Archive pour le 7 juin, 2018

La lettre de Laurent Joffrin………….(07/06/2018)

Libération 07 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique

Retraite chapeau et bonnet d’âne

Dans la série, «rendons le capitalisme populaire», les dirigeants et les actionnaires de Carrefour ont fait fort. Checknews, le «fact checker» de Libération, nous apprend ainsi que Georges Plassat, PDG sortant de la boîte, a touché près de 4 millions d’euros en 2016 et 13 millions en 2017, auxquels s’ajoutent 3 millions d’actions et un demi-million de retraite par an jusqu’à la fin de ses jours. Il devrait par ailleurs percevoir 896 593 euros de part variable au titre de 2017 dans quelques jours. Au même moment, le nouveau PDG, Alexandre Bompard, nanti d’un salaire moins misérable et d’avantages plus solides, annonce un plan de restructuration d’un courage insigne, dont la moindre des modalités n’est pas qu’il menace quelque 2000 emplois en France. Carrefour doit se délester d’une kyrielle de magasins déficitaires ou pas assez rentables, investir dans le numérique, et surtout faire remonter un cours de Bourse que ses impécunieux actionnaires (les Moulin, les Arnault, etc.) jugent miteux.

On pourrait supposer que le pactole offert à ce Plassat récompense des performances hors du commun. De toute évidence, la chose est controversée : Alexandre Bompard, le nouveau PDG, se répand partout pour expliquer en substance que Carrefour va dans le mur. L’enseigne est bousculée par le commerce en ligne, la désaffection des consommateurs pour les hypers, la guerre des prix et les changements de goûts nés de la vague bio. Il faut réagir avec vigueur, dit-il, ce qui veut dire dans son esprit augmenter le profit en réduisant la masse salariale. Une stratégie qui dénote la puissance de conception et l’imagination hors pair de l’impétrant. Comme le disent les Echos : «Bompard va briser les tabous.»

Le pauvre Plassat est également passé à la moulinette (Carrefour) par Abilio Diniz, un autre nécessiteux qui possède quelques picaillons dans l’entreprise. La diatribe a été délivrée en portugais à Valor, un journal brésilien, ce qui n’a guère éveillé l’attention en France. Elle est néanmoins sans ambiguïté. «Selon moi, dit cet actionnaire, Plassat a utilisé une mauvaise méthode pour chercher le redressement. Il a vendu des actifs pour investir dans les prix. Il ne faut pas juste investir dans les prix. Il faut être beaucoup plus solide par ailleurs.» Surtout, l’atrabilaire Brésilien déplore qu’après la phase nécessaire de restructuration, Georges Plassat n’ait pas su enclencher la deuxième étape : réformer le groupe. «Pour que [le groupe] change, il faut que la personne le veuille et Plassat ne le voulait pas.»

Pourtant Plassat, selon la presse économique française, n’était pas un si mauvais bougre. On le crédite en général d’avoir tiré Carrefour de la situation calamiteuse où l’avait plongé, dit-on, son prédécesseur, un certain Lars Olofsson, remercié il y a quelques années. Cela valait bien, à coup sûr, la retraite haut-de-forme qui a été octroyée à cet Olaf, en contravention avec les règles édictées par le Medef, mais qui sont indicatives. Plassard peut surtout invoquer un précédent. Olofsson, ce pelé, ce galeux, d’où viendraient tous les maux, a bénéficié néanmoins, lui aussi, d’une retraite chapeau à son départ, alors qu’il était tout juste sexagénaire. Son montant ? Quelque 500 000 euros par an, ce qui n’est pas si mal pour un départ à la retraite à soixante ans, qu’on a heureusement épargné à la plupart des salariés français. Les premiers de cordée, on le voit, ne sont pas seulement assurés par une corde, mais aussi, sur le plan financier, par une ceinture et des bretelles. Les mêmes milieux, faut-il le rappeler, font sans cesse l’éloge du risque et vitupèrent les «privilégiés» qui bénéficient de conditions de retraite particulières, comme les cheminots, par exemple, qui ont, de plus, le front de vouloir garder leurs acquis salariaux en se mettant en grève. Ceux qui ont des retraites-chapeaux ne supportent pas les retraites-casquettes. Même quand ils méritent, non un chapeau, mais un bonnet d’âne.

Et aussi

Le Brexit, dont on redoutait qu’il ébranle l’Union européenne, ébranle surtout, pour l’instant, le gouvernement britannique. Theresa May s’apprêtait à publier un document sur les modalités de la sortie de l’Union européenne. David Davis, ministre britannique chargé du Brexit, vient de la contredire publiquement. Pour reporter l’inextricable question de la frontière entre les deux Irlande (rétablir la frontière, c’est séparer définitivement les deux portions de l’île, la maintenir ouverte, c’est rester dans l’Union), Theresa May souhaitait faire jouer encore quatre ans la clause de sauvegarde qui maintient le statu quo. Davis soupçonne May de vouloir abandonner la perspective du Brexit. Il proteste hautement. Du coup, certains anti-brexit de son propre parti menacent la Première ministre de rejoindre l’opposition pour la mettre en minorité au Parlement. «Brexit is brexit», disait May. Nouvelle version :  «Brexit ? Wait and see.»

Le revenu de base, qu’on affecte de juger farfelu chez beaucoup de responsables, chemine dans les esprits. Treize départements viennent de se porter volontaires pour en expérimenter une version prudente dans les prochaines années. La plupart des expériences qui ont eu lieu de par le monde ont démontré que ses effets sociaux étaient positifs. Les utopies concrètes ont cette force : on peut les essayer avant de les adopter.

Publié dans:Politique |on 7 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Jonas ne sait pas compter…………(07/06/2018)

Emmanuel Macron, alors candidat d’En marche !, le 1er mai 2017 à Paris.

Les révélations se poursuivent sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron. Après Le Monde et Mediapart, c’est au tour de Franceinfo de publier jeudi 7 juin de nouvelles révélations sur « des rabais conséquents » qui « ont échappé à la vigilance » de la Commmission nationale des comptes de campagne (CNCCFP).

La cellule d’investigation de la radio publique affirme notamment que M. Macron a bénéficié d’un rabais de 75 % sur la location du Théâtre Antoine à Paris, dont est propriétaire Jean-Marc Dumontet, qui s’était engagé publiquement en faveur du candidat d’En marche !

Franceinfo revient sur une soirée organisée le 8 mars 2017 consacrée à l’égalité hommes-femmes : « Ce soir-là, le Théâtre Antoine a été facturé 3 000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. » « Le tarif de base de la location avoisine les 13 000 euros TTC », affirme le site d’information, qui précise que « la commission (…) a validé ces deux factures ».

Joint par Franceinfo, M. Dumontet affirme que l’équipe d’En marche ! a réussi à bien négocier le prix : « Ils m’avaient bloqué plusieurs dates. J’avais un peu râlé. Finalement ils sont revenus vers moi à la dernière minute, au moment où ils pouvaient négocier. »

Sur les comptes de campagne :   Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron

Rabais à la Bellevilloise

Autre lieu, autre rabais. Cette fois, Franceinfo revient sur la soirée organisée le 2 mai à la Bellevilloise, à Paris, à laquelle M. Macron ne participait pas. L’association de campagne a réservé la salle pour 1 200 euros.

Or, pour une soirée semblable, le candidat du Parti socialiste Benoît Hamon a payé plus de 4 800 euros. « Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les “packs son et vidéo” comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location “brute” de la salle », poursuit Franceinfo.

Comme Donald Trump durant la campagne présidentielle américaine, François Fillon ou Jean-Luc Mélenchon, l’équipe de campagne d’En marche ! a utilisé le logiciel NationBuilder, qui « permet de gérer un fichier de contacts militants, d’animer un site web ou d’envoyer des SMS automatiquement », précise Franceinfo.

Lire aussi :   Campagne de Macron : à Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose question

Or contrairement aux candidats des Républicains ou de La France insoumise, M. Macron aurait bénéficié de 30 % de remise pour ce contrat. De 74 000 dollars, la facture est ainsi passée à 52 000 dollars. Contacté par Franceinfo sur ces révélations, l’Elysée se contente d’affirmer que « les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron ont été validés par les autorités compétentes en la matière ».

Les Républicains saisissent la CNCCFP

Au cours d’une conférence de presse, jeudi à la mi-journée, le président de la commission de contrôle, François Logerot, a affirmé que les comptes de campagne de M. Macron ne comportaient pas d’« irrégularités ». Interrogé sur des « remises » dont le candidat d’En marche ! aurait bénéficié de la part de prestataires de services, il a souligné l’absence de « prix du marché » dans le secteur de l’événementiel. « Très souvent les comparaisons portent sur des prestations de natures différentes, à des dates différentes. Il n’y a pas de comparaison possible », ajoute M. Logerot.

Mais après les nouvelles révélations de Franceinfo, Les Républicains ont annoncé qu’ils comptaient « saisir officiellement » la Commission nationale des comptes de campagne pour qu’elle « puisse réexaminer » les comptes de M. Macron.

« Les informations divulguées, encore [jeudi] matin, par la presse sur le compte de campagne de M. Macron laissent à penser que la commission a pu être trompée par la présentation d’informations erronées ou tronquées, ainsi que par la dissimulation d’éléments susceptibles de contrevenir aux règles de financement des campagnes électorales. »

Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Une connerie de plus ?? (07/06/2018)

L’Assemblée vote l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges

Le texte a obtenu les voix des élus de la majorité LRM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir. Tous les autres groupes ont dénoncé une proposition « inutile ».

Le Monde.fr avec AFP | 07.06.2018 à 16h23 • Mis à jour le 07.06.2018 à 17h57

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L’Assemblée nationale a voté jeudi 7 juin une proposition de loi à l’initiative de La République en marche (LRM) visant à une « interdiction effective » des téléphones portables dans les écoles et collèges à la rentrée prochaine, défendue par le gouvernement comme « un signal à la société ».

Le texte, adopté à main levée en première lecture, a obtenu les voix des élus de la majorité LRM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir, mais tous les autres groupes ont dénoncé une proposition « inutile » voire une « tartufferie » (Les Républicains), qui revient à une « simple opération de communication ».

Lire aussi :   L’interdiction du téléphone portable à l’école, une mesure difficilement applicable

« Une loi d’entrée dans la révolution numérique »

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a défendu « une loi du XXIe siècle, une loi d’entrée dans la révolution numérique » qui envoie « un signal à la société française sur cet enjeu de société ». « Etre ouvert aux technologies du futur ne signifie pas que nous devons les accepter dans tous les usages », a-t-il plaidé, listant les « mauvais usages » tels que cyberharcèlement, consultation de sites pornographiques, addiction aux écrans…

S’il a reconnu que l’interdiction était déjà « dans les faits possible », cet ex-directeur général de l’enseignement scolaire auprès du ministre de droite Luc Chatel de 2009 à 2012 a fait valoir que son effectivité « n’[était] pas assurée ». Le code de l’éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les téléphones portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ». Mais le ministre a défendu le besoin d’« une base juridique beaucoup plus solide ».

Le texte LRM sur « l’encadrement de l’utilisation » du portable entend interdire l’usage de tout objet connecté dans les écoles et collèges, avec des exceptions « pour des usages pédagogiques » ou les enfants handicapés. Les activités à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées pour les quelque 8,5 millions d’élèves du public.

« Nous passons d’un principe d’autorisation, sauf là où c’est interdit, à un principe d’interdiction », a résumé le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation Bruno Studer (LRM) et ancien professeur d’histoire-géographie. Les chefs d’établissement, pour qui la mesure est utile à défaut d’être un « big bang », auront à décider des modalités d’interdiction (lieux, conditions), le ministère prévoyant de leur fournir un vade-mecum.

Alors que près de neuf jeunes sur dix de 12 à 17 ans (86 %) possèdent un smartphone, la rapporteure Cathy Racon-Bouzon (LRM) a insisté sur le fait qu’« en pratique » la disposition n’est appliquée que dans « la moitié » des établissements, plusieurs élus de la majorité vantant « un droit à la déconnexion » pour les enfants.

Lire aussi :   Dans certains collèges, l’interdiction du portable porte déjà ses fruits

Le Monde

Publié dans:Education |on 7 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Ducky fait de siennes…………….(07/06/2018)

A la veille du G7 qui va débuter au Québec, les Etats-Unis font peser la menace d’une guerre commerciale avec l’Europe sur les droits de douane.
Par Jean-François Boittin
Publié le 07 juin 2018 à 06h30
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Spécialiste d’économie internationale, ancien de la rue d’Ulm et de l’ENA, Jean-François Boittin a mené les équipes françaises pendant les négociations de l’Uruguay Round, jusqu’à la création de l’OMC, puis dirigé les équipes économiques des ambassades de France à Washington et Berlin. Installé à Washington, consultant, collaborateur du CEPII, il analyse régulièrement pour « l’Obs »  les décisions internationales prises par Donald Trump.
La justification du G7 est double : il réunit les dirigeants des principales économies des pays dits développés, unis en principe par leur attachement à la démocratie comme à la libre entreprise, et à des échanges ouverts. Cette justification est remise en cause aujourd’hui : le plus gros – dans tous les sens du terme – membre préfère visiblement les autocrates à ses homologues européens, et multiplie les initiatives protectionnistes, tout en proclamant –avec une hypocrisie totale – son attachement au libre-échange pourvu qu’il soit « loyal » et « réciproque ».
Nul doute que les Européens du G7 vont se voir reprocher abondamment leur droit de douane de 10% sur les automobiles, alors que les Etats-Unis imposent un droit de 2,5%, exemple favori du président Trump. Ce à quoi la réponse est facile.
Les deux droits de douane US
Premièrement : le président et ses sbires, à commencer par le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, propagent allègrement ce que Donald Trump baptise une fausse nouvelle (« fake news ! »). Il n’y a pas un, mais deux droits de douane aux Etats-Unis, un de 2,5% sur les voitures particulières, et un de 25% sur les « pick-up trucks », des pseudos tout terrain qui quittent rarement l’asphalte, favoris du consommateur et source de l’essentiel des profits de l’industrie automobile locale. Ces 25% sont suffisamment chers au cœur des industriels américains pour que le démantèlement de ce droit ait été repoussé à 30 ans dans la récente renégociation de l’accord de libre-échange avec la Corée.
Deuxièmement : le droit européen de 10% n’a jamais été remis en cause par les négociateurs américains précédents, non pas, comme le pense le président, parce qu’ils étaient incompétents, mais parce qu’il « protégeait », faiblement certes, les constructeurs américains installés en Europe, Ford et General Motors, contre la concurrence des entreprises japonaises ou coréennes. Ce droit de douane était en particulier la seule ligne de défense européenne, totalement légale au regard du GATT puis de l’OMC, alors que les Etats-Unis avaient mis en place, dans les années 1980, de prétendues « restrictions volontaires aux exportations » à l’égard du Japon, totalement illégales au regard de l’OMC.
Les Américaines ne font plus rêver
Troisièmement : le facteur décisif dans la concurrence internationale est la compétitivité des produits. L’automobile américaine n’est pas compétitive en Europe : GM a accumulé des pertes pendant dix-sept années consécutives, avant d’être racheté par PSA. Ford, qui va mettre fin aux Etats-Unis à sa production de voitures pour se concentrer sur les automobiles électriques et les pick-up, se pose régulièrement la question de sa présence de ce côté-ci de l’Atlantique.
La concurrence est trop forte : Volkswagen, PSA et Fiat sur le bas et moyen de gamme, Audi, BMW et Volvo sur le haut de gamme. Même situation sur les marchés tiers : au Japon, où le droit de douane est nul, et les contrôles techniques identiques, l’Europe vend 14 fois plus de véhicules automobiles que les Etats-Unis.
Voilà pour l’automobile. Et le reste ? Les chiffres sont éclairants : en ce qui concerne les produits industriels, le gros des échanges transatlantiques, et le seul secteur qui intéresse le président Trump, les produits américains sont frappés de droits de 1,4%, en moyenne pondérée, à l’entrée dans l’Union, les produits européens de droits de 1,6% (statistiques de l’OMC).
Une négociation devrait déboucher, en bonne logique, sur un relèvement moyen de 14% des droits européens à l’égard des produits américains, ou une réduction comparable des droits américains. Chiche !

Jean-François Boittin

Publié dans:Etranger |on 7 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Les mauvais com:ptes………………….(07/06/2018)

Des rabais conséquents qui ont visiblement échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle.

Par L’Obs

Publié le 07 juin 2018 à 11h28

Il y a un mois, « l’Obs », parmi d’autres, révélait plusieurs largesses commerciales accordées au candidat Macron durant sa campagne électorale. Mais ce jeudi 7 juin, nos confrères de Franceinfo révèlent d’autres importantes ristournes dont a bénéficié l’actuel président durant ses meetings passés, au Théâtre Antoine ou à Bobino, à La Bellevilloise à Paris, mais aussi à Lyon, Arras ou Nantes. Et ces rabais conséquents ont visiblement échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle.

Sollicitée, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) précise de son côté à nos confrères que le délai légal dont elle disposait pour statuer sur les comptes était « écoulé ». Et qu’elle n’a  »plus compétence pour rouvrir a posteriori le dossier ». Hasard (?) du calendrier, « le Parisien » révèle ce jeudi que le président de la Commission, François Logerot, voit son salaire fortement revalorisé à la hausse : il passe de 4.574 euros à 7.182 euros net mensuels.

 

 

De nouvelles largesses dévoilées

  • 6 février et 8 mars 2017. Lors de ses meetings à Bobino, le 6 février 2017, puis au Théâtre Antoine, le 8 mars, le candidat n’a été facturé que 3.000 euros par soirée, alors que le tarif en vigueur est théoriquement 75% plus élevé.
  • 2 mai 2017. Autre lieu, La Bellevilloise, dans le 20e arrondissement parisien, est louée 1.200 euros pour la soirée du 2 mai. A titre de comparaison, Franceinfo souligne que pour la même prestation, le 20 mars, Benoît Hamon a dû débourser 4.838 euros : « Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les ‘packs son et vidéo’ comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location ‘brute’ de la salle. Facturée 2.580 euros au candidat PS, elle n’a coûté que 200 euros (hors taxes) à son rival d’En Marche !. »
  • 12 juillet 2016. D’autres lieux sont encore épinglés : la Maison de la Mutualité par exemple, où le ministre de l’Economie, pas encore candidat mais déjà en campagne, tenait le premier meeting de son mouvement En Marche !. Ce jour-là, nous apprend Franceinfo, les équipes d’Emmanuel Macron ont déboursé 37.000 euros de moins que leurs rivaux du parti Les Républicains qui y tenaient un conseil national… 10 jours plus tôt seulement.
  • 7 septembre 2016. Idem pour La Plateforme, péniche lyonnaise, qui a accueilli les militants rhodaniens d’En Marche ! pour un apéro autour de Gérard Collomb. Une location facturée 996 euros, tandis que les prix pratiqués ordinairement avoisinent plutôt les 3.000 euros la soirée. Pour en avoir le cœur net, Franceinfo s’est fait établir un devis fictif pour une soirée de 18 heures à minuit. Montant du devis : 2.925 euros.
  • 26 avril 2017. Comme le détaillait « l’Obs » ces derniers mois, la société d’événementiels Eurydice a été sollicitée plusieurs fois durant la campagne. Ce fut notamment le cas pour l’organisation du meeting d’Arras, le 26 avril, avec une remise de 22.000 euros pour une prestation totale facturée à 61.521 euros.

Bref, des conditions commerciales exceptionnelles et interdites par le code électoral, qui stipule dans l’article L52-8 :

« Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. »

C. C.

L'Obs
Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 juin, 2018 |Pas de commentaires »

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