souhaitent auront en outre la possibilité de demander l’application d’un « taux neutre ». Leur taux de prélèvement réel ne sera alors pas connu de leur employeur, mais ils devront régulariser chaque année leur situation auprès du fisc. Autant de dispositifs qui complexifient la réforme, et suscitent de fortes réticences chez les chefs d’entreprise. Faisant part de sa forte inquiétude, le président du Medef Pierre Gattaz, a demandé un moratoire d’un an.

 

 

« Je comprends les interrogations » mais « de temps en temps, c’est bien de penser aux salariés », juge le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, vantant « une mesure de simplification pour les Français » : près de « 98% des foyers fiscaux voient leurs revenus changer d’une année sur l’autre », or « le décalage d’un an entre les revenus et le paiement des impôts peut poser de nombreuses difficultés ».

Reste à savoir comment les Français encaisseront le choc psychologique de voir leur fiche de paie amputée chaque mois…

Les autres mesures attendues

  • La taxe d’habitation va diminuer d’un tiers dès l’automne 2018, pour 80% des ménages. Elle diminuera d’un second tiers en 2019, avant de disparaître, pour tout le monde, en 2020.
  • Emmanuel Macron a annoncé au magazine « Forbes » sa volonté de supprimer l’ »Exit Tax » pour les contribuables partant à l’étranger, suscitant une salve de critiques contre sa politique fiscale déjà accusée de favoriser les très riches.  »Les gens sont libres d’investir comme ils le souhaitent », argue Macron, qui dresse un parallèle avec la relation de couple : « Je suis favorable à l’idée de pouvoir se marier librement et de divorcer librement. »
  • L’Allocation adulte handicapé (AAH) sera revalorisée de 90 euros par mois, passant de 810 à 860 euros en novembre 2018, puis à 900 euros en novembre 2019.
  • Le CICE sera définitivement transformé en allègements de cotisations sociales pour les entreprises, début 2019.
  • Le nombre d’élèves par classe sera passé à 12 dans 2.500 classes de CP dans les réseaux prioritaires REP+, à la rentrée 2018. La mesure doit être étendue aux CP et aux classes de CE1 en REP.

T.V.

Publié dans:Politique |on 8 mai, 2018 |Pas de commentaires »

M & M pas fameux………………(07/05/2018)

 

Un an après : la France dans le piège M & M (Macron – Mélenchon)

Un an après : la France dans le piège M & M (Macron - Mélenchon)
Emmanuel Macron hilare à la une du magazine « Forbes » cette semaine. (Forbes)

Par ses réformes et ses provocations droitières, le président, qui fête son premier anniversaire à l’Elysée, a choisi d’étouffer Wauquiez et de faire de Mélenchon son principal opposant. Quand la gauche de gouvernement sortira-t-elle de son coma ?

Emmanuel Macron se targue souvent de faire ce qu’il dit, à la différence de ses prédécesseurs. Pourtant, il est une promesse de campagne qu’il n’a pas respectée – ou pour être précis, qu’il n’a respectée qu’à moitié – c’est celle de suivre une politique « et de gauche, et de droite ». Il s’agissait dans son esprit de faire « turbuler le système », pour reprendre une expression de Jean-Pierre Chevènement, et de se poser en rassembleur.

Pendant la première année de son quinquennat, Macron a choisi de suivre au pas de charge une politique « et de droite, et de droite ». Suppression de l’ISF sur les titres boursiers, baisse de l’imposition sur les revenus du capital via l’instauration d’une taxe forfaitaire, abolition de l’ »exit tax », cet impôt sur les plus-values latentes visant des fortunes s’installant à l’étranger ; flexibilisation du marché du travail par ordonnances avec plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif ; renforcement des pouvoirs du ministère de l’Intérieur, au détriment de ceux des juges ; durcissement de la politique d’immigration ; refus d’écouter les syndicats – même les plus modérés – pour mener la réforme de la SNCF… L’hémisphère gauche du président dort visiblement encore : seul l’autre fonctionne à plein régime.

 

Dès son arrivée à l’Elysée, le président a mis le cap à droite, sans slalomer, sans tergiverser. Il a placé un juppéiste à Matignon et truffé Bercy, le cœur de la politique économique, de conservateurs. Il a repris à son compte tous les credo libéraux du Medef : il faut baisser les charges, attirer les capitaux, flexibiliser le marché du travail, réduire le déficit budgétaire, dégonfler le nombre de fonctionnaires…

Provocations décomplexées

Le plus curieux, c’est qu’Emmanuel Macron, qui en 2014 encore n’hésitait pas à se déclarer « socialiste », en rajoute dans la provocation droitière. Il semble parfois même y prendre du plaisir. L’annonce de la suppression de l’ »exit tax », créée par Nicolas Sarkozy en 2011 pour lutter contre l’évasion fiscale, est un bon exemple. C’est une taxe complètement anodine, qu’appliquent bien d’autres pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne ou les Pays-Bas. Mieux : une directive européenne prévoit d’instaurer dès 2020 dans tous les pays une « exit tax » similaire pour les entreprises…

Mais Emmanuel Macron a tenu à claironner la fin de cette mesure « décourageant les entrepreneurs ». Il a choisi de le faire dans « Forbes », le magazine américain qui chante les louanges du capital et dresse avec gourmandise des podiums de grandes fortunes. Le président français apparaît hilare à la une du journal, sous le titre « Leader of the Free Markets », leader des marchés libres. Dans l’interview qu’il donne, il va jusqu’à comparer le capital à une femme qu’il faudrait séduire…

M & M pas fameux..................(07/05/2018) dans Non classé 16512361

Pourrait-on imaginer, pour agacer l’électeur de gauche, plus vilain chiffon rouge ? Visiblement, le président n’en a cure. Dans ses propos publics, il  ne fait rien pour corriger l’image de « président des riches » qui lui colle à la peau. « Il n’y a pas d’autre choix » que sa politique, répète-t-il dans « Forbes », faisant écho au fameux TINA (« There is no alternative ») de Margaret Thatcher. Et dans le (troisième) documentaire que lui a consacré son ami Bertrand Delais, il n’hésite pas à prendre de haut ceux qui s’émeuvent de voir le pouvoir d’achat des plus fragiles baisser :

« Les gens [...] qui pensent que, en quelque sorte, le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL [aides personnalisées au logement, NDLR], ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. »

Calcul politicien

Emmanuel Macron semble avoir renoncé à bâtir une base politique au centre de l’échiquier. Tout se passe comme s’il avait choisi, sans se soucier de sa propre popularité, de jouer la carte de la droite décomplexée, à la fois libérale et autoritaire. Ce faisant, le président français va bien au-delà du traditionnel jeu de la « triangulation« , par lequel un Tony Blair ou un Bill Clinton asticotaient les gens du camp d’en face, en leur piquant des pans entiers de leurs programmes. Macron, lui, asphyxie littéralement la droite classique, au grand dam du leader LR Laurent Wauquiez.

Ce dernier, pour tenter de retrouver un peu d’air, est conduit à se positionner de plus en plus loin à droite, doublant parfois même le Front national… Avec le résultat désastreux que l’on sait : selon un sondage Ifop, si l’élection de 2017 devait avoir lieu aujourd’hui, avec Wauquiez à la place de Fillon, le leader de la droite ne recueillerait que 8% des voix (contre 20% l’an dernier pour Fillon !). Un fiasco monumental.

Avec ses réformes hémiplégiques et ses provocations à répétition, Emmanuel Macron ne se contente pas de jivariser Wauquiez : il fait symétriquement gonfler son « négatif », Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise apparaît comme le seul opposant sérieux à « Jupiter ». La gauche traditionnelle, décimée lors des dernières élections, ne se relève pas. Comment le pourrait-elle, alors que c’est elle-même qui a produit ce président-là ? Pour ce dernier, la situation politique est assez confortable. Car il n’a aucun rival dans les partis de gouvernement traditionnels, LR ou le PS.

« Entre Mélenchon et nous, il n’y a rien »

Tout cela est probablement calculé. Emmanuel Macron applique en réalité le fameux théorème du gaulliste André Malraux : « Entre les communistes et nous, il n’y a rien » ; il suffit de remplacer « les communistes » par « La France insoumise »…

Le nouveau pouvoir techno/libéral a tout intérêt à éviter le retour du modèle politique traditionnel, qui reposait sur une alternance entre conservateurs et progressistes. Il est plus sûr, juge Macron, d’avoir en face de soi une opposition qui fait peur à la très grande majorité des électeurs : à la fois anti-élite, anti-Europe, anti-marché et anti-médias, comme l’était jadis le PCF.

 

 

Après tout, le théorème de Malraux (qui était en réalité celui de De Gaulle, ce roué politicien) a prouvé son efficacité : pendant les 23 premières années de la Ve République, la gauche a été écartée du pouvoir.

Pour sortir de ce piège du modèle M&M (Macron & Mélenchon), la gauche de gouvernement doit sortir de son coma. Qui parviendra à la réveiller ?

Publié dans:Non classé |on 7 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Eh ! oui……………………………..(07/05/2018)

Alerte info
Un an après la présidentielle, les villages « 100% Macron » de l’Aude s’estiment « oubliés »
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Publié dans:Politique |on 7 mai, 2018 |Pas de commentaires »
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