Archive pour le 8 juin, 2018

Les comptes de Ma(c)ron en vrac………(08/06/2018)

François Logerot, président de la commission des comptes de campagne (SYLVAIN TRONCHET / RADIO FRANCE)

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) se retrouve vendredi 8 juin dans la lumière des projecteurs, après les révélations de la cellule investigation de franceinfo sur de nouvelles ristournes accordées à Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017, sur ses comptes de campagne. Autorité indépendante créée en 1990, son action est régulièrement mise en cause depuis l’affaire Bygmalion.

La commission n’a pas respecté son propre règlement

L’article L52-8 du code électoral est clair : une entreprise n’a pas le droit de faire un don, sous quelque forme que ce soit, à un parti politique ou candidat. Concernant les ristournes, il précise qu’il leur est interdit de fournir « des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués ». La frontière entre légalité et infraction se situe donc sur la ligne des « pratiques commerciales habituelles ». Sur ce point, la Commission des comptes de campagne entretient un certain flou depuis les premières révélations de Mediapart sur les remises accordées à Emmanuel Macron par le géant de l’événementiel, GL Events.

Dans un communiqué du 7 mai 2018,  la CNCCFP affirmait que « dans le secteur de la communication et pour l’organisation d’événements tels que les réunions publiques, il existe une pratique commerciale largement répandue consistant à faire bénéficier le client d’une remise pouvant aller de 20% à 30% ». Cela tombait bien, la remise accordée par GL au candidat Macron sur la location de la Maison de la Mutualité était de… 26%. Confronté aux révélations de la cellule investigation de franceinfo un mois plus tard, le président de la commission François Logerot considère dorénavant qu’il « n’y a pas de prix de marché dans ce secteur ». Vu comme cela, il est difficile de déterminer à partir de quel niveau une remise est considérée comme une aide déguisée. Pourtant, un document interne à la Commission que nous nous sommes procurés fixe la règle noir sur blanc : « La Commission admet, en principe, que des rabais ou remises puissent être accordés dans une limite maximale comprise entre 15 et 20% ».

 

Extrait du document remis à tous les rapporteurs chargés de contrôler les comptes de campagne
Extrait du document remis à tous les rapporteurs chargés de contrôler les comptes de campagne (CAPTURE D’ÉCRAN)

 

Ce document, « Le guide du rapporteur », est donné à tous les fonctionnaires, retraités le plus souvent, chargés de la vérification des comptes. Il explique même la marche à suivre en cas de dépassement du seuil : « Dans le cas contraire, engager une procédure contradictoire pour rejet des comptes pour don de personne morale ». Jean-Christophe Picard, président d’Anticor, association de lutte contre la corruption, à qui nous avons présenté ce document estime que la commission « n’applique ni le code électoral, ni ses propres documents, donc soit elle est dépassée, soit elle n’est pas assez courageuse. C’est dommage parce que notre démocratie ira mieux lorsque chacun assumera ses responsabilités ». Interrogée sur l’existence de ce document, la commission explique que la limite de 20% « est le cas général, même si des remises supérieures peuvent dans certains cas être justifiées, au vu notamment des justificatifs fournis ». Un peu plus loin, « Le Guide du rapporteur » évoque effectivement le cas de ristournes supérieures à 20%. Mais il précise qu’elles sont admissibles si elles sont accordées à tous les candidats.

La commission ne contrôle que ce que l’on veut bien lui montrer

Le travail de la CNCCFP consiste essentiellement à contrôler toutes les factures que les candidats lui envoient. Sa première mission est de déterminer si les dépenses qui lui sont présentées avaient bien un objet électoral, et le cas échéant à autoriser leur remboursement dans la limite des plafonds. En cas de doute, la commission interroge les candidats, qui lui apportent les précisions dont elle a besoin. Mais elle ne cherche guère au-delà. Il lui arrive bien de réintégrer parfois un meeting de campagne « oublié » par le candidat qu’elle a repéré dans la presse. Mais jamais plus.

Concernant les remises éventuelles dont peut bénéficier un candidat, elle ne se prononce que sur celles qui apparaissent sur les factures. Réagissant à nos révélations jeudi 7 juin, le président de la Commission, François Logerot a eu cet aveu d’impuissance : « Nous préférons nous prononcer sur des remises qui apparaissent sur la facture, plutôt que d’en avoir négociées en amont… » Celles-ci effectivement échappent à sa vigilance. La CNCCFP n’a aucun pouvoir d’investigation explique Romain Rambaud, professeur de droit et membre de l’observatoire de l’éthique publique : « La Commission des comptes de campagne, ce n’est pas l’administration fiscale, elle a des moyens assez faibles. Le problème aujourd’hui vient moins des règles qui sont quand même assez claires, que des modalités de contrôle ».

La commission a validé des factures qui auraient dû l’interroger

Nous avons retrouvé dans les comptes de campagne d’Emmanuel Macron des factures parfois étonnamment peu précises au regard de leur montant. Celle du Zénith de Toulon notamment. D’un montant de 27 679 euros, elle a été réglée par En Marche qui a ensuite refacturé la location de cette salle à l’association de campagne d’Emmanuel Macron. Généralement la facture de la location d’une salle aussi importante (8000 places) comporte des dizaines de rubriques détaillant toutes les prestations à la location. Parfois, les gestionnaires de salle fournissent le personnel ou le matériel technique, parfois non et c’est un prestataire extérieur qui les facture. Comment la CNCCFP a-t-elle pu valider cette facture du meeting de Toulon ?

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 juin, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………(08/06/2018)

Libération 08 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

La possibilité d’une gauche

Macron : et de droite… et de moins en moins à gauche. Le sondage que vient de réaliser l’institut Elabe pour les Echos et Radio classique mérite une attention particulière. Sous l’apparente stabilité de la cote du Président dans les enquêtes, on constate des mouvements significatifs. La popularité d’Emmanuel Macron s’accroît auprès des anciens électeurs de François Fillon ; elle diminue auprès de tous les autres. Cette baisse est la plus nette parmi ceux qui proviennent de l’ancien électorat socialiste ou écologiste. Faute d’un candidat socialiste crédible, ceux-là avaient joué la carte Macron au premier tour. Un an après, ils sont nombreux à s’en mordre les doigts. Ce qui se profile est de plus en net : une coupure définitive entre Macron et les anciens électeurs de la gauche.

Il est vrai qu’entre une réforme fiscale favorable aux plus aisés, la libéralisation du marché du travail, les menaces qui pèsent sur les prestations sociales, la baisse programmée de quatre points des dépenses publiques, les difficultés rencontrées par Nicolas Hulot, la raideur de Gérard Collomb et ses vaticinations publiques, le caractère «vertical» de l’exercice du pouvoir, la réforme de la SNCF, et bien d’autres choses, le «nouveau monde» ressemble de plus en plus à l’ancienne droite.

Dans le même temps, les mots d’ordre aventuristes de La France insoumise ne sont pas suivis : un espace de plus en plus grand s’ouvre entre Macron et Mélenchon. De toute évidence, une grande partie de l’opinion est en quête d’une gauche de gouvernement rétablie dans son rôle d’alternative au pouvoir en place. Le congrès de la CFDT qui vient de s’achever en est une des traductions, qui voit Laurent Berger reconduit sans anicroche à la tête de la centrale, se poser en opposant de plus en plus sourcilleux face au gouvernement. De même que le mécontentement des obédiences franc-maçonnes, qui s’inquiètent de la place croissante donnée aux sensibilités religieuses dans le discours officiel. Ou bien le regain de faveur dont bénéficie François Hollande dans l’opinion. Ou encore dans la fronde discrète menée par une partie des élus d’En Marche contre le caractère à leurs yeux trop droitier de la politique en cours. En se déportant vers le libéralisme à poigne, Macron étouffe la droite modérée. Il donne de l’air à la gauche réformiste. Encore faut-il qu’elle existe.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 8 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Une enquête du Monde……………….(08/06/2018)

Les révélations se poursuivent sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron. Après Le Monde et Mediapart, c’est au tour de Franceinfo de publier jeudi 7 juin de nouvelles révélations sur « des rabais conséquents » qui « ont échappé à la vigilance » de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP).

La cellule d’investigation de la radio publique affirme notamment que M. Macron a bénéficié d’un rabais de 75 % sur la location du Théâtre Antoine à Paris, dont est propriétaire Jean-Marc Dumontet, qui s’était engagé publiquement en faveur du candidat d’En marche !

Sur les comptes de campagne :   Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron

Franceinfo revient sur une soirée organisée le 8 mars 2017 consacrée à l’égalité hommes-femmes : « Ce soir-là, le Théâtre Antoine a été facturé 3 000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. » « Le tarif de base de la location avoisine les 13 000 euros TTC », affirme le site d’information, qui précise que « la commission (…) a validé ces deux factures ».

Joint par Franceinfo, M. Dumontet affirme que l’équipe d’En marche ! a réussi à bien négocier le prix : « Ils m’avaient bloqué plusieurs dates. J’avais un peu râlé. Finalement, ils sont revenus vers moi à la dernière minute, au moment où ils pouvaient négocier. »

Rabais à la Bellevilloise

Autre lieu, autre rabais. Cette fois, Franceinfo revient sur la soirée organisée le 2 mai à la Bellevilloise, à Paris, à laquelle M. Macron ne participait pas. L’association de campagne a réservé la salle pour 1 200 euros.

Or, pour une soirée semblable, le candidat du Parti socialiste Benoît Hamon a payé plus de 4 800 euros. « Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les “packs son et vidéo” comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location “brute” de la salle », poursuit Franceinfo.

Lire aussi :   Campagne de Macron : à Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose question

Comme Donald Trump durant la campagne présidentielle américaine, François Fillon ou Jean-Luc Mélenchon, l’équipe de campagne d’En marche ! a utilisé le logiciel NationBuilder, qui « permet de gérer un fichier de contacts militants, d’animer un site web ou d’envoyer des SMS automatiquement », précise Franceinfo.

Or contrairement aux candidats des Républicains ou de La France insoumise, M. Macron aurait bénéficié de 30 % de remise pour ce contrat. De 74 000 dollars, la facture est ainsi passée à 52 000 dollars. Contacté par Franceinfo sur ces révélations, l’Elysée se contente d’affirmer que « les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron ont été validés par les autorités compétentes en la matière ».

Les Républicains saisissent la CNCCFP

Au cours d’une conférence de presse, jeudi à la mi-journée, le président de la commission de contrôle, François Logerot, a affirmé que les comptes de campagne de M. Macron ne comportaient pas d’« irrégularités ». Interrogé sur des « remises » dont le candidat d’En marche ! aurait bénéficié de la part de prestataires de services, il a souligné l’absence de « prix du marché » dans le secteur de l’événementiel. « Très souvent, les comparaisons portent sur des prestations de natures différentes, à des dates différentes. Il n’y a pas de comparaison possible », ajoute M. Logerot.

Mais après les nouvelles révélations de Franceinfo, Les Républicains ont annoncé qu’ils comptaient « saisir officiellement » la Commission nationale des comptes de campagne pour qu’elle « puisse réexaminer » les comptes de M. Macron.

Le Monde

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 juin, 2018 |Pas de commentaires »

G6+1…………………..(08/06/2018)

Après seize mois d’unilatéralisme et d’isolationnisme américain, et le lancement d’une guerre commerciale la semaine dernière, le climat risque d’être houleux au sommet des sept plus grandes puissances du monde, qui se tient ce vendredi et samedi au Québec.

  • Avec Trump, un G7 à six contraints

Désengagement des Etats-Unis de l’accord de partenariat transpacifique (TPP). Sortie de l’accord de Paris sur le climat. Critique de l’ONU, ce «club où les gens se retrouvent, papotent et prennent du bon temps». Remise en cause de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena). Reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, avec déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la Ville sainte, qui s’est traduite par un bain de sang dans la bande de Gaza. Dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien. Imposition de barrières douanières sur de nombreuses importations chinoises, mais aussi sur l’acier et l’aluminium européens, mexicains et canadiens. N’en jetez plus : en seize mois à la Maison Blanche, Donald Trump n’a eu de cesse de s’essuyer les pieds sur le multilatéralisme et de déchirer les accords diplomatiques et économiques, tournant ostensiblement le dos à la coopération internationale.

A lire aussi «Un cercle restreint de moins en moins représentatif»

La déclaration de guerre commerciale du président américain, le 31 mai, à ses partenaires économiques et alliés traditionnels risque fort de mettre de l’ambiance au sommet du G7, organisé ces vendredi et samedi dans la région de Charlevoix (Québec). En utilisant la sidérurgie américaine comme étendard de sa politique protectionniste, Trump a fait sortir de leurs gonds plusieurs leaders européens. A commencer par Emmanuel Macron, qui, selon CNN, a eu une conversation téléphonique «exécrable» avec son homologue américain à ce sujet. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a vivement critiqué la décision de Trump, qu’il juge «insultante» et «totalement inacceptable», et a promis la loi du talion. Difficile d’imaginer que les sept premières puissances mondiales vont réussir, dans ces conditions, à trouver un consensus et à rédiger le traditionnel communiqué commun qui vient marquer la fin des sommets du G7.

Insulte

Dernier coup de boutoir en date, les propos du directeur du National Economic Council de la Maison Blanche, Larry Kudlow, mardi sur la Fox, qui affirme que Trump souhaite opérer «un tournant dans les négociations sur l’Alena», dans l’impasse depuis des mois. «Le Président préfère négocier séparément avec le Mexique et le Canada, a-t-il avancé. Il préfère les négociations bilatérales.». Négocier à deux, dans un accord de libre-échange qui compte trois pays, n’est-ce pas une façon d’envoyer l’Alena dans la poubelle du Bureau ovale, déjà bien remplie ? Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, mercredi, Kudlow a assuré que Trump restait un «leader sur la scène internationale», qu’il se voyait comme un «partisan du libre-échange» et que ses récentes décisions n’étaient qu’une réponse à des «pratiques injustes».

A lire aussiEmmanuel Macron se pose en meneur du «G6»

Dans l’«America First» de Trump, «globalist» («mondialiste») est une insulte, popularisée par l’ex-conseiller du Président, le pape de l’alt-right déchu Steve Bannon. Son nouveau Raspoutine, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, n’a lui que le mot «souveraineté» à la bouche, et abhorre toute contrainte extérieure ou autorité supranationale – à commencer par l’organe de règlement des différends commerciaux de l’OMC, qui viendrait affaiblir, selon lui, la nation américaine.

«L’hostilité de cette administration envers le régime multilatéral ne s’explique pas seulement par son populisme économique, mais également par son populisme politique, analyse Daniel Drezner, professeur de politique internationale à la Tufts University (Massachusetts). Plus que tout, les populistes n’aiment pas l’existence de centres de pouvoir alternatifs qui sont hors de leur contrôle. Trump dénigre de nombreux régimes multilatéraux créés par les Etats-Unis eux-mêmes, comme l’Otan, l’OMC ou l’ONU, qu’il juge contraires aux intérêts nationaux.»

Paradoxe

L’ambassadeur de la France auprès des Nations unies, François Delattre, a même inventé un mot pour décrire ce «précipité insolite d’unilatéralisme et d’isolationnisme» propre à l’administration Trump : «l’uni-solationnisme». «Les décisions récentes de cette administration, à commencer par le retrait de l’accord nucléaire avec l’Iran, sont à mes yeux l’illustration du « moment jacksonien » que traverse l’Amérique», explique à Libé le diplomate, faisant référence à l’ex-président des Etats-Unis Andrew Jackson (1829-1837), père d’une tradition politique marquée par le nationalisme, le populisme, la méfiance vis-à-vis du monde extérieur et la menace du recours à la force. «Je ne crois pas que ce moment soit une parenthèse, qu’il disparaîtra avec la fin de cette administration, reprend François Delattre. Le vent de désengagement qui souffle sur l’Amérique préexiste à Trump, comme on l’a vu avec Barack Obama sur la Syrie, par exemple.»

A lire aussi Désaxée par la taxe de Trump, Angela Merkel inflexible

Paradoxe au cœur du mépris affiché par Trump et son entourage pour les institutions multilatérales : celles-ci ont été façonnées, en partie au moins, par les Etats-Unis il y a près de soixante-quinze ans lors des accords de Bretton Woods. «L’administration Trump choisit d’ignorer délibérément le rôle et les bénéfices de ces institutions,regrette Scott Morris, expert sur les questions de coopération internationale au think tank Center for Global Development et secrétaire adjoint délégué au Trésor américain pendant le premier mandat d’Obama. Le multilatéralisme politique et économique a été un moyen très efficace pour les Etats-Unis de peser dans le monde, de renforcer leur pouvoir et leur influence.»

Pour quantifier le désengagement actuel, l’expert utilise le budget alloué chaque année aux affaires internationales par le Trésor, qui vient abonder les caisses des différentes institutions de Bretton Woods. Ajusté à l’inflation et sur ces trente dernières années, ce budget a atteint un pic en 2012, à plus de 3,5 milliards de dollars (2,96 milliards d’euros). Et ses niveaux les plus bas en trente ans lors des deux premières années de l’administration Trump, avec 1,5 milliard. Mais ce retrait est aussi visible lors des réunions multilatérales, note Scott Morris, où les Etats-Unis «se contentent souvent d’envoyer des conseillers juniors». Et de faire fondre drastiquement leurs engagements financiers dans tous les domaines, alors qu’ils sont traditionnellement le premier donateur mondial.

A lire aussi Theresa May arrive au G7 accompagnée de son Brexit encombrant

«G 6+1»

Ce désengagement américain va créer un «engrenage», avertit Scott Morris : «L’Amérique qui s’efface des canaux de coopération mondiale, c’est la perte d’un immense levier financier. On va assister à l’érosion des vertus du multilatéralisme et, ainsi, du système lui-même.». Autre conséquence : en l’absence des Etats-Unis, «le leadership est laissé à d’autres puissances, notamment à la Chine, de plus en plus intéressée par le système multilatéral, comme on le voit avec ses positions sur le climat ou via la « Belt and Road Initiative » [«la nouvelle route de la soie, ndlr]. La disparition, à Washington, de cette vision célébrée à Bretton Woods est très pénalisante pour les Etats-Unis. Le tout, alors que de nombreuses problématiques mondiales ou régionales, comme le changement climatique, la crise des réfugiés ou les pandémies, nécessitent une réponse multilatérale.» Trump donne décidément l’impression de ne pas regarder le monde dans le même sens que ses alliés historiques. Alors que ces derniers s’inquiètent d’un sommet «G 6+1», pour souligner l’isolement américain, Larry Kudlow, pour garder l’avantage, a évoqué pour sa part un «sommet G1+6». Et a conclu son interview de mardi par un étonnant : «J’espère qu’on arrivera à donner du sens à toute cette histoire.»

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Ah! bon……………………….(08/06/2018)

Logo Francetv info 08h59
Alerte info
Ristournes accordées au candidat Macron : « Je n’ai pas failli », se défend le président de la Commission des comptes de campagne
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente