Archive pour le 6 juin, 2018

La lettre de Laurent Joffrin………….(06/06/2018)

Libération 06 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Ramadan : bye bye prêcheur

Pas de mise en examen. Le prédicateur vedette de l’islam européen a marqué un point dans la longue procédure qui se déroule devant la justice française. De toute évidence, il n’y avait pas assez d’éléments probants dans l’accusation portée contre lui – il y faut des indices «graves et concordants» – pour qu’il soit mis en examen dans cette partie du dossier (il l’est déjà dans deux autres affaires). Une victoire judiciaire, donc, même si elle est peut-être transitoire. En revanche, Tariq Ramadan, sans qu’on le remarque beaucoup, vient d’essuyer une grave défaite symbolique. Il a reconnu devant les juges la réalité des relations extraconjugales  qu’il a entretenues avec la plaignante et quatre autres femmes. Ce n’est pas un crime en droit français, même si l’adultère tombe sous le coup de la morale. Mais en droit islamique ? A se remémorer les prêches du théologien, l’adultère est sévèrement condamné par la tradition coranique. Dans certains pays, particulièrement rétrogrades, il est même puni de lapidation. Un châtiment pour lequel Ramadan, dans une joute célèbre avec Nicolas Sarkozy, avait proposé un «moratoire». Sage précaution…

Voilà donc un prédicateur qui reconnaît avoir sciemment transgressé les principes dont il s’était fait l’ardent avocat. Rien de tragique à nos yeux incroyants, même si les bribes de témoignages qui ont filtré décrivent, en Ramadan, un adepte du sexe «pimenté», à côté duquel Dominique Strauss-Kahn passerait pour un moine cistercien. Une remarque, toutefois : comme d’autres dans bien des religions, le prédicateur était qu’un tartuffe et le guide religieux un farceur théologique. Le prévenu Ramadan a droit à toutes les garanties offertes par le droit français. Mais comme gardien de la foi, c’est autre chose. Bye bye prêcheur…

Et aussi

On se souvient que la «révolution conservatrice» des années 80 a été menée, entre autres, au nom de la théorie du «ruissellement». L’enrichissement des riches, disait-on, profiterait in fine aux plus pauvres, grâce à l’accroissement global des richesses. L’Insee vient d’en mesurer les effets : en France, pays plutôt moins inégalitaire que les autres, le patrimoine des classes supérieures a augmenté de plus de 100% depuis 1998 alors que celui des 20% les plus modestes a diminué. Etrange ruissellement qui défie les lois de la pesanteur en ruisselant vers le haut.

Suicide mode d’emploi. L’Europe a réussi à ne pas se mettre d’accord sur une politique commune d’immigration. L’Italie, comme la Grèce ou l’Espagne, se plaint de supporter une charge excessive en regard de celle qui est imposée aux autres pays, ce qui n’est pas faux. Le mutisme de l’Europe donnera aux nationalistes le prétexte qu’ils cherchent pour s’affranchir de toute règle commune et mettre en œuvre des législations de plus en plus répressives.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 6 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Overlord…………………………(06/06/1944)

Les sanglots longs de l’automne

Blessent mon cœur d’une langueur monotone

Publié dans:ACTUALITES |on 6 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme…………………….(06/06/2018)

Détenus radicalisés : une cellule antiterroriste pistera les "sortants"
Dans la prison de Fresnes, le 11 janvier 2018. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

450 terroristes ou délinquants de droit commun arrivent au bout de leurs peines de prison dans les 18 mois qui viennent. Ils seront surveillés.

Tandis qu’un nouveau « plan d’action contre le terrorisme » (Pact) doit être lancé ce mois-ci, la question des détenus djihadistes ou radicalisés sur le point d’arriver à la fin de leur peine devient une préoccupation si majeure que des mesures immédiates sont lancées. Pour la première fois, des estimations précises ont été réalisées. Selon l’Elysée, 450 détenus doivent retrouver la liberté d’ici la fin de l’année prochaine. Se trouvent parmi eux des vétérans des anciennes générations du terrorisme islamiste mais aussi de jeunes djihadistes français, majeurs comme mineurs, hommes comme femmes qui ont été condamnés depuis 2015 à des sentences inférieures à cinq ans.

Leurs peines purgées, rien ne peut s’opposer à leur libération. Mais leur suivi demeure impératif. Selon l’Elysée, une structure est sur le point d’être mise sur pied pour continuer à surveiller l’ensemble de ces individus. Cette cellule doit regrouper les services de la Direction générale du Renseignement intérieur (DGSI), du renseignement pénitentiaire et de la police judiciaire. Il aura aussi pour tâche de s’assurer que les sortants en situation irrégulière sont expulsés de France. Le pilotage de cette structure reviendra à la Place-Beauvau.

« Pas un de ces sortants ne doit sortir sans qu’on sache où il va », affirme-t-on à l’Elysée.Ce phénomène des « sortants » est à considérer sur le long terme. Selon des chiffres déjà évoqués par « l’Obs », ce sont actuellement 500 terroristes islamistes (condamnés ou prévenus) qui sont en détention mais il faut ajouter à ce chiffre les 1.200 à 1.300 délinquants de droit commun radicalisés.

L’administration pénitentiaire en première ligne

Cette population est aujourd’hui plus qu’un casse-tête. « Nous devons en permanence assurer un suivi et les données ne sont jamais figées », indiquait récemment une source pénitentiaire à « l’Obs », soulignant qu’il faut aussi prendre en compte les prévenus et condamnés suivis en milieu ouvert, c’est-à-dire en liberté mais avec un sursis avec mise à l’épreuve, une libération conditionnelle, un contrôle judiciaire ou un ajournement avec mise à l’épreuve. L’administration pénitentiaire, en première ligne face à cette gestion, a récemment progressé avec la mise en place de plusieurs outils, notamment les quartiers de l’évaluation de la radicalisation (QER). La première priorité du Bureau central du Renseignement pénitentiaire (BCRP) est aujourd’hui d’informer en temps réel des sorties de prison sensibles à la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) ou au centre national du renseignement de l’Elysée.

Par ailleurs, ce défi oblige à de nouveaux réflexes. Un spécialiste du renseignement observe qu’il y a encore quinze ans, les juges d’application des peines pouvaient décider du calendrier de libération d’un détenu radicalisé sans en avertir les services, tant par esprit d’indépendance, que par principe vis-à-vis de la séparation des pouvoirs. Aujourd’hui, note ce fin connaisseur, ces précautions sont révolues.

 

Mathieu Delahousse

Publié dans:TERRORISME |on 6 juin, 2018 |Pas de commentaires »

La vie difficile de Jonas…………………….(06/06/2018)

© FRANCK FIFE / AFP La politique de Macron « juste » pour trois Français sur dix seulement

Trois Français sur dix seulement considèrent que la politique menée par Emmanuel Macron et son gouvernement est « juste » et une majorité juge qu’ils ne font pas suffisamment pour les plus démunis, selon un sondage BVA diffusé mercredi.

Comme en juin 2013 avec François Hollande. Si 31% des Français interrogés estiment « juste » la politique de l’exécutif, contre 37% d’un avis contraire, c’est le même pourcentage qu’en juin 2013, un an après l’entrée en fonction de François Hollande. Ils sont 55% à considérer qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne font « pas assez » pour « les plus démunis », contre 11% pour lesquels ils en font « trop », selon cette enquête pour La Tribune.

« Trop d’aides sociales » selon une majorité. Par ailleurs, pour 59% des personnes interrogées, il y a « trop d’aides sociales en France« , contre 39% d’une opinion opposée. Le gouvernement a fait fin mai des déclarations alambiquées sur une réduction éventuelle de ces aides sociales.

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Interrogés sur la mesure qui leur paraît prioritaire pour les réformer, 44% des Français se prononcent pour « réduire le nombre de personnes y ayant droit ». Pour 30% la priorité serait de « réduire la durée des aides » et pour 9% « réduire le montant des aides ». 17% ne se prononcent pas.

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Opération Overlord………………….(06/06/1944)

Sur les plages de Normandie, âprement défendues par les nazis, ce 6 Juin 1944 a débarqué la plus formidable armada conçue par l’homme.

Des milliers de soldats, américains, anglais, canadiens, français et tant d’autres nations libres, ont débarqué sous le feu nourri des batteries nazies pour reconquérir le sol français et nous apportés ce que nous avions perdu : la LIBERTE.

Grâce aux sacrifices de milliers de héros, la terre française fut reconquise mètre par mètre, jusqu’à la victoire finale et au suicide du dictateur schizophrène.

Michel SARDOU l’a fort bien chanté dans « Si les Ricains n’étaient pas là » :

 » Un p’tit gars né n Géorgie, et qui s’foutait pas mal de toi est v’nu mourir en Normandie un matin où tu y étais pas »

C’était le D Day, le Jour J tant attendu…..

Un grand merci à tous ces héros mort pour que Vive la France.

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La lettre de Laurent Joffrin………….(06/06/2018)

Libération 05 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les vertus de la grève

On dit parfois que les grèves sont nuisibles. Pour les usagers, sans doute. Pour les salariés, certainement pas. En témoigne le texte du projet de réforme voté par le Sénat et dont on dit qu’il ne sera guère remis en cause par les députés. Au bout du compte, les syndicats ont obtenu de la représentation nationale, avec l’aval discret du gouvernement, des avancées appréciables en comparaison de la version initiale. Ainsi le transfert des cheminots de la compagnie nationale vers des compagnies privées en cas de cession du contrat d’exploitation sur certaines lignes est-il encadré par des garanties réelles : maintien des avantages salariaux, droit conditionnel au retour, priorité au volontariat. Le capital de l’entreprise, dans ses trois composantes – société de tête, rails et trains – est déclaré solennellement «incessible», ce qui écarte toute privatisation. L’Etat a parallèlement annoncé qu’il reprenait à son compte une grande partie de la dette qui contribue à raboter les bénéfices de la SNCF. Les droits des cheminots seront enfin sécurisés par une convention collective à venir négociée avec les mêmes syndicats pour l’ensemble de la branche, à l’inverse du principe de «l’inversion des normes» qui sous-tendait la réforme du Code du travail votée à l’automne. Ce n’est pas tout ce que demandaient les syndicats. Mais ce n’est pas rien.

On peut même se demander, in fine, si ce conflit était vraiment nécessaire. Ne pouvait-on négocier des assouplissements sans agiter d’emblée le chiffon rouge de la fin du statut et provoquer une grève longue et amère ? Au vu du résultat final, on peut se poser sérieusement la question. Paradoxe, qui serait distrayant s’il ne s’agissait du sort de milliers de salariés : le coût du conflit, évalué à quelque 300 millions d’euros, est supérieur aux économies attendues de la fin du statut. C’est la réforme des retraites du ferroviaire qui peut dégager des marges financières. Elle sera négociée plus tard…

Sans succomber à l’uchronie hasardeuse, il est probable que la poursuite à bas bruit de la réforme de la compagnie, telle qu’elle se déroule depuis de longues années, aurait abouti à des compromis similaires. Mais elle aurait empêché le gouvernement Philippe de bomber le torse en affirmant qu’il a réussi là où tant de gouvernements avaient reculé. Il pourra, à la fin du conflit, renforcer son image de tombeur des «corporatismes», de vainqueur des «blocages» supposés entraver l’économie française (souvent, ces «blocages» sont l’autre nom des acquis sociaux obtenus au fil des luttes sociales par les salariés). Pour trois cents millions, le gouvernement acquiert un brevet de réformateur intrépide, de dompteur de syndicats. C’est peut-être la vraie cause de ce conflit au long cours.

Et aussi

Un juge américain vient de désavouer Donald Trump, qui bloquait sur son compte Twitter les opposants trop virulents. Le président devra donc souffrir la contradiction, un exercice qu’il n’apprécie guère, visiblement. Il veut instaurer grâce aux réseaux sociaux un dialogue direct avec le peuple américain, à coups de tweets rageurs. À condition que le peuple s’abstienne de répondre.

L’Etat-providence dépassé, obsolète, hors de prix ? Pas sûr : le déficit de la Sécurité sociale, crève-cœur de tant de gouvernements, a disparu. Les comptes sont cette fois équilibrés. Ce qui paraît de plus en plus désuet, c’est le dogmatique réquisitoire des libéraux contre la protection sociale.

Lequel réquisitoire trouve un nouveau point d’application : la croissance a des ratés, les taux remontent, le prix du pétrole augmente. Et Emmanuel Macron a promis de réduire de 4 points de PIB les dépenses publiques, montant considérable. On parle de couper dans les dépenses sociales. Comptablement parlant, c’est là qu’il y a des économies possibles. Mais la perspective pose des problèmes à cette majorité déjà accusée de faire le jeu des classes possédantes. Déjà certains ministres renâclent, Gérald Darmanin l’a dit publiquement ; Agnès Buzyn l’a écrit noir sur blanc dans une missive à Matignon. Il est vrai que si le «président des riches» met les pauvres au pain encore plus sec, il ne va pas améliorer son image. Et de droite et de moins en moins de gauche…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 6 juin, 2018 |Pas de commentaires »

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